Le référendum sur le maintien du Royaume Uni dans l’Union Européenne devrait avoir lieu au mois de juin 2016. Plus tôt que prévu. David Cameron veut négocier jusqu’à cette date un allègement des charges communautaires. Son but serait de réduire la solidarité au sein de l’UE au profit des intérêts nationaux. La crise grecque a démontré où cela peut mener. Il serait à mon avis plus opportun de coordonner certains paramètres comme par exemple les lois fiscales, celles concernant le travail et finalement aussi le social. Le premier ministre ne veut rien en savoir. Son but déclaré serait de favoriser le mercantilisme. On est loin des idéaux voulus par les pères de l’Europe. Si les autres pays acceptaient de telles corrections, ce serait se nier soi-même et en fait une victoire des forces populistes. Je crains fort que nous soyons maintenant obligés de nous faire à l’idée d’un départ en ce qui concerne la fière Albion. Les égoïsmes sont du poison pour l’avenir du continent tout entier ; un enterrement de première classe. Je pense que certaines chancelleries sont déjà en train de mettre en place un plan b. L’idée énoncée par François Hollande de créer un gouvernement unique au sein de la zone euro va dans ce sens. Ce serait la volonté de regrouper sous un même toit des nations ayant la volonté d’aller de l’avant. Une Europe à deux vitesses en serait la conséquence. Ce qui est déjà le cas aujourd’hui, comme l’a démontré l’ultimatum de Bruxelles concernant un Grexit éventuel. Weiterlesen…

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le drame grec pourrait être l’occasion de revoir sa copie en ce qui concerne l’euro. Il est évident que la structure actuelle ne correspond plus aux exigences monétaires qu’on serait en droit d’attendre. Sans une intégration plus grande des pays-membres, de tels accidents peuvent se reproduire à l’avenir. Le système fiscal et social doit être coordonné. Cela revient à dire que le principe des États souverains, comme nous le connaissons actuellement, n’est plus adapté à la situation. Il faut absolument encourager toutes initiatives pour arriver à mettre au diapason des politiques différentes. Sans elles l’économie ne peut pas remplir son rôle au niveau mondial. Bref, il est nécessaire d’avoir plus d’Europe. À la longue il ne peut pas y avoir 19 manière de faire différentes. Sans une telle réforme notre monnaie commune ne pourra pas subsister. Vous l’avez compris, nous nous trouvons à la croisée de chemins. Je comprends parfaitement que les réflexes nationaux gagnent du terrain après ce qui s’est passé ces derniers mois, mais un repli sur soi-même serait la fausse réponse. C’est pourquoi je vois avec appréhension ce qui se dessine en Grande-Bretagne. Le référendum est loin d’être gagné. Si on suivait les recommandations de David Cameron, l’idée européenne serait mise à petit feu. Weiterlesen…

Comme Jeoren Dijsselbloem l’a affirmé après la séance des ministres des finances de la zone euro, qui s’est tenue vendredi dernier à Riga, il y a encore de graves problèmes en ce qui concerne la Grèce. Yannis Varoufakis a déclaré qu’il fallait accélérer la procédure, ignorant que c’est lui le principal frein. Depuis août dernier il n’y a plus eu de versements. La somme en question est de 7,2 milliards bouclant ainsi les 240 milliards prêtés depuis 2010. Le 1er mai le gouvernement d’Athènes doit s’acquitter d’un remboursement de 200 millions d’euros, le 12 du même mois, 750 millions. Il est assez incompréhensible pour un observateur que les grecs ne soient pas affolés, au contraire. Ils ressemblent plutôt à des joueurs jouant leurs derniers deniers au petit-matin dans un casino, pas à des individus entrain de se noyer et cherchant à s’agripper aux mains que leurs tendent des sauveurs. Est-ce du suicide ? Non, il s’agit d’une partie de poker-menteur, où celui qui a les nerfs les plus solides sortira vainqueur. Même si les chiffres ne me donnent pas raison, je ne crois pas que la Grèce a les plus mauvaises cartes. Weiterlesen…