Céline provoque chez moi des sentiments contradictoires. D’un côté l’écrivain génial, que je considère comme étant l’un des plus importants de la littérature française du 20ème siècle, de l’autre le délateur qui n’a pas hésité de faire envoyer ainsi des gens aux camps de la mort. Charles de Gaulle, qui aurait dû approuver sa peine de mort, l’a sauvé de la guillotine. Contrairement à d’autres collaborateurs qui furent exécutés, Céline fut gracié, bien qu’il ait été un des plus abjectes criminels. Toute la question qui se pose pour moi, est de savoir si on peut dissocier une œuvre d’un comportement humain. Dans ce contexte particulier il y a deux démarches différentes. Il y a des livres comme « Le voyage au bout de la nuit », où l’aspect comportemental de l’écrivain n’est pas aussi marqué que les pamphlets immondes contre les juifs qui ont été écrits pendant l’occupation. Ici l’homme émerge avec une grande clarté. Il n’y a là pas de dualité comme c’est le cas dans son récit « D’un château l’autre » où il décrit d’une manière magistrale l’exode du gouvernement de Vichy à Sigmaringen en Allemagne du Sud à la fin de la guerre. Les traîtres à la patrie regroupés autour de Philippe Pétain mènent pendant quelques mois l’existence d’un régime en exil. Ce portrait dévastateur reproduit d’une manière impressionnante le déclin, le déni et la décadence de certaines personnes qui se prenaient pour des penseurs. Une perversion de l’âme, déchirée entre la volonté de briller et une autre réalité qui est celle de larbins qui se sont prêtés à la violence pour satisfaire leur avidité de pouvoir en se mettant à la solde de l’ennemi. Céline y est sans pitié. Nous nous trouvons dans une opérette macabre qui reflète d’une manière acide ce que l’homme peut devenir, s’il vend son âme. Force est de penser au Faust de Goethe qui l’a fait dans l’espoir de se réaliser. Weiterlesen

Je me demande comment François Fillon peut tenir le coup après l’avalanche de mauvaises nouvelles qui se sont déversées sur lui. La dernière en date de lundi qui a été révélée par « Le Canard enchaîné », qui prétend que sa femme a touché des primes de licenciement d’un montant total de 45.000 Euros. Il a beau vouloir résister et reprendre sa campagne comme hier à Troyes, l’affaire est omniprésente et plombe ses arguments politiques. Je ne sais pas si dans de telles conditions il est sage de vouloir à tout prix braver les faits qui lui sont reprochés. Il est évident que l’esquisse d’une future gouvernance passe au dernier plan. Pour le LR, son parti, c’est une catastrophe. Même si le conseil national décidait de sortir de son chapeau-claque François Barouin, le mal fait est irréparable. Il nous atteint tous, même ceux comme moi pour qui Fillon n’est pas l’homme-providence pour lequel il veut se faire passer. Il s’agit avant tout de la démocratie, qui sort de là avec un œil au beurre-noir. L’opinion assez répandue que les politiciens sont dans leur majorité des vendus se voit ainsi confirmée. Que ce ne soit pas dans sa grande majorité le cas, est évident pour moi. Peut-être la raison pour laquelle les citoyens voteront pour des outsiders. Ce n’est pas seulement à Bucarest que la foule grogne. Il ne sert à rien de parler d’excellence, si les faits confirment le contraire. Je pense que nos représentants ne sont pas différents que nous. Ce sont des êtres avec toutes leurs qualités et leurs défauts. Il faudrait se marteler cela en tête. Mais il est aussi vrai qu’il est difficile de hisser à la tête de l’État un homme qui a été souillé par une affaire. Je peux très bien m’imaginer dans quel embarras sont les instances dirigeantes des Républicains. S’ils nommaient d’office un nouveau candidat, ils se désavoueraient. Quoiqu’ils fassent, ils en sortiront perdants. Weiterlesen

Justitia, Personifikation der Gerechtigkeit, der ausgleichenden Gerechtigkeit. Dargestellt mit der Waage: „Suum cuique!“, jedem das Seine! Der altrömische Mythos steht wieder einmal auf dem Prüfstein.

„Glücklich ist das Land, das keine Helden braucht, weil es gute Richter hat!“. Das Zitat ist nicht ganz richtig, aber angelehnt an den berühmten Satz aus Bertolt Brechts Leben des Galilei. Dieser Tage werden Richterinnen und Richter wie Helden gefeiert – weil sie der Willkür des US-Präsidenten Schranken setzen, zum Brexit einen Parlamentsbeschluss erzwingen oder die freie Berichterstattung durch unabhängige Medien schützen, wie in Polen.

In der letzten Zeit ist viel passiert: In New York hat die Bundesrichterin Ann Donnelly die pauschale Anwendung des Dekrets von Donald Trump angefochten, Personen aus sieben muslimischen Ländern nicht einreisen zu lassen. In Frankreich nehmen – ungeachtet der Drohungen des Präsidentschaftsbewerbers François Fillon – Staatsanwälte die Scheinanstellung von Familienmitgliedern im Senat ins Visier. Das sind nur einige Fälle …

Alles Petitessen im Vergleich zum Eintreten polnischer Verfassungsrichter für ihre Unabhängigkeit, die die regierende Partei massiv einzuschränken versucht. Solche Eingriffe werden von rechts gern mit dem Satz begründet, das Volk stehe über dem Recht. Autokraten leiten die Legitimation, Legalität zu beschränken, stets aus „volksdemokratischer“ Akklamation ab. Akklamation … Wie leicht rutscht man da ab in den viel beschworenen Populismus?!

Unglücklich die Länder, die keine unabhängigen Richter mehr haben, wo die Justiz zur Vollstreckerin der Machthaber degradiert wurde. Gescheitert sind die Versuche, Erdogans reaktiven Staatsstreich und die Installation einer illiberalen Demokratie durch Viktor Orbán in Ungarn zu verhindern. Auch in Russland gibt es längst schon keine unabhängige Justiz mehr.

Weltweit setzen Oppositionelle auf die Dritte Gewalt, um die Grundpfeiler der Freiheit zu schützen – gegen die autoritäre Welle, welche über die liberalen Demokratien hinwegrauscht. Es geht um Menschen- und Bürgerrechte, um elementare Errungenschaften wie die Meinungsfreiheit und die Unabhängigkeit der Presse, nicht zuletzt um fundamentale Habeas-Corpus-Rechte, wie sie in England einst am Beginn des Rechtsstaates standen. Die Praxis des Verschwindenlassens unliebsamer Personen in Gefängnissen und Internierungslagern, oder sie außer Landes zu bringen, ist in formal demokratische Staaten wie die USA zurückgekehrt. Hört! Hört! Man hätte vor wenigen Jahren nicht gedacht, wie wichtig es einmal sein würde, das Institut der rule of law erneut in Erinnerung zu rufen. In den meisten Demokratien etablierten sich mit der unabhängigen Justiz Gewaltenteilung und Verfassungsgerichtsbarkeit, die den Einzelnen vor der Willkür der Machthaber schützt und eine Kontrolle der Legislative ermöglicht. Bürgern steht die Verfassungsbeschwerde zu, und Parlamente – wie unter anderen der Bundestag – können Normenkontrollverfahren einleiten.

Von Kurt Tucholsky stammt der Satz: „Ich habe nichts gegen Klassenjustiz; mir gefällt nur die Klasse nicht, die sie macht.“ Eine frivole Umschreibung der Tatsache, dass die Unabhängigkeit der Justiz eine leitende Idee ist, dass aber jede Errungenschaft ihre Kehrseite hat – die Besetzung von Richterpositionen durch politische Mehrheiten nämlich, oder, wie der Verfassungsrechtler Otto Kirchheimer es ausdrückte: „Die Verwendung juristischer Verfahrensmöglichkeiten zu politischen Zwecken“. Die Justiz der Weimarer Republik war nicht nur in der Wahrnehmung ihres Kritikers Tucholsky auf dem rechten Auge blind, sie trug wesentlich zum Aufstieg des autoritären Staates und des Nationalsozialismus bei. Die Karlsruher Richter haben trotz der Besetzung des Verfassungsgerichtes nach den Mehrheiten im Bundestag immer ihre Unabhängigkeit deutlich unter Beweis gestellt.

In den USA hat Donald Trump jetzt den konservativen Juristen Neil Gorsuch als Nachfolger für den 2016 verstorbenen Bundesrichter Antonin Scalia benannt. Der 49-jährige Jurist muss im Senat angehört und mit einer Mehrheit von 51 Stimmen bestätigt werden. Die Demokraten sind gespalten, ob sie ihn durchwinken sollen. Barack Obama war es gelungen, mit Sonia Sotomayor und Elena Kagan zwei liberale Frauen in das Gericht zu bringen. Doch sein Kandidat für die Nachfolge von Scalia wurde von den Republikanern blockiert, nicht einmal angehört. Sollte es Trump gelingen, weitere Richter durchzubringen, die auf Lebenszeit ernannt werden, könnte der zurzeit einigermaßen ausgewogene Supreme Court deutlich nach rechts rücken. Alles hängt nun davon ab, wie die checks and balances einer Demokratie, die unter Druck gerät, im Krisenfall funktionieren.

Neue Helden braucht das Land! Keine Krieger, nein, Menschen die für Demokratie einstehen und die Säulen der Freiheit stützen. Justitia wird mit Augenbinde dargestellt – sie ist generell blind, nicht nur auf dem rechten Auge.

 

Je suis, une fois n’est pas coutume, très en colère. Maintenant des médias russes s’en prennent à Emmanuel Macron afin de le souiller. Et comble de traîtrise, l’informateur est un député du PR. Ce n’est pas seulement infâme, cela n’est pas digne d’un représentant de la France. Jamais il ne me viendrait à l’idée de traiter quelqu’un ainsi, même un adversaire mal aimé. Et ceci par le biais d’une nation étrangère ! Je ne peux que manifester mon grand mépris pour tous ceux qui s’évertuent à salir une personne, que ce soit dans sa vie privée ou professionnelle. Il faut vraiment être lâche pour passer par là. Je suis d’avis qu’il faut condamner de telles pratiques. Elles sont nauséabondes et reflètent bien dans quelle chienlit nous nous trouvons. Si l’argumentaire politique est de salir son adversaire, on ne peut que montrer son plus grand mépris. Il est certain que Vladimir Poutine et Donald Trump ont un certain intérêt à nous voir faillir. Je pense qu’il est le plus grand temps de lutter contre ce genre de diffamations et de sortir enfin de notre réserve. Ce qui se passe ici est une déclaration de guerre, pas dans le sens classique, mais dans ses effets pervers. Lorsque des attaques telles que celles-ci se déroulent, les citoyens ont le devoir de les ignorer. Malheureusement à l’époque du net, il est difficile de se défendre. On peut reprocher à tous politiciens d’avoir peut-être failli à un moment ou l’autre de leur existence. C’est humain ! La question à poser à tous ces faux moralisateurs, c’est de savoir s’ils ont eu un parcours sans failles ? Il est tout à fait légitime d’aimer ou de ne pas aimer un candidat, mais ce qui compte se sont ses propositions, son savoir-faire. Le respect d’autrui devrait être placé au premier plan. Weiterlesen

Die dritte Staatsgewalt, die Justiz, bäumt sich in den Vereinigten Staaten gegen die Exekutive auf. In den Vereinigten Staaten, dem Symbolland für Demokratie und Toleranz, dessen Reichtum sich zurückführen lässt auf die Arbeitsleistung vieler Millionen Einwanderer, werden derzeit die Verfassungsrechte durch die Regierung mit Füßen getreten.

Technisch ist die Anordnung von POTUS Donald Trump zwar kein grundsätzlicher Bann aufgrund der Religionszugehörigkeit, doch das vorläufige Einreiseverbot für Bürger aus den sieben mehrheitlich muslimischen Staaten Irak, Iran, Libyen, Somalia, Syrien, Sudan und Jemen und die zunächst komplette Blockade für syrische Flüchtlinge wird nicht nur in diesen Ländern so empfunden.

Damit ist die grundlegende Motivation, aus der Trump angeblich handelt, bereits ad absurdum geführt: Die USA sollen durch diesen Schritt sicherer werden, der Präsident sieht sein Dekret als geeignetes Mittel, um das Land vor Terroristen zu schützen. Dabei werden islamistische Extremisten nicht nur in den betroffenen Ländern diesen Schritt genüsslich in ihre Propaganda einfließen lassen. Nach dem Motto: „Seht her, wir haben es ja immer gesagt, Amerika führt einen Krieg gegen den Islam!“. Trump macht die USA eher noch mehr zu einem Ziel, als dass er die Terrorgefahr eindämmen würde.

Ein amerikanisches Berufungsgericht hat nun den Eilantrag der US-Regierung abgelehnt, das Einreiseverbot für Muslime wieder in Kraft zu setzen. Die Entscheidung des Richters aus dem Bundesstaat Washington, die das Einreisedekret von Präsident Donald Trump ausgesetzt hatte, bleibt damit zunächst in Kraft. Eine Entscheidung in der Sache steht noch aus – zunächst ging es nur um eine sofortige Umsetzung des Einreisestopps.

Die Regierung hatte argumentiert, durch die vorläufige Blockade der Visa-Sperre sei Trumps Autorität in Frage gestellt. In der Begründung für die Berufung gegen das am Freitag erlassene Urteil eines Bundesrichters in Seattle argumentierte das Justizministerium, die Entscheidung von Richter James Robart gefährde die Öffentlichkeit und stelle die Urteilsfähigkeit des Präsidenten in Sachen nationale Sicherheit in Frage. Mit anderen Worten ist das nichts anderes als „Richterschelte“, die Regierung versucht hier, die Eigenständigkeit der Justiz zu umgehen.

In dem vom Berufungsgericht online gestellten Antrag heißt es zudem, Richter Robart habe für sein Urteil „so gut wie keine juristische Analyse“ angestellt und die Befugnisse seines Gerichts weit überschritten, indem er eine Entscheidung für die ganzen Vereinigten Staaten traf. Insgesamt stelle das Urteil die Gewaltenteilung zwischen dem Präsidenten und den Gerichten in Frage. Dem ist nicht so, wenn Bürger aus dem Bundesstaat Washington sich an das für Sie zuständige Gericht gewandt haben. Denn: die für die gesamten Vereinigten Staaten getroffene Dekret-Entscheidung des US-Präsidenten trifft die Bürger im Bundesstaat Washington unmittelbar. Also ist das dortige Gericht zunächst zuständig. Und was die „juristische Analyse“ angeht: Sei es bei Richter Robart, wie es sei. Die Regierung hat sich über die juristische Tragweite eines solchen Dekrets überhaupt keine Gedanken gemacht.

Trump selbst hatte mit zornigen Tweets auf die Entscheidung des Richters reagiert und ihn sogar direkt angegriffen. „Die Meinung dieses sogenannten Richters, die praktisch unserem Land die Durchsetzung von Gesetzen wegnimmt, ist irrwitzig und wird überstimmt werden!“, schrieb Trump auf Twitter. Dem verfassungstreuen Bürger läuft es eiskalt den Rücken hinunter ob solcher Äußerungen. Kennt man doch aus der Geschichte derlei Aufrufe zu: „Brüllt ihn nieder!“. Rechtsexperten nannten es einen ungeheuerlichen Vorgang, dass ein amtierender Präsident die Legitimität und Kompetenz eines Richters in Frage stellt.

Vize-Präsident Mike Pence verteidigte Trump in einem Interview. Auf die Frage, ob die Bezeichnung von Robart als „sogenannten Richter“ möglicherweise die verfassungsmäßige Gewaltenteilung in Frage stelle, sagte Pence, er glaube das nicht. Er denke, die Amerikaner seien daran gewöhnt, dass dieser Präsident seine Meinung deutlich ausspreche. Was das auch immer bedeuten mag … Es hat aber den leichten Beigeschmack von „Lasst ihn reden! Er ist halt so …“. Nicht gerade passend, die Äußerung, für jemanden, dessen Schreibtisch im Oval Office steht.

Das Außenministerium war nach dem Richterspruch aus Seattle gezwungen, die Annullierung von Visa für 60.000 bis 100.000 bereits von der Sperre betroffene Ausländer rückgängig zu machen. Das Heimatschutzministerium ordnete an, „alle Aktionen zur Umsetzung“ des Trump-Dekrets auszusetzen. Reisende werden wieder so überprüft wie vor Trumps Anweisung.

Generell wird erwartet, dass der Rechtsstreit am Ende vor dem höchsten Gericht – dem Supreme Court – landet. Und das Land sich damit erst in der Anfangsphase einer langwierigen gerichtlichen Auseinandersetzung befindet.

L’effervescence est grande au sein de l’industrie automobile allemande après que Donald Trump ait dit, qu’il voulait surtaxer de 35% chaque voiture qui est importée aux USA. Il en serait autrement pour tous véhicules construits sur place. En particulier BMW est concerné, car ce constructeur a l’intention de construire une usine au Mexique pour alimenter le marché américain. Dans un tel cas il est permis de parler d’un certain chantage. Je veux bien que le nouveau président veuille tout faire pour donner du travail à ses concitoyens, mais je pense que là aussi il fait fausse route. Tout d’abord il y a des traités internationaux qui régissent les relations commerciales émises par le WTO, qui ne peuvent pas tout simplement être remises en question par décret. Ensuite il faudrait se poser la question, ce que cela signifie pour le marché de l’emploi ? L’industrie automobile allemande embauche à l’heure actuelle des milliers de cadres, d’employés et d’ouvriers aux États-Unis qui produisent notamment des pièces détachées. En cas de mesures arbitraires, ces places seraient en grande partie rayées. Cela entraînerait des effets collatéraux pour les régions touchées, qui ont à l’heure actuelle le plus grand mal à se régénérer. Il s’agit avant tout des États autour des grands lacs. C’est justement de là que provient un grand nombre de partisans de Donald Trump, d’anciens démocrates qui par désespoir de ne plus pouvoir pourvoir à leurs besoins ont changé de camp. Il leur a promis de leur redonner du travail. Et c’est justement le contraire qu’il provoquerait en pratiquant l’isolationnisme. C’est un outil absolument inadapté aujourd’hui, car la mondialisation ne peut plus être simplement rayée des livres de commandes. Il y a aujourd’hui une telle imbrication industrielle dans ce domaine, qu’une telle initiative amènerait forcément l’asphyxie de l’économie planétaire. Weiterlesen

C’était une phrase-clef d’Emmanuel Macron hier à Lyon, où il donnait un meeting devant 18.000 personnes. « Nous ne pouvons plus défendre un système politique dont les usages affaiblissent chaque jour la démocratie », a-t-il déclaré. « Ce qui s’installe dans notre pays, c’est une lèpre démocratique, c’est la défiance“ La campagne électorale avec les affaires Fillon et Marine Le Pen, prend un aspect nauséabond, celui de la combine, de détournements de fonds publics. Que ce soit à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen, ces affaires accentuent les réticences du peuple face à la politique dans son ensemble. Elles affaiblissent notre démocratie. La raison pour laquelle je ne peux pas me réjouir de telles révélations, même si elles concernent des personnes dont je ne partage pas les opinions. J’attends de ceux qui se déclarent prêts à prendre des responsabilités dans la marche des affaires publiques, que leur comportement personnel ne soit pas entaché. Il est du juste droit des électeurs de réclamer cela. Ne nous leurrons pas, de telles souillures sont du goût des autocrates, qui déclarent haut et fort vouloir faire le ménage. Leur prise de pouvoir à toujours à nouveau lieu lorsque la démocratie semble s’essouffler. Cela a été le cas aux États-Unis avec l’avènement au pouvoir de Donald Trump, qui n’a pas hésité à nommer Stephen Bannon, comme conseiller-en-chef. Ce personnage a un passé sulfureux comme raciste – on parle de lui comme étant un sympathisant du Klu Klux Klan – et est de surcroît un militariste. Un homme sans aucune expérience gouvernementale, prend par simple caprice du nouveau président, une position essentielle pour les quatre ans avenirs. Et ceci juste pour la raison que beaucoup de personnes sont en colère contre les institutions politiques, qu’elles jugent avec raison ou pas, comme étant corrompues. Weiterlesen

Si on en croit les sondages, Benoît Hamon aurait le vent en poupe avant sa nomination officielle demain. Pour Emmanuel Macron le devoir est de convaincre maintenant ceux qui le soutiennent, de sa faculté de rassembler les Français, peu importe de quel bord ils sont. Ce qui compte actuellement c’est de savoir qui aurait le plus de chances de devenir président. Avec les « déboires » de François Fillon, la donne a dramatiquement changé. C’est pour moi la raison pour laquelle je veux garder la tête froide. Au niveau politique je suis un homme qui me battrai toujours pour les plus désavantagés, que ce soit dans les banlieues ou pour tous ceux qui par désespoir demande l’asile politique. Je ne peux éthiquement pas accepter l’exclusion, car ma famille a eu la chance d’avoir été reçue en Suisse avant la guerre. Si cela n’avait pas été le cas, je ne serais pas en mesure d’écrire ces lignes. Ayant combattu le nazisme, mes parents auraient été éliminés. Il n’est pas étonnant que j’ai été conditionné par ces événements tragiques et que j’ai mon cœur à gauche. Lorsque je me penche sur la situation politique actuelle, il me revient à l’esprit ce qui s’est passé au cours de la République de Weimar. Au lieu de s’unir contre le nazisme, les partis démocratiques n’ont rien fait de mieux que de se tirer dans les pieds. C’est à cause de cette discorde que la prise de pouvoir a pu avoir lieu et ceci dans un pays civilisé. Qu’il soit clair, je ne veux en aucun cas comparer les populistes actuels aux hordes brunes qui ont terrorisé l’Europe entière. Je ne suis pas d’accord de faire un amalgame, mais force est de constater, que ce soit en France ou en Allemagne, que des néonazis sautent sur le train en marche. C’est pourquoi je combats démocratiquement l’AfD ou le FN.

Cette réflexion, qui est essentielle pour moi, m’a amené à faire un choix. Celui de soutenir le politicien de gauche qui a le plus de chances à faire obstacle à l’extrême-droite. Comme je l’ai écrit, je trouve la démarche de Benoît Hamon quant au revenu universel assez analytique. Certaines de ses options me sont assez proches mais malgré tout je ne vois pas comment dans l’état de traumatisme dans lequel se trouve le pays, il puisse accéder au Palais de l’Élysée. Je crains que dans l’état actuel des choses, il risque plus de diviser le peuple que de lui apporter un répit. Malgré certaines réticences, je pense qu’Emmanuel Macron est la personne qui puisse calmer un peu les esprits. Sur Facebook j’essaie d’analyser certains sujets de sa politique, tout en étant assez critique. Lorsqu’il parle de pragmatisme, je me retrouve dans ma démarche. Je pense qu’un discours plus jeune serait une bénédiction pour nous tous. Il en a les moyens, s’il avait le courage de se départir de son costume d’énarque. Ce qui me plaît aussi, c’est qu’il n’est pas un dogmatique. Cela laisse plus de libertés aux citoyens. Si la tension n’était pas si tendue dans le monde, je n’aurais pas fait ce pas, qui me bouleverse. Trop d’émotions ont jalonné ma vie pour qu’une telle décision soit le fait d’un caprice. Mon but est de tout faire afin que la pensée totalitariste ne gagne encore plus de monde. C’est le devoir de tous démocrates d’y résister, ce que je fais dans le cadre de mes moyens.

pm

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2017/02/03/macron-et-hamon-lances-dans-une-course-de-vitesse_5073796_4854003.html

Pierre Mathias