32 personnes ont été tuées ce lundi lors d’un attentat-suicide à El, une centaine d’autres ont été blessées au centre culturel kurde de Suruç, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Le président Recep Tayyip Erdogan a été obligé de changer sa politique vis-à-vis de l’EI, qui jusque là a été marquée de complaisance. Dans un premier pas il a autorisé l’aviation américaine a utiliser ses bases en Turquie pour opérer ses frappes aériennes en Syrie et en Irak. Cette nouvelle attitude du gouvernement pourrait changer la donne dans cette partie de l’Orient. Il est aussi question de fermer hermétiquement la frontière, rendant ainsi impossible le passage des fous de Dieu venant d’Europe ou d’ailleurs. Mais c’est aussi un pas de plus dans l’escalade de ce conflit qui pourrait avoir comme conséquence une recrudescence des attentats en Turquie. Il y existe une minorité de sympathisants qui soutiennent l’EI. Cela pourrait provoquer des tensions intérieures et cela poserait des problèmes au tenant de l’Islam qu’est Erdogan. Mais aussi au sein de la communauté turque en Allemagne ou en France. Le Salafisme regroupe de plus en plus d’adhérents et comme on le sait, c’est dans ce milieu que l’EI recrute « ses soldats ». Cela obligera aussi les nations occidentales à faire plus d’efforts. Ne nous faisons pas d’illusions, nous nous trouvons en pleine guerre. Une guerre de religion ? Je refuse d’employer cette dénomination car elle ne correspond pas à ce qui se passe actuellement. L’EI ne suit qu’un but : le pouvoir. L’argent joue un rôle essentiel ; l’Islam est dévoyé pour donner une légitimité aux horreurs commises. Weiterlesen
Kategorie: Pierre´s Meinungen
Alexis Tsipras
Cette nuit le parlement grec a voté par 230 voix sur 298 la seconde tranche des mesures imposées par Bruxelles pour l’adoption d’une réforme de la justice civile et la transposition d’une directive européenne sur les banques. Je n’ai pas été toujours tendre envers Alexis Tsipras, mais je dois reconnaître que les efforts qu’il fait sont remarquables dans le contexte où il se trouve. Il a été forcé de changer de 180° toute sa politique et de faire avaler ainsi à son pays une potion amère. Le prix : son parti, le Syriza, est plus divisé que jamais. Le premier ministre ne peut imposer ces économies draconiennes qu’avec l’aide de l’opposition. C’est maintenant que je comprends la raison du référendum. C’était un coup de gueule envers les créanciers qui réclamaient de plus en plus d’efforts de la part d’un pays mutilé. Sans lui Alexis Tsipras n’aurait pas pu entamer son revirement. Il s’est rendu à l’évidence qu’il n’avait pas d“autre choix que de se soumettre aux directives imposées par Bruxelles et le FMI. Dans une autre situation son action aurait provoqué une levée de boucliers au parlement. Il aurait dû probablement démissionner, mais ce n’est pas le cas, au contraire. Il a marqué des points auprès des citoyens, ce que je trouve tout à fait étonnant. Weiterlesen
Le spectre du VHI
La rémission d’une jeune femme ayant été contaminée dès sa naissance par le Sida et ceci sans traitement, est certes une bonne nouvelle. Mais ce n’est pas le premier cas de cette nature. Au cours de ma carrière à la télévision j’ai tourné pas mal de films sur cette plaie. J’ai rencontré une famille où le virus était en train de tuer tous ses membres. La cause : une transfusion sanguine souillée. À cette époque la mort était à portée de main. Grâce aux médicaments l’échéance d’un décès a pu être repoussée d’un grand nombre d’années. C’est un grand progrès. Mais malgré tout il ne faut pas se faire d’illusions : la maladie n’a pas été éradiquée. Je me souviens de l’espoir que les chercheurs avaient placé dans de nouvelles méthodes et de la déception des malades lorsqu’ils apprenaient l’échec de ces expérience. La lutte contre le VHI a démontré qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. Vivre aujourd’hui avec le virus en soi est devenu plus simple, mais cela ne veut pas dire que l’espoir d’une guérison complète est à portée de main. La mutation constante du virus rend toutes tentatives de solutions assez aléatoires. Il faut se rendre à cette évidence. La jeune femme dont il est question dans l’article du Monde, ne montre plus des symptômes inquiétants, mais personne ne peut garantir qu’elle ne porte plus en elles les germes du Sida. Son sang est à première vue « propre », mais qui peut garantir que cela restera définitif. Weiterlesen
Queen in History
Das britische Boulevardblatt „Sun“ hat ein historisches Video veröffentlicht, in dem die heute 89-jährige Queen als kleines Mädchen die Hand zum Hitlergruß hebt – ebenso ihre Mutter und ihr Onkel.
Der 17 Sekunden lange Schwarz-Weiß Film soll 1933 oder 1934 aufgenommen worden sein. Darin ist die Queen zu sehen, wie sie mit ihrer Schwester Margaret, ihrer Mutter Elizabeth und ihrem Onkel, dem späteren König Edward VIII. spielt. Sie stehen im Garten von Schloss Balmoral in Schottland. Zu Beginn spielt die Lilibet genannte Prinzessin mit einem Hund und winkt. Dann dreht sie sich zu ihrer Mutter um, die mit gestrecktem rechten Arm den Hitlergruß zeigt, und imitiert die Geste. Die Mutter streckt ein zweites Mal den Arm, Edward zeigt den Gruß ebenfalls. Die kleine Margaret, damals etwa drei Jahre alt, winkt und streckt dann ebenfalls den Arm, allerdings den linken. Am Ende sind Elizabeth und Margaret in Großaufnahme zu sehen. Ton gibt es nicht.
In Großbritannien hat der Film eine Diskussion darüber ausgelöst, wie das Königshaus mit seiner Vergangenheit umgeht. „Die königliche Familie kann ihre eigene Geschichte nicht ewig leugnen“, meint Karina Urbach, beschäftigt am Institut für Geschichtsforschung der Londoner Universität.
Das sei Zensur, wird gesagt. Edward wurde im Januar 1936 britischer König und dankte bereits im Dezember des selben Jahres wieder ab, weil er die geschiedene Amerikanerin Wallis Simpson heiraten wollte. Zahlreiche Historiker haben ihm bereits Sympathien für die Nationalsozialisten vorgeworfen. Es gibt Fotos von 1937, die das Paar gemeinsam mit dem Diktator Adolf Hitler in München zeigen. Die „Sun“ betonte, die Veröffentlichung richte sich nicht gegen Elisabeth II., sie gäbe jedoch „faszinierende Einblicke“ in das Weltbild Edwards.
Es hieß auch, man wolle der königlichen Familie nicht schaden. Eins vorab: die Verbrechen der Nationalsozialisten sind auf Schwerste zu verurteilen. Darüber dürfte Einigkeit bestehen. Wenn man der königlichen Familie nicht schaden wollte, Frage: Warum hat man das Video überhaupt herausgekramt?! Private Bilder von vor acht Jahrzehnten. Eigentlich geht das keinen etwas an! Es ist immer wieder das gleiche Problem: die Nachkriegsgeneration wirft der Kriegsgeneration vor, warum sie nichts getan habe. 1933 war Hitler eine skurrile Persönlichkeit, exaltiert, wurde teilweise verlacht. Tatsache ist, man hat diese Person maßlos unterschätzt. Neville Chamberlains Appeasement-Politik bereitete selbst fünf Jahre später den Nazis noch wesentliche Vorteile.
Von dem, was kommen würde, hatte niemand eine Ahnung. Es überstieg die übelsten Alpträume. Der Hitlergruß war damals üblich. Man hatte sich in dem Film einen familiären Spaß erlaubt, die Königin und ihre Schwester waren Kinder! Wollen wir wirklich heute allen alten Menschen vorwerfen, dass sie damals als Kinder den Hitlergruß machten und sie damit beschuldigen, Nazis gewesen zu sein?! Wer in die demokratische Freiheit hineingeboren ist, hat gut schimpfen. Messen wir die damalige Zeit nicht an heutigen Maßstäben. Auch für die Queen muss historische Gerechtigkeit gelten.
Um einmal den Spieß umzudrehen: Haben nicht alle, inklusive die Geheimdienste, bei den NSU-Morden in verschiedenen Großstädten Deutschlands in der Zeit von 2000 bis 2006 „geschnarcht“, unter Umständen gar weggeschaut?! Die Verantwortung der jungen Generation kann nicht die Änderung der Geschichte sein. Das ist unmöglich. Was geschehen ist, ist geschehen. Für uns gilt es jedoch zu verhindern, dass solche Verbrechen wie damals jemals wieder geschehen. Und da haben wir in der Zeit von 2000 bis 2006 grenzenlos versagt.
Wer im Glashaus sitzt sollte nicht mit Steinen werfen.
Und was die Berichte über die Queen angeht: beste Grüße vom „Sommerloch“!
© Thomas Dietsch
La FIFA, le bon exemple!
Pour la jeunesse, montrer le bon exemple est essentiel. Il donne des repaires pour la vie des uns et des autres. Il permet de vivre en bonne harmonie dans une société tiraillée par des intérêts individuels. Le football est un des domaines essentiels où il est possible d’atteindre des millions de personnes en pratiquant « le fair-play ». On en est loin ! Lorsqu’on observe les agissements criminels de la FIFA, il y a de quoi être frustré. En particulier son président actuel, qui se dit être complètement innocent lorsqu’il est question de corruption et de pots de vin. Sepp Blatter, la honte ! Il n’a pas même le courage d’avouer qu’il était au courant des combines, qu’il a tout au moins tolérées depuis des décennies. Quelle éthique a-t-il ? Celle d’un individu qui ne cherche qu’a sauver sa peau. Son bilan est une catastrophe absolue, non seulement pour le sport, mais aussi pour les jeunes en particulier. Lorsqu’on a une responsabilité il ne peut pas être question de se débiner ainsi. C’est à l’inverse de ce que le football devrait être. La lutte pour des victoires obtenues sur le terrain et non pas dans des alcôves plus ou moins nauséabondes. Un jeu clair, se soumettant à des règles égales pour tous ceux qui pratiquent ce sport, soit en professionnel ou en amateur. Weiterlesen
En avant toutes !
La crise grecque démontre que la construction européenne a des failles. L’euro a été introduit avant même que les structures politiques et sociales aient été définies. Avec « un chacun pour soi », des pannes comme celles que nous connaissons actuellement sont inévitables. Une monnaie commune ne peut que fonctionner à la longue, que s’il y a une harmonisation d’un grand nombre de facteurs. Cela part du social en passant par le fiscal, pour arriver enfin aux options économiques et industrielles. Il faut parler d’une seule voix autrement on risque d’atterrir dans le fossé. François Hollande l’a bien compris. C’est la raison pour laquelle il préconise la création d’un gouvernement de la zone euro. La question est de savoir si cela est possible dans le contexte actuel. Elle regroupe des pays trop disparates, ce qui pourrait occasionner des tensions. Il faudrait trouver le moyen qu’il y ait concordance dans le domaine des richesses qui peuvent être générées. Cela exigerait un programme de développement économique pour l’ensemble des pays et ceci sans exceptions. Cela demande beaucoup de solidarité et c’est là que le bât pourrait blesser. Tant qu’il y a partout un égoïsme national – et celui augmente ces derniers temps – il ne sera pas possible de trouver un terrain d’entente. Weiterlesen
Fuller, neu gedacht
Am 12. Juli 2015 wäre er 120 Jahre alt geworden. Die Rede ist von Richard Buckminster Fuller. Am 12. Juli 1895 in Milton/Massachusetts geboren, starb er am 01. Juli 1983 in Los Angeles/Kalifornien. Er war Architekt, Konstrukteur, Designer, Visionär, Schriftsteller und Philosoph, kurz ein Allroundgenie.
Name, Beruf, Steuernummer … ? Souveräne Staaten, so R. B. Fuller, verlangten Auskunft auf lächerliche Fragen. Wo wohnen Sie? Wann wurden Sie geboren? Buckys Antwort: „Ich bin unsterblich. Ich schaue alle Jubellichtjahre mal vorbei, mal hier, mal dort. Gerade bin ich Passagier des Raumschiffs Erde, das mit 60.000 Meilen pro Stunde unterwegs ist irgendwo im Sonnensystem … Aber warum fragen Sie?“.
Fuller hat im Jahre 1969 ein Buch unter dem Titel „Bedienungsanleitung für das Raumschiff Erde“ herausgebracht. Seine Sichtweise: Wir ziehen in unserem Raumschiff mit 60.000 Meilen/Stunde durch das All. Die Erde ist unser Raumschiff und wir haben nur dieses Raumschiff. Es stellt sich also die Frage: Warum gehen wir mit unserer einzigen Existenz so um, wie wir mit ihr umgehen?! Das kann keiner beantworten. In den 1950er Jahren war von Umweltschutz überhaupt keine Rede, in den 1960ern, der Hippie- und Wirtschaftswunderzeit, wollte auch niemand etwas davon wissen. Erst in den 1970ern entwickelte sich ein Bewusstsein; Umweltschutz hatte etwas, aber bitte nicht bei mir! Was kann ich schon ändern … Der Geologe Francois de Chardenedes hatte einmal für Fuller errechnet, wie viel Zeit und wie viel Energie (in Form von Hitze und Druck) die Natur benötigt, um eine Gallone (das sind 3,79 Liter) Öl zu produzieren. Das Ergebnis: Wenn man dafür den Preis zu bezahlen hätte, den die Stromversorger ihren Kunden abnehmen, dann müsste eine Gallone über eine Million Dollar kosten. Wenn man bedenkt, was wir tagtäglich an Treibstoff auf dem Weg zur und von der Arbeit innerhalb kürzester Zeit verbrennen – die Natur benötigte hierfür Millionen bzw. Milliarden von Jahren -, dann ist dies wirklich erschreckend. In Form einer Bilanz ausgedrückt sehen wir auf den gewachsenen Posten „Eigenkapital“. Wir haben Gewinne eingefahren, die Wirtschaft wächst. Was unser „Raumschiff“ angeht, haben wir die Bilanz aber gefälscht. Die Verbindlichkeiten gegenüber der Erde werden verschwiegen, nicht ausgewiesen. Rohstoffverbrauch, Verschmutzung und Vergiftung des Lebensraums werden unter den Teppich gekehrt.
„Divide et impera!“, eine Redewendung, welche bedeutet, man solle ein Volk oder eine Gruppierung in Untergruppen aufspalten, damit seien sie leichter beherrschbar. Die Formulierung wird zuweilen Niccolò Machiavelli zugeschrieben. „Spezialisierung“ ist heute das Schlagwort, hauptsächlich in der beruflichen Welt. Mit „seichter“ Allgemeinbildung kommt man nicht mehr weit. Weniger Breite, mehr Tiefe. Wir züchten sozusagen Spezialisten. Nach Fuller hat die Natur das nicht gewollt. Er bringt ein simples Beispiel: kleine Kinder haben eine natürliche Neugier. Für alles! Alles muss ausprobiert werden. Hätte die Natur dies anders gewollt, wäre dies im Genmaterial des Menschen ganz anders angelegt. Ist es aber nicht! Spezialisieren heißt teilen. Der Mensch wird besser beherrschbar, ihm fehlt der Blick über den Tellerrand!
Unser Blick auf die Welt ist verquert, ja, antiquiert. Im Universum gibt es keine als
Oben und Unten identifizierbaren Örtlichkeiten. Das ist wissenschaftlich erwiesen. Keine der Senkrechten auf unserer kugelförmigen Erdoberfläche ist mit einer anderen parallel, sie führen in unendlich viele Richtungen. Sogar dem Astronauten Charles „Pete“ Conrad, Jr. rutschte heraus, er sei nun „hier oben auf dem Mond“, und US-Präsident Richard Nixon gratulierte den Astronauten zu ihrer Fahrt „hinauf zum Mond und wieder herunter zur Erde“. Die Erde ist in unseren Köpfen immer noch eine Scheibe. Daran müssen wir arbeiten, um uns und unser Universum besser zu verstehen.
Mister Fuller, ich erhebe mein Glas und gratuliere!
© Thomas Dietsch
La vache qui ne rit pas !
François Hollande a demandé à la grande distribution de payer un prix juste aux éleveurs. Les marges fixées par eux sont souvent inférieures au coût de production, ce qui revient à dire que les agriculteurs ne survivent que grâce aux aides de l’État et de l’UE. Dans un tel contexte ce sont des assistés. À la longue cela ne peut qu’aboutir leur ruine. Un pays sans une paysannerie traditionnelle perdrait son identité. Nos aliments ne peuvent pas que provenir de fabriques agraires. L’élevage industriel est une gifle par rapport à la vie dans son ensemble. Déjà du point de vue de la santé, il s’agirait de revoir sa copie. Mais toute tentative d’inverser la vapeur afin de pratiquer une production biologique coûte de l’argent. Cela entraînerait automatiquement une hausse des prix pour le consommateur. Est-il prêt à l’accepter ? Lorsque un grand nombre de familles tirent le diable par la queue et ont du mal à boucler leurs fins de mois, je ne pense pas qu’on puisse déclencher une vague de solidarité envers les agriculteurs. C’est un dilemme, dont toutes les parties concernées sont bien conscientes. Weiterlesen