Najim Laachrouichi, le deuxième kamikaze, a été identifié grâce aux caméras de l’aéroport de Bruxelles. Ce qui est déconcertant sur ces images, c’est le calme apparent de cet individu. Peu de temps avant son suicide, il semble des plus sereins, comme s’il était effectivement un vacancier se rendant à Majorque ou ailleurs. Pas l’ombre d’une angoisse. La démonstration que nous nous trouvons face à des personnes ayant des nerfs d’acier. Pour moi la question de savoir à qui vraiment nous avons à faire ? Réviserais-je mon opinion, celle que nous nous trouvons face à des malades mentaux ? Je ne le crois pas. Cela me fait plutôt penser à mon professeur de chimie, qui était un alpiniste très connu et qui considérait la mort comme un fait fascinant. Il l’incluait dans sa passion des montagnes. Elle était un compagnon l’invitant constamment à la défier. Une attitude qui nous paraissait assez cynique, en particulier lorsqu’il nous parlait de ses amis morts au cours des ascensions. Il était prêt à subir le même sort que Najim Laachrouichi, mais avec une différence de taille : ce n’était pas un assassin. Pour tous ceux qui luttent contre le terrorisme il est indispensable de s’occuper de la psychologie de ceux qui sont prêts à se « sacrifier » soi-disant au nom d’une grande idéologie, qui prennent la mort comme une délivrance ayant pour but d’assainir à leurs yeux un monde décadent. Il y a de quoi frémir ! Est-ce de l’aveuglement ou tout simplement l’incapacité de se battre positivement pour plus de justice ? On voyant ainsi celui qui attirera dans la mort nombre d’innocents, j’en perçois du désarroi. Est-ce de l’indifférence que je lis dans ses traits ? Du mépris par rapport à ce que nous sommes? S’il y avait le moindre signe d’un fanatisme quasi religieux, j’arriverais mieux à comprendre ce qui a pu pousser cet homme à commettre un tel crime. L’aveuglement provoqué par une foi sans concession pourrait me sembler assez logique. Weiterlesen

Une fois de plus l’EI a frappé fort. 31 morts à Bruxelles lors de deux attentats, l’un à l’aéroport de la capitale belge, l’autre dans un métro à proximité du quartier européen. Probablement un acte de vengeance après l’arrestation du chef d’orchestre du massacre du 13 novembre à Paris. Une manière sanguinaire de marquer sa présence et de prouver ainsi, que toutes mesures policières sont obsolètes lorsqu’il s’agit de prévenir de telles attaques. Ce qui est déconcertant, c’est le fait qu’il se trouve toujours quelqu’un pour se faire sauter. Une attitude suicidaire imputée à une insuffisance mentale. Qui le ferait seulement par fanatisme ? C’est plutôt une forme de désespoir, qui marque bien à quel point certaines couches de notre population se sentent lésées, pour quelles raisons que ce soient. Ce ne se réduit pas seulement aux islamistes, loin de là. Ceux qui courent amok et laissent derrière eux un bain de sang, ont une démarche analogue à celle des meurtriers de Bruxelles. Sauf qu’ils ne profèrent pas forcément des slogans pseudo-religieux. Les vrais responsables sont moins les exécutants, que ceux qui les télécommandent. Ils réussissent, grâce à un lavage de cerveau, de faire croire à certains de leurs adeptes, qu’un sacrifice de leur propre vie peut leur donner accès au paradis. C’est absolument pervers mais sacrément efficace. Souvent ces personnes ont un passé judiciaire chargé. Du dealer ils passent sans transition au fanatisme religieux, croyant ainsi se forger enfin une identité, d’être reconnu au sein de leur communauté. Des êtres instables à qui on peut faire tout gober. En leur assénant des versets coraniques qu’ils ne comprennent pas, ils ont l’impression de devenir des soldats de Dieu. Weiterlesen

En Allemagne les cars sillonnent tout le pays à des prix défiants toute concurrence. De Munich à Berlin, le passager paie 19 Euros. Pour la « Deutsche-Bahn », les chemins de fer allemands, une provocation. Il est toujours question de décongestionner la circulation routière, mais jusqu’à ce jour ce n’était pas possible parce que les prix des billets de trains est trop élevé. Tout au moins avec les lignes de bus, les voyageurs ont une alternative. Depuis que le monopole des transports a été radié, même en France l’instauration d’un tel réseau est entré dans les mœurs. Le nombre des utilisateurs augmente chaque jour et posera à la SNCF des contraintes financières. La raison pour laquelle elle essaie de contrer cette évolution en créant une compagnie d’autobus : les Ouibus. Les autocars Macron donneront à la population la possibilité d’avoir plus accès au droit à la mobilité. C’est un des points essentiels de notre manière de vivre dans une démocratie libérale comme nous la connaissons en Occident. Les écologistes peuvent regretter, que cette soif de mouvement conduit à plus de CO2, mais ils ne pourront pas arrêter une telle évolution. Leur critique peut être justifiée lorsque certains d’entre-eux déclarent que certains voyages sont plus ou moins inutiles. C’est ce que tout être censé peut constater, lorsqu’il se rend à un aéroport. Avec la baisse du prix des voyages, des millions de vacanciers s’agglutinent aux guichets et ceci pour se retrouver serrés comme des sardines sur des plages. Mais est-on en droit d’interdire une telle évolution ? Non ! Weiterlesen

Ce sont les premiers mots qu’a prononcé Barak Obama sur le territoire cubain. Pour la première fois depuis 1928 un président des USA a rendu visite à cette île située au Sud de la Floride. C’est un moment historique, d’autant plus que les deux pays se trouvaient depuis 1959 dans un conflit qui se figeait de plus en plus. Avec l’embargo américain, qui n’a pas été complètement levé à l’heure actuelle, ce pays est acculé à la ruine. C’est avec la Corée du Nord un des derniers bastions de l’économie marxiste. Avec la chute du mur de Berlin, Cuba a perdu ses alliés, ce qui l’a poussé de plus en plus dans l’isolation. Tout d’abord Fidel, puis son frère Raoul ont résisté, mais ont dû finalement se rendre à la raison que ce n’était pas un état qui pouvait perdurer. D’autant plus que la résistance, d’une population menacée de disette, dicta au régime un premier pas vers l’ouverture. La reprise des relations diplomatiques avec les États-Unis est un pas historique. En 1959 javais tout juste 13 ans, mais malgré mon jeune âge je me souviens de l’avènement au pouvoir des dirigeants actuels, En particulier de Che Guevera, qui devint pour la jeunesse le symbole de l’émancipation. Sa mort prématurée au combat, marqua ensuite ma génération. Il va sans dire que je ressentais assez rapidement une certaine sympathie pour ces fous de liberté, qui risquèrent leur vie pour se débarrasser du joug américain. David contre Goliath ! La preuve que les faibles sont en mesure de tenir tête à la première puissance mondiale. Mais je ne suis pas aveugle. Malheureusement le régime cubain n’est pas très tolérant envers tous ceux qui le remettent en question. La répression est encore toujours de mise, ce qui est une entrave à un rapprochement plus intense. Je pense qu’une telle position est en opposition aux aspirations d’un Che. Mais ne nous leurrons pas, lui aussi faisait une différence entre sa philosophie et la pratique. Weiterlesen

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais un migrant et que je me trouvais en Grèce près de la Macédoine. Que de la boue dans le camp d’Idoméni, que des êtres désemparés qui ont sacrifié tout ce qu’ils avaient pour sauver leur peau. L’espoir de recommencer une nouvelle vie, les a amené à prendre des risques inimaginables, comme ceux de la traversée de la mer d’Égée sur des embarcations bancales. Un exode vers l’inconnu ! Si des fois j’y arrivais tout de même, comment serais-je reçu en République Fédérale ? À côté de beaucoup de citoyens voulant tout faire pour nous recevoir décemment, je ne peux pas ignorer que bon nombre de racistes s’évertuent à mettre le feu à des endroits d’accueil, que l’extrême-droite raciste gagne de plus en plus de terrain. Et malgré tout je ne veux pas entendre parler d’un retour en Turquie. À l’idée d’être à deux pas d’un champ de bataille, où tout a été dévasté, j’ai un sentiment de panique. Que du sang, que des familles déchirées, des orphelins et tout cela parce qu’un autocrate et son clan ne veulent pas entendre parler de démission. Que de la torture dans ses geôles, des exécutions sommaires au nom d’un régime sanguinaire. Et dans tout cela les fous de Dieu, qui massacrent tous ceux qui refusent l’absolutisme d’une religion qu’ils ont dévoyée. Je me réveille en sursaut baigné de sueur. Pour la première fois depuis longtemps je ressens l’exode de ces malheureux, comme un fait qui pourrait m’arriver. Je vis dans un environnement paradisiaque. Autour de moi, une famille intacte, des amis qui feraient tout pour me rendre service, un État qui respecte mes opinions. Tout ce que j’écris, je peux le faire sans contraintes. Je ne risque pas d’être arrêté pour subversion. On respecte mon opinion ! Weiterlesen

Le coup de filet de Bruxelles est certes un succès, mais sera-t-il de longue durée ? Avec l’arrestation de Salah Abdeslam, les polices belges et françaises ont démontré qu’elles étaient capables de marquer des points contre le terrorisme islamiste. C’est rassurant malgré les pannes graves qui ont eu lieu. N’oublions pas que l’organisateur de l’attentat de Paris du 13 novembre 2015, avait été déjà arrêté peu de temps après ce bain de sang et relâché. Un événement qui ne devrait pas se répéter. Mais est-ce vraiment possible ? Il est démontré que de prévenir de tels méfaits est pour ainsi dire impossible. Ils peuvent se dérouler à tous moments et n’importe où. Même s’il était possible de vaincre l’EI, il y aura toujours des fous qui feront éclater des bombes et tireront dans la foule. La crainte qu’un événement comme le tournoi européen de foot cet été en France puisse être pris en otage par les terroristes ne peut pas être écartée. Peut-être même qu’un jour les raisons de telles actions ne joueront qu’un rôle annexe. Est-ce dû à un phénomène auto-destructeur qui nous hante tous ? L’homme est-il amené de se suicider ? Des questions qu’il est permis de se poser par les temps qui courent. Le malaise ambiant au sein de la société peut amener les individus à des actions amoks qui ne peuvent pas être forcément expliquées. Je pense que dans ce domaine bien précis il est possible de constater à quel pont l’éducation peut être limitée, que l’instinct de la mort reprend toujours à nouveau le dessus. Les kamikazes savent parfaitement bien, qu’à moins d’un miracle, ils ne survivront pas. Et malgré tout cela, ils continuent à agir. Ne nous leurrons pas, c’est ce qui fait leur force, celui d’un désintéressement complet de leur destin personnel. Que des jeunes soient amenés à agir ainsi démontre à quel point ils ont perdu leurs illusions. Weiterlesen

Y-a-t-il lieu de se réjouir ? Au sommet de Bruxelles les chefs d’États se sont mis d’accord de parler d’une seule voix au cours des négociations avec la Turquie. C’est le minimum qu’on peut attendre, mais cela n’est pas une garantie de succès. J’ai le sentiment de me trouver dans un poulailler, où seule la présence d’un renard peut inciter la volaille à se taire. Mais il est clair que lorsque l’intrus a gagné du large, le bavardage reprendra ses droits. Mais lorsqu’on se trouve dans une situation telle où se trouve l’UE, la moindre brindille peut être considérée comme une planche de salut. Que dire de tout cela ? Je pense que les séquelles d’une politique d’accueil disparate ont laissé des traces indélébiles. Tant que les pays-membres n’accepteront pas de recevoir un lot de réfugiés, l’Europe battra de l’aile. On en est très loin ! La solidarité ne devrait-elle pas être la clef de voûte de cet édifice ? Cela ne veut pas dire d’être d’accord sur tout, mais de trouver des compromis pouvant désamorcer certains problèmes. Est-ce possible aujourd’hui ? N’y-a-t-il pas eu trop de vaisselle cassée ? Le brexit nous amènera la prochaine crise. Il est la démonstration que les peuples refusent de plus en plus une soi-disant ingérence de Bruxelles, que nombre de citoyens voudraient que ceux qui les gouvernent fasse cavalier-seul. C’est le plus grand déficit de l’UE. Elle n’a pas su donner aux gens un sentiment identitaire. En particulier parce ce que le social est resté en marge. Les ménages se sentent abandonnés et imputent tous leurs maux aux fonctionnaires européens. Que cela est une légende, ne les touche plus. Weiterlesen

Mon propos n’est pas d’écrire un article sur les mérites d’une équipe de football, bien plus de faire une analyse d’un certain comportement. Le match que j’ai suivi hier soir à la télévision entre le FC Bayern et la Juventus a été remarquable à plusieurs titres. Tout d’abord un déferlement intensif des Italiens, qui n’ont pas perdu une occasion pour battre leurs hôtes à Munich. À la mi-temps ils menaient deux à zéro. Les joueurs du onze local semblaient désemparés. La perspective de se qualifier pour les quarts de finale de la Champion Ligue était-elle à tout jamais compromise ? C’est avec acharnement que le Bayern remonta la pente, tout d’abord en égalisant dans les dernières minutes du match, puis en marquant deux magnifiques buts dans les prolongations. Ce que j’ai admiré là, c’est le fait que les Munichois n’ont jamais baissé les bras. Une qualité qu’on attribue aux allemands. Bien que l’équipe se compose en majorité d’étrangers, elle agit comme il est de mise outre-Rhin. Malgré la situation des plus précaires après la seconde guerre mondiale, les habitants n’ont pas hésité de cracher dans leurs mains et de se mettre à la tâche. Un trait de caractère qui se reflète chez Angela Merkel. Ne surtout pas céder, lorsqu’il s’agit de défendre ses convictions. Je pense que beaucoup d’entre-nous devraient en prendre de la graine. Weiterlesen