Je ne sais pas trop ce que je dois penser des protestations contre la loi du travail. Comme ancien syndicaliste je suis évidemment d’avis que les salariés doivent être protégés contre des décisions arbitraires de la part des patrons, qu’il faut tout entreprendre pour sauvegarder la paix sociale. Les jeunes, en particulier, sont au centre de mes préoccupations. Malgré tout cela, je crois que sans une réforme de fond du monde du travail dans tout son ensemble, il ne pourra pas y avoir un redémarrage économique. Je sais, je me répète comme un moulin à prières. Il faudra que l’on veuille ou non faire de gros sacrifices pour qu’il y ait plus de boulot. C’est de cela qu’il est principalement question. Ce que je reproche au projet El Khomri c’est de ne pas avoir proposé de contre-parties comme la participation du personnel au sein de l’entreprise, de son intéressement financier. C’est probablement là que le bat blesse. Je dois constater que les réflexes sont toujours les mêmes, que toutes progressions, qu’elles qu’elles soient, sont étouffées dans l‘œuf, ce que je trouve très regrettable. Les réformes proposées sont du gâteau à côté de l’Agenda 2010 du chancelier Schröder. N’oublions pas que c’est grâce à elle que l’Allemagne a pu rebondir. Certes, il y a beaucoup de critiques à émettre, mais seuls les résultats comptent. Qu’il soit dit, sans travail il ne sert pas à grand chose de revendiquer des mesures qui par la force des choses ne peuvent pas entrer en application. C’est de la théorie. J’attends de ceux qui défilent dans les rues un peu plus de perspicacité. Je serais des leurs s’ils revendiquaient des mesures pouvant favoriser l’emploi. La loi du travail est une faible brise allant dans ce sens, non pas comme on voudrait le faire croire un coup de massue contre le peuple ouvrier. Loin de là ! Une fois de plus la voix du peuple est dissonante, car elle ne tient pas compte de la réalité. Le problème initial de la France est de vouloir rester figé. C’est une utopie de croire que l’on pourra ainsi préserver un niveau social honorable. Au contraire, l’hémorragie risque de s’aggraver. Weiterlesen

Amuser la galerie ! Provoquer les esprits afin de vendre mieux une marchandise à bien des points de vue immonde, faire la une avec des nouvelles qui devraient mieux être mises aux calendes grecques, inciter le peuple à s’abrutir encore plus, telles sont les critiques qui pleuvent souvent sur la presse. Elles ne sont qu’en partie justifiées. Aux États-Unis il aurait mieux valu faire passer sous silence un certain Donald Trump, candidat aux primaires républicaines. Toutes les insanités qu’il a pu proférer sont reprises en chœurs par tous les médias. C’est un pur produit virtuel. Le fait est qu’un être inepte pour le rôle d’un président, récolte tant de voix auprès de citoyens qui ne demandent que d’être entraînés dans un tourbillon où les injures et la haine sont de mise, est désespérant. Comme c’est le cas habituellement, les critiques venant de la presse sont fustigées comme étant anti-patriotiques. Une preuve de plus que chaque peuple à les politiciens qu’il mérite. Les médias ne peuvent pas toujours nager à contre-courant, ce qu’ils devraient faire, car il s’agit de business, seulement de cela. La morale en prend un sacré coup, mais tant pis ! Est-ce vraiment comme cela ? Suis-je trop dur envers mes collègues ? Peut-être, mais dans une situation frisant la catastrophe il vaut mieux se répéter de telles critiques afin de ne pas sombrer dans le néant. En ce qui concerne des soi-disant politiciens de la trempe d’un Trump, il faut pouvoir convaincre, ce qui je dois l’avouer est très difficile. Lorsque le populisme est en marche, il faut avoir des arguments plus que forts pour arrêter sa marche, qui en ce moment semble inarrêtable. Weiterlesen

Lors de l’attentat contre la rédaction de Charly Hebdo à Paris, le 7 janvier 2015 à Paris, un policier blessé gisant à terre dans la rue a été abattu par les terroristes. En Israël un soldat de 19 ans, a exécuté sommairement un palestinien préalablement abattu, qui avait attaqué des recrues à coups de couteau. Entre ces deux faits horribles, je ne vois pas de différences. A, nommons-le comme cela, a agi à Hébron en Cisjordanie comme un criminel de guerre. D’autant plus qu’il déclare que la victime avait mérité ce sort. Pas l’ombre d’un regret ! Ce fait terrible mérite d’être puni en conséquence. Mais j’émets des doutes que dans un pays dominé par l’extrême-droite cela puisse être le cas. Il y a évidemment un grand nombre de personnes qui condamnent sans rémission ce qui s’est passé, qui sont outrées. Il faut que la pression augmente, que le gouvernement se sente obligé d’agir en conséquence. Entre les paroles et les faits il y a toujours un fossé. Il n’est pas dit que l’exécutif réussira à convaincre la justice de suivre un langage clair : celui de la loi qui interdit strictement toutes formes d’auto-justice. L’accepter serait sombrer dans la démesure, dans la ratonnade la plus primitive. Qu’un pays se disant démocratique puisse se laisser entraîner par des forces totalitaires, parias à toutes formes de structures, est un danger qu’on ne peut pas ignorer. Si Benjamin Netanyahou veut rester crédible, il ne peut que condamner de tels actes. Ils démontrent à quel point la situation politique est tendue, qu’au moindre incident la poudrière peut éclater. Nous sommes plus éloignés que jamais d’un processus de paix. Les uns sont désespérés, sans espoir d’avenir, les autres jouent de leur prédominance et rendent l’occupation de la Palestine insupportable. Je suis choqué que certains descendants des martyres de la Shoah puissent agir identiquement à l’action des Nazis. Je ne peux pas l’accepter. Weiterlesen

Jan Jambon, le ministre belge de l’intérieur appartient au parti ultra-conservateur flamand NVA. Ce dernier ne mâche pas les mots lorsqu’il s’agit de migrants. Des propos qu’on peut qualifier de racistes. C’est par de tels moyens que les populistes arrivent à rassembler le plus d’électeurs. Au même titre qu’en Suisse, ces forces prônant la haine, se retrouvent en tête de l’échiquier politique. À Bruxelles nous assistons à des faits qui démontrent qu’entre des paroles dévastatrices et la réalité, il y a un profond fossé. Jan Jambon a lamentablement échoué dans la lutte qu’il mène contre les terroristes. Les bévues de la police ne peuvent pas être masquées. La Belgique est un pays plus ou moins favorisé par les islamistes, parce que ces derniers savent parfaitement, que les forces devant assurer la sécurité sont bancales. L’administration complexe du royaume a souvent enrayé des mesures qui devaient être prises le plus rapidement possible. Le ministre de l’intérieur a fait dans ces cas-là piètre figure. Ce n’est pas sans raisons qu’il a voulu démissionner. Mais il y a plus. Lorsque dimanche se sont rassemblés dans la capitale des centaines de néonazis, il n’a pas réagit. Son ami politique, Bart de Wever, de son état maire d’Anvers, a refusé de signer un communiqué condamnant la récupération par ces groupuscules du deuil occasionné par les attentats de Bruxelles. À son avis, c’était leur donner trop d’importance. Mais en réalité il est connu que son parti a des liens plus ou moins étroits avec l’extrême-droite. Il y a des années j’ai tourné en Flandre un film concernant cela. Weiterlesen

Près de 65 morts à Lahore au Pakistan. La plupart d’entre-eux, des femmes et des enfants fêtant la Pâques. 340 ont été blessés. Un kamikaze s’est fait sauter dans une aire de jeux, ce qui rend ce meurtre encore plus odieux. Il a été revendiqué par les talibans de la faction Jamaat-ul-Ahrar. La cause : une attaque ciblée contre le christianisme. Dans un pays dominé par les sunnites, ils sont près de 200 millions, cet acte est stratégiquement une hérésie. Seulement 2% de la population pakistanaise croient en l’Évangile. Est-ce une recrudescence des guerres de religions ? Comme message pascal il n’était guère possible d’être plus pervers. Mais il y aussi le fait que Lahore est le fief du premier-ministre Nawaz Sharif. La lutte contre les fanatiques talibans a été particulièrement rude ces derniers temps. Peut-être aussi la raison de marquer son coup. Lorsqu’on sait que des lieux de cultes sont régulièrement attaqués, il y a de quoi être dégoûté. Mais il y a plus. Le Pakistan étant une nation nucléaire, il n’est guère imaginable de ce qui pourrait se passer, si les dissidents arrivaient à prendre le pouvoir. Jusqu’à présent les militaires ont été un bon rempart, mais que ce passera-t-il à l’avenir ? Une fois de plus la guérilla démontre que la lutte contre elle est des plus aléatoires. Nous sommes de plus en plus sujet à son chantage et qui peut prétendre que toutes tentatives d’usurpation est du domaine de la fiction ? Il est certain que les groupuscules terroristes s’acharneront de plus en plus à combattre les relents du colonialisme. Qu’on le veuille ou non, la chrétienté en fait partie. C’est peut-être moins les questions religieuses qui occupent les esprits, que celles de se rebeller contre la mainmise de l’Occident. Pour beaucoup, même chez nous, une lutte légitime. Il est vrai que le spectre de la prédominance des puissances européennes est loin d’être un mirage. D’autant plus que les USA se sont lancés dans un post-colonialisme intransigeant. Weiterlesen

Pâques et l’heure d’été ! On s’en balance ! Si seulement les choses pouvaient changer en avançant d’une heure nos montres ! Si seulement la résurrection du Christ avait une incidence quelconque sur les événements terribles qui nous prennent en otage. Parfois on pourrait se poser la question de savoir si Dieu n’est pas mort. Mort de chagrin par nos agissements ! C’est pour moi un thème de réflexion, comme cela l’a été pour Friedrich Nietzsche. Parfois il y a de quoi désespérer, mais en ce jour cela serait déplacé. Je veux croire malgré les calamités qui nous touchent constamment. Avoir, comme Sisyphe l’énergie nécessaire de pousser la pierre vers le sommet de la montagne, même si je sais parfaitement bien qu’elle roulera toujours à nouveau dans le fond de l’abîme. C’est notre fatalité ! Je suis toujours à nouveau sidéré de voir quelle énergie nous investissons dans une démarche vouée à l’échec. Comme un automate, nous nous relevons et recommençons tout à zéro. Est-ce dû à l’exemple de la résurrection ? Ce qui devrait paraître impossible, l’est malgré des faits irrémédiables comme la mort. Mourir en croix et revivre après devrait être du domaine de l’absurde, mais ce n’est pas la cas. C’est la leçon à tirer du miracle de la semaine pascale, où tout raisonnement logique est remis en question. Nous savons pas sans raisons, que tout notre avenir est compromis, qu’il est voué à un échec cuisant, qui ne peut que signifier l’anéantissement. Il faut vraiment croire pour ne pas l’admettre. Malgré mon découragement, j’essaie de saisir la moindre brindille, de m’accrocher à toutes illusions, même si ces dernières sont plus que tenues. J’ose m’aventurer dans un domaine qui serait par sa logique plutôt ésotérique. C’est à dire plus ou moins irrationnel. Weiterlesen

Certes, ce n’est qu’un fait divers. La femme de Donald Trump décore depuis peu le Web. On la voit couchée nue sur une peau de bête. Cette photo a été prise avant son mariage avec le magnat de l’immobilier lorsqu’elle n’était pas encore mariée. D’après certains on-dits, ce sont des milieux évangéliques qui ont été à l’origine de cette publication afin de démontrer que celui qui est à la tête des primaires est un émule du diable. Un être amoral sans aucune pudeur. C’est lamentable et démontre à quel point l’investiture vole bas. Que le débat soit à ce point banal ne m’étonne pas, mais il démontre d’une manière flagrante à quel point la société américaine se laisse impressionner par des banalités. La politique, qui devrait être efficace, montre ses aspects mesquins et ceci dans une période des plus troublées, où le raisonnement devrait avoir la priorité. C’est plus qu’inquiétant qu’un guignol, qui se contredit constamment et qui n’y connaît strictement rien aux affaires du monde, ait de grandes chances de se lancer pour les Républicains dans la bataille. Où en est-on ? Dans le marasme le plus complet ? Il n’est dans de telles conditions pas étonnant que certains milieux radicaux, que cela soit de droite ou de gauche, considèrent ces comportements comme étant un signe d’une profonde décadence. Aussi les islamistes partent du principe que l’occident est entrain de capoter, d’où leurs offensives meurtrières à Paris et à Bruxelles. Avons-nous affaire à une société en pleine décomposition ? Est-ce que la vulgarité prend définitivement le dessus ? Où sont restés les gens de raison ? Les intellectuels ? Se se sont-ils retirés dans leur coquille pour ignorer comme l’autruche qui met sa tête dans le sable, ce qui se passe autour d’eux ? Croient-ils qu’en fermant les yeux comme de petits enfants, ils puissent éradiquer ainsi le mal ? C’est ce qu’on pourrait croire en observant ce qui se passe aux États-Unis. J’y vois un grand danger. Les déclarations de Donald Trump en ce qui concerne les attentats sont la démonstration de son ignorance. Weiterlesen

Le criminel de guerre Radovan Karadzic a été condamné hier par le tribunal international de La Haye a 40 ans de détention. Ce psychiatre de 70 ans ne verra donc plus le ciel libre s’il en est ainsi. La cour le rend en particulier responsable du massacre de Srebrenica où grand nombre de personnes ont été massacrées parce qu’elles avaient le tort de ne pas appartenir à l’ethnie serbe. Cette guerre « locale » a causé la mort de plus de 100 000 hommes, femmes et enfants. Une fois de plus le racisme et l’intolérance religieuse étaient au programme. Je trouve ce verdict absolument justifié. Il a pour moi valeur de symbole en ce Vendredi Saint. La question qui se pose toujours à nouveau est de comprendre pourquoi l’individu puisse être capable de tant d’horreurs ? Qu’est-ce qui le pousse à mettre en croix des innocents, qui ont pour seul tort d’être différents de la majorité ? On parle beaucoup de tolérance, mais les faits prouvent encore aujourd’hui, qu’elle est au rencard et ne risque pas d’émerger dans un monde marqué par la haine. Ce qui est le plus déconcertant dans tout cela, c’est l’aveuglement général. Il devrait être connu de tous, que de tels agissements ne restent pas impunis. Qu’ils se répercutent un jour sur ceux qui les ont commis, comme un boomerang. Radovan Karadzic n’a rien obtenu en proférant la violence, au contraire. Cet homme, qui se dit intellectuel et poète devrait prendre conscience qu’il a fait fausse route. Mais il n’en est pas capable parce que c’est un assassin. Il n’y a pas d’autres termes pour désigner un tel être, qui peut-être ne s’est pas sali les mains lui-même, mais qui a attisé l’horreur. Comme psychiatre il sait parfaitement bien comment on manipule les foules, comment on les transforment en animaux de proie. Il est à chaque fois étonnant de constater que des personnes, qui n’auraient pas fait de mal à une mouche, se transforment en monstres s’ils sont conditionnés. Il est difficilement concevable que dans ce conflit ,de bons voisins et de bons amis se soient mis à se détester. Ils ont été certes les victimes d’une propagande mensongère qui leur suggérait, que tous ceux qui n’appartenaient pas à leur milieu culturel et religieux, n’avaient qu’une chose en tête : les éliminer physiquement. Weiterlesen