D’ici trois semaines nous saurons qui sera le candidat du parti socialiste pour les élections présidentielles. Des joutes qui n’ont qu’un caractère plus ou moins superficiel étant donné qu’il faut s’attendre à ce que la gauche prenne une grande tasse. Le problème réside moins dans les compétences des uns ou des autres, que dans la définition d’un programme de gouvernement. À force de faire des compromis afin de se maintenir au pouvoir, le PS a perdu son identité. Il ne s’est pas renouvelé en ce qui concerne les prérogatives sociales et économiques. Ce serait un labeur de très grande envergure de se resituer dans un contexte actuel. Même si les valeurs de solidarités, qui ont toujours fait la force de la gauche, sont encore actuelles, ses applications dans un monde en pleine mutation ont un relent un peu vieillot. Faire du social aujourd’hui n’a aucune mesure avec ce qui s’est passé d’antan. La clientèle traditionnelle, dans malheureusement bien des cas, se laisse tenter par le populisme, qu’il soit de droite ou de gauche. Elle part encore de l’idée de l’État providentiel, qui dans toutes situations tendues, intervienne comme un grand-frère. Cette option est dépassée depuis que les caisses sont vides. Les militants sont aujourd’hui à la merci des requins, qui n’ont qu’un but, les rendre dociles. Je pense que c’est là qu’il faut voir les raisons d’un échec qui leur pendra au nez. Le phénomène que je vous décris est international. Un peu partout la gauche démocratique bat de l’aile, car son programme a lâché ses amarres, qui sont sa proximité avec les moins privilégiés. Si on veut retrouver dans quelques années un peu plus de vigueur, il s’agira de revenir à une case de départ qui représente les aspirations de la gauche, que sont la lutte contre les injustices. Je pense que cela a été négligé au cours de l’ère hollande. Weiterlesen…

Évry hier soir 18h30. Manuel Valls déclare, comme il était à prévoir, sa candidature à la primaire de la gauche. Il démissionnera demain. Il sera en proie aux attaques de l’aile gauche du PS. Il fait partie de la droite du parti et cherchera à trouver des compromis avec le patronat. Dans l’état actuel des choses, il devra compter sur Emmanuel Macron, qui n’est pas si éloigné de ses idées, mais qui ne sera pas dépendant des socialistes voulant rester libre de ses décisions. Indépendamment des joutes au sein de sa formation, Manuel Valls aura la tâche difficile, car il est étroitement lié aux affres du quinquennat. Il sera dans l’impossibilité de se départir de François Hollande, ce qu’il ne fera pas comme il l’a déclaré. L’ancien conseiller de l’Élysée et ministre de l’économie aura moins de mal à se départir de ses responsabilités antérieures. En plus il est pour bien des Français moins usé que l’actuel premier ministre, qui n’incarne pas pour beaucoup les valeurs traditionnelles de la gauche. Macron s’en est départi comme on le fait avec un manteau qu’on laisse au vestiaire. Comme il n’a jamais eu de carte au PS, l’ancien banquier ne pourra pas passer pour celui qui a trahi certains idéaux. On a parlé dans la presse de l’expérience que le Palais Matignon confère à ses locataires. C’est à première vue exacte, mais est-ce vraiment ce que recherchent les citoyens ? J’en doute. À l’instar de François Fillon les gens se demanderont pourquoi ils n’ont pas agi autrement lorsqu’ils étaient en fonction. Tout repousser sur le président ne me paraît pas possible dans les deux cas. C’est la raison pour laquelle je crois qu’un candidat moins compromis aura plus de considération auprès des citoyens. Weiterlesen…

Ne vaut-il pas mieux voter pour l’original que pour une copie ? Cette question pourrait-être posée concernant Nicolas Sarkozy. Une fois de plus il espère glaner des voix à l’extrême-droite en faisant de la surenchère populiste. Une attitude à mes yeux insupportable parce qu’elle reflète une attitude opportuniste. Casser du sucre sur les plus faibles, d’autant plus lorsqu’ils ont un teint basané, est une recette pas digne d’un homme qui veut se faire passer pour un démocrate. Je lui reproche de jouer la peur. Clamer à tous vents qu’il rétablira l’autorité de la fonction présidentielle et de l’État est guère crédible lorsqu’on jette un regard en arrière sur son quinquennat. Il est le symbole de l’échec, car il se plie à la volonté populaire sans proposer des alternatives valables. Une fois plus une grosse gueule qui ne fera guère d’effet. Lorsqu’il propose de baisser les impôts, il veut se faire passer pour le père Noël. Un attrape-nigauds qui pourrait plonger encore plus le pays dans la dèche. Ceci en complète contradiction avec les règles fixées par l’UE. Sans parler des restrictions nouvelles envers l’islam et ses fidèles. Ce genre de discours me donne de la chaire de poule, car il démontre une fois de plus la fragilité de la droite démocratique. Il se pourrait bien que Sarkozy soit le fossoyeur de sa formation et ceci, parce qu’il a une seule idée en tête, celle à tout prix de vouloir réintégrer le Palais de l’Élysée. Si j’étais membre de son parti, je préférerais de loin Alain Juppé, qui me paraît être en mesure de réconcilier les Français. Je pense que par les temps qui courent la pondération et l’autodiscipline soient les seuls moyens de venir à bout de la crise. La faiblesse de François Hollande n’est pas celle d’avoir voulu réformer la société, mais l’image d’un homme pas capable de rassurer. C’est justement ce qu’essaie de faire l’ancien président. Il veut monter au créneau comme un coq imbu de lui-même en lançant des phrases vides de sens. Weiterlesen…

Le compte-rendu de l’intervention de Nicolas Sarkozy hier sur TF1 incite à la réflexion. Il met pas sans raisons au pilori le système des grandes coalitions, comme elles existent en Autriche et en Allemagne. Dans ces deux pays nous avons affaire à une opposition tronquée, qui du point de vue parlementaire, n’a pour ainsi dire plus droit à la parole. Cela revient à dire que les gouvernements concernés peuvent faire la pluie et le beau temps. À ce point de vue, je partage ses critiques. Pourquoi ? Parce que les politiques des membres de la coalition se sont adaptées l’une par rapport à l’autre. On veut éviter toutes contradictions et pour y arriver, on se met d’accord sur un minimum de réformes. Pour les citoyens un sentiment de frustration, car il n’y a plus de débats et en fin de compte plus d’alternatives. Et que fait-il dans un tel cas ? Il cherche refuge auprès des édiles des extrêmes, que ce soit à droite ou à gauche. Le résultat de cette situation, est le triomphe du populisme, aussi nauséabond soit-il. Mais comme démocrate, je ne peux pas ignorer les résultats des urnes. Si aucune majorité autre qu’une grande coalition est possible, il faut bien s’y rabatte. En ce qui concerne l’Allemagne, je ne peux pas suivre complètement les critiques du chef du PR. Le cabinet Merkel-Gabriel a effectué de grandes réformes et les a mises en place. Même si les adhérents des deux partis le répètent inlassablement, ces nouvelles ne passent pas auprès du grand-public. Il ne voit qu’au bout de son nez et réagit comme on peut se l’attendre d’une personne qui a peur. La presse a beau répéter que l’avènement au pouvoir des extrémistes pourrait avoir des retombées plus que négatives, il réagit comme un citoyen aillant raz-le-bol. Ce ne sont pas forcément les idées qui le guident aux extrêmes, plutôt les personnalités. Weiterlesen…

Certes, ce n’est qu’un fait divers. La femme de Donald Trump décore depuis peu le Web. On la voit couchée nue sur une peau de bête. Cette photo a été prise avant son mariage avec le magnat de l’immobilier lorsqu’elle n’était pas encore mariée. D’après certains on-dits, ce sont des milieux évangéliques qui ont été à l’origine de cette publication afin de démontrer que celui qui est à la tête des primaires est un émule du diable. Un être amoral sans aucune pudeur. C’est lamentable et démontre à quel point l’investiture vole bas. Que le débat soit à ce point banal ne m’étonne pas, mais il démontre d’une manière flagrante à quel point la société américaine se laisse impressionner par des banalités. La politique, qui devrait être efficace, montre ses aspects mesquins et ceci dans une période des plus troublées, où le raisonnement devrait avoir la priorité. C’est plus qu’inquiétant qu’un guignol, qui se contredit constamment et qui n’y connaît strictement rien aux affaires du monde, ait de grandes chances de se lancer pour les Républicains dans la bataille. Où en est-on ? Dans le marasme le plus complet ? Il n’est dans de telles conditions pas étonnant que certains milieux radicaux, que cela soit de droite ou de gauche, considèrent ces comportements comme étant un signe d’une profonde décadence. Aussi les islamistes partent du principe que l’occident est entrain de capoter, d’où leurs offensives meurtrières à Paris et à Bruxelles. Avons-nous affaire à une société en pleine décomposition ? Est-ce que la vulgarité prend définitivement le dessus ? Où sont restés les gens de raison ? Les intellectuels ? Se se sont-ils retirés dans leur coquille pour ignorer comme l’autruche qui met sa tête dans le sable, ce qui se passe autour d’eux ? Croient-ils qu’en fermant les yeux comme de petits enfants, ils puissent éradiquer ainsi le mal ? C’est ce qu’on pourrait croire en observant ce qui se passe aux États-Unis. J’y vois un grand danger. Les déclarations de Donald Trump en ce qui concerne les attentats sont la démonstration de son ignorance. Weiterlesen…

Hillary Clinton – lady first – et Donald Trump marquent cette nuit leur avance en ce qui concerne les primaires pour les présidentielles. C’était à prévoir. Ce qui prévôt chez moi, c’est tout d’abord l’inquiétude qu’un populiste puisse ravir le pouvoir. Ce n’est pas impossible si on observe ce qui se passe partout en Europe. Les xénophobes ont le vent en poupe, ce qui est très inquiétant. On ne peut qu’espérer que la frustration contre la politique en général, ne s’exprime pas aux urnes. Si c’était le cas, nous pourrions nous attendre à tout. Ne nous faisons pas d’illusions, ces éléments représentent la droite musclée qui n’a que la violence en tête. Il n’y a qu’à suivre la campagne républicaine pour se faire une idée. Qu’un grand parti comme lui puisse se faire ainsi tirer du nez, démontre de la faiblesse. Comme tout le monde devrait le savoir, cette dernière est génératrice de troubles. Lorsqu’une puissance à l’échelle planétaire risque de sombrer dans un tel piège, cela nous regarde tous. Seule la candidate probable des démocrates pourrait lui résister. Sûrement pas un Bernie Sanders, ceci malgré les qualités de son programme. Mais tout est possible. Comme c’est le cas chez les hommes, les peuples aussi ont une tendance suicidaire. Après moi le déluge ! Qu’ils le regrettent ensuite, est du domaine du possible, mais c’est souvent trop tard. Je ne veux pas condamner unilatéralement un caractère impulsif, mais je ne le trouve pas adéquat pour diriger un pays, où tout est une question de doigté. Le moindre mot peut déclencher une avalanche. Chez un Trump, ce serait un très grand danger, ceci sans condamner d’une façon véhémente ses idées intolérantes, envers tous ceux qui ne correspondent pas à sa vision de l’Amérique. Weiterlesen…

Bernie Sanders a gagné l’État du Maine. La preuve que le socialisme à l’américaine suscite encore un certain espoir chez nombre de citoyens qui réclament une plus grande solidarité au sein d’une société qui est égoïste et impitoyable envers les plus pauvres. Une précarité insupportable qui du point de vue européen est une mise en ghetto d’une partie de la population. Lorsque le candidat à la présidence au sein du parti démocrate réclame un peu plus de justice, il devrait être pris au sérieux. Il est pour l’instant guère envisageable qu’il puisse battre Hillary Clinton, mais cette dernière devra inclure dans son programme certaines de ses revendication. Cela reviendra à dire qu’elle se « socialise » plus que c’est le cas maintenant. Cela ne pourrait pas faire de mal aux USA, où le capital a encore toujours le dernier mot et ceci sur le dos d’une frange importante des citoyens. Trop souvent on oublie que l’État a une responsabilité envers tous, qu’il doit être garant d’un certain équilibre. Cela va de l’assurance-maladie à la rente vieillesse. Il est scandaleux que des gens soient obligés de vivre dans la précarité complète parce qu’il n’y a pour ainsi dire pas de filet de retenue. Si c’est cela le symbole de la liberté, il y a de quoi devenir fou. Il est difficile de comprendre que des chrétiens comme les évangélistes par exemple, bafouent à ce point l’évangile. Les républicains de leur côté font tout pour freiner un élan social. Ils le taxent de communisme ! C’est vouloir prétendre que la pauvreté est un péché, que tout le monde en porte la responsabilité individuelle. C’est oublier qu’une société à le devoir de soutenir ses membres les plus vulnérables, que cela plaise ou non. Weiterlesen…