Que ce soit en Syrie où plus de 100.000 enfants sont en danger à l’Est d’Alep ou ailleurs dans le monde, nous sommes confrontés à plus en plus de haine. Que ce soit dans les faits ou dans les actions viles sur le terrain, il y a de quoi désespérer. Où que l’on regarde, des tensions menacent d’éclater. Une dialectique dite musclée qui bannit toute tolérance. Je ne sais pas pourquoi cette vague de violence se fait sentir partout. Cela part des discours des populistes et des islamistes en passant par les décisions désastreuses de certains criminels de guerre. Il n’est pas nécessaire de les nommer. La souffrance des femmes et des enfants ne leur inspire aucune mansuétude, au contraire. On tue, on torture, on élimine tout ce qui pourrait déranger tel ou tel chef d’État. Évidemment au nom de la justice et de l’équité. J’essaie de comprendre quel venin est en train de nous ronger. Il n’y a pour ainsi dire plus aucun lieu, où on pourrait trouver refuge. Ceux qui fuient les horreurs sont souvent mal reçus. Ils font soi-disant peur parce qu’ils sont étrangers. Les religions se terrent de plus en plus dans le fanatisme. On essaie de les manipuler au nom des croyances, de Dieu. C’est très peu reluisant, lorsque l’exclusion se fait au nom de la morale. Où sont passés les intellectuels qui devraient condamner haut et fort de tels agissements ? Ils se sont réfugiés dans un mutisme de mauvais aloi, de peur de s’engager sur une mauvaise voie. Seul le profit semble les intéresser. Cela est évidemment parfaitement abjecte et m’inciterait à les mettre au pilori pour leur manque de courage. Que de couardise dans un tel comportement ! Et L’esprit, qu’il soit saint ou terre-à-terre, il a disparu dans bien des cas. Heureusement qu’il y a quelques exceptions. Ce serait important que les autorités religieuses, comme c’est le cas des Églises allemandes, s’élèvent pas seulement verbalement mais activement contre la xénophobie et le racisme. Il ne suffit pas de pavoiser, il faut agir comme le réclame le Pape François. Weiterlesen

Le problème des enfants traumatisés par la guerre ou par des attentats comme celui de Nice, est une bombe à retardement. Beaucoup parmi eux auront des séquelles psychologiques tout au long de leur vie. Des existences empoisonnées pas des psychoses. Tous ceux qui enseignent en savent quelque chose. Les échecs scolaires sont souvent programmés, la petite délinquance et la dépendance des drogues ou de l’alcool sont les conséquences. Il faut vraiment avoir un caractère de fer pour supporter de telles troubles au cour d’une jeunesse. J’ai connu des adultes qui avaient passé à Auschwitz étant petit. Certains ont pu se débarrasser comme par miracle de leurs cauchemars, d’autres se sentent encore aujourd’hui traqués. Il est certain qu’un suivi psychologique est d’une grande importance, mais il est malheureusement aussi clair, que beaucoup de parents ne mesurent pas l’importance d’une telle thérapie. Ces traumatismes peuvent conduire à une isolation complète, qu’il est difficile de détecter lorsqu’on est pas un psychologue. C’est pourquoi il est d’une importance vitale de prendre en charge ces enfants le plus rapidement possible afin d’éviter le grand plongeon. Si le nombre des attentats augmentaient encore ainsi que les guerres civiles, il est évident que nous nous trouverions devant des problèmes difficiles à gérer. Weiterlesen

Cela n’étonnera personne, l’espoir de survie en Syrie a chuté de 5 ans. C’est peut-être de la statistique, mais cela me fait réfléchir. Les guerres que se livrent les hommes sont dévastatrices et touchent toutes les couches de la population. Une vérité à La Palice me direz-vous, mais elle est bien actuelle. Avec les catastrophes naturelles, comme le tremblement de terre en Italie, il n’y a guère de moyens de s’en préserver. Si nous réfléchissions un peu à ce que peut signifier une guerre, nous n’en serions pas là. Toutes les discussions autour de la paix sont malheureusement inécoutées. Les gens sont sourds lorsqu’il s’agit d’enrayer leur instinct de destruction. Ce sont toujours les autres qui seront les victimes. C’est ce qui disent constamment tous ceux qui prônent la violence. Il est rare que les autocrates qui déclenchent les conflits réfléchissent à la question de savoir ce que cela peut représenter pour leurs peuples. Lorsqu’on voit les prises de vue déconcertantes de ces soldats partant pour la 1ère guerre mondiale, on n’en croit pas de ses yeux. Des jeunes clamant leur joie de pouvoir en découler, de faire subir à l’adversaire une leçon sanguinaire qui le mettra à genoux. Nous savons ce qui s’est passé. Des millions de victimes de tous les côtés. Le résultat ? Des traumatisés ! Lorsqu’on sait qu’en Syrie l’emploi des armes chimiques n’est pas une exception, on peut jauger leur effet mortel. Cela touche des civils qui ne peuvent pas se défendre, souvent même pas fuir l’enfer dans lequel ils se trouvent. Femmes et enfants ne sont pas épargnés. Devant une telle misère la raison d’un conflit s’estompe de plus en plus. Il ne reste plus que le quotidien, qui reflète bien que l’homme se détruit par lui-même et ceci sans une réflexion approfondie. Un réflexe implanté profondément en nous. Weiterlesen

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais un migrant et que je me trouvais en Grèce près de la Macédoine. Que de la boue dans le camp d’Idoméni, que des êtres désemparés qui ont sacrifié tout ce qu’ils avaient pour sauver leur peau. L’espoir de recommencer une nouvelle vie, les a amené à prendre des risques inimaginables, comme ceux de la traversée de la mer d’Égée sur des embarcations bancales. Un exode vers l’inconnu ! Si des fois j’y arrivais tout de même, comment serais-je reçu en République Fédérale ? À côté de beaucoup de citoyens voulant tout faire pour nous recevoir décemment, je ne peux pas ignorer que bon nombre de racistes s’évertuent à mettre le feu à des endroits d’accueil, que l’extrême-droite raciste gagne de plus en plus de terrain. Et malgré tout je ne veux pas entendre parler d’un retour en Turquie. À l’idée d’être à deux pas d’un champ de bataille, où tout a été dévasté, j’ai un sentiment de panique. Que du sang, que des familles déchirées, des orphelins et tout cela parce qu’un autocrate et son clan ne veulent pas entendre parler de démission. Que de la torture dans ses geôles, des exécutions sommaires au nom d’un régime sanguinaire. Et dans tout cela les fous de Dieu, qui massacrent tous ceux qui refusent l’absolutisme d’une religion qu’ils ont dévoyée. Je me réveille en sursaut baigné de sueur. Pour la première fois depuis longtemps je ressens l’exode de ces malheureux, comme un fait qui pourrait m’arriver. Je vis dans un environnement paradisiaque. Autour de moi, une famille intacte, des amis qui feraient tout pour me rendre service, un État qui respecte mes opinions. Tout ce que j’écris, je peux le faire sans contraintes. Je ne risque pas d’être arrêté pour subversion. On respecte mon opinion ! Weiterlesen

La grande offensive menée par Bachar el Assad et ses amis russes, a incité les représentants de l’opposition syrienne a quitter la conférence de Genève. Dans un même temps, des pays comme l’Allemagne, la Grande Bretagne ou les USA, se sont engagés à allouer une somme de plus de 9 milliards de dollars, pour donner une aide humanitaire directe au millions de personnes qui souffrent de la disette. Mais en fin de compte ce n’est qu’une goutte d’eau dans L’océan par rapport à la situation actuelle. Avec les bombardements continuels, il est impossible de sauvegarder une infrastructure ou ce qui en reste. Puis il y a le chômage, qui touche de plus en plus de monde. D’innombrables enfants ne vont plus à l’école. Un désastre complet qui ne risque pas de s’atténuer. 13,5 % de la population vit dans la vulnérabilité ; 4,6 essayent de trouver refuge en Turquie ou ailleurs. C’est dire que le flot de migrants est loin d’être freiné. Il y aura encore dans un proche avenir des morts noyés en Méditerranée. Puis pour ceux qui ont atteint la Grèce, l’exode continuera. Malgré les restrictions décidées par certains gouvernement, comme ceux de l’Autriche, d’Allemagne ou de la Suède, je ne vois pas ce qui pourrait retenir des gens désespérés à tenter leur chance. Ils n’ont plus rien à perdre. Ils feront tout pour pouvoir s’établir et travailler en Europe. La Chancelière n’a pas tort, lorsqu’elle préconise que la priorité absolue de la politique serait de mettre un terme aux hostilités. C’est vite dit, mais sur le terrain ce n’est qu’un vœux pieu. Ce sont des clans qui s’entre-tuent, des ressortissants d’ethnies différentes. La main de fer du parti Baas, qui pendant des décennies a imposé la paix aux Syriens, a dû lâcher prise. La dictature ne contrôle plus qu’une partie du territoire. Pour ne pas sombrer complètement, elle n’hésite pas de tuer des compatriotes. La violence issue de Bachar el Assad, ne recule devant rien. Elle a transformé un pays, une fois prospère, en terre brûlée et ceci à cause d’un individu qui refuse de se retirer. Weiterlesen

L’EI a fait éclater des bombes à Damas. Cinquante personnes ont trouvé la mort. Le régime de Bachar el-Assad pilonne des régions entières et tue d’innombrables citoyens. Des villes sont assiégées où règne la disette. L’horreur est quotidienne, les adversaires n’arrivent pas à se démarquer. Un statu quo sanguinaire qui peut durer encore longtemps. Malgré cette situation, les parties concernées se sont retrouvées à Genève dans l’espoir de trouver une issue à ce malheur. Elles ne s’assiéront pas autour d’une table, mais négocieront par personnes interposées, si elle ne quittent pas avant la conférence. Tant que le dictateur est présent, il ne faut pas s’attendre à un miracle. Sa soi-disant lutte qu’il dit mener contre le terrorisme, est un sauve-qui-peut de son clan. Il en va uniquement du de l’influence de sa famille. L’opposition est plus que divisée et ne peut pas être considérée comme représentative. L’EI n’est pas présent, ce qui rend caduque toutes solutions. Dans l’état actuel de la guerre civile, il est quasi impossible d’entamer un dialogue avec les fous de Dieu, qui n’hésitent pas à tuer des innocents partout dans le monde. Tant qu’il étend son influence sur des pays comme l’Irak ou la Libye, il ne peut pas être considéré comme une force régionale. De là tout le dilemme où se trouvent les négociateurs à Genève, que ce soit les américains ou les russes. Il est évident que personne ne veut parler avec les dirigeants de l’EI. Cela leur donnerait une légitimité qui ne leur est pas due. Même si par miracle un accord pouvait être conclu, il serait bancal. Le conflit continuerait à apporter son lots de victimes innocentes. Je ne suis pas un militariste, mais la logique me dit, que sans une victoire sur le terrain contre les islamistes, rien ne pourra se faire. Ceci même si Bachar el-Assad décidait de quitter le pouvoir de son propre gré, ce qui n’est pas à prévoir. Weiterlesen

La realpolitik revient au pas de course après les attentats de Paris. Lutter contre l’EI sans la participation de la Russie de Vladimir Poutine n’est tout simplement pas possible. C’est la raison pourquoi le Président Hollande a dû faire volte-face et mettre ses ressentiments en sourdine. Pour rendre encore plus efficace les bombardements sur les positions de Deach, la France est obligée de coordonner ses attaques avec les USA et en fin de compte avec Moscou. Il est évidant que les moyens de l’armée française sont limités. Après l’engagement en Afrique, en Afghanistan, voilà la Syrie et l’Irak qui deviennent prioritaires. L‘ Europe n’a pas encore réalisé entièrement l’importance géopolitique de ce qui se passe au Proche et Moyen-Orient. Pour notre continent la guerre qui s’y déroule est bien plus significative pour notre stabilité que dans d’autres lieux dans ce monde. François Hollande a parfaitement raison lorsqu’il appelle à la raison. Personne ne peut dire que les événements actuels ne nous concernent pas, au contraire. Lorsqu’on nous attaque sur notre territoire, c’est un guerre. On a beau tourner autour du pot ! Il en va de notre manière de vivre, de concevoir la société. Je n’irai pas jusqu’à comparer la bataille de Poitiers en 732 aux événements actuels et le Président à Jacques Martel, mais la démarche n’est pas si différente. La campagne que mènent les fous de Dieu est avant tout stratégique. Il s’agit de nous déstabiliser et permettre ainsi aux minorités musulmanes qui habitent chez nous de gagner de l’influence. Aller prétendre que l’installation d’un califat est possible, tient du délire. Mais les coups de boutoirs que Deach nous assènent, auront des conséquences profondes sur notre société, si nous ne réagissons pas rapidement et ceci d’une manière impitoyable. Weiterlesen

Sur le terrain l’intervention russe en Syrie n’a pas fait évoluer la situation. L’IS n’a pas été affaibli. Seul Baschar el-Assad profite de cet engagement. Cela me donne des cauchemars, d’autant plus que chaque jour supplémentaire de guerre civile incite les populations à se réfugier en Europe. Entre l’effet médiatique et la réalité stratégique, il y a un grand fossé. Ne nous faisons pas d’illusions, sans la participation de troupes au sol, rien ne bougera. Jusqu’à présent les bombardements ont touché avant tout des innocents. Bien sûr, il y a des positions armées des fous de Dieu qui ont été détruites, mais la force militaire de ces rebelles n’en est pas moins encore plus que virulente. Vouloir mener le combat contre des guérilleros avec des armes conventionnelles est plus ou moins une hérésie. L’exemple de l’Afghanistan en est la preuve. Nous assistons malgré des années de guerre à une recrudescence des talibans. Ces derniers attaquent et se retirent instantanément dans des régions montagneuses, hostiles à toute intervention classique. Il y a en plus la détermination des combattants à sacrifier leur vie et ceci sans compromis. Comment vouloir arrêter des personnes qui sont prêtes à se laisser sauter ? La motivation des soldats venant d’ailleurs ne fera jamais obstacle au fanatisme. On est sur une longueur d’onde totalement différente. Je doute que les forces russes en Syrie aillent au-delà de l’engagement actuel. Vladimir Poutine a obtenu ce qu’il voulait: le renforcement de son implantation dans cette région, qui a pour but de redonner à son pays un poids politique au niveau internationale. Weiterlesen