L’artiste germano-syrien Manaf Halbouni a dressé au centre de la ville martyre de Dresde trois bus, comme ceux qui servaient de barricade contre les tirs des snipers à Alep. Cela n’a pas été du goût de l’extrême-droite, qui chaque lundi a pris part aux cortèges xénophobes du Pegida. Les länder de l’ex-RDA ont un problème néonazi. Avant la chute du mur der Berlin, il existait en République populaire des éléments qui vénéraient le 3ème Reich. Le Stasi était au courant ; même plus il les soutenaient voulant prouver ainsi, qu’ils étaient téléguidés par le gouvernement fasciste de Bonn. On était en pleine guerre froide et tous les moyens étaient bons pour dénigrer l’adversaire. Dès 1990 j’ai tourné dans ce milieu et ait pu m’apercevoir à quel points certains jeunes étaient endoctrinés. Après l’effondrement du régime de la RDA, ils étaient comme perdus. Plus d’organisation de jeunesse qui les prenaient en charge dans les quartiers stériles que le régime avait érigé. Ils étaient un peu comme les cités-dortoirs autour de Paris. Très rapidement ces éléments, qui étaient constamment sous contrôle, étaient comme perdus. Ils étaient au fond d’eux-mêmes tout à fait incapable de gérer eux-même leur existence. Ils avaient la nostalgie du totalitarisme, peu importe la couleur, qui d’après-eux leur donnait un certain sentiment de sûreté. Ces personnes sont devenues adultes et ne sont pas délestées de leur idéologie. Dresde n’est sûrement pas dans son ensemble néonazie, mais les hordes brunes qui la hantent, lui confèrent une mauvaise réputation. Du 13 au 15 février 1945 l’aviation américaine et anglaise détruisit presque entièrement la ville. Les assaillants utilisèrent principalement des bombes incendiaires ou à fragmentation entraînant le mort de près de 25.000 habitants. Le but était de toucher la population civile que les alliés rendaient responsables d’avoir soutenu aveuglément Hitler.

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Que diront les rats de bénitiers après l’attaque d’une école du Nord de la Syrie qui a causé la mort de 22 enfants et de 6 enseignants ? Diront-ils que c’est regrettable mais qu’ils n’en ont rien à faire. Je veux parler des chrétiens qui se déclarent être des sympathisants du FN, ceux qui veulent soi-disant sauver nos valeurs. Des personnes allant régulièrement à l’église, mais voulant totalement ignorer ce que l’Évangile nous commande de faire : aimer autrui autant que soi-même. Essayez donc d’imaginer le calvaire de ces populations ? Cela gêne évidemment lorsqu’on a plutôt tendance à vouloir envoyer tous ceux qui nous dérangent au diable. C’est évidemment les étrangers dont il est question ! En pensant ce soir aux familles touchées par ce drame, je ne peux que saluer l’éthique d’Angela Merkel, qui ignorant les contraintes électorales, se doit comme chrétienne avant tout d’être charitable. J’en veux à tous ces pharisiens qui osent critiquer une attitude chrétienne. La parole du Christ est-elle mise en doute ? Ces gens me font honte ! Bien au chaud dans leur petit confort bourgeois, ils osent donner des leçons de civisme. Où est passé l’esprit de la Résistance, qui préconisait avant tout la solidarité ? Lorsque je vois à quel point l’esprit républicain est mis à mal, j’en ai la nausée. Inutile de d’afficher avec des cocardes tricolores, lorsqu’on ignore la Charte des droits de l’homme issue de la Révolution ! Encore plus de chanter la Marseillaise ! Et dire que la France était une terre d’accueil, un pays généreux pour qui l’aide était la chose la plus normale du monde. Mais ce n’est pas seulement un phénomène français. Où que l’on regarde en Europe, il y a de plus en plus de haine. Dans ce bourbier, je salue l’attitude généreuse du Pape François, qui condamne le manque d’humanité d’un grand nombre de soi-disant croyants. Lorsqu’on est confronté à la vague xénophobe de la Pologne, de la Hongrie ou ailleurs, il est permis de se demander ce qui a pu provoquer ce décalage entre l’écriture et les faits ? Est-ce la peur ? Est-ce l’égoïsme ? Weiterlesen…

Au fond il ne faudrait pas écrire une ligne sur le mouvement à tendance xénophobe du Pegida. C’est leur faire de la pub. Mais il serait aussi vain d’ignorer de tels agissements qui mettent en danger la démocratie. En rejetant ce qui se passe chaque lundi à Dresde et dans d’autres villes, la presse essaie de faire prendre conscience aux citoyens que lorsque la haine est en jeu, tous arguments, aussi sensés soient-ils, ne sont pas pris en compte. Depuis une année ce mouvement est devenu plus radical dans ses propos racistes. Il s’attaque aussi aux politiciens qu’ils considèrent comme des traîtres. Dans le collimateur sont en particulier la Chancelière et le président du SPD, Sigmar Gabriel. 15.000 supporteurs d’extrême-droite contre le même nombre d’opposants ont occupé la ville. Il y a eu des échauffourées mais sans conséquences dramatiques. Cela aurait pu être autrement. Ce qui est déconcertant, c’est le fait que de « braves citoyens » suivent comme des moutons ce que des néonazis leurs dictent de faire. Ils ont beau déclarer qu’ils ne sont pas de ce bord, mais ils lui donnent leur aval. C’est exactement le même schéma de ce qui s’est passé dans les années 20, où le peuple était de plus en plus aveugle. Des personnes correctes et honnêtes se sont mutées en félons. Ce sont elles qui ont donné à l’antisémitisme sa légitimation. Ils ont beau avoir déclaré à la fin de la seconde guerre mondiale, qu’ils ont été trompés, mais les faits restent. Sans eux il n’y aurait pas pu y avoir de camps de concentration et ses millions de morts. Si on prétend que c’étaient des assassins, ils vous rétorqueront, que c’était les autres. Eux se targuent de garder une veste blanche, malgré que leurs mains remplies de sang, de tous ceux qu’ils ont mis verbalement au pilori. Weiterlesen…