Hier a eu lieu un remaniement gouvernemental. Le nouveau ministre des affaires étrangères est Jean-Marc Ayrault, l’ancien premier-ministre. Il est de formation germaniste et parle parfaitement la langue de Goethe. Il s’est toujours intéressé aux relations franco-allemandes et les considère comme étant la pierre d’achoppement de l’Union Européenne. Avec sa nomination il serait souhaitable que des solutions soient trouvées pour sortir de la crise dans laquelle est plongée l’UE. Partout des euro-septiques qui menacent de faire bande à part, des populistes qui montrent leurs biceps, des détracteurs qui prônent le nationalisme. Avec Jean-Marc Ayrault nous avons affaire à un homme qui soutient de toutes ses forces le grand projet continental. Il ne fait aucun doute qu’il se lancera dans la mêlée, non seulement pour sauver ce qu’il y encore à sauver, mais pour faire évoluer l’Europe toute entière dans un esprit de solidarité. Il est personnellement un réaliste, mais pas seulement un pragmatique sans cœur. Il a des idées qu’il voudrait voir réalisées. C’est avant tout dans le couple franco-allemand, qu’il voit une chance de reprendre du poil de la bête. Ses relations étroites avec bon nombre de responsables germaniques peuvent être la clef de nombreuses solutions concernant l’UE dans son ensemble. Il est à prévoir qu’il mettra toute sa force afin de resserrer encore plus l’amitié existante. Cela permettrait aux partenaires de prendre des initiatives indispensables afin de faire bouger les choses. Il est un chaud partisan d’un système plus démocratique. Il a toujours condamné l’autocratie de Bruxelles et prôné plus de droits pour le parlement européen. L’arbitraire de la commission et des autres institutions est pour lui un frein, qui déboute bien des citoyens. Un grand nombre d’entre-eux rejettent le grand projet européen, parce en ce qui concerne le Brexit. Weiterlesen
Kategorie: Pierre´s Meinungen
La gauche de la gauche
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2017. Il n’a pas attendu qu’il y ait des primaires. Son programme sera anti-européen et aura un relent de populisme. On est loin du temps où les formations de gauche réussissaient à parler d’une même voix. Ce qui se passe là est désolant, parce ce que une telle attitude ne tient pas compte de la situation actuelle, où l’intolérance devient étouffante. Au lieu de nous tirer dans les pieds, une démarche commune serait vitale. Cela ne veut pas dire de vouloir tout aplanir. Les partis doivent garder leur personnalité, se battre pour leurs convictions, mais dans un contexte qui encourage la discussion, non pas la division. François Mitterrand l’avait bien compris. L’union de la gauche a été réalisée au niveau institutionnel. Il a été possible de former un gouvernement dans lequel aussi les communistes avaient leur place. Les valeurs sociales étaient mises au premier rang d’une démarche commune. Lorsqu’on voit les problèmes auxquels sont soumis les citoyens dans un contexte économique tendu, il serait temps de se poser des questions fondamentales. Comme celles de savoir comment faire redémarrer la machine industrielle, sans pour autant étouffer les ouvriers et les employés, lutter contre un chômage qui gagne en particulier les jeunes ? Ce sont des questions fondamentales qui ne peuvent pas être répondues à coups de gueule. Cela demande une indépendance d’esprit, que n’a pas le dogmatique Mélenchon. Il se situe encore dans une politique ringarde qui n’a plus lieu d’être. Ses solutions sont d’un autre temps. Il ne s’agit pas de pénaliser une partie de la population au profit d’une autre. De faire payer un peu plus les riches est une chose, de les mettre sous tutelle une autre. C’est le débat actuel aux USA, où le démocrate Bernie Sanders a le vent en poupe en sommant les plus privilégiés à partager leurs bien avec tous ceux qui vivent dans la précarité. Je suis certes pour une telle démarche, mais à condition qu’elle n’étouffe pas la poule aux œufs d’or. Weiterlesen
Le verdict du New Hampshire
Les primaires ont eu lieu hier dans le New Hampshire. Chez les démocrates, le socialiste Bernie Sanders a gagné. Hillary Clinton n’a remporté que 40% des suffrages, ce qui peut être considéré comme une cuisante défaite. Dans le camp républicain, Donald Trump empoche près de 35% des voix. Ces résultats font réfléchir. Ils ont été obtenus dans un petit état de la côte Nord-Est des États-Unis. D’habitude un fief plus ou moins libéral de ce grand pays. C’est ce qui rend les résultats assez représentatifs pour ce qui se passe outre-atlantique. Une polarisation des extrêmes, rejetant tous compromis. Les candidats modérés de part et d’autres, doivent rempiler. Les voix prônant un peu plus de retenue, sont tenues en échec par des points-de-vue populistes. Bernie Sanders fait de la surenchère en esquissant un projet social-démocrate, où les plus nantis seraient forcés de passer à la caisse. Une option que Madame Clinton a du mal à avaler. Il est évident qu’elle dépend de plus en plus du capital et qu’elle ne veut pas offusquer ses bailleurs de fonds. Elle-même appartient à l’establishment. Elle et son mari ont amassé une fortune considérable après les huit ans passés à la Maison Blanche. Cela ne plaît évidemment pas aux personnes qui vivent dans des conditions frisant la précarité. Le langage égalitaire de son concurrent, porte ses fruits. Il est évidemment que les USA doivent dans le domaine social remettre tout en question. Il est nécessaire que la politique n’ignore plus les réalités sociaux-économiques. Nous trouvons face-à-face à deux modèles de société. Celui de Monsieur Trump, mais aussi celui de Hillary Clinton, face à celui d’une gauche libérale qui désire lutter pour plus d’égalité. D’un côté le pouvoir de l’argent, de l’autre tous les laissés pour compte qui ne savent souvent pas comment survivre. Avec sa croisade pour plus de justice, Bernie Sanders séduit bien des électeurs. Mais réussira-t-il à rassembler une majorité en novembre de cette année ? J’en doute malheureusement et ai peur que des extrémistes de la droite populiste du parti Républicain puissent faire la mise. Weiterlesen
Kulturland Syrien
Mehr als vier Millionen Syrer (mediendienst-integration.de) sind vor dem Gemetzel des Bürgerkriegs in ihrer Heimat ins Ausland geflohen, während in Syrien selbst bis acht Millionen weitere Menschen auf der Flucht sind – bei einer Einwohnerzahl von rund 21 Millionen. Es ist die größte Flüchtlingsbewegung eines Einzelkonfliktes seit Jahrzehnten.
Seit Ausbruch des Bürgerkrieges im März 2011 bis Juli 2015 kamen mehr als 120.000 Syrer nach Deutschland. Allein im Januar 2016 kamen aus Syrien 27.146 Menschen (bamf.de).
Zehntausende von ihnen wollen hier bleiben; sie haben die Hoffnung auf eine Besserung der desolaten und lebensbedrohlichen Lage in Syrien in absehbarer Zeit aufgegeben. Die Frage, wie erfolgreich sich diese entwurzelten Menschen in unsere Gesellschaft integrieren werden, hängt eng mit ihrem Bildungsgrad zusammen.
Und der ist bei den meisten Syrern recht gut. Noch! Syrien galt bis zum Ausbruch des Bürgerkrieges als Bildungsvorzeigeland der arabischen Welt. Die regierende Baath-Partei des Präsidenten Baschar al-Assad sorgte für eine vergleichsweise säkulare Kulturpolitik. Es besteht Schulpflicht für alle Kinder zwischen sechs und 15 Jahren. Die tatsächliche Einschulungsrate der Mädchen vor dem Krieg lag bei 98 Prozent, die der Jungen bei 99 Prozent. Mehr als zwei Drittel der Kinder besuchten hiernach weiterführende Schulen.
Das syrische Bildungssystem in Schulen und Universitäten ist an das alte französische angelehnt. Die Franzosen hatten zwischen 1922 und 1943 ein Völkerbundmandat für Syrien und in diesen Jahren das Land stark geprägt. Die Analphabetenrate junger Syrer liegt bei nur fünf Prozent. Englisch und Französisch sind Pflichtfächer in den Schulen. In Damaskus, Homs, Aleppo und Latakia gibt es staatliche Universitäten – die auch Deutschkurse anbieten -, dazu eine Vielzahl privater Hochschulen.
Doch es gibt auch Schattenseiten. Eine Studie des Kinderhilfswerkes Unicef fand vor dem Bürgerkrieg heraus, dass die Prügelstrafe – ungeachtet des gesetzlichen Verbotes – immer noch in syrischen Schulen verbreitet ist. Im September 2010 stellte eine unabhängige Internetplattform ein zweieinhalbminütiges Video ins Netz, das zeigt, wie einige syrische Grundschüler von Lehrerinnen mit Lederriemen und Rohrstock geschlagen werden.
Es kam zu einer Welle der Empörung. Angeblich wurden die Lehrerinnen entlassen. Nach Angaben von Kritikern hinkt in Syrien die Ausbildung angehender Lehrer und Lehrerinnen internationalen Standards hinterher.
Der Bürgerkrieg hat die Situation der syrischen Schüler dramatisch verschlechtert. Die Lage ist so katastrophal, dass befürchtet wird, Syrien könne in Sachen Schulbildung eine gesamte Generation verlieren. Wie syrische Lehrkräfte und Schulleiter von Human Rights Watch mitteilen, nehmen nicht einmal mehr halb so viele Kinder am Unterricht teil wie vor dem Krieg – und es werden immer weniger. In jenen Gebieten, die vom „Islamischen Staat“ kontrolliert werden, für welchen westliche Bildung „Teufelswerk“ darstellt, ist die Teilnahme am Unterricht vor allem der Mädchen sehr stark eingeschränkt. Abertausende Schulen sind bereits in den Kämpfen zerstört oder von den jeweiligen Kriegslagern zu Stellungen, Lazaretten oder Flüchtlingslagern umfunktioniert worden.
Auch nehmen die Kriegsparteien immer wieder Schulen ins Visier, in denen sie Gegner vermuten. Zahllose Kinder sind bei diesen Angriffen ums Leben gekommen. Zudem hat die syrische Regierung, die ums Überleben kämpft, überall Spitzel an den Schulen platziert, die Schüler und Lehrer auf ihre Regimetreue aushorchen. Besteht ein Verdacht, verschwinden Menschen.
Auf diese Weise herrscht eine Kultur der Angst an den verbleibenden Schulen: Vor den Schergen des Regimes und vor militärischen Angriffen. Psychische Belastung und Traumatisierung wirken sich massiv auf die Lernfähigkeit der Kinder aus.
Die Kinder fürchten bereits den gefährlichen Schulweg. Nach Angaben der Organisation Save the Children Schweiz sei die Einschulungsrate in der zweitgrößten syrischen Stadt Aleppo auf nur noch sechs Prozent gesunken. Insgesamt weise das einstige Vorzeigeland Syrien mittlerweile eine der schlechtesten Einschulungsraten weltweit auf. Viele der kleinen Schulabbrecher müssen arbeiten, um das Einkommen der Familie aufzubessern.
Für die Bundesrepublik wird es zu den Hauptaufgaben gehören, syrischen Kindern die verlorenen Bildungschancen zurückzugeben.
La haine militante !
Comment dissuader des jeunes à ne pas rejoindre les rangs de Deach ? Comment leurs expliquer qu’il faut avant tout défendre nos valeurs ? Qu’elles sont-elles ? Il faut malheureusement reconnaître que nos démocraties battent rudement de l’aile. Que les pots de vins et l’arbitraire prennent de plus en plus d’ampleur. Nous nous trouvons dans un état de décadence qui fait mal. Où on regarde, que de la magouille. Dans de telles conditions il n’est pas étonnant que les jeunes soient désorientés. Ils ressentent cet état des lieux à leur propre dépend. Que cela concerne leur formation ou l’entrée dans le monde du travail, les conditions de réussite se sont fortement amenuisée du fait de la situation économique. Ils sont souvent au chômage et risquent de le rester longtemps. Ce sont évidemment les plus défavorisés qui sont les plus touchés. Souvent des personnes issues de l’immigration. Allez leur dire qu’il faut dans de telles conditions absolument défendre un système qui les discrimine ? Ils préfèrent trouver des solutions radicales, celle de la haine militante par exemple. L’engagement islamique leur donne une structure que notre société, vouée au culte de l’argent, n’est pas en mesure de leur donner. C’est là que le bât blesse. La discrimination qu’ils subissent les contraint à rechercher des solutions violentes. Bien sûr, la très grande majorité d’entre-eux ne recourt pas aux armes, mais le virus de l’intolérance est de plus en plus virulent. Ils veulent se détacher d’un contexte qu’ils ressentent comme leur étant hostile. Les règles très strictes de la religion, leurs donnent un cadre dans lequel ils peuvent évoluer, sans être écarté. Un dogme inamovible qui ne laisse pas place à l’improvisation. Même s’il est d’une sévérité draconienne, ils ont l’impression d’être guidés. Weiterlesen
Le Nord et l’islam
Que de couacs à la neuvième rencontre annuelle des musulmans du Nord. Des orateurs extrémistes, qui avaient été invités, ont été refoulés. Des antisionistes, des fondamentalistes, des sympathisants de l’extrémisme religieux qui ne pouvaient pas avoir leur place dans un tel forum. Après ce qui s’est passé en France, cela aurait été un affront. Était-ce naïf de la part des organisateurs ou de la provocation de les avoir invité ? Lorsque les religions prennent un tel ton, cela me rebute. Je ne vois aucune raison de verser de l’huile dans le feu, d’autant plus que les tensions sont de plus en plus violentes entre les têtes brûlées de l’extrême-droite et ceux qui se réclament de l’islamisme. L’universitaire Tariq Ramadan, un des invités, a condamné toute forme de terrorisme et a réclamé des participants qu’ils prennent une position nette contre de tels méfaits. Il a raison ! En cautionnant par une attitude laxiste ce que certains nomment une lutte équitable, ils se rendent complices d’assassins. Vouloir prétendre qu’ils agissent au nom du Coran, est un péché. Non, ceux qui par les armes veulent imposer la charia ou toute autre forme de fondamentalisme, agissent contre l’écriture sainte. Je vois pas pourquoi certains imams cherchent à minimiser ce problème idéologique. Notre société occidentale et l’islam feraient bien de se remettre en question. Au lieu de proférer des slogans agressifs, ils feraient mieux de définir une vie commune. Cela revient à dire qu’ils est indispensable de faire ressortir tout d’abord les point où il y a convergence. Ensuite de remettre en question tous les dogmes, peu importe d’où ils viennent. Il serait important de faire comprendre aux gens, qu’ils sont qu’une manière d’agir mais non pas la croyance. Weiterlesen
Pegida à l’offensive
Lorsque Frauke Petry, la cheffe du parti d’extrême-droite AfD en Allemagne, appelle de ses vœux que la police fasse le carton sur des réfugiés, si ceux-ci ne réagissent pas aux sommations aux frontières, elle sait qu’une partie de la population souhaite de même. Le virus raciste gagne de plus en plus de citoyens. Il est devenu virulent grâce au mouvement anti-musulman Pegida, qui a vu le jour à Dresde. Hier il a incité tous ceux qui veulent défendre les valeurs occidentales à se rassembler partout en Europe. Le nombre des manifestants a été plutôt modeste. Cela ne veut pas dire que ses idées perdent du terrain. L’Europe toute entière se tourne vers les populistes. Ce phénomène est dû au déclin des formations traditionnelles qui peinent de plus en plus à trouver des solutions face aux problèmes qui nous assaillent. Il est vrai que la situation est si complexe, que des réponses simples ne peuvent pas être prononcées comme le fait le Pegida ou l’AfD. Le même problème a lieu avec le FN en France. Les simplificateurs on donc le vent en poupe, car la critique acerbe est plus commode que la recherche de moyens concrets pouvant remettre le bateau à flots. Les gens ont perdu patience, ce qui n’arrange pas les choses. Ils veulent qu’il se passe immédiatement quelque chose. Si cela est impossible, ils préconisent la politique du coup de poing, de la ratonnade et du mépris. C’est leur soupape de sécurité. Weiterlesen
Et ceux qui quittent le bateau ?
La grande offensive menée par Bachar el Assad et ses amis russes, a incité les représentants de l’opposition syrienne a quitter la conférence de Genève. Dans un même temps, des pays comme l’Allemagne, la Grande Bretagne ou les USA, se sont engagés à allouer une somme de plus de 9 milliards de dollars, pour donner une aide humanitaire directe au millions de personnes qui souffrent de la disette. Mais en fin de compte ce n’est qu’une goutte d’eau dans L’océan par rapport à la situation actuelle. Avec les bombardements continuels, il est impossible de sauvegarder une infrastructure ou ce qui en reste. Puis il y a le chômage, qui touche de plus en plus de monde. D’innombrables enfants ne vont plus à l’école. Un désastre complet qui ne risque pas de s’atténuer. 13,5 % de la population vit dans la vulnérabilité ; 4,6 essayent de trouver refuge en Turquie ou ailleurs. C’est dire que le flot de migrants est loin d’être freiné. Il y aura encore dans un proche avenir des morts noyés en Méditerranée. Puis pour ceux qui ont atteint la Grèce, l’exode continuera. Malgré les restrictions décidées par certains gouvernement, comme ceux de l’Autriche, d’Allemagne ou de la Suède, je ne vois pas ce qui pourrait retenir des gens désespérés à tenter leur chance. Ils n’ont plus rien à perdre. Ils feront tout pour pouvoir s’établir et travailler en Europe. La Chancelière n’a pas tort, lorsqu’elle préconise que la priorité absolue de la politique serait de mettre un terme aux hostilités. C’est vite dit, mais sur le terrain ce n’est qu’un vœux pieu. Ce sont des clans qui s’entre-tuent, des ressortissants d’ethnies différentes. La main de fer du parti Baas, qui pendant des décennies a imposé la paix aux Syriens, a dû lâcher prise. La dictature ne contrôle plus qu’une partie du territoire. Pour ne pas sombrer complètement, elle n’hésite pas de tuer des compatriotes. La violence issue de Bachar el Assad, ne recule devant rien. Elle a transformé un pays, une fois prospère, en terre brûlée et ceci à cause d’un individu qui refuse de se retirer. Weiterlesen