Un tiers des bénéficiaires de l’aide au logement ont un emploi, mais vivent en-dessous du seuil de la pauvreté. C’est une réalité dure à comprendre. Pour eux une baisse de 5 euros par mois des subsides accordés par l’État n’est pas une bagatelle. Je ne vais pas vous assommer avec des chiffres que vous pouvez obtenir en cliquant sur le lien du Monde. Je veux bien plus essayer de me rendre compte ce que la précarité peut représenter pour les uns et les autres. Cette baisse, qui semble à première vue modeste, équivaut en fait à deux à trois petits déjeuner en moins pour un enfant de parents dans le besoin. Lorsqu’on est confronté au luxe, tout cela nous paraît très abstrait. Mais c’est justement avec de telles sommes, qu’il est possible de se rendre vraiment compte de la situation dans bien des cas. En vingt ans les demandeurs d’allocations ont presque doublé. Sans elles ces personnes seraient dans la rue. Cette baisse permettrait à l’État d’économiser 32 millions par mois. Le but qu’il s’est fixé est de maintenir les déficit au-dessous de la barre des 3% du PIB. Weiterlesen…

Emmanuel Macron a perdu 10 points et se retrouve à 54% d’approbation, ce qui n’est pas si mal. Finis les rêves ! De croire qu’il est possible de remettre le pays sur les rails sans se serrer la ceinture tient de l’utopie. Il était à prévoir que le budget soit mis à l’épreuve. Dans toutes les familles, il est tout à fait naturel, que le ministre du budget, que ce soit la mère ou le père peu importe, retourne chaque euro dans sa main afin de savoir s’il est bon de le dépenser ou non. Une fois ou l’autre il faut trouver de nouvelles solutions afin de minimiser les frais courants, qui dans la règle sont trop élevés pour la qualité de vie qu’ils offrent en contrepartie. Tout cela est une question de mobilité, mais comme nous détestons l’imprévu, tous changements nous semblent suspects. Parfois nous préférons garder le statut quo, même si nous savons qu’il peut nous mener à la perte. C’est une des causes les plus courantes de la faillite, celle de ne pas prendre le taureau par les cornes pendant qu’il en est encore temps. Il en va aussi des gouvernements successifs qui ont été à la tête de la France. Comme au sein de la famille, il n’est pas aisé de reconnaître qu’il faut économiser afin de pouvoir survivre. Le Président a raison de procéder d’une manière franche lorsqu’il dit qu’on ne peut pas dépenser l’argent qu’on n’a pas. Pour activer la relance il est forcé de rééquilibrer peu à peu le budget. Plus il y a des intérêts à payer, plus il est illusoire d’investir plus dans l’économie. Mais il faut aussi reconnaître que nous nous trouvons dans un cercle vicieux. Si nous ne réussissons pas à donner un coup de fouet à l’industrie, les entrées fiscales stagneront ce qui ne peut qu’être néfaste pour un nouveau départ. De l’autre qui sera disposer d’investir tant qu’il n’y aura pas de nouveaux signaux ? Weiterlesen…

L‘œil rivé sur les statistiques du chômage… Il y a de quoi devenir dingue ! Sans boulot, dodo, c’est ce que doit se dire, Mireille, Ahmed ou Georges, Malgré la relance économique, cela n’a pas encore d’incidence sur le marché de l’emploi. C’était à prévoir avant les décrets du travail. Quel entrepreneur prendrait des risques avant d’avoir cartes sur table. Et pour tout arranger, on entre en pleine de période de vacances. Soyez-donc honnête, auriez-vous pris dans de telles conditions de tels engagements ? Comme on le souffle dans les milieux économiques, l’effet Macron commencera à être perceptible au début de l’automne. Puis il y a encore une chose. Si j’avais des allégements en tant que patron en ce qui concerne le licenciement de mes employés, j’essayerais de réfléchir, où je pourrais éventuellement rationaliser. Car dans l’état des choses actuelles, tout est probablement gelé. Un exemple : j’ai un magasiner de trop dans mon entrepôt. Grâce à mon nouveau programme informatique il peut gérer le stock bien plus aisément. Tout ce qui sort et entre est automatiquement enregistré par scanner. Les commandes de pièces détachées se font dès qu’une cote est atteinte sans une intervention manuelle. Donc je paie un employé de plus, où je n’en ai pas besoin. Par contre il me manque un manutentionnaire dont le rôle est de charger et de décharger les camions. Vous me direz, pourquoi ne demande t-il pas au magasinier de faire ce job ? Premier obstacle, il faut être jeune et en bonne constitution. Le deuxième : un manutentionnaire est moins payé. Je serais parfaitement débile de me précipiter et d’embaucher sans plus de précisions. Je pense que je touche là à un problème qui pourrait se multiplier ces prochains temps. Certains patrons essayent de se débarrasser de collaborateurs plus âgés car ils coûtent plus, ayant souvent touché des primes d’ancienneté et d’autre part parce qu’un être usé n’est plus si fiable. Weiterlesen…

Myriam El-Khomri, la ministre du travail, montre de la sympathie pour les thèses du Medef, ce qui provoque la ire des syndicats en ce qui concerne la nouvelle loi du travail. Qu’en va-t-il ? D’après le projet, il serait prévu de donner aux entreprises plus de libertés en ce qui concerne les contrats passés avec le personnel. Ceci, si accords n’ont pas été conclus par branches d’activité. Je comprends le point de vue des chefs d’entreprises, ayant pour but d’obtenir plus de liberté vis-à-vis des lois du marché. Cela implique une marge de manœuvre plus grande en ce qui concerne le temps du travail, les licenciements pour causes structurelles et finalement les salaires. Cela entraînerait fatalement des conditions plus précaires pour les salariés. Mais lorsque le chômage sévit, toutes tentatives pour provoquer la relance doivent être considérées comme une planche de salut. Mais est-ce la bonne solution de fragiliser ceux qui ont encore un emploi ? En atomisant les revendications, cela peut entraîner une certaine anarchie, qui pénaliserait les plus faibles. Trouver le bon milieu, ce serait le but à atteindre. Toutes réformes doivent être équilibrées. C’est là que le bât blesse. Les syndicats réclament que l’économie reprenne du poil de la bête, ce qui en ce moment semble bien aléatoire. Leurs revendications ne peuvent pas être finançables, que l’on se le dise. D’un autre côté les patrons nous font savoir que sans des réformes nécessaires, le bateau aura du mal à quitter le port. Ils imputent une partie de leurs problèmes à la rigidité des syndicats, ce qui n’est qu’en partie vrai. Les produits que certains lancent sur le marché, sont des flops. Ils ne sont plus adaptés à la conjoncture actuelle, ce qui entraîne fatalement des licenciements. Weiterlesen…

La bourse européenne a été en forte baisse hier. La chute du prix du baril de pétrole est un facteur d’insécurité à l’échelle mondiale. Les grandes compagnies perdent des milliards de dollars et n’arrivent plus à investir comme avant. Des pays producteurs du brut, doivent eux-aussi se serrer la ceinture. Ces turbulences démontrent que la croissance sur laquelle repose nos économies, est une vue de l’esprit. Nous ne voulons pas admettre qu’il y a forcément des limites qu’il est impossible de repousser constamment. Il n’existe pas de scénario qui inclut un ralentissement. Nous courrons et courrons en espérant ainsi générer de la prospérité et ceci sans tenir compte de notre environnement. Nous vivons dans l’illusion que l’homme est seul maître de son destin. Nous oublions que la nature nous impose des règles, que nous le voulions ou non. Tant que la bourse sera seulement un symbole d’une course impitoyable, où tous ceux qui s’essoufflent tombent à la trappe, notre perte est pour ainsi dire programmée. La valeur des actions devrait s’appuyer sur plusieurs colonnes. À côté du profit, les entreprises devraient être récompensées si elles remplissent les critères écologiques, si elles ont à leur actif une philosophie sociale permettant de mieux répartir les biens, si elles encouragent la créativité et l’initiative personnelle. D’elles dépendent la marche du monde. Cela implique une vue plus globale de la géographie industrielle. Il faut enfin se dire, que l’économie doit profiter à tous, pas à un nombre limité de privilégiés. Le marxisme a en partie échoué parce que son projet se basait en fin de compte sur le capitalisme. Il impliquait bien un transfert au profit de la collectivité, mais il n’a pas été en mesure de penser plus loin que le bout de son nez. Lorsqu’il s’est agi de générer des profits, l’échec a été programmé. L’augmentation constante des taux de productivité et des marges bénéficiaires ont été des illusions. Ce n’est pas ce qu’on pourrait nommer de l’utopie. Weiterlesen…

Une majorité de citoyens désirent qu’il y ait un renouvellement politique majeur pour les présidentielles. Ils ne souhaitent pas que François Hollande ou Nicolas Sarkozy se représentent. Alain Juppé recueille le plus d’adhésions, suivi de Manuel Valls. Une fois de plus ils misent sur des hommes ou des femmes, non sur une réforme de fond de la société. C’est pourtant ce qu’il faudrait obtenir, si on veut arriver à sortir la France de la crise. Cela demande un effort individuel de tous les habitants. C’est là que le bât blesse. Personne ne semble être prêt à renoncer à ses habitudes. Il est vrai qu’il n’y a pas de garantie de succès, mais si on ne tente rien, il ne reste plus que la stagnation. Un état néfaste dans un monde qui bouge sans arrêt. Miser sur des dirigeants est une chose, leur donner les moyens de réussite une autre. Prenons le chômage qui ne devrait pas être une fatalité. Une direction politique d’un pays peut donner des coups de pouce, pas plus. Sans l’apport de toutes les forces vives de la nation, cela restera un catalogue de bonnes intentions, sans pour autant changer quoi que ce soit. La loi Macron est un pas dans une bonne direction, mais si elle n’est pas soutenue par tous ceux qui pourraient contribuer à une relance, elle restera un papier sans conséquences. Les partenaires sociaux devraient enfin se poser la question, de quelle manière ils pourraient contribuer à faire redémarrer la machine, qui tourne en ce moment au ralenti ? Le Président a beau annoncer des mesures encourageant l’embauche de travailleurs, si les entreprises n’y voient pas d’avantages, rien ne bougera. C’est la raison pour laquelle je me méfie de tels sondages comme celui qui m’a incité à écrire ces lignes. Weiterlesen…

Manuel Valls va à nouveau avoir recours à l’article 49-3 privant le parlement d’un vote sur la loi Macron et ceci pour la deuxième fois en cinq mois. Il veut inverser au plus vite la vapeur en ce qui concerne l’emploi. Le chômage larve toutes initiatives prises pour faire redémarrer l’économie. La crise de l’Euro concernant la Grèce est une inconnue dont les conséquences sont imprévisibles. Pour les investisseurs une raison d’exercer beaucoup de retenue, ce qui n’avantage évidemment pas une relance. François Hollande a dit à plusieurs reprises qu’il ne se représenterait pas si les chiffres des demandeurs d’emploi ne diminuaient pas. Il lui reste peu de temps, d’où la nécessité d’agir au plus vite. Je crains que l’activisme du Premier Ministre n’arrange pas les choses. L’industrie ne peut pas se réformer en deux jours. Les réformes nécessaires imposées par l’État joueront certes un rôle, mais le problème est ailleurs. C’est à l’économie de se rénover elle-même et ceci sans pression gouvernementale. Le marché a ses propres règles, ce qui ne facilite pas les choses. La compétition ne peut que fonctionner tant que les donnes requises sont appliquées. Les charges sociales sont un des facteurs. C’est un secret pour personnes qu’elles sont trop élevées. Weiterlesen…