Les pronostiques pour la gauche toute entière sont désastreux pour l’instant. Si on en croit Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, il est probable qu’elle ne serait pas présente au deuxième tour. Il est difficile pour un homme de gauche comme moi de pavoiser dans de telles conditions, mais il n’est pas dans ma nature de me laisser entraîner dans la sinistrose. Je crois effectivement que ces données sont exactes, mais je veux aller plus loin. En politique il y a toujours des rebonds. Ce ne sera sûrement pas pour 2017, mais probablement pour plus tard. La question fondamentale qu’il faut se poser est de savoir ce que le socialisme démocratique peut encore apporter aux populations ? Est-il nécessaire de revoir complètement sa copie et de redéfinir un grand projet en partant de faits nouveaux ? Il est clair que la clientèle habituelle de la gauche n’est plus celle d’antan. Nous avons à faire à des gens qui se cherchent. Pour l’instant ils croient trouver leur bonheur dans une sorte de révisionnisme. Le populisme en est une émanation. Le nationalisme aussi. Des spectres du passé qui n’ont apporté que des tensions, sinon des conflits armés. Mais une chose est certaine, en trouvant de bons arguments il ne sera pas possible de faire entendre raison à des personnes se complaisant dans une colère, justifiée ou non. De tels remous ont toujours à nouveau secoué les peuples. Que faire d’autre que de garder la tête froide. Je considère que l’aspect social ne sera jamais périmé. Plus encore, qu’il dominera la politique tant que le fossé entre les nantis et les laissez pour compte s’approfondira. Le pragmatisme obligera les politiciens à aménager des passerelles, non pas de couper les ponts. Cela se fera moins au nom d’une idéologie que par nécessité. C’est un des aspects. Weiterlesen…

Lundi aura lieu le premier débat télévisé entre Hillary Clinton et Donald Trump. Plus de 100 millions de téléspectateurs sont prévus. Il est bien possible que cette joute aura des conséquences irréversibles pour l’issue du scrutin en novembre. Deux caractères complètement opposés s’affronteront. L’un est un novice en ce qui concerne la politique. Son arme est la provocation et la haine. Il espère ainsi toucher l’électorat. Il incarne, qu’on le veuille ou non, le rêve américain. C’est l’ascension d’un homme à priori pas fait pour occuper un tel poste. Une fois de plus la légende du liftier qui de ses propres forces réussi à défier ses adversaires, à atteindre des sommets qui à priori ne lui sont pas dus. De l’autre une femme policée, plutôt froide, ne levant qu’avec réticence le voile qui la recouvre. Une personne très compétente connaissant ses dossiers et pouvant bien juger ce qu’il faut faire ou pas. Au niveau de son savoir, sûrement un bon choix. Mais il y a plus. Les américains aimeraient pouvoir serrer le président ou la présidente dans leurs bras, comme c’est le cas actuellement avec Barak Obama, qui a de très bonnes cotes dans les sondages et ceci à la fin de son mandat. Clinton n’est pas la femme qu’on invite sans autre à sa table, à qui on se confie pour des raisons personnelles. Elle incarne l’establishment politique et économique et donne le sentiment d’être intouchable. Elle doit se rendre parfaitement compte que c’est sa tare principale. Un obstacle des plus difficiles à franchir. Au cours du débat elle devra tout faire pour ne pas se montrer arrogante, pour ne pas donner l’impression d’être une première de classe, qui méprise tous ceux qu’incarne Donald Trump : le citoyen normal qui ne brille pas obligatoirement par son savoir. Des gens qui souvent luttent le dos au mur, qui se sentent mis à l’écart. Weiterlesen…

Le grand oral de Nicolas Sarkozy hier soir a été comme celui d’un élève qui a jeté un regard sur le travail de sa voisine, sans y être autorisé. Il aurait été exclu de l’examen si cela s’était passé à l’école ou à l’université. Un mauvais plagiat s’en est résulté. Chez Marine Le Pen on peut admettre qu’elle agit de la sorte par conviction, chez l’ancien président que par opportunisme afin d’atteindre le piédestal qu’il s’est fixé. Du « moi je » plus que néfaste. La façon qu’il a traité la communauté musulmane dans son ensemble est une déclaration de guerre. Une manière de se soumettre aux diatribes du bas-peuple. Ses revendications sont un appel à l’exclusion, Ne remarque-t-il pas qu’il blesse la charte des droits de l’homme ? Que c’est lamentable ! Je ne suis pas pour le port de la burqa en Europe parce qu’elle ne correspond pas à nos mœurs, mais je n’irai jamais jusqu’à lancer l’anathème contre celles qui s’y prêtent. Les sanctions prononcées tiennent de l’intolérance la plus brute. Je sais, nul par dans le Coran il en est question, la raison pour laquelle on ne blesse en aucune manière la religion. Mais pourquoi empêcher le foulard ? Il n’est pas synonyme d’islamisme. Il est seulement une marque identitaire. Nicolas Sarkozy devrait savoir que les musulmans font partie intégrante de notre pays et qu’il faut à tout prix les respecter. C’est ce qu’il a omis de faire hier soir. Je suis profondément perturbé que le populisme puisse à ce point gagner ceux qui se réclament du Gaullisme. L’ancien président est à des années lumières de la pensée du général. Elle n’a jamais été discriminatoire, d’où sa grandeur. Lui, qui a été attaqué physiquement par ceux qui ont permis au FN de s’établir en France, n’aurait jamais essayer de se mouvoir dans ce lisier nauséabond qu’est le racisme. Il ne l’aurait jamais utilisé à des fins partisanes. C’est la raison pour laquelle je n’accepte pas la démarche de Nicolas Sarkozy, moins encore qu’il se réclame de celui qui a sauvé le pays dès 1940. Je le classerais plutôt comme pétainiste, qui dans sa démarche a été vil. Pour moi, qui est un partisan convaincu de de Gaulle, je ne peux pas accepter une telle usurpation. Weiterlesen…

Sans vouloir être trop alarmiste, je considère l’offensive de Marine Le Pen dans les cités comme une vraie menace. Ce serait une ironie du sort que le FN gagne des voix de citoyens issus de l’immigration. C’est absolument plausible ! Au lieu de voter pour la gauche, qui n’a pas réussi à « mettre de l’ordre » dans les banlieues, il serait tout fait concevable que ces personnes, qui ont en assez de subir la loi des voyous, se tournent vers elle en espérant qu’elle ait plus de poigne que le président Hollande. Il y a aussi un sentiment de raz-le-bol qui peut jouer un certain rôle, sans oublier un réflexe identitaire. Espèrent-ils ainsi s’intégrer plus dans un monde qui les rejette ? Est-ce un défi ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je pense que le FN aura un succès partiel, ce qui pourrait placer Marine Le Pen en bonne position pour arriver au second tour. De son point de vue à elle, je n’agirais pas autrement. Ce qui se passe-là est plus qu’inquiétant. Cela me rappelle que bon nombre de Juifs ont voté en 1933 pour Hitler. Ce qui en est advenu est une discrimination sans égale dans l’histoire. Il serait impératif que la gauche se réveille enfin et plaide pour les droits de l’homme. Elle le fait, mais elle n’a pas réussi à désamorcer les bombes qui se trouvent en périphérie de nos villes. Il ne fait pas de doute qu’il est possible de parler d’échec. N’oublions pas que dans le Nord, des ouvriers et d’anciens syndicalistes ont permis au FN de se placer dans une position qu’il ne devrait pas avoir. Il n’était pas encore question des enfants des immigrés. Je considère cette initiative de Marine Le Pen comme étant d’un très grand danger. Elle démontre qu’elle est plus qu’habile. Les démocrates auront beau dire que ce n’est que de la tactique et du mensonge, de moins en moins de personnes écouteront ce message. Mettez-vous à leur place. Weiterlesen…

En avant toute, Emmanuel Macron a démissionné de son poste de ministre de l’économie pour se consacrer entièrement à sa tache de leader d’un mouvement qui se veut libéral-social. Il veut devenir président de la république. Cet homme de 38 ans croit pouvoir tenir les rennes du pouvoir en cas d’élection. Il se considère comme une alternative face à un monde politique plus ou moins sclérosé. Sa jeunesse suffira-t-elle pour obtenir de la part des électeurs une validation ? Pourra-t-il convaincre d’avoir assez d’énergie et de charisme pour entraîner les foules ? On pourra lui reprocher qu’il est un homme d’appareil. Tout d’abord dans le monde des finances à la banque Rothschild, puis comme jeune inspecteur des finances aux côtés de François Hollande comme secrétaire général-adjoint de l’Élysée chargé des finances avant de faire partie du gouvernement comme ministre de l’économie ? Un homme brillant issu de l’ENA et étant de ce fait un membre de l’élite française. Est-ce vraiment le profil qu’attendent les citoyens ? Le populisme se base tout particulièrement sur des personnes issues du peuple, n’ayant pas l’aura des pupilles des hautes écoles. Le langage simple et direct est pour eux de mise. Comme le programme économique et financier du FN le prouve, leurs connaissances dans ce domaine par exemple sont assez tenues. Mais peu importe, c’est le coup de gueule qui importe. Emmanuel Macron opère plus dans le feutré, ce qui n’est pas une qualité lorsqu’on veut être élu. Personne ne contestera ses capacités intellectuelles et ses connaissances, mais est-ce suffisant pour être plébiscité ? J’en doute. Comme le prouve Donald Trump, ce ne sont pas seulement les connaissances qui comptent, malheureusement bien plus la polémique. En ce qui concerne la jeunesse de l’ex-ministre de l’économie, il n’y a rien à redire. Weiterlesen…

Il est toujours déconcertant de constater que bien des individus ne veulent pas admettre la réalité. Dans le cas de Nicolas Sarkozy c’est celle d’avoir échoué lors de sa présidence. Ce n’est pas sans raison que le peuple ne l’a pas réélu. Il en serait de même de François Hollande s’il se représentait. Est-ce le sort des politiciens de perdre ainsi le cap ? De se fourvoyer dans des considérations erronées ? Il faut le croire, sinon ils ne se représenteraient pas. Mais ce qui me choque d’autant plus, c’est le manque de jugement en ce qui concerne la stratégie à suivre. La France rejette le passé. C’est un fait non-contournable. Les citoyens attendent de nouvelles alternatives en ce qui concerne la marche des affaires. Il est à craindre que ce qui se passe actuellement ira à l’avantage du FN et de Marine Le Pen. Élire un spectre n’a rien d’attrayant. Ce ne serait en tous les cas pas le bon moyen de promouvoir le renouveau. J’y vois le signe d’une profonde crise de société. Si elle ne trouve pas les moyens de se régénérer, elle place ses espoirs dans l’irrationnel. Cela nous ferait entrevoir des lendemains agités. L’extrémisme ferait courir à la nation toute entière un danger terrible. Il ne serait en aucune manière à même de régler les problèmes occasionnés par une gestion bancale. Nicolas Sarkozy, quant à lui, ne serait en aucun cas le messie qu’attende nombre de Français. On ne peut que souhaiter que lors des primaires du Parti Républicain, une majorité se dessinera en faveur d’Alain Juppé. C’est le seul, à mes yeux, qui ferait le poids. Mais n’oublions pas non plus qu’il est un homme du passé, qu’il a connu des échecs cuisants. Que ce soit à droite comme à gauche, le casting ne suscite aucun enthousiasme. Weiterlesen…

François Hollande, d’après une éditorialiste du monde, a réussi son grand oral. Il ne fait aucun doute qu’il se trouve dans une situation des plus précaires, en ce qui concerne les cottes de popularité. Une très grande majorité voudrait qu’il prenne son chapeau. Oublier au plus vite ces cinq ans, semble être la devise. C’est évidemment facile de mettre sa tête dans le sable et d’accuser le Président de tous les maux. D’un autre côté, il savait parfaitement bien ce qui l’attendait. C’est le risque à prendre lorsqu’on souhaite occuper un tel rôle. Il est tout à fait étonnant, que François Hollande ait toujours à nouveau le ressort de rebondir. D’autres auraient déjà jeté l’éponge. Il ne le fera pas. Il en faut de la ténacité, de la croyance en soi pour agir de la sorte. D’un autre côté nous pouvons constater que c’est moins l’action que le personnage même qui est la source du rejet. Tous les peuples attendent des chefs d’États un profil énergique. Ils croient, à tort, pouvoir remettre leur destin entre les mains d’un personnage mythique, qui d’un coup de baguette magique réglera tous les problèmes qui les concernent. C’est à la fois naïf et déconcertant. Avons-nous affaires à des petits enfants qui se soumettent à un instituteur ? Qui ne se rebiffent pas tant qu’il joue un rôle autoritaire ? Pas qu’ils ignorent ce qui pourrait être un grain de sable dans le moteur, mais entre râler et se mettre à l’ouvrage, c’est un pas qu’ils hésitent à franchir. Il est tellement plus commode de remettre son destin entre les main d’un personnage-providence. Il est évidant que le Président n’en a pas le profil. Il se remet toujours à nouveau en question, cherche le dialogue, peut aussi changer de conviction au cours de la mise en place de son programme. Il appelle le peuple à la participation, ce qui n’est pas forcément de son goût. Sans aucun doute, le locataire du Palais de l’Élysée vit une tragédie. Quoiqu’il puisse faire, il essuiera à tous les coups du mépris. Pour tous observateurs un peu tant soi sensés, c’est une injustice flagrante. Weiterlesen…

L’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, envisage de se présenter aux élections présidentielles comme candidat indépendant. C’est lui qui avait la tâche de restaurer sa ville, ce haut-lieu des finances internationales, après les attentats du 11.09.2001. Il a réussi, ce qui lui a conféré une haute considération. Cet homme de 73 ans mise sur une victoire de Bernie Sanders face à Hilary Clinton chez les démocrates. Chez les Républicains il n’a aucun doute : Donald Trump ou Ted Cruz devraient remporter la mise. Cette candidature, si elle devait se confirmer, pourrait donner au scrutin une autre configuration. Ce qui se passe actuellement est parfaitement déconcertant. Nous avons affaire à des candidats qui suscitent un enthousiasme limité. D’un côté un clown qui risque de devenir un épouvantail à l’échelle mondiale, de l’autre une femme qui incarne un certain passé. Hilary Clinton a le mérite d’être compétente, mais aura-t-elle le charisme de redonner un coup de fouet à ce pays qui en a tant besoin ? Il est permis d’en douter. Bernie Sanders quant à lui, voudrait pratiquer une politique issue de la social-démocratie européenne. En soi pas une mauvaise option, mais qui ne correspond pas à la mentalité américaine. Lui aussi est assez âgé et incarne aussi une politique dépassée. Comme on peut le constater, il manque aux USA un candidat rassembleur. Michael Blooberg, ce milliardaire qui est prêt à investir sa fortune personnelle, ne changera rien à la donne. Weiterlesen…