Le dialogue avec l’Islam n’est décidément pas une mince affaire. Quels sont les véritables interlocuteurs ? Contrairement au catholicisme, cette religion n’a pas une structure centrale. Elle est composée de diverses tendances qui souvent se livrent une lutte acharnée entre elles. Les négociations avec les membres du culte musulman sont de ce fait compliquées. L’esprit cartésien réclamerait des démarches simples, mais ici cela ne peut pas être le cas. Personne ne peut se faire passer pour un leader, personne ne peut imposer quoi que ce soit ! L’individualisme prime, ce qui à mon avis n’est pas forcément une tare. L’entrevue du ministère de l’intérieur a de ce fait qu’un aspect informateur. Des vœux-pieux qui restent souvent lettre-morte, car ils ne peuvent pas être imposés. Au niveau politique cela rend les choses sacrément compliquées. L‘ État aimerait bien avoir affaire à des responsables qui auraient comme devoir de prendre des décisions au nom d’une communauté. Mais cette dernière est tellement fractionnée, que toutes tentatives d’unité restent factices. Malgré cette réalité je trouve un tel dialogue très positif. Il démontre que l’Islam n’est pas un bloc monolithique. Weiterlesen

Une nouvelle interruption des négociations entre les créanciers et le gouvernement grec a eu lieu hier soir. Une fois de plus. Alexis Tsipras ressemble à un boxeur à bout de souffle qui se reprend toujours en dernière minute. Seule une défaite technique pourrait l’inciter à jeter l’éponge. Dans ce cas ce serait la faillite de son pays. Ira-t-il aussi loin ? Telle est la question qu’il est permis de se poser. Il sait parfaitement qu’une telle option signifierait. La paralyse complète de la Grèce en serait la conséquence. Les fonctionnaires ne pourraient plus être payés ; l’économie, déjà très touchée par la crise, serait en état d’agonie. Un risque de guerre civile ne serait pas à écarter. Les riches, sentant que le bateau est en train de couler, ont planqué des milliards en Suisse et ailleurs et ne tiennent aucunement compte de la misère qu’ils engendrent ainsi. Puis il y a aussi les tensions internes du parti gouvernemental Syriza qui rendent toutes décisions caduques. L’avenir du premier ministre est remis ainsi en question. Ses opposants refusent tout essai pour arriver à un compromis. Ils ne veulent pas reconnaître que les promesses qu’ils ont proférés n’ont aucun lien avec la réalité. Plutôt que de mettre de l’eau dans leur vin, ils penchent pour une attitude pure et dure. Ils préfèrent sombrer la tête haute que d’accepter « une aumône » de la part de leurs créditeurs. Weiterlesen

Hilary Clinton a changé de cap à New-York, lors d’un meeting électoral. Elle a essayé d’effacer son image de millionnaire et de femme politique non concernée par la déchéance sociale. Elle a exhumé sa mère en expliquant qu’à partir de l’âge de 14 ans elle a été abandonnée et forcée d’accepter un job comme bonne. Un peu de Dickens ne peut que servir, n’est-ce-pas ? Ce genre de discours me gène parce qu’il est opportuniste. Aussi son intérêt subite pour les plus démunis ! Ce n’est pas mon intention de « la démonter ». Je la considère comme un candidate expérimentée, ce qui est à mon avis une condition pour gouverner un pays comme les États-Unis. Mais je ne peux plus supporter toutes ces promesses, qui après les élections sont envoyées aux Calendes grecques. À propos de la Grèce, il est possible d’observer où tout cela peut conduire. Alexis Tsipras ne pourra pas tenir parole, faute de précipiter son pays dans la faillite et d’occasionner ainsi une catastrophe intégrale. Les déclarations d’intention sont une chose, leur réalisation une autre. Lorsque Hilary Clinton déclare qu’elle veut lutter contre la précarité, je lui donne raison. Mais tout dépend du contexte dans lequel cela se passe. Elle a subi au temps où son mari était président une défaite flagrante en ce qui concerne l’assurance-maladie. Ce qui pour nous Européens est une évidence, est pour grand nombre d’Américains une entrave à la liberté individuelle. En son temps elle avait dû faire marche-arrière. Ce n’est que Barak Obama qui a réussi à l’imposer, avec les ennuis que nous connaissons. La raison pour laquelle elle ne l’a pas évoquée lors de son meeting. Weiterlesen

Marine Le Pen veut faire croire au peuple de France qu’avec la tentative d’exclusion de son père du FN, qu’elle est moins extrémiste que lui. À d’autres ! Pour des raisons de carrière elle l’a sacrifié. Elle sait parfaitement que ses propos sont à longue dommageables pour son parti. Elle s’est roulée, comme le loup du Chaperon rouge, dans de la farine et veut nous faire croire qu’elle est devenue plus libérale. C’est de l’attrape-nigaud. Je pense qu’elle est une bonne tacticienne qui sait à tous moments tirer la couverture à elle. Est-ce une raison d’admettre que les slogans vengeurs ne sont plus d’actualité ? Je ne le pense pas ! Si elle sent que c’est ce qu’attende ses électeurs, elle n’hésitera pas à relancer la polémique. Le FN n’aurait plus de raison d’être sans ses actions coup de poing. C’est du moins l’avis de ses militants. Le populisme ne s’accommode pas de propos modérés. Il veut faire table-rase de tous les tabous qui freinent à leurs yeux l’instauration d’un régime nationaliste. Pour y arriver, ils pratiquent l’exclusion, le racisme et l’intolérance. Jean-Marie Le Pen avait tout au moins le mérite de nommer par leur nom ce que d’autres pensaient. Il n’y allait pas par quatre chemins. Weiterlesen

Andreas Lubitz, le jeune copilote qui a entraîné 150 personnes dans la mort lors du crash de l’avion de la Germanwings dans les Alpes-de Haute-Provence, a vu 41 médecins en cinq ans. Il craignait perdre la vue et était profondément dépressif. Ses thérapeutes étaient d’avis qu’il était inapte pour exercer son métier, mais ils ne l’avaient pas communiqué à la compagnie d’aviation. En Allemagne le corps médical est soumis au secret professionnel. Aucuns renseignements ne doivent être remis à des tierces personnes. L’employeur reste ainsi dans l’expectative. C’est aussi le cas pour un médecin affilié à une entreprise. Mais ce dernier peut déclarer qu’un membre du personnel n’est pas en mesure de remplir ses responsabilités. Comme on le voit c’est un article de loi soumis à l’appréciation des tribunaux en cas de litige. En ce qui concerne Andreas Lubitz ce « garde-fous » n’a pas fonctionné. Ses supérieurs n’ont pas été informés des problèmes psychiatriques qui le tourmentaient. Seul lui aurait pu dévoiler ses maux, mais il ne l’a pas fait de peur de perdre son emploi. Weiterlesen

La FIFA est le miroir de ce qui se passe un peu partout lorsqu’il est question de politique et de pouvoir. Ne nous faisons pas d’illusions, la corruption ronge tout le système démocratique et est de ce fait virulente comme une épidémie. Toujours la même rengaine, il s’agit d’une affaire de gros sous. Des individus sont constamment tentés de se remplir les poches et ne connaissent aucuns scrupules d’agir ainsi au détriment d’une grande idée. La FIFA est une organisation qui devrait rassembler des hommes de toutes races et préconiser la tolérance, le respect d’autrui. À l’aide d’une pub bien orchestrée elle le fait. Les choses se sont détériorées à cause du business qui empeste le foot. Les droits de diffusions rapportent des milliards. Il faut avouer que la tentation est grande de se servir ! Il en est de même pour l’organisation des tournois. On est loin des idéaux sportifs. Il en va exclusivement des profits qui peuvent être générés. Comment remettre de l’ordre dans ce panier à crabes ? Je pense que c’est plus ou moins impossible. Il faudrait revoir toutes les structures du football, remettre à plat toute la politique des transferts. N’est-on pas confronté à une traite des hommes ? Les joueurs ne sont certes pas des esclaves, mais ils se vendent au plus offrant. Leurs agents se graissent la patte et personne ne s’en offusque. N’est-ce pas une forme de proxénétisme ? Weiterlesen

Lorsqu’un mauvais payeur se trouve au pied du mur, il accuse ses créanciers de tous les maux de la planète. C’est ce qui se passe actuellement avec la Grèce. Alexis Tsipras, le premier ministre, veut nous faire croire que les coupables se trouvent actuellement à Berlin, Bruxelles ou au FMI à Washington. Des rapaces qui n’ont qu’une chose en tête, celle d’assouvir tout un peuple à l’aide de mesures draconiennes, engendrant la disette. Le chef du gouvernement semble ignorer que son pays est seul responsable de la situation dans laquelle il se trouve. La corruption qui y règne et le clientélisme sont les principaux acteurs de cette faillite totale des institutions. Au lieu de se rendre à l’évidence, il se masque la face afin d’ignorer la réalité. Ce n’est pas en prophétisant l’effondrement de l’UE, qu’il réussira à infléchir ceux qui détiennent la clef des ressources. J’ai l’impression qu’il tente tout ce qui est en son pouvoir pour pousser la Grèce dans le malheur. Alexis Tsipras veut-il faire croire à ses citoyens qu’un retour au drachme pourrait être la bouée de sauvetage ? Un mensonge de plus ! Weiterlesen

Les élections municipales et régionales ont marqué un tournant politique, qu’il serait possible de comparer à un cataclysme. Le Parti populaire s’effondre. Il perd 10% des voix par rapport au scrutin de 2011. Le Parti socialiste (PSOE), bien que perdant lui aussi 12,5% de son électorat, pourra remporter le pouvoir dans bien des villes et des régions. La gauche radicale, Podemos, et le centre droit, Cuidadanos, seront à l’avenir incontournables. La polarisation de deux grands parti est un spectre du passé. Ce qui se passe en Espagne est le signe que les partis traditionnels ont échoué à faire comprendre au peuple, que leur politique d’austérité est une nécessité pour sortir du marasme. Malgré certains succès en ce qui concerne la politique financière et économique, les citoyens ont vécu ces dernières années l’enfer. Ils n’oublient pas que les spéculateurs, soutenus pas des banques plus ou moins véreuses, les ont plongé dans la misère. Et ceux-ci les assimilent à la droite conservatrice. Lorsqu’on sait que le chômage touche avant tout les jeunes et que ces derniers ont souvent perdu toutes chances de pouvoir se redresser, il ne faut pas s’étonner. Des avenirs compromis par des margoulins, qui n’ont eu qu’une idée en tête, s’enrichir personnellement en pratiquant la corruption. La colère de toute une génération est légitime. Elle sent qu’on lui a tronqué une grande partie des chances de vivre décemment. Weiterlesen