Une fois n’est pas coutume, je ne vais rien écrire sur la politique mais sur un fait divers tragique. Deux alpinistes italiens ont trouvé la mort dans le massif du Mont-Blanc. D’autres suivront au cours de l’année. Une occasion pour moi de réfléchir à l’attrait de l’alpinisme. J’ai été élevé dans cette région et j’ai eu un professeur au collège qui avait gravi des 8000 mètres au Népal. Il connaissait tous les guides de Chamonix et vantait souvent le défi de la mort que chacun a en soi. Comme scientifique il était de l’avis qu’une fin tragique était logique pour tous ceux qui pratiquent ce sport. Lui-même est mort d’épuisement à la face nord de l’Eiger. Il ne voulait en aucun cas décéder dans son lit et a ainsi obtenu satisfaction. Je trouvais souvent qu’il s’exprimait en classe d’une manière cynique lorsqu’il parlait des accidents qui pouvaient intervenir. J’ai compris bien plus tard, que c’était pour lui le seul moyen de prendre des risques. Qui pratique la montagne sait bien, que sans eux il n’est pas possible de vaincre des sommets. Ce qui est tragique et ce qui n’a pas été le cas de l’accident qui a eu lieu hier, c’est que beaucoup d’amateurs partent en randonnées sans condition et souvent sans le matériel nécessaire. Qu’ils mettent en danger tous ceux qui vont à leur secours, ne semble pas les déranger. Chaque année on déplore la mort de beaucoup d’entre-eux. Faut-il réglementer la varappe ou les courses dans un massif montagneux ? Imposer des règles où seul un vent de liberté devrait souffler ? Est-ce compatible avec le désire de se dépasser ? Pas tellement, mais tant que des hommes et des femmes dévisseront par méconnaissance, il est permis d’en douter. Faut-il accepter qu’un sport prenne en compte une fin tragique ? Que son attrait est en partie causé par une issue incertaine chaque fois qu’on part à la conquête des sommets ? Weiterlesen

L’Arabie Saoudite, en exécutant 47 opposants, la plupart des chiites, attise le feu et essaie ainsi de provoquer la guerre. Parmi eux le cheikh Nimr Al-Nimr, un proche de régime de Téhéran. Ce qui se passe là-bas, fait l’effet d’une poudrière. Les sunnites saoudiens montrent ainsi leur vrai visage. Il n’est pas si éloigné de celui de l’EI. Même si parmi les victimes il y a des membres d’Al-Qaïda, les visées expansionnistes ne peuvent pas être ignorées. Le totalitarisme de la monarchie et son manque absolu de tolérance y sont ainsi bien représentés. Et ces derniers sont nos alliés ? L’occident ne doit pas d’étonner que dans de telles conditions sa crédibilité démocratique est mise en jeu. Nous livrons constamment des armes à ce pays et ceci sans état d’âme. L’or noir nous aveugle. Nous sommes prêts à nous vautrer par terre afin de ne pas subir des revers économiques. Le beau discours prônant les droits de l’homme est ainsi vide de sens. L’Iran réagira en conséquence. La mise-à-feu de l’ambassade saoudienne est un premier pas en direction d’un conflit qui risque de se généraliser dans la péninsule arabe. Au Yémen par exemple, les forces armées saoudiennes combattent les minorités chiites. Weiterlesen

Une majorité de citoyens désirent qu’il y ait un renouvellement politique majeur pour les présidentielles. Ils ne souhaitent pas que François Hollande ou Nicolas Sarkozy se représentent. Alain Juppé recueille le plus d’adhésions, suivi de Manuel Valls. Une fois de plus ils misent sur des hommes ou des femmes, non sur une réforme de fond de la société. C’est pourtant ce qu’il faudrait obtenir, si on veut arriver à sortir la France de la crise. Cela demande un effort individuel de tous les habitants. C’est là que le bât blesse. Personne ne semble être prêt à renoncer à ses habitudes. Il est vrai qu’il n’y a pas de garantie de succès, mais si on ne tente rien, il ne reste plus que la stagnation. Un état néfaste dans un monde qui bouge sans arrêt. Miser sur des dirigeants est une chose, leur donner les moyens de réussite une autre. Prenons le chômage qui ne devrait pas être une fatalité. Une direction politique d’un pays peut donner des coups de pouce, pas plus. Sans l’apport de toutes les forces vives de la nation, cela restera un catalogue de bonnes intentions, sans pour autant changer quoi que ce soit. La loi Macron est un pas dans une bonne direction, mais si elle n’est pas soutenue par tous ceux qui pourraient contribuer à une relance, elle restera un papier sans conséquences. Les partenaires sociaux devraient enfin se poser la question, de quelle manière ils pourraient contribuer à faire redémarrer la machine, qui tourne en ce moment au ralenti ? Le Président a beau annoncer des mesures encourageant l’embauche de travailleurs, si les entreprises n’y voient pas d’avantages, rien ne bougera. C’est la raison pour laquelle je me méfie de tels sondages comme celui qui m’a incité à écrire ces lignes. Weiterlesen

Um Weihnachten hatten wir zweistellige Plusgrade draußen. Heute, wenn ich aus dem Fenster schaue, eine Frostlandschaft. Es ist kalt! Nicht, dass ich mich beschweren will: Das Wetter passt, der Anblick der Natur ist märchenhaft. Es gibt kein schlechtes Wetter, in diesem Falle nur zu dünne Kleidung. „Früher hatten wir noch richtige Winter!“ hört man die Alten immer sagen. War das so? Gehen wir zunächst einmal 88 Jahre zurück in die Vergangenheit.

Man schrieb das Jahr 1928: Es war kalt, sehr kalt, Temperaturen weit unter Null herrschten am 30. Dezember, einen Tag vor dem Jahreswechsel und es sollte noch viel schlimmer werden am Niederrhein, denn die Temperaturen sanken im Laufe der Wochen auf Minus 16 Grad. Für Mitte Januar aber sagte der Wetterbericht milde Temperaturen voraus, doch schon bald sollte neuerlicher Frost einsetzen, der bis Ende Januar an Stärke zunahm.

Temperaturen um 24 Grad unter Null ließen die Welt erstarren. Und erstarrt war dann auch der Rhein. Bereits am 2. Februar hatten Anwohner Treibeis auf dem Fluss ausgemacht. Die Schiffer suchten ihr Heil in den naheliegenden Häfen, so auch im Thyssen-Werkshafen Schwelgern. Am 10. Februar schließlich war es soweit – der Rhein stand. Und zwar so ziemlich auf kompletter Länge, also nicht nur am Niederrhein, sondern auch am Oberrhein sorgte das Eis für ein komplettes Chaos.

Kinder und Ausflügler strömten zu Hunderten aus dem Ruhrgebiet an den Rhein, um sich das Schauspiel aus der Nähe anzusehen. Denn ihre Generation hatte so ein Spektakel noch nie erlebt. Wohl aus den Geschichten der Eltern und Großeltern war zu hören, dass auf dem Rhein des Öfteren in den vergangenen Jahrhunderten Eis getrieben war. So schön dieser Anblick wohl immer gewesen ist, so gefährlich war es für die Anwohner auch, denn nach den meisten Eisgängen kam das Wasser. Schon 1784 richtete der Abgang des Eises große Schäden an. In dem durch Eisgang 1809 überschwemmten Land verlor gar die 17-jährige Johanna Sebus aus Cleve bei der Rettung ihrer Mutter und einer Ziege ihr Leben.

1838 gab es am Niederrhein wieder einen strengen Winter, erst kam das Eis, dann das Hochwasser, das ganz Rees innerhalb von nur 40 Minuten unter sich verschwinden ließ. 1861, 1870, 1871 und 1879 war laut alten Zeitungsberichten der Rhein wieder zugefroren. Dann aber wurden die Winter milder, erst 1917 gefror der Rhein wieder, so dass man mit Wagen und Pferd hinübersetzen konnte. Doch als sich das Eis damals in Bewegung setzte, staute es sich auf gut einen Meter Dicke.

Nichts im Vergleich zum Winter 1929. Meterhoch türmte sich das Eis auf, stellenweise bis zu sechs Meter. Bis auf den Rheingrund setzte es sich fest – nichts ging mehr! Die Zahl der Schaulustigen an den Ufern des zugefrorenen Rheins wuchs an, sogar warme Würstchen soll es für die Gäste am Ufer und auf dem Rhein gegeben haben. Ein Autofahrer versuchte, mit seinem Wagen den Rhein zu überqueren – er blieb allerdings stecken, mit Pferd und Wagen ging es besser. Ja, in Götterswickerhamm hatten es sich sogar einige Einwohner zum Skatspielen auf dem Rhein gemütlich gemacht. Einen echten „An-Rheiner“ kann nichts erschüttern. Allerdings steht zu vermuten, dass hier lediglich ein Foto geschossen werden sollte, denn die Kälte machte einen längeren Aufenthalt auf dem Rhein schier unmöglich.

Der Industrie hingegen gefiel der frostige, aber vor allem ausdauernde Winter überhaupt nicht. Hochöfen mussten stillgelegt werden, die Erzzufuhr war durch die nicht mehr vorhandene Schifffahrt zum Erliegen gekommen. So hieß es Anfang März in der Hamborner Sonntagszeitung: „Durch den Eisgang auf dem Rhein ist die Erzzufuhr für die Hochöfen der Hütte Ruhrort/Meiderich total ins Schwanken gekommen. Nur zwei Hochöfen werden weiterblasen.“ Zur befürchteten Stilllegung der Hütte kam es allerdings nicht – am 7. März plötzlich passierte etwas mit den Eismassen. Mit großem Geknirsche hatten sie sich zuckend auf natürlichem Wege in Bewegung gesetzt.

Zuvor allerdings hatte man versucht, mit Sprengungen den Rhein befahrbar zu machen. Erst am Oberrhein, was jedoch die Gefahr für den Niederrhein erhöhte, denn das Eis von dort war weiter den Rhein hinunter getrieben und staute sich nun in vielen Ortschaften am Niederrhein und brachte die Anwohner in nicht ungefährliche Situationen. So entschloss man sich auch hier, dem Eis mit Gewalt zu Leibe zu rücken. Es detonierten Sprengladungen. Man sah Eisbrocken bis 70 Meter hoch in die Luft fliegen. Einige Fensterscheiben zerbarsten. Doch der Rhein habe sich nicht von der Stelle gerührt, das Eis sei lediglich umgeschichtet worden, erzählte damals ein Augenzeuge.

Am 7. März 1929 machte sich das Eis dann selbst auf den Weg, der Rhein hatte sich aus eigener Kraft befreit und blieb auch für Jahrzehnte eisfrei. Erst in den Jahren 1956 und 1963 trieben wieder Eisschollen über den Fluss, eine Fahrrinne blieb jedoch erhalten, und auch zur Jahreswende 1978/79, als der Norden unter einer Schneedecke versank und auch der Niederrhein wieder vereiste, war der Fluss befahrbar.

Ich sage: Ganz so schlimm wird’s nicht mehr kommen; mit dem Klimawandel und so …

Guten Rutsch an alle!

Il était prévu que j’écrive en ce tout début de l’année 2016 un message d’espoir. Sans vouloir ignorer les événements qui se sont déroulés ces derniers douze mois, je voulais en quelque sorte tourner la page. L’alerte islamiste qui a eu lieu quelques minutes avant minuit à Munich m’a remis en place. Non, les miracles n’auront pas lieu, tout au moins sous la forme que je souhaite. Le terrorisme s’enracine de plus en plus en Europe et ne peut être ignoré. Il change diamétralement notre manière de vivre en nous incitant à la méfiance. À l’heure où j’écris ces lignes, il est question d’un groupuscule de six personnes. Six individus qui pourraient mettre à feu et à sang toute une ville ! Il ne faut plus mettre en marche des armées entières pour nous paralyser. Deux gares ont été évacuées. Les quartiers avoisinants passés aux peigne fin. Ce qui devait être une fête, s’est transformé en morosité. Nous subissons un chantage qui devient de plus en plus insupportable. La preuve que Deach existe encore, malgré les défaites essuyées sur le terrain. Il est effectivement à craindre, que ses exactions se reportent de plus en plus dans la guérilla urbaine et ceci sous toutes latitudes. Comment réagir ? Théoriquement il ne faudrait rien changer à nos habitudes, fêter si on en a envie. Mais dans les faits cela n’est plus possible, car le spectre des attentats de Paris reste omniprésent. Nous allons fatalement nous barricader, réduire notre mobilité physique et mentale. Cela représente une baisse considérable de notre joie de vivre. Même si nous savons parfaitement qu’il ne faut pas se soumettre à ce chantage, il est impossible de l’ignorer. Weiterlesen

Ce soir nous enterrerons l’année 2015, qui par bien des aspects ne peut être qualifiée de bonne. Je lui fais mes adieux sans grande nostalgie ! Une autre se pointe à l’horizon qu’en principe il faudrait fêter comme la tradition le veut. À Bruxelles, le bourgmestre a annulé les feux d’artifices pour cause de terrorisme. La menace est au niveau maximum d’après ses dires. Une fois de plus les islamistes nous imposent leur quatre volontés au nom d’une religion qui ne les soutient pas. Moi aussi je me suis posé la question s’il était opportun de me rendre à une grande fête, qui aura lieu à Berlin, où je me trouve actuellement ? Je ne serai sûrement pas le seul ! Mais est-ce une raison de se recroqueviller chez soi ? De se soumettre au chantage qui nous est imposé ? Je ne le pense pas ! Notre culture repose sur l’ouverture, non sur des interdits. Elle est tolérante, accepte toutes les ethnies, du moins si on en croit ses adeptes. Que la réalité est différente est un fait, qu’on essaie d’escamoter. L’exclusion, au nom de nos valeurs, est une hérésie. Elle contredit complètement les principes des années de lumière. Tant que des concitoyens ou des réfugiés auront l’impression de ne pas être les bienvenus, les tensions que nous connaissons actuellement ne pourront pas s’atténuer, au contraire. Ce sera avant tout à nous de revoir notre copie. Ceux qui nous attaquent sont trop obtus pour se remettre en question. Ils croient être les seuls habilité à « répandre la bonne parole. » Que celle-ci soit sanglante ne les gêne pas, car ils se croient être mandatés par Allah pour propager la vérité. Vu sous cet aspect, elle s’impose malheureusement. Weiterlesen

Je suis bien sûr satisfait de voir, lorsque je fais mon plein d’essence, que les prix ont à nouveau chuté. Mais je suis obligé de me poser des questions comment cela peut se faire. D’une part la production a dû augmenter, depuis que l’OPEC n’impose plus de limites de production, de l’autre il doit y avoir une certaine régression économique. Cela veut-il dire que les exportations diminuent en conséquence ? Dans la plupart des cas, oui, mais pas partout. L’Allemagne par exemple, fait encore de beaux bénéfices dans ce domaine. Il est vrai que pour relancer l’économie, des investissements doivent être faits. Cela a été le cas en Chine, aux Indes et ailleurs. Mais depuis que le taux de croissance bat de l’aile, je ne vois pas comment cela pourrait perdurer. Nous nous trouvons dans une période de réajustement. Je pense que 2016 nous donnera certains éclaircissements. Il est évident que la philosophie de la croissance peut un jour arriver à ses limites. Vouloir baser tout l’avenir sur de tels critères me semble être dangereux. L’aspect politique joue dans ce contexte un rôle évident. L’insécurité qui règne au Proche et Moyen-Orient par exemple, n’est pas propice à l’extension. Lorsqu’on observe le train de vie absurde des émirats et des pays producteurs de pétrole, il y a de quoi attraper le tournis. Cela repose finalement que sur du vent. Cette richesse, au cas ou le brut diminue encore, repose sur des chimères. Weiterlesen

Que ce soit à Chicago, où des policiers ont à nouveau fait parler d’eux en tuant un noir, ou à Ajaccio où des manifestants réclament le renvoi de tous les arabes, nous sommes très loin de la tolérance, qui elle seule peut garantir une vie commune. Il est fatal que des réflexes tels que l’Europe a toujours connus, incitent de « braves citoyens » à perdre toute mesure. On ne peut obliger personne d’aimer qui que ce soit, mais de là à pratiquer la ratonnade il y a un pas qu’il ne s’agit pas de faire et ceci dans son propre intérêt. Je ne vais par revenir sur les causes qui ont causé la colère populaire en Corse. C’est l’étincelle qui a mis le feu aux poudres et qui reproduit assez bien l’ambiance qui règne actuellement en France. Celle de l’exclusion. Comment arriver dans de telles conditions à une intégration qui fait cruellement défaut, si même à la tête de l’État on se laisse entraîner par un courant plus ou moins musclé ? Il y a de quoi réfléchir. Je veux parler de la déchéance de la nationalité, qui s’adresse avant tout à un cercle de personnes issues de l’étranger. Ce n’est pas un individu originaire du Limousin qui se verra retirer son passeport en cas de délit, mais bien des « basanés ». C’est ce qui donne un relent désagréable à une mesure répressive. Elle ne se base pas uniquement sur des faits objectifs, même si le projet de loi dit autre chose. Elle concerne une tranche de la population bien précise et peut être considérée comme sélective. N’est-on pas en principe tous égaux ? Non ! Il serait alors temps d’arrêter toutes ces chimères, qui dans les faits ne riment à rien. Weiterlesen