Une fois n’est pas commune, l’article de ce jour ne concerne pas l’actualité, Tout tourne autour de l’importance de l’environnement écologique de nos campagnes. Les marais ont pour beaucoup de personnes un relent plus ou moins positifs. Ils sont considérés souvent comme des pièges, où on peut s’enliser. Des endroits qu’il vaudrait mieux éviter. D’un autre côté nombre d’agriculteurs les ont considéré comme des surfaces qui ne rapportaient rien et qu’il fallait assécher. Aujourd’hui on se rend compte que c’est une grave erreur d’agir ainsi. Les zones marécageuses avides de Co2 pourraient ralentir l’échauffement de la planète ce qui est d’une importance vitale pour l’avenir. De ce point de vue, l’université de Greifswald en ex-RDA propose d’humidifier certaines régions qui ont été asséchées. Les scientifiques ont constaté que l’agriculture intensive avait déséquilibré l’environnement et qu’à long terme cela avait des effets nocifs pour toutes nos régions. Le but qu’ils s’assignent est de faire comprendre aux habitants, qu’un marais peut aussi être une source de revenus économiques. Avec une plantation de roseaux il est possible de produire des carburants bios. Une source d’énergie qui peut compenser le manque à gagner. Les universitaires cherchent aussi à prouver, que certaines plantes peuvent être utilisées comme engrais. Les agriculteurs ont par le passé et encore aujourd’hui utilisé la tourbe et ont ainsi contribué à la destruction des zones marécageuses. L’idée consiste à éviter une exploitation nocive de ces terres. Il est clair que leur but n’est pas simple. Mais n’oublions pas que ces endroits sont des refuges pour la flore, celle ne pouvant que ce reproduire dans un contexte humide. Il en va aussi des insectes qui nous protègent contre les parasites. Weiterlesen
Kategorie: Pierre´s Meinungen
Pologne, droit à la critique
Witold Waszczykowski, le ministre des affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Allemagne ce matin à cause des déclarations anti-polonaises de certains politiciens, comme Martin Schulz, le président du parlement européen, qui a parlé d’une démocratie à la Poutine. Je salue ces critiques et les soutiens de toute mon âme. C’est le rôle des responsables en Europe de condamner sans états d’âme toutes dérives dictatoriales. Ce qui s’est passé avec le tribunal constitutionnel est une gifle à tous ceux qui croient au partage du pouvoir dans un pays. C’est lui qui assure le contrôle par rapport à toutes décisions politiques. De même la presse. Avec la mise au pas de la TVP, le service public polonais, la télévision est devenue une chasse-gardée des hyper-conservateurs. Toutes personnes ne soutenant pas le parti au pouvoir, ont été déjà limogées. Ce qui se passe du côté de Varsovie ressemble comme une goutte d’eau aux initiatives de Viktor Orbán, le despote hongrois. Une attitude tout à fait incompatible avec nos idéaux. De tels régimes ne doivent pas pouvoir faire ce qu’ils veulent et ceci au détriment des traités de l’UE. En tant que contribuable je ne suis pas prêt à apporter mon soutien aux cléricaux-fascistes de Pologne ou ailleurs, à tous ceux qui bafouent la démocratie. Le gouvernement polonais a beau dire qu’il a été élu dans les règles, ce qui est exact. Hitler l’a aussi été en 1933 ! Mais cela ne le légitime en aucune façon de ne pas respecter l’ensemble des citoyens. Je salue tous ceux qui manifestent contre le PiS, présidé par Jaroslaw Kaczynski et les marionnettes qu’il a placées à la tête de l’État et du gouvernement. J’espère que la pression de la rue montrera de l’effet. Les dirigeants ont déclaré que les allemands devaient se taire. Une fois de plus le spectre du nazisme a été mis en avant. Cela ne démontre pas une grande souveraineté. Mettre au pilori la critique et ceux qui la profèrent, est une méthode que les autocrates emploient toujours.
Le mépris de la femme
Les tristes événements de la Saint-Sylvestre à Cologne, nous ont donnés un aperçu sur le rôle de la femme dans certains pays musulmans. Il ne correspond aucunement avec l’émancipation et l’égalité, encore bancales dans certains cas, que nous connaissons sous nos latitudes. Pour nous il est inconcevable qu’on puisse mépriser celles qui seraient un jour les mères de nos enfants. Contrairement à certains versets du Coran, où il est bien stipulé que les femmes doivent être respectées, la tradition ancestrale de certaines populations semble avoir le dessus. Réduire nos compagnes à des objets, à les rendre esclave ou à les laisser sans défense face à la folie sexiste de certains machos, ne peut pas être accepté, que ce soit dans leurs pays d’origine ou chez nous. C’est la raison pourquoi je soutiens l’initiative de Madame Merkel, de changer la loi en ce qui concerne ceux qui se sont attaqués à des femmes. Je suis pour leur expulsion immédiate et ceci sans aucunes concessions. Je sais que la très grande majorité des migrants déplore de tels agissements, les condamne. C’est pourquoi, comme l’a fait remarquer la Chancelière, il faut savoir différencier. Un individu, peu importe son origine, doit être puni dans de telles circonstances. Il est évident que ce qui s’est passé devant la gare et la cathédrale de Cologne nuit à la tolérance et à la volonté d’intégration. Cela donnera malheureusement du punch à tous ceux qui soutiennent ceux qui mettent le feu à des lieux d’asile. Aux néonazis de toutes obédiences. Weiterlesen
Pied-de-nez au virtuel !
Marion Roche, une prof de français au lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, encourage ses élèves, souvent issus de la migration, à parler politique. C’est une démarche que je trouve essentielle pour apporter leur soutien à la démocratie. Pendant des années les jeunes ont pris leurs distances par rapport aux responsables qui ont la charge de gouverner, que ce soit une ville, une région où l’État dans son ensemble. Cette désaffection est due au fait, qu’ils ne se sentent pas écoutés par les partis. Que ce qui les concerne déclenche bien des débats, mais avec des résultats souvent plus que modestes. Ils déplorent la stagnation à leur encontre et se sont recroquevillés dans une opposition silencieuse, qui à bien des points de vue est dangereuse. Vivre ainsi dans la frustration peut amener au terrorisme. C’est souvent le manque de dialogue qui en est la cause. L’initiative de Marion Roche a pour but de mettre en route un dialogue, qui est indispensable pour désamorcer les crises. Prenons le cas des élèves qui courent un jour amok. Sans préavis ils tirent sur toutes les personnes qui se trouvent sur leur chemin. Souvent de tels drames ont lieu dans les écoles et sont le fait de jeunes, qui jusqu’à leur court-circuit, passaient pour être calmes, pondérés, respectueux. Tout le contraire des Rambos qu’on peut voir au cinéma. Pas des êtres violents, avides de sang. Après ces drames, les enquêteurs et psychologues constatent que ces jeunes ont vécu en vase-clos. Qu’ils avaient du mal à proférer leurs inquiétudes et leur mal-être. Souvent les familles ne sont pas en mesure de pratiquer le dialogue. Trop de soucis, trop d’angoisse de la part des parents. Et le temps qui coure, sans qu’on puisse l’arrêter. Weiterlesen
L’État bancal
Les événements de Cologne, la nuit du Nouvel an, où nombre de femmes ont été molestées sexuellement, seraient dus si on en croit les déclarations de la police, aussi à des migrants établis depuis peu en Allemagne. C’est ce qui s’est passé au pied de la cathédrale attisera la xénophobie et donnera du punch à la droite populiste. Cela confirme les slogans injurieux que les manifestants du Pegida ou d’autres mouvements citoyens, profèrent. On ne peut que secouer la tête ! Si la justice n’intervient pas d’une manière impitoyable contre les agresseurs, il en sera fait du libéralisme qui jusqu’à présent caractérisait la culture d’ouverture d’une majorité. En clair, il faut expulser tous ceux qui après leur peine sortent de prison. Le ministre de la justice va dans ce sens comme une majorité de politiciens. Mais pour que cela se fasse, il faut que la police fonctionne, ce qui n’a pas été le cas. Cela démontre que l’État est devenu plus que vulnérable, qu’il est dans l’incapacité de défendre ses ressortissants. Une décadence qui pourrait donner du tonus à tous ceux qui propagent des idées totalitaires. La répression serait alors le remède miracle. La perspective d’un système musclé, semble tenter bien des frustrés. Une évolution qui ne peut qu’apporter de la violence, de la haine. C’est bien ce que les islamistes veulent provoquer ici-bas : l’effritement de notre société. L’attitude des forces de l’ordre a été lâche. Au lieu d’intervenir, elles ont lassé faire. Ce n’est guère encourageant. À quoi bon défendre une telle société, se diront grand nombre d’entre-nous. Ce laxisme de la police n’est pas une inconnue, loin de là. Lorsque des hordes néonazis attaquent des étrangers de couleur dans l’ex-RDA, les agents ferment souvent les yeux et n’interviennent pas. C’est dire que l’indignation actuelle me semble un peu factice. Tous ceux qui observent comme moi, ce qui se passe en République Fédérale connaissent cette attitude. Weiterlesen
Pierre Boulez
La disparition de Pierre Boulez, qui est mort avant-hier à Baden-Baden à l’âge de 90 ans, m’incite à réfléchir sur l’apport de l’occident en ce qui concerne l’ouverture culturelle. Nous nous trouvons en plein dans une période régressive, où tout élan novateur est considéré comme un risque, un pari à ne pas prendre. Les gens sont devenus timorés, préfèrent rester dans les rangs, Ne surtout pas faire la une d’une manière révolutionnaire ! La conformité semble être devenue pour beaucoup une sorte d’assurance-vie. Est-ce la mort de la créativité ? Pierre Boulez a démontré le contraire. Il a rompu avec des tabous, s’est avancé dans le monde incertain du non-conformisme. Ses compositions ont été un signe d’ouverture, un appel au plus jeunes de tenter l’aventure. Avec l’IRCAM il leur a donné un cadre dans lequel ils pouvaient se défouler, loin de toutes contraintes. Un synonyme de liberté. Les lois du marché semblent la restreindre de plus en plus. Mais ne nous faisons pas d’illusions, sans un maître à penser comme Pierre Boulez, rien de tel aurait pu se dérouler. Ce qui est aussi impressionnant chez cet homme hors-paire, ce sont ses références classiques. Comme Pablo Picasso, il se réfère aussi au passé tout en regardant en avant. La preuve que pour toute évolution il faut avoir une fondation. Cela n’a jamais été de l’avant-garde sans une référence à notre culture, au contraire. Comme chef-d’orchestre remarquable, il a démontré son respect pour ses prédécesseurs. Des compositeurs qui eux aussi ont marqué leur époque. La meilleure façon de rendre hommage, ce serait de reprendre le flambeau qu’il nous tend, de rechercher de nouvelles formes d’expression. Weiterlesen
Cologne
Dans la nuit de nouvel an, des femmes ont été agressées sexuellement par des voyous, notamment à Cologne. Par la même occasion ont les a dépouillées de leurs portables ou de l’argent qu’elles avaient sur elles. D’après les témoins il s’agirait de ressortissants venant d’Afrique du Nord ou des pays arabes. Cet incident, s’il est permis de le désigner ainsi, arrive mal-à-propos en Allemagne. Une frange de la population s’oppose de plus en plus au droit d’asile et voudrait limiter l’entrée des migrants sur le territoire national. D’autres mettent le feu à des lieux d’accueil. Hier il y a eu des coups de feu qui ont blessé un réfugié. De l’autre, la solidarité envers tous ceux qui fuient l’horreur de la guerre civile. En deux mots : la population est en train de se scinder en deux camps bien précis. Un parti extrémiste et raciste comme l’AfD gagne des points et serait élu à 10% si on devait élire dimanche les députés du Bundestag. Les manifestants hargneux du Pegida, comme à Dresde, vont utiliser ce qui s’est passé au pied de la cathédrale à Cologne, comme vecteur de troubles. C’est exactement la tactique de l’EI que de déstabiliser l’Occident. C’est pourquoi il serait primordial de constater, si les bandes qui ont commis ces crimes, n’étaient pas téléguidées ? Le but est de déstabiliser de plus en plus la démocratie en déclenchant la haine. Weiterlesen
Juppé
Le clivage gauche-droite ne joue plus à l’heure actuelle en France. Le gouvernement de Manuel Valls fait une politique plutôt de droite. Elle est dictée par les événements. La déchéance de la nationalité en est une preuve fracassante. Il n’est pas étonnant que dans ce contexte, qu’un homme intelligent et pondéré comme Alain Juppé gagne des appuis sur tout l’échiquier politique. Il se dit de droite et l’est sûrement. Mais c’est un homme de dialogue, qui a comme priorité la cohésion nationale. Dans la situation actuelle il serait désavantageux de polariser les présidentielles sur des questions idéologiques. Marine Le Pen s’en charge et c’est assez ! Lorsqu’il y a feu à la maison, il faut avant tout l’éteindre avant d’envisager quoi que ce soit. C’est exactement dans cette situation où nous nous trouvons. Je pense que l’ancien premier ministre remplirait les conditions nécessaires. Nicolas Sarkozy au contraire, remettrait le feu aux poudres, ce qui serait fatal pour la France. Et François Hollande ? Il me déconcerte. Son profil de chef de guerre ne lui sied pas, bien que sa cote remonte. C’est certes un homme de compromis avec de grandes qualités. Mais il est plus à même d’agir depuis les coulisses. Il n’a pas réussi à réformer la France, comme il le souhaitait, parce qu’il hésitait à faire mal. À force de vouloir plaire à tout le monde, on se désavoue une fois ou l’autre. Il a des qualités et je trouve les attaques contre lui souvent injustes. Le présenter comme bouc-émissaire nuit au pays. Mais que faire s’il se représente. Je pense personnellement qu’il serait mieux qu’il se retire, car il n’a que peu de chances. Ce serait mettre la gauche dans une situation des plus précaires. Weiterlesen