Que ce soit au Capitole ou devant l’assemblée générale de l’ONU, le pape François fait appel à plus d’humanité et de justice sociale. Aussi le réchauffement de la planète est au centre de ses préoccupations. Il en va de la survie du monde, d’un développement plus équitable, qui en fin de compte a aussi des répercussions sur le bien-être des hommes. Il n’a pas hésité à critiquer le capitalisme, qui a ses yeux agit d’une manière égoïste, qui place l’intérêt de certains particuliers plus haut que celui de la collectivité. Des paroles sensées, mais qui ne seront probablement pas suivies dans les faits. Et ceci même lorsque le pape se lance dans une campagne ciblée contre la peine de mort. Il a été certes applaudi, mais qu’en sera-t-il au bout du compte ? Il n’est pas à prévoir que les lois seront changées dans certains états des USA, sans parler de ce qui se passe en Arabie Saoudite par exemple, où les droits de l’homme sont de la maculature. Entre les vœux pieux et la réalité il y a un fossé incontournable. Le souverain pontife le sait parfaitement, mais son rôle n’est-il pas d’élever la voix ? Mais il y a aussi des domaines où son action a eu es retombées concrètes, comme celui du rapprochement entre la Havane et Washington. C’est sous son égide qu’il a été possible d’échanger enfin des ambassadeurs. Weiterlesen
Kategorie: Pierre´s Meinungen
Chômage !
Myriam El Khomri n’est que depuis à peine un mois ministre du travail et elle encaisse déjà un coup de massue. En août il y a eu 20000 demandeurs d’emplois en plus qui se sont annoncés aux guichets. Cela correspond à une montée de 0,6% par rapport au mois précédent. Il est vrai que l’insécurité générale que nous vivons aujourd’hui n’encourage pas les entreprises à investir et à engager du personnel, au contraire. La crise amorcée des pays émergents n’a pas arrangé la situation. Les pertes en bourse ont freiné toutes initiatives. Et c’est pourtant dans un contexte difficile qu’il faudrait montrer de l’imagination, jeter son regard sur l’avenir. On aurait l’occasion de le faire avec des crédits aux taux d’intérêts des plus bas. Ce qui se passe en France est à l’inverse de l’atmosphère actuelle en Allemagne. L’économie vit en plein boom, la rentrée des impôts est élevée, ce qui permet à ce pays de subventionner la migration. Mais cela ne sera pas à fonds perdu si on en croit le gouvernement. Les réfugiés qui resteront auront du travail, occuperont des places vacantes vue la baisse démographique. Mais c’est aussi un pari. Angela Merkel est persuadée, que ce qui se passe actuellement en République Fédérale est un gage pour l’avenir, n’en déplaise à Madame Le Pen. Au lieu de se calfeutrer dans l’isolationnisme, un mirage aux effets pervers, elle va résolument de l’avant et donne ainsi un coup de fouet à tous ceux qui prônent le pessimisme. Malgré la catastrophe de Volkswagen, dont les retombées pour l’économie allemande ne peuvent pas encore être jaugées, la chancelière prend le parti donner de l’espoir à tous ceux qui ont peur, qui craignent trébucher au moindre obstacle. Une attitude pleine de bon-sens et de confiance. Weiterlesen
Chute du tout puissant M. Winterkorn
Martin Winterkorn, le patron de Volkswagen, a dû prendre son chapeau, comme il était à prévoir après les révélations concernant les logiciels de contrôle écologiques des moteurs Diesel. Il y a eu fraude et même si l’ancien PDG prétend n’avoir rien su, il est permis d’en douter. Il s’est toujours targué connaître tous les modèles construits par son groupe sur le bout des doigts. Il avait la réputation d’être plus que tatillon. Il a été pendant huit ans à la tête de l’entreprise et à réussi à presque doubler la production, de 5,7 millions de voitures en 2006 à plus de 10 millions aujourd’hui. Le chiffre d’affaire est passé dans le même temps de 104 à 202 milliards d’euros, le personnel de 329000 salariés à 600000, le nombre des usines de 48 à 119. Une évolution peut-être trop rapide qui aujourd’hui montre ses failles. Cela me donne l’occasion de me poser des questions sur le bien-fondé de ce genre de trusts. À force de vouloir rationaliser, une centralisation est inéluctable. Pour pouvoir baisser les prix de production, les différents modèles se servent des mêmes pièces-détachées, ce qui rend les structures inamovibles. La moindre panne peut entraîner tout un groupe dans la misère. C’est ce qui se passe actuellement ! Weiterlesen
La liberté d’expression ?
Lorsque Madame Le Pen se plaint qu’on ait violé son droit à la liberté d’expression et de pensée, pour avoir comparé en décembre 2010 les prières de rue des musulmans à l’occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale, elle est de mauvaise foi. Elle devra s’expliquer à ce sujet le 20 octobre devant le tribunal correctionnel de Lyon. J’avais tourné il y a longtemps un reportage, où je donnais la parole à un éditeur de Berlin, qui avait imprimé un livre de Robert Faurisson, le négationniste, interdit de publication en France. En prétendant qu’Auschwitz était une légende, il s’était mis en touche en blessant l’âme des survivants, qu’il traitait ainsi de menteurs. Lorsque je voulus savoir pourquoi le comité de lecture n’avait pas eu de scrupules à donner le feu vert à une telle publication, le directeur me donna les mêmes raisons que celle de la présidente du FN. Pour lui la liberté d’expression primait sur toutes les autres considérations. À ses yeux il était parfaitement légitime de publier des thèses avérées fausses. C’était à l’auteur de prendre ses responsabilités, non à la justice d’interdire de tels agissements. Un argument souvent employé pas l’extrême-droite pour justifier des paroles discriminatoires. De telles personnes oublient que l’État à le devoir de protéger tous ceux qui sont attaqués d’une manière vile et que les lois édictées interdisent de blesser l’honneur des minorités. Weiterlesen
VW menteur
C’est un scandale sans précédent ! Le fait que VW ait pu mettre au point un logiciel donnant des données erronées en ce qui concerne les émissions nocives des moteurs Diesel aux USA, est un acte criminel. Il n’y a pas d’autres dénomination pour décrire ce qui s’est passé depuis des années. Les autorités chargées de contrôler la pollution ont été bafouées. Les Allemands digèrent très mal ce genre de vilenie, qu’ils considèrent comme une atteinte à leur éthique. En agissant ainsi, VW a nuit à toute l’industrie d’un pays. Il est à prévoir que le « made in Germany » en prendra « plein la gueule ! ». Ce qui me sidère, c’est le fait que les manipulateurs se croient à l’abri de toutes découvertes. Ils devraient savoir que rien ne se cache à long terme. Il est à prévoir que la compagnie aura à payer une amende allant jusqu’à 15 milliards de dollars. Les réserves en cas de pépin étant de 25 milliards d’euros, cette somme incroyable pourra être payée. Qu’en est-il de la réputation et l’image de cette entreprise ? Le dommage occasionné dépassera de loin les effets actuels. Je crains qu’il sera difficile que VW retrouve son intégrité. Il y aura toujours une suspicion et cela risque de faire encore plus mal. Si les ventes diminuaient drastiquement, cela aurait des incidences. Mais d’après certains médias, ce ne serait que le sommet de l’iceberg. Ils parlent de manipulation en Chine et en Europe. Nous verrons plus clair ces prochains jours. Il y a aussi la concurrence, qui évite de se faire entendre trop. Serait-elle aussi dans le collimateur ? Pour l’instant que des spéculations ! Il est à prévoir que des têtes tomberont à Wolfsbourg, le siège de cette multinationale. Martin Winterkorn, le PDG, en fera probablement les frais, même s’il n’avait pas été au courant. Si c’était vraiment le cas, on lui reprochera d’avoir failli à ses obligations. N’aurait-il pas dû empêcher de telles malversations ? Même si cela était injuste, il devra assumer ses responsabilités « politiques » et prendre son chapeau. Comme Willy Brandt après l’affaire Guillaume, l’espion de la RDA, qui était à ses côtés à la chancellerie. Le fera-t-il ? Weiterlesen
Phénix renaissant de ses cendres
Alexis Tsipras a gagné les élections. Il formera un gouvernement de coalition avec son ancien partenaire, Panos Kommemos, le chef de fil d’ANEL. Une fois de plus une union contre-nature. Comment peut-il s’entendre avec un parti formés de populistes de droite ? Désolé de l’écrire, je trouve que cela à un arrière-goût nauséabond. J’aurais préféré que le future premier-ministre fasse route commune avec le Pasok, qui à l’origine était une formation social-démocrate. Phénix renaissant de ses cendres repart où il s’était arrêté au mois d’août. Après s’être renié complètement, il veut nous faire croire qu’il est en mesure de redonner au peuple grec un peu d’espoir. Il a eu le mérite de ne pas rompre les relations avec la zone euro. Mais à quel prix ! Qu’il arrête de faire croire aux citoyens qu’il est en mesure de faire des miracles. Il n’en sera rien ! Qu’il veuille ou non, son gouvernement sera forcé de se soumettra aux diktat de Bruxelles et du FMI. Il n’y a dans ce contexte avilissant pas de quoi pavoiser. Le peuple semble avoir compris qu’il en ira pas autrement et qu’il devra continuer à subir les coups de boutoirs des créanciers. En votant pour le Syriza, ils ont plébiscité la continuité. Est-ce un signe de résignation ? De fatalisme ? Ils ont compris que les conservateurs ne sont pas une alternative. S’ils étaient arrivés au pouvoir, ils auraient guère pu aller plus loin qu’Alexis Tsipras. Ce dernier a bien fait comprendre qu’il est passé maître pour faire avaler des pilules amères aux Grecs. Malgré l’échec total de sa politique d’antan, ils lui restent fidèles. Est-ce un signe de non-discernement ? Peut-être le réflexe de l’autruche qui enfuit sa tête dans le sable pour ne pas voir la réalité ? Weiterlesen
Le pape en porte-à-faux
Le pape est arrivé à la Havane où il célébrera une messe aujourd’hui. Il a été accueilli par Raoul Castro avec lequel il s’est entretenu. C’est le troisième souverain pontife en 17 ans à s’être rendu sur l’île. La preuve qu’il poursuit une action politique qui consiste à ramener ce pays dans le giron des nations démocratiques. Avec la reconnaissance des USA et l’échange d’ambassadeurs, un pas essentiel a été fait. Mais l’embargo n’a pas été encore complètement levé. Washington l’envisage, ce qui serait un bienfait pour le peuple cubain qui vit depuis près de 50 ans dans des conditions des plus précaires. Avec la chute du régime soviétique, la précarité s’est installée encore plus sous le soleil éclatant des Caraïbes. Mais ce n’est pas mon propos. Je veux parler avant tout du pape François qui est à mes yeux, dans les temps qui courent, un des seuls rayons d’espoir. Avec ses opinions sociales et écologiques, il diffère diamétralement de ses prédécesseurs. Il n’évoque pas des thèses du bout de ses lèvres, ne se perd pas dans des méandres diplomatiques, au contraire. Il dit clairement son avis. Les droits de l’homme et la sauvegarde de la dignité humaine sont pour lui incontournables. Il condamne tout aussi bien le totalitarisme que le capitalisme, qu’il accuse de mépriser l’individu. La liberté d’expression doit inciter au dialogue, pas à la violence comme c’est encore le cas dans bien des régimes. Une remarque à peine voilée adressée au président Castro, de l’aéroport où le pape venait d’atterrir. Weiterlesen
Tsipras bis ?
La vague presque étouffante des réfugiés venant des Balkans m’a fait presque oublier qu’il y aura des élections demain en Grèce. D’après les sondages les conservateurs et le Syriza se trouveraient presque à égalité. Il y a quelques semaines personne aurait pu faire de tels pronostiques étant donné que la popularité d’Alexis Tsipras était à l’apogée. Et ceci malgré sa valse-hésitation. Son rival, Vangelis Meïmarakis a gagné énormément de terrain, peut-être parce qu’il représente le pragmatisme, non l’utopie comme la gauche radicale voulait l’exprimer. Il n’y a rien de pire que de reconnaître que ses idéaux ne sont pas réalisables. C’est ce qui s’est passé pour l’ancien premier-ministre. Alexis Tsipras a perdu l’aura du magicien, qui déclara pouvoir sortir la Grèce du marasme où elle se trouve sans que personne n’ait à faire de sacrifices. Non à l’austérité ! C’est le contraire qui se passe aujourd’hui. Il a dû se soumettre à la dure réalité des créanciers. Les réformes entamées ont été dictées par « les sages » de Bruxelles et de Berlin. Ce qui s’est passé était une tragédie pour un pays qu’on considère encore aujourd’hui comme étant le berceau de la démocratie. Les belles paroles ne suffisent plus pour enrober le peuple dans du sucre. Il a été mis devant des faits accomplis. Le référendum a été, vu d’aujourd’hui, le dernier rebond. Après le pays a vécu sa Bérésina. Il a dû avaler un grand nombre de couleuvres. Il a été mis à genoux et dans un tel cas il faut trouver un responsable : c’est Tsipras qu’on le veuille ou non. Il ne sert à rien de dire qu’il porte qu’une responsabilité restreinte pour ce qui s’est passé. Weiterlesen