Marion Roche, une prof de français au lycée Voillaume d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, encourage ses élèves, souvent issus de la migration, à parler politique. C’est une démarche que je trouve essentielle pour apporter leur soutien à la démocratie. Pendant des années les jeunes ont pris leurs distances par rapport aux responsables qui ont la charge de gouverner, que ce soit une ville, une région où l’État dans son ensemble. Cette désaffection est due au fait, qu’ils ne se sentent pas écoutés par les partis. Que ce qui les concerne déclenche bien des débats, mais avec des résultats souvent plus que modestes. Ils déplorent la stagnation à leur encontre et se sont recroquevillés dans une opposition silencieuse, qui à bien des points de vue est dangereuse. Vivre ainsi dans la frustration peut amener au terrorisme. C’est souvent le manque de dialogue qui en est la cause. L’initiative de Marion Roche a pour but de mettre en route un dialogue, qui est indispensable pour désamorcer les crises. Prenons le cas des élèves qui courent un jour amok. Sans préavis ils tirent sur toutes les personnes qui se trouvent sur leur chemin. Souvent de tels drames ont lieu dans les écoles et sont le fait de jeunes, qui jusqu’à leur court-circuit, passaient pour être calmes, pondérés, respectueux. Tout le contraire des Rambos qu’on peut voir au cinéma. Pas des êtres violents, avides de sang. Après ces drames, les enquêteurs et psychologues constatent que ces jeunes ont vécu en vase-clos. Qu’ils avaient du mal à proférer leurs inquiétudes et leur mal-être. Souvent les familles ne sont pas en mesure de pratiquer le dialogue. Trop de soucis, trop d’angoisse de la part des parents. Et le temps qui coure, sans qu’on puisse l’arrêter. Weiterlesen

Les événements de Cologne, la nuit du Nouvel an, où nombre de femmes ont été molestées sexuellement, seraient dus si on en croit les déclarations de la police, aussi à des migrants établis depuis peu en Allemagne. C’est ce qui s’est passé au pied de la cathédrale attisera la xénophobie et donnera du punch à la droite populiste. Cela confirme les slogans injurieux que les manifestants du Pegida ou d’autres mouvements citoyens, profèrent. On ne peut que secouer la tête ! Si la justice n’intervient pas d’une manière impitoyable contre les agresseurs, il en sera fait du libéralisme qui jusqu’à présent caractérisait la culture d’ouverture d’une majorité. En clair, il faut expulser tous ceux qui après leur peine sortent de prison. Le ministre de la justice va dans ce sens comme une majorité de politiciens. Mais pour que cela se fasse, il faut que la police fonctionne, ce qui n’a pas été le cas. Cela démontre que l’État est devenu plus que vulnérable, qu’il est dans l’incapacité de défendre ses ressortissants. Une décadence qui pourrait donner du tonus à tous ceux qui propagent des idées totalitaires. La répression serait alors le remède miracle. La perspective d’un système musclé, semble tenter bien des frustrés. Une évolution qui ne peut qu’apporter de la violence, de la haine. C’est bien ce que les islamistes veulent provoquer ici-bas : l’effritement de notre société. L’attitude des forces de l’ordre a été lâche. Au lieu d’intervenir, elles ont lassé faire. Ce n’est guère encourageant. À quoi bon défendre une telle société, se diront grand nombre d’entre-nous. Ce laxisme de la police n’est pas une inconnue, loin de là. Lorsque des hordes néonazis attaquent des étrangers de couleur dans l’ex-RDA, les agents ferment souvent les yeux et n’interviennent pas. C’est dire que l’indignation actuelle me semble un peu factice. Tous ceux qui observent comme moi, ce qui se passe en République Fédérale connaissent cette attitude. Weiterlesen

Tragen wir den klassischen Journalismus demnächst zu Grabe?

Das Unternehmen Aexea ist eines von dreien in Deutschland, das Software für computergenerierte Texte anbietet, in elf Sprachen. Aexeas Slogan lautet: „Let us do the writing for you“. Das klingt, als sei Schreiben nur eine lästige Fingerübung, die man Maschinen überlassen kann.

Wenn es um Maschinen als Arbeitskraft geht, ist der Mensch zunächst misstrauisch. Als Antwort auf die Industrialisierung drehte Charlie Chaplin 1936 den Film Moderne Zeiten. Darin lässt er sich an eine Maschine anschließen, die ihn, um Zeit zu sparen, während der Arbeit mit Essen füttert. Am Ende dreht die Maschine durch, und Chaplin wird vom Räderwerk verschluckt. Skepsis gibt es auch heute: Artikel, die in letzter Zeit zum Thema computergenerierte Texte erschienen sind, tragen Überschriften wie „Nehmen Roboter allen Journalisten den Job weg?“ oder „Dieser Text ist selbst gemacht“. Das klingt nach Angst und Trotz.

Die Grundthese lautet: Menschen, die arbeiten, machen Fehler. Automatisierung steigert die Qualität! Ein Beispiel aus dem Wetterbericht einer Regionalzeitung. „In der Nacht scheint nur selten die Sonne.“ Einer Maschine wäre das wohl nicht passiert, die Fehlerquote heutiger Software soll unter 0,1 Prozent liegen.

Wenn von Textautomatisierung die Rede ist, fällt oft das Wort Roboterjournalismus. Das ist falsch, da keine Roboter herumsitzen und tippen. Doch der Mensch braucht dieses Bild, weil er nicht begreifen kann, dass man nicht mehr Verstand und Hände benötigt, um etwas aufzuschreiben.

„Dieser Text wurde durch einen Algorithmus verfasst“, stand am 17. März 2014 unter einer Meldung auf der Webseite der LA Times. Am frühen Morgen hatte die Erde unter Los Angeles gebebt, die Nachricht darüber war wenige Minuten später zu lesen – geschrieben von einer Software. Quakebot heißt der Algorithmus, ein Digital-Redakteur der Zeitung hat ihn programmiert.

Auch andere Medien nutzen Algorithmen, um Texte zu generieren. Die amerikanische Nachrichtenagentur AP zum Beispiel, auch forbes.com oder die Berliner Morgenpost bei der Meldung über aktuelle Feinstaubwerte in der Hauptstadt.

Der Grund für das Robottexting ist ein wirtschaftlicher. Wenn die Konkurrenten Texte billiger anbieten, bleiben – wie in der Industrie – nur Fließband-Produktion und Automatisierung.

Umfangreiche Datensätze liegen beispielsweise zum Sport vor, vor allem zum Fußball, weil der Deutsche Fußballbund die Vereine verpflichtet, bis spätestens 60 Minuten nach einem Spiel Zahlen zu übermitteln: zu Zuschauern, Spielern, Toren und Torminuten, Roten und Gelben Karten. Damit der Computer aus diesen Zahlen einen Text formulieren kann, muss er sie lesen können – er muss Regeln lernen. Diese Regeln bringt ihm der Mensch bei.

Der Computer lernt zum Beispiel, dass ein 1 : 0 im Fußball ein normales Ergebnis ist, ein 8 : 0 dagegen ein außergewöhnliches. Dass man bei einem 1 : 0 von „besiegen“ sprechen kann, bei einem 8 : 0 von „vernichten“. Der Computer kann auch Wetterberichte mit einem Ergebnis kombinieren, Regen und ein 8 : 0 zum Beispiel ergeben, dass das Spiel eine „Regenschlacht“ war. Die Software kann sogar selbst lernen.

Große Datensätze gibt es auch zu Finanzen, Wetter und Tourismus. Bei Reiseberichten beispielsweise – jene inklusive Empfehlung für Restaurants und Spezialitäten aus der lokalen Küche vor Ort – lieferte der Computer anfangs 1.500 Texte in einer Nacht, wenig später schon mehr als 7.000, inzwischen sind es bis zu 90 Millionen pro Tag – Nachrichten zu Wetter, Sport und über Prominente zum Beispiel oder Texte für E-Commerce-Anbieter. Einen handgeschriebenen Text kann man heute nicht mehr von einem computergenerierten unterscheiden.

Laut einer Studie der Ludwig-Maximilians-Universität in München wurden knapp tausend Probanden Nachrichten aus den Bereichen Sport und Finanzen vorgelegt, die entweder Computer oder Menschen geschrieben hatten. Das Ergebnis: Die Leser machten kaum einen Unterschied aus. Höchstens: Computergenerierte Texte wurden als sachlicher und glaubwürdiger empfunden, Texte von Journalistenhand hingegen seien angenehmer zu lesen.

Was Journalismus unserer Zeit ausmacht, wie er (wieder) mehr Geld verdienen kann und ob er überhaupt überlebt, sind für die Branche existenzielle Fragen. In Onlineredaktionen sitzen Journalisten, die mit der hohen Nachrichten-Schlagzahl mithalten müssen, weil News alles sind. Ob sie gute oder schlechte Arbeit leisten, bewerten ihre Chefs vor allem anhand der Klicks. Man wird an Charlie Chaplins Moderne Zeiten erinnert.

Man kann aber auch einen Schritt weiter gehen und überlegen, wie Algorithmen die Arbeit des Menschen in Zukunft erleichtern und sie besser machen können – auch im Journalismus.

 

 

 

 

La disparition de Pierre Boulez, qui est mort avant-hier à Baden-Baden à l’âge de 90 ans, m’incite à réfléchir sur l’apport de l’occident en ce qui concerne l’ouverture culturelle. Nous nous trouvons en plein dans une période régressive, où tout élan novateur est considéré comme un risque, un pari à ne pas prendre. Les gens sont devenus timorés, préfèrent rester dans les rangs, Ne surtout pas faire la une d’une manière révolutionnaire ! La conformité semble être devenue pour beaucoup une sorte d’assurance-vie. Est-ce la mort de la créativité ? Pierre Boulez a démontré le contraire. Il a rompu avec des tabous, s’est avancé dans le monde incertain du non-conformisme. Ses compositions ont été un signe d’ouverture, un appel au plus jeunes de tenter l’aventure. Avec l’IRCAM il leur a donné un cadre dans lequel ils pouvaient se défouler, loin de toutes contraintes. Un synonyme de liberté. Les lois du marché semblent la restreindre de plus en plus. Mais ne nous faisons pas d’illusions, sans un maître à penser comme Pierre Boulez, rien de tel aurait pu se dérouler. Ce qui est aussi impressionnant chez cet homme hors-paire, ce sont ses références classiques. Comme Pablo Picasso, il se réfère aussi au passé tout en regardant en avant. La preuve que pour toute évolution il faut avoir une fondation. Cela n’a jamais été de l’avant-garde sans une référence à notre culture, au contraire. Comme chef-d’orchestre remarquable, il a démontré son respect pour ses prédécesseurs. Des compositeurs qui eux aussi ont marqué leur époque. La meilleure façon de rendre hommage, ce serait de reprendre le flambeau qu’il nous tend, de rechercher de nouvelles formes d’expression. Weiterlesen

Dans la nuit de nouvel an, des femmes ont été agressées sexuellement par des voyous, notamment à Cologne. Par la même occasion ont les a dépouillées de leurs portables ou de l’argent qu’elles avaient sur elles. D’après les témoins il s’agirait de ressortissants venant d’Afrique du Nord ou des pays arabes. Cet incident, s’il est permis de le désigner ainsi, arrive mal-à-propos en Allemagne. Une frange de la population s’oppose de plus en plus au droit d’asile et voudrait limiter l’entrée des migrants sur le territoire national. D’autres mettent le feu à des lieux d’accueil. Hier il y a eu des coups de feu qui ont blessé un réfugié. De l’autre, la solidarité envers tous ceux qui fuient l’horreur de la guerre civile. En deux mots : la population est en train de se scinder en deux camps bien précis. Un parti extrémiste et raciste comme l’AfD gagne des points et serait élu à 10% si on devait élire dimanche les députés du Bundestag. Les manifestants hargneux du Pegida, comme à Dresde, vont utiliser ce qui s’est passé au pied de la cathédrale à Cologne, comme vecteur de troubles. C’est exactement la tactique de l’EI que de déstabiliser l’Occident. C’est pourquoi il serait primordial de constater, si les bandes qui ont commis ces crimes, n’étaient pas téléguidées ? Le but est de déstabiliser de plus en plus la démocratie en déclenchant la haine. Weiterlesen

Handy ist schon lange nicht mehr. Wir alle kennen das Smartphone als täglichen Begleiter.

Die Hersteller von Smartphones drängen in neue Märkte. Zudem dürften die Preise weiter unter Druck geraten. Der Vormarsch der Smartwatch stellt die Unternehmen vor zusätzliche Herausforderungen.

Die Marke Nokia zeigt, wie schnell es in der Technologiebranche abwärtsgehen kann. Kurz nach der Jahrtausendwende dominierte das finnische Unternehmen den Markt für Mobiltelefone. Steve Jobs´ Produkt-Lancierung markierte dann 2007 die Wende:

Apple läutete mit dem iPhone das Zeitalter der Smartphones ein. Nokia verlor stetig an Marktanteilen, wurde schließlich von Microsoft gekauft und hat den Anschluss bis heute nicht mehr gefunden.

Die Platzhirsche am Markt für Mobiltelefone sind heute Samsung und Apple. Wie bei Nokia ist der weitere Erfolg der heutigen Marktführer allerdings keineswegs garantiert. Die wichtigsten Absatzmärkte verschieben sich seit einigen Jahren.

So werden immer mehr Smartphones in Schwellenländern verkauft. Das Marktforschungs-unternehmen Strategy Analytics prognostiziert, dass dieses Jahr Indien und Indonesien im Fokus stehen werden. So sollen 2016 rund 13% aller Smartphones in die beiden asiatischen Länder ausgeliefert werden. Aufgrund von Anzeichen einer Marktsättigung in China werden auch zunehmend Produktionskapazitäten von dort in die aufstrebenden Märkte verlagert werden.

Während Smartphones weltweit zu Alltagsgegenständen werden, steigt der Druck auf deren Preise. Seit Jahren werden die Geräte immer billiger. Laut dem Beratungsunternehmen IDC sollen die Preise bis 2019 jedes Jahr um über 4,5% sinken; ein Smartphone werde dann im weltweiten Durchschnitt nur noch rund 236 US-Dollar kosten.

Von der derzeitigen Entwicklung scheint besonders Huawei profitieren zu können. Der chinesische Smartphone-Hersteller hat seinen Marktanteil in einem noch immer wachsenden Markt jüngst stark ausgebaut – ein Jahr zuvor ist eine solche Expansion Xiaomi gelungen. Apple hält sich derweil stabil, und Samsung muss kämpfen, auch wenn der Rückgang etwas gebremst werden konnte.

Nicht nur geografische Gewichtsverschiebungen machen derzeit Strategie-Anpassungen bei den Unternehmen notwendig. Wie sich die Marktanteile bei den Smartphones entwickeln werden, dürfte künftig auch maßgeblich von den Smartwatches bestimmt werden. Die beiden mobilen Geräte sind schließlich klassische Komplementärgüter, will heißen, der Verkauf des einen Produkts wirkt sich positiv auf den Absatz des anderen aus, weil sich die Produkte in ihrem Nutzen ergänzen.

Der neue Markt für intelligente Uhren wird sich rasant entwickeln. Laut IDC dürften 2019 rund 85 Mio. Smartwatches ausgeliefert werden – 2015 sollen es gerade einmal knapp 24 Mio. gewesen sein. Dabei hat Apple derzeit die Nase vorn. Analytiker von IDC schätzen, dass über 58% aller intelligenten Uhren mit dem Betriebssystem der Kalifornier laufen. Die Android-Konkurrenz komme auf gut 17%.

Die Smartwatches dürften in ihrem Vormarsch der Schweizer Uhrenindustrie zunehmend Sorgen-falten bereiten. Auch eine deutlich jüngere Industrie fürchtet um ihr Einkommen: In den vergangenen Jahren haben sich verschiedene Hersteller von mobilen Fitness-Messgeräten etabliert. Für sie könnte die derzeitige Entwicklung rasch existenzbedrohend werden. Die ausgefeilten Uhren können vieles, was die günstigeren Fitness-Armbänder auch können. Kunden dürften sich daher vermehrt gegen zusätzliche Geräte entscheiden und einer Smartwatch den Vorzug geben. Egal, ob man Uhrenhersteller im Jura ist oder tätig in einem rasch gewachsenen Technologie-Startup in Resteuropa: Wollen Unternehmer dem Schicksal von Nokia entkommen, werden sie Schritt halten müssen.

 

Le clivage gauche-droite ne joue plus à l’heure actuelle en France. Le gouvernement de Manuel Valls fait une politique plutôt de droite. Elle est dictée par les événements. La déchéance de la nationalité en est une preuve fracassante. Il n’est pas étonnant que dans ce contexte, qu’un homme intelligent et pondéré comme Alain Juppé gagne des appuis sur tout l’échiquier politique. Il se dit de droite et l’est sûrement. Mais c’est un homme de dialogue, qui a comme priorité la cohésion nationale. Dans la situation actuelle il serait désavantageux de polariser les présidentielles sur des questions idéologiques. Marine Le Pen s’en charge et c’est assez ! Lorsqu’il y a feu à la maison, il faut avant tout l’éteindre avant d’envisager quoi que ce soit. C’est exactement dans cette situation où nous nous trouvons. Je pense que l’ancien premier ministre remplirait les conditions nécessaires. Nicolas Sarkozy au contraire, remettrait le feu aux poudres, ce qui serait fatal pour la France. Et François Hollande ? Il me déconcerte. Son profil de chef de guerre ne lui sied pas, bien que sa cote remonte. C’est certes un homme de compromis avec de grandes qualités. Mais il est plus à même d’agir depuis les coulisses. Il n’a pas réussi à réformer la France, comme il le souhaitait, parce qu’il hésitait à faire mal. À force de vouloir plaire à tout le monde, on se désavoue une fois ou l’autre. Il a des qualités et je trouve les attaques contre lui souvent injustes. Le présenter comme bouc-émissaire nuit au pays. Mais que faire s’il se représente. Je pense personnellement qu’il serait mieux qu’il se retire, car il n’a que peu de chances. Ce serait mettre la gauche dans une situation des plus précaires. Weiterlesen

Une fois n’est pas coutume, je ne vais rien écrire sur la politique mais sur un fait divers tragique. Deux alpinistes italiens ont trouvé la mort dans le massif du Mont-Blanc. D’autres suivront au cours de l’année. Une occasion pour moi de réfléchir à l’attrait de l’alpinisme. J’ai été élevé dans cette région et j’ai eu un professeur au collège qui avait gravi des 8000 mètres au Népal. Il connaissait tous les guides de Chamonix et vantait souvent le défi de la mort que chacun a en soi. Comme scientifique il était de l’avis qu’une fin tragique était logique pour tous ceux qui pratiquent ce sport. Lui-même est mort d’épuisement à la face nord de l’Eiger. Il ne voulait en aucun cas décéder dans son lit et a ainsi obtenu satisfaction. Je trouvais souvent qu’il s’exprimait en classe d’une manière cynique lorsqu’il parlait des accidents qui pouvaient intervenir. J’ai compris bien plus tard, que c’était pour lui le seul moyen de prendre des risques. Qui pratique la montagne sait bien, que sans eux il n’est pas possible de vaincre des sommets. Ce qui est tragique et ce qui n’a pas été le cas de l’accident qui a eu lieu hier, c’est que beaucoup d’amateurs partent en randonnées sans condition et souvent sans le matériel nécessaire. Qu’ils mettent en danger tous ceux qui vont à leur secours, ne semble pas les déranger. Chaque année on déplore la mort de beaucoup d’entre-eux. Faut-il réglementer la varappe ou les courses dans un massif montagneux ? Imposer des règles où seul un vent de liberté devrait souffler ? Est-ce compatible avec le désire de se dépasser ? Pas tellement, mais tant que des hommes et des femmes dévisseront par méconnaissance, il est permis d’en douter. Faut-il accepter qu’un sport prenne en compte une fin tragique ? Que son attrait est en partie causé par une issue incertaine chaque fois qu’on part à la conquête des sommets ? Weiterlesen