Bernie Sanders s’est enfin rallié à Hillary Clinton dans la course à la présidentielle aux USA. Des membres des deux camps ont planché sur un programme commun. Le résultat : un net virement à gauche. Cela va de l’augmentation du salaire minimum à 15$ par heure au prélèvement d’une taxe carbone et de l’interdiction de la fracturation hydraulique pour prélever le pétrole et le gaz de schiste. Il a dû par contre faire des concessions en ce qui concerne le traité de libre-échange transpacifique, un des projets-phares de Barak Obama. Vu les événements qui ébranlent la société américaine, ce rapprochement est positif. Il s’agira avant tout de réconcilier deux camps, qui sont actuellement à couteau-tiré. Le regain de racisme en ce qui concerne les noirs, est dû avant tout à la précarité. Si le niveau de vie ne s’améliore pas pour les plus pauvres, il est à craindre que toute la démocratie américaine soit menacée. Il sera de première nécessité d’instaurer un système social à l’Européenne, n’en déplaise à Donald Trump. Le système actuel qui oblige chaque citoyen à pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille n’est plus possible à cause du chômage, des salaires plus que modestes pour une majorité de travailleurs. Les milieux modestes blancs sont aussi concernés, ce qui contribue à des tensions. Il est de ce fait nécessaire de revoir de fonds en comble la politique pratiquée jusqu’à ce jour. Il est évident qu’il est de toute première nécessité de partager plus équitablement les ressources. Bien des millionnaires reconnaissent ces faits et semblent être prêts à faire des sacrifices. Pas par charité, plutôt pour donner un coup de fouet au marché intérieur. En fin de compte ils en seront les bénéficiaires. Il est bon que les démocrates rassemblés autour d’Hillary Clinton, se rendent compte que les thèses de Bernie Sanders ont une certaine logique, qu’elles ne sont pas issues seulement d’une idéologie humaniste. Il est évident qu’elles bousculeront d’une manière profonde les structures actuelles. Il est difficile de concevoir pour nous européens, que la solidarité ne fonctionne pas. Weiterlesen
Kategorie: Pierre´s Meinungen
Bye bye les Anglais !
Theresa May succédera demain à David Cameron à la tête du gouvernement de sa Majesté. Elle a été une partisane modérée du maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE. Sa nomination a démontré que ceux qui avaient voté pour le Brexit n’ont pas eu gain de cause. Malgré ses convictions, elle ne reviendra pas sur les résultats du référendum et se mettra en contact avec Bruxelles pour amorcer le grand départ. Madame May a beau dire que l’Angleterre sera en fin de compte la gagnante, je n’en crois pas un traître-mot. Il ne faut pas se leurrer, du point de vue économique c’est un désastre, d’autant plus que l’UE n’a aucune raison de lui faire des cadeaux. Mais aussi en ce qui concerne la politique elle aura du mal à rafistoler le pot cassé. La nation est partagée en deux camps bien distincts : celui des pragmatiques, l’autre des nostalgiques. Ces derniers sont en majorité des personnes âgées qui n’ont pas remarqué que la grande Albion n’est plus qu’un mirage. Si le chômage venait à augmenter, il y aura de plus en plus de tensions. Ne nous faisons pas d’illusions : ce n’est que dans la libre circulation des biens et des citoyens que les effets nocifs du Berxit pourraient être atténués. Si on en croit le vox populi, c’est justement là que le bât blesse. En se réfugiant derrière un mur, le pays s’isolera de plus en plus et ne sera pas en mesure de remédier à la crise. Maintenant il est trop tard de faire machine-arrière. Theresa May le sait parfaitement. Le Royaume-Uni a démontré dans l’histoire que lorsqu’il était acculé, de nouvelles forces ont pu braver le destin. Je pense en particulier à la seconde guerre mondiale. Lorsque la nation subissait les coups de boutoir d’Adolf Hitler, elle a su résister et a finalement été une des artisanes de la victoire finale. Mais le passé ne se répétera pas. Maintenant il faudra cuver le vin tiré et comme on le sait, il est amer. Je suis un démocrate et suis d’avis qu’un plébiscite doit être respecté. Mais malgré tout j’aurais espéré que les responsables se concertent avant de se référer à l’article 50 de la constitution de l’UE qui prévoit les modalités de départ. Mais cela restera un vœux pieu. Weiterlesen
Rebondir !
Nous avons perdu ! Évidemment je suis déçu, mais force est de constater qu’il s’agit que de foot. Bien sûr cela nous aurait fait du bien d’être sacré champion d’Europe, mais le destin en a voulu autrement. Cristano Ronaldo a été blessé à la fin de la première demi-heure du match et a dû quitter le terrain. Malgré un jeu offensif de la part des Bleus, l’équipe n’a pas pu en tirer un avantage. Le ballon refusait tout simplement de rentrer dans la cage des buts. Ce n’est que peu de minutes avant la fin du match, que les Portugais ont pu marquer ! Nous pourrions nous lamenter en prétendant que c’est injuste, mais cela ne servirait à rien. Maintenant il faut voir de l’avant ! Une attitude que je m’impose depuis des décennies. Je sais qu’avec des « si » je pourrais mettre Paris en bouteille, mais je n’y arriverais définitivement pas ! Chaque fois que j’ai essuyé des revers, comme par exemple le renvoi d’une commande d’un film, je me suis précipité au téléphone pour trouver du travail. Il en allait de la survie pécuniaire de la famille. Sachant qu’il est inutile de broyer du noir, il n’y avait pas d’autres solutions que de tenter l’impossible. À chaque fois que j’ai agi de la sorte, j’ai été récompensé. Ne surtout jamais montrer qu’on est moralement atteint, telle était et est encore ma devise. Lorsque la défaite se lit dans son expression, il est guère possible d’avoir du succès. Psychologiquement il est clair que personne ne prête à des vaincus potentiels! Qu’on s’attire que des ennuis auprès de ceux, qui aurait de quoi vous donner un coup de collier. Weiterlesen
Traumatisme
Le meurtre des policiers de Dallas devrait laisser des marques aux États-Unis. Une remise en question du rôle des forces de l’ordre est inévitable. Tant que des doutes subsisteront quant au racisme, il sera difficile d’atténuer les tensions. Et pourtant c’est cela dont aurait besoin le pays. Il est à craindre que la campagne électorale creusera encore plus les disparités entre la minorité noir et hispanique et les blancs. Micah Johnson, le tireur, a voulu faire table-rase et propager la haine. 12 policiers ont été atteints, dont cinq mortellement. David Brown, le chef de la police locale, un noir, est particulièrement touché, d’autant plus que son fils a tué un policier et un civil en 2010 et a été abattu lors de l’intervention de ses collègues. Il est était un malade-mental. Pour lui le drame du 7 juillet est particulièrement traumatisant, d’autant plus que la police a été attaquée à plusieurs reprises. Pour lui, il n’y a qu’une seule option : celle d’un « cessez-le-feu » entre les opposants et les fonctionnaires devant assurer le maintien de l’ordre. Il en va de l’intégrité de toute la nation. Barak Obama l’a bien exprimé lors de son intervention médiatique à Varsovie. Il est de toute première importance que les citoyens retrouvent un équilibre et ne se laissent pas entraîner par la colère. C’est le devoir de la politique d‘œuvrer dans ce sens. Il est vrai que les diatribes racistes d’un Donald Trump attisent encore plus les distensions et amènent les gens à se saisir des armes pour « régler des comptes » eux-mêmes. Sans une réforme de fonds des forces de l’ordre, ce mal continuera à sévir. Elle consiste à lutter contre l’exclusion. Un pari qui inclut aussi le social. Mais j’émets des doutes que le pays soit prêt à se remettre en question. Il ne suffit pas d’élire un noir à la Maison Blanche, pour que la haine ethnique soit atténuée. Essayer de changer la mise par la réflexion, est plus ou moins impossible, car les émotions ont pris le dessus. Comme on le sait elles ne sont jamais pragmatiques. L’amour et le rejet ne sont souvent pas explicables. Weiterlesen
Nous !?…
J’aimerais revenir, une fois n’est pas coutume, sur ce que peut représenter pour nous tous l’équipe des bleus. Elle est constituée dans sa majorité de citoyens issus de l’immigration, ce que je trouve une très bonne chose. La preuve que des joueurs étant venus de loin et étant aujourd’hui plus proche de la nation que certaines personnes « de souche française », sont à part entière des enfants de la République, n’en déplaise à Jean-Marie Le Pen. Nous sommes obligés de reconnaître leur efficacité ! C’est du racisme que de vouloir faire croire que des enfants des banlieues sont des bons à rien ! La seule chose qui freine leur succès est le fait qu’ils sont souvent soumis à la discrimination. Au lieu de tout faire pour les intégrer, on les saborde car ils sont de couleur ou qu’ils vénèrent Allah. Et même s’ils sont chrétiens, on préfère les tenir éloignés. C’est la raison pour laquelle je trouverais très positif si l’équipe nationale pouvait vaincre demain soir le Portugal. Déjà lors des mondiaux de 1998 il a été possible de constater, que l’engouement pour les onze pouvait rendre caduque les différences ethniques. Il était question que du « nous » ! Je sais, c’est une réaction momentanée, mais elle a sa valeur dans des temps marqués par des crises dépassant de loin l’hexagone. Je pense au terrorisme islamique mais aussi à la précarité qui touche en particulier des couches de personnes étant défavorisées, comme le démontre les rapports de l’ONU. Comme par hasard, en majorité « des indigènes » ! Je ne peux que souhaiter qu’une victoire de l’Euro puisse aplanir les préjugés. Mais pas seulement à la surface. Il serait bon que dans le domaine de la formation scolaire des progrès soient faits. Il est inconcevable d’accepter un système à deux vitesses. Toutes les écoles de la République devraient avoir les mêmes critères de qualité. Sur le papier il en est ainsi, dans la réalité il est permis de constater des différences notables. Weiterlesen
Abattus comme des lapins
Philando Castile a été abattu par un policier blanc devant sa compagne et sa fille à Falcon Heights, dans le Minnesota lors d’un contrôle routier. Presque parallèlement à ce drame, un autre noir, Alton Sterling, a été abattu par des agents lorsque ces derniers l’avaient plaqué à terre en Louisiane. Des exécutions sommaires qui ravivent le racisme au États-Unis. Barak Obama a beau dire que c’est un problème américain, qui ne connaît pas de barrières ethniques, mais 31% des victimes sont des noirs. Un taux bien plus élevé que celui de la population afro-américaine qui se situe autour de 13,6%. Vouloir minimiser ces faits, ne peut rien arranger. La société est profondément divisée. Des diatribes comme celles de Donald Trump ne contribuent pas à l’apaisement, au contraire. L’observateur que je suis a l’amer sentiment que nous revenons aux tensions existantes au cours des années 40 et 50. Après la fin de la seconde guerre mondiale un McCarthy sévissait en propageant la haine. Il s’agirait de faire attention, afin que ces incidents sanglants ne dégénèrent pas dans une guerre civile. Comment expliquer ce regain de violence ? La majorité blanche craint perdre un jour sa suprématie politique et économique. La courbe démographique est claire, elle passera au-dessous des 50% au cours de ce siècle. Ces chiffres provoquent chez certains de la peur. Chez ceux qui considèrent que les noirs sont à l’origine de la criminalité excessive dans les métropoles américaines. Le fait de les assimiler à des délinquants, sans exceptions, ont amené certains policiers à agir comme des justiciers. Souvent des blancs issus de la petite bourgeoisie, qui craignent pour leur avenir et celui de leurs enfants. Dans une nation où le populisme est en augmentation, ce sont des signes avant-coureurs d’une détérioration des rapports inter-culturels. Weiterlesen
La City en berne !
La bulle britannique menace de sauter ! Les brokers de la City voient avec panique ce qui pourrait se passer d’ici peu dans le monde financier. En particulier l’immobilier est ébranlé. Que ce passerait-il si des banques quittaient Londres ? Il est question de trouver une autre ville pour recueillir les rescapés. Mais tirer la couverture à soi laisse sur son chemin tous ceux qui croyaient que la raison l’emporterait en Grande-Bretagne. Ils se trouvent face à la tempête, non préparés. Le brexit était pour eux une utopie. Ils se sont dits que les citoyens ne pouvaient pas scier la branche sur laquelle ils sont assis. Ils le peuvent ! Tout autour d’eux que de la porcelaine cassée. Les traders ne savent pas au juste jusqu’où la bourse les entraînera. En tout cas pas à la hausse. Pour les Européens il n’a à priori qu’une solution : se démarquer au plus vite de la City. Cela ne se passera pas volontairement, mais il faudra endiguer au mieux le courant qui menace de tout emmener sur son passage. Il ne sert à rien de faire le dos rond, nous aussi sommes concernés par la chute vertigineuse de la livre ou de l’instabilité du marché en général. Tout triomphalisme serait de mauvais aloi. Il s’avère que nous sommes aussi sujet aux coups de boutoir de l’ouragan. Vouloir enterrer sa tête dans le sable ne servirait à rien. Que faire ? Je partage la volonté de Monsieur Junker, lorsqu’il réclame avec d’autres un retrait plus rapide de l’UE de la fière Albion. Tout retard ne pourra que nous laisser pantois, paralysé en quelque sorte. Mais David Cameron ne semble pas prêt à endosser les responsabilités. Oublie-t-il qu’il a voulu jouer à l’apprenti-sorcier ? Avant de promouvoir le référendum, il aurait dû jauger les risques en cas de victoire. Il ne l’a pas fait ce qui déclenche le désarroi. Lorsque son ministre des finances essaie de limiter la casse en déclarant que tout restera comme avant, c’est de la méthode Coué. La bourse n’en a rien à faire et ne se calme pas pour autant. Elle est à même de dévoiler la vérité et cette dernière n’est pas agréable à entendre. Weiterlesen
Football espoir !
Dans l’état actuel de l’équipe allemande, les bleus sont favoris. Il est pour ma part souhaitable que l’équipe puisse atteindre jeudi la finale. Cela motiverait le pays, qui se trouve en plein blues. Il est intéressant de constater l’effet que peut avoir un sport en ce qui concerne le moral d’une nation. Une victoire finale doit être comparée à un coup de fouet, qui motive chacun à se lancer dans une bataille personnelle pour sortir de l’ornière. La crise que connaît actuellement la France est avant tout psychologique. La plupart des gens hésitent à se cracher dans les mains et à se mettre à l’ouvrage. Un esprit de fatalité gagne de plus en plus de couches de la société. Depuis la catastrophe du brexit, on peut s’apercevoir à quel point le populisme peut précipiter une nation toute entière dans le marasme. Bien des anglais ont voté pour le départ parce qu’ils se sentaient frustrés par la politique. Cela a été un coup de colère. Je pense qu’un tel vote aurait pu avoir un résultat identique dans l’hexagone. Psychologiquement on en est là ! À force de vivre l’échec, chaque individu cherche à briser le carcan qui l’enserre. Ceci souvent dans l’ire ! Weiterlesen