De plus en plus de gens achètent leur viande, leurs fruits et légumes, leurs œufs ou leur beurre chez les paysans de la région. Les supermarchés s’en sont aperçus et réagissent en conséquence. Leclerc fait appel à eux aussi. Lorsqu’on entre dans le magasin, on voit les photos des producteurs locaux et ce qu’ils livrent au centre commercial. Une tendance « in », qui à mes yeux est absolument positive tant qu’on n’en fait pas un dogme. Tout d’abord il est certain que les denrées sont fraîches, car elle n’ont pas subi les affres d’un long transport. De l’autre c’est un soutien à l’agriculture de proximité. Cela est aussi une incitation de manger avant tout des plats saisonniers. Lorsque je vois des fraises sur les étalages au mois de novembre, je n’ai pas envie de les acheter. De même les asperges. Pourtant j’aiderais ainsi des agriculteurs des pays pauvres de l’hémisphère Sud de notre planète, qui ont aussi besoin de manger pour vivre. Mais lorsque je vois les prix de ces marchandises, je me dis qu’on les gruge. Que peuvent-ils gagner après qu’on ait soustrait les frais de transport, le pourcentage des négociants intermédiaires. Ils n’ont sûrement pas de quoi pavoiser. Revenons à nos moutons ! Ce n’est pas sans raison que les agriculteurs se plaignent contre la grande distribution. Vous vous souvenez-vous des manifestations contre le prix du lait ? Ils ont plus de coûts que de profits. À ce train-là, un grand nombre d’exploitations sont mortes ou sont en train de rendre l’âme. Weiterlesen…

Les enfants aiment les céréales pour le petit-déjeuner. Cela leur donne de l’énergie, du punch, un bienfait pour la santé. Et patatras ! Les scientifiques ont découvert des traces du Glyphosate, un des herbicides le plus utilisé dans le monde. Une fois de plus la Maison Monsanto fait la une des journaux. Un produit cancérogène, même si cela est démenti par les lobbys. La Commission Européenne veut à nouveau l’homologuer pour une période de dix ans, ce que les ONG essaient d’éviter. Les agriculteurs considèrent ce désherbant comme étant efficace et ne veulent pas s’en passer. Ils prennent comme arguments une meilleure productivité et la rentabilité. Grâce au Glyphosate ils ont moins de travail et peuvent se passer ainsi de plus de main d‘œuvre. Mais une chose est évidente, lorsque on se promène à proximité de ces champs traités, on ne voit plus de mauvaise herbe. Je ressens un malaise, car la terre semble être stérile, comme si on lui avait aspiré son suc. Plus rien de vivant, que ce soient des coquelicots ou des pisses-en-lit. Et les insectes et les abeilles ? Ils semblent avoir délaissé de tels endroit, sans parler des escargots ou des limaces qui rendent l’âme. Mais il faudrait bien se marteler en tête, ce qui n’est pas sain pour la flore et la faune, ne peut pas l’être pour nous. Comme cela devrait être le cas pour le diesel, la première priorité devrait être la santé. Tant qu’il y a des doutes à ce sujet, du point-de-vue éthique il faut interdire de tels désherbants. Ses partisans répondront que pour nourrir l’humanité on est bien forcé de passer par là. N’attendez pas de moi que je réfute totalement cet argument. J’en ai bien conscience, comme le fait qu’un grand nombre de paysans vivent au seuil de la précarité et qu’ils sont forcés de produire plus afin de pouvoir boucler plus ou moins bien les fins de mois. Avec le dumping des prix alimentaires, leur marge de profit se rétrécit comme une peau de chagrin. Weiterlesen…