De plus en plus de gens achètent leur viande, leurs fruits et légumes, leurs œufs ou leur beurre chez les paysans de la région. Les supermarchés s’en sont aperçus et réagissent en conséquence. Leclerc fait appel à eux aussi. Lorsqu’on entre dans le magasin, on voit les photos des producteurs locaux et ce qu’ils livrent au centre commercial. Une tendance « in », qui à mes yeux est absolument positive tant qu’on n’en fait pas un dogme. Tout d’abord il est certain que les denrées sont fraîches, car elle n’ont pas subi les affres d’un long transport. De l’autre c’est un soutien à l’agriculture de proximité. Cela est aussi une incitation de manger avant tout des plats saisonniers. Lorsque je vois des fraises sur les étalages au mois de novembre, je n’ai pas envie de les acheter. De même les asperges. Pourtant j’aiderais ainsi des agriculteurs des pays pauvres de l’hémisphère Sud de notre planète, qui ont aussi besoin de manger pour vivre. Mais lorsque je vois les prix de ces marchandises, je me dis qu’on les gruge. Que peuvent-ils gagner après qu’on ait soustrait les frais de transport, le pourcentage des négociants intermédiaires. Ils n’ont sûrement pas de quoi pavoiser. Revenons à nos moutons ! Ce n’est pas sans raison que les agriculteurs se plaignent contre la grande distribution. Vous vous souvenez-vous des manifestations contre le prix du lait ? Ils ont plus de coûts que de profits. À ce train-là, un grand nombre d’exploitations sont mortes ou sont en train de rendre l’âme. Weiterlesen…

Faire pousser des salades ou des fraises sur les toits des immeubles en ville! Une solution intéressante pour produire des denrées alimentaires dans le milieu urbain. Dans un monde où la faim règne, malgré la soi-disant surproduction, une initiative qui permettrait de se procurer des fruits et légumes de proximité. Un bien fait pour le consommateur qui pourrait ainsi avoir des aliments plus frais, pour l’écologie et les transports. Il est de plus en plus absurde de transporter de la nourriture de part le monde. On ne pourra pas l’éviter complètement, car à ma connaissance des bananes ne poussent pas à Paris. Mais comme tous projets, il y a aussi des revers. En faisant vivre une agriculture et horticulture urbaines, il y aura forcément un manque à gagner pour les entreprises agricoles sises à l’étranger. Mais est-ce une raison pour freiner tous changements ? Il faut aussi prendre en compte les frais d’énergie qu’engendrent les serres. Mais si les arguments sont justes, il serait possible d’obtenir des produits bios à des prix moindres en comparaison à ce qui se passe actuellement. Il faut avoir le porte-monnaie bien fourni pour manger sainement ! Ce qui est une ségrégation sociale ! Pour quelle raison les mieux-nantis devraient-ils avoir une meilleure santé que les manants que nous sommes ? J’y vois une injustice flagrante. Weiterlesen…