Avoir du succès et être aimé à la fois est une autre paire de manche. J’ai pensé à cela en regardant à la télévision la finale de la Champion League. Une fois de plus c’est le Real Madrid et un ricanant Cristiano Ronaldo qui ont gagné. Ils ont offert un merveilleux spectacle, mais n’ont pas pu me bouleverser. Autrement avec la Juventus Turin. Elle n’a pas bien joué en deuxième mis-temps, mais l’attitude des joueurs avait quelque chose de pathétique, ce qui me toucha. Je me suis demandé par la suite pourquoi ceux qui réussissent ne sont pas automatiquement mes valets de cœur ? Est-ce de la jalousie ? Ou le sentiment de n’avoir jamais pu atteindre une telle apogée dans mes activités, quelles soient professionnelles ou autres. Je fais partie de 99,99 % de l’humanité. Mais il y a un fait, l’homme essaie comme l’âne de saisir le carotte qu’on lui tend, mais il ne peut pas la saisir. Néanmoins il fait tourner la roue, mais qu’en a-t-il à faire ? La plupart d’entre-nous contribuons à faire marcher la machine, mais en vain. Et lorsque nous en avons plein le nez, nous ruons dans les brancards, car nous avons le sentiment d’être blousés. Les « idoles » quant à elles, donnent le sentiment de braver l’humanité toute entière, de vivre dans une certaine arrogance. Ce n’est pas forcément le cas. Lorsque je rencontre des bonnes âmes qui me disent que l’argent ne fait pas le bonheur, mes poils se hérissent. Du bla-bla-bla, rien de plus. Ceux qui vivent dans la précarité peuvent en dire quelque chose ! Mais revenons aux Ronaldos et compagnie. Ils feraient tout pour être aimé, peine perdue. C’est une chose d’être adulé, une autre d’être considéré comme un être cher. Weiterlesen…

La finale de la Ligue des champions a eu lieu hier soir au stade de San Siro à Milan. Comme il était à prévoir le Real de Madrid l’a gagné malgré l’équipe adverse de l’Atlético, qui, il faut le reconnaître, a bien joué. Ce n’est que le tir au buts qui a pu départager les deux équipes madrilènes. Un succès de taille pour Zinédine Zindane qui entraîne l’équipe depuis le mois de janvier de cette année. Il a su redonner à son onze une cohésion et un esprit de camaraderie qui lui faisait cruellement défaut. Il l’a bien mérité. Mais malgré cela, je trouve le succès d’une telle équipe parfois exaspérant. Les Espagnoles, contrairement à leur état de santé économique et politique, domine de loin le continent. Pour moi l’occasion de me poser quelques questions. Karl Marx a dit que la religion était l’opium du peuple. Ce n’est plus le cas sous nos latitudes. Elle a été remplacée par le foot, qui semble être un baume efficace pour faire oublier le marasme, dans lequel se trouve plongé une nation. Il fait office de planche de salut bien qu’il soit terriblement volatil. C’est humain et inquiétant à la fois que le succès de deux équipes, comme cela a été le cas hier, puisse à ce point masquer la réalité. Bien en est, car si ce n’était pas le cas, il y aurait de quoi avoir des insomnies. Le taux de chômage des jeunes est encore terriblement haut. Toute une génération semble être perdue, car elle n’a plus les moyens de se lancer avec certaines chances dans l’avenir. Il en résulte un grand marasme qui plonge bien des familles, non seulement dans la précarité, aussi dans la dépression. Ce qui se passe dans les grands clubs, où l’argent ne semble jouer aucun rôle, tient du cynisme. C’est la démonstration flagrante que des valeurs comme le travail ne jouent aucun rôle. Des sommes gigantesques passent d’une main à l’autre afin de doter les équipes de joueurs hors-pairs. Le contraste est nauséabond lorsqu’on est conscient de ce qui se passe au sein du peuple espagnol. Weiterlesen…