Les drapeaux qataris sont en bernes. Le grand club de l’émirat a perdu une deuxième fois contre le Real Madrid, cette fois-ci par 2 à 1. Le Paris Saint-Germain aurait obtenu à mon humble avis, le même résultat si Neymar n’avait pas été blessé. Être éliminé en huitième de finale, après tous ces investissements frôlant la démence, démontre que le système qatari est voué à l’échec. Le football, comme d’autres activités humaines, ne peut avoir qu’un succès limité, si l’argent, comme c’est la cas ici, est mis au premier plan. Il ne suffit pas d’aller faire des achats avec son caddie pour acquérir ce qu’il y a de mieux sur le marché. Comme c’est la cas au demeurant aussi pour la politique, le foot est un jeu d’équipe. Sans une identité claire, il est voué à l’échec. Je pense que ce sera l’occasion pour tous les passionnés de football, comme c’est mon cas, de réfléchir à l’avenir de ce sport. Je tire la sonnette d’alarme ! Je ne veux évidemment pas qu’il redevienne nationaliste, chauvin, comme cela avait été le cas d’antan, mais je ne pense pas qu’il soit adéquat d’en faire une machine à sous. Un club est un élément culturel pour une ville, qui doit s’insérer dans sa mentalité, toucher avant tout les cœurs. Ses habitants doivent pouvoir parler de « mon équipe », même si des joueurs venant du monde entier la compose, comme c’est le cas par exemple pour le FC Bayern. Weiterlesen

Neymar ne doit plus dormir de la nuit. Traîner sur chaque guibolles 111 millions d’euros, soit 222 millions pour un transfert probable au PSG, est une sacrée responsabilité. On n’a pas droit à l’erreur, pas de folles nuits passées dans des boîtes branchées, pas des descentes à ski sur les pentes de Chamonix, ne pas se laisser encanailler par des filles de joie. Il est un monument qui vaut son pesant d’or. J’adore le foot, bien moins ce genre de transaction qui ne peut que ravir les brokers, les émirs et les boss d’une mafia quelconque. Je ne vais pas parler de tous ceux qui au Brésil meurent plus ou moins de faim, car ils n’ont pas de boulot. Une telle comparaison, aussi justifiée soit-elle, ne tient pas forcément le cap, car la démesure des sommes versées pour un joueur, bouscule tout aspect moral. Ce qui se passe ici est comme la bulle qui menace d’éclater à Wall Street ou ailleurs. Celle des sociétés bidons qui ne produisent que du vent. Rien de vraiment palpable. Ce qui est inquiétant est le déséquilibre dans lequel s’aventure notre société. Monsieur Neymar est forcé d’être en bonne santé, de n’avoir jamais un accident, d’être un surhomme grassement payé. Il devrait toucher 40 millions par an de salaire, sans compter ses innombrables cachets. Le paradoxe dans tout cela, c’est qu’il est probablement l’idole des plus démunis. On ne lui tiendra pas rigueur d’être passé d’un excellent joueur à un veau d’or, adulé de tous ceux qui aimeraient ramasser les miettes d’un tel deal. Nous sommes dans l’empire des spéculateurs, de tous ceux qui n’ont aucun scrupule à se remplir les poches au détriment de ceux qui cherchent à être intègres. Pour moi Neymar décrit bien l’état des lieux dans lequel nous nous trouvons actuellement, celui du poker-menteur. Que compte vraiment le travail ? Pas bien lourd ! Weiterlesen