Comme syndicaliste je trouverais qu’il serait temps que les partenaires sociaux agissent enfin positivement au lieu de faire constamment obstruction à tous progrès, comme c’est le cas en France. Il ne sert à rien de rester inamovible dans un monde en pleine mutation. Il serait temps de trouver des solutions adaptées aux conditions actuelles et celles de demain. Il ne fait aucun doute qu’une partie du travail à effectuer sera un jour fait par les automates et les robots. Je déplore cette situation, mais il ne sert strictement à rien de s’y opposer. Personne n’a pu jusqu’à ce jour faire obstruction à l’évolution aussi mauvaise soit-elle. Il serait donc opportun de réfléchir comment agir dans de telles conditions. Je trouve tout à fait regrettable qu’un des plus importants droit de l’homme soit ainsi remis en question : celui du travail. Ce n’est pas seulement une question de revenu. Il est possible de s’imaginer que la machine soit en mesure de donner à chacun un socle financier. Mais c’est avant tout une question de dignité. Sans une activité bien précise l’homme fléchit, remet en question sa présence sur terre. Aussi ringard que puisse être ma pensée, l’homme ne peut pas se réaliser que dans les loisirs. Il doit servir à quelque chose ! C’est une réalité qu’on observe chez les rentiers, qui s’ennuient malgré des revenus acceptables. Il est dans la nature humaine de vouloir contribuer à la bonne marche de l’humanité, de pouvoir s’engager d’une manière ou d’une autre pour le bien de la communauté toute entière. Ce sont ces problèmes-là dont il faut débattre. Descendre dans la rue comme cela s’est passé hier pour marquer que son refus face à un code du travail, qui pourrait par certains points être injuste pour les salariés, est légitime, mais sans une réforme bien plus radicale du monde du travail, nous n’évoluerons pas, ce que je trouve néfaste. Weiterlesen…

Comme un enfant, qui pour se donner du courage, Emmanuel Macron répète constamment qu’il ne cédera pas, que les réformes entamées seront menées à terme. Il n’est effectivement pas facile d’effectuer de telles démarches dans un pays réfractaire au moindre changement. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer à des membres du SPD, lors d’une conférence que j’ai tenue hier soir à Berlin. Il est vrai que de très gros efforts seront demandés aux Français ces prochains temps, en particulier en ce qui concerne le code du travail. Le président sait parfaitement qu’il ne doit en aucun cas céder, car il se mettrait en marge, perdrait sa crédibilité. Personne n’aime perdre des points en ce qui concerne sa popularité, Emmanuel Macron non plus. C’est la raison pour laquelle il dit à ses détracteurs que c’est le peuple qui l’a élu en tenant compte du programme politique qu’il avait défini. Sur le papier cela peut s’avérer comme exact, mais dans la réalité c’est autre chose. Le citoyens ont pris l’habitude que les politiciens leurs promettent monts-et-merveilles pendant leur campagne électorale, puis en fin de compte ignorent en partie ce qu’ils ont déclaré. Le président veut dans ce domaine faire bande à part et essayer d’imposer son programme. Je trouve cela positif, même si je n’approuve pas tout. Il est bon que la France ait un chef d’État qui ne cède pas. Mais il y a aussi un revers à cette qualité, c’est le manque de souplesse. Pour pouvoir bien gouverner, les responsables sont obligés d’adapter constamment leurs points-de-vue à la situation quotidienne. Weiterlesen…

Comme ancien syndicaliste j’étais membre du comité de notre section d’entreprise à la radio-télévision bavaroise, une chaîne du service public ARD. Nous avions bien des références de base prenant en compte les autres accords conclus dans notre branche, mais c’était aux partenaires sociaux de notre entreprise à négocier les modalités qui concernaient environ 5000 à 6000 employés et pigistes situés à Munich et à Nuremberg avant tout. Nous avions la liberté de négocier nos revendications en prenant compte la situation régionale. Cela concernait tout aussi bien les salaires et les cachets des intermittents, des arrangements à trouver avec les prestataires comme des maison de production, ceci avant tout en ce qui concerne les droits d’auteurs. C’est la méthode préconisée par le Chef de l’État, que je trouve bonne, l’ayant pratiquée. Mais attention ! Elle ne peut que fonctionner si le syndicat à du poids. Pour que le code du travail fonctionne vraiment, il faudra un engagement accru des représentants du personnel. Et aussi de la transparence ! Avant toutes négociations nous avons eu accès aux dossiers financiers de l’entreprise, à son plan d’investissement pour les prochaines années, aux budgets des différents services ainsi qu’un business-plan. Dans l’équipe syndicale nous avions des économistes, des juristes, des spécialistes de l’audiovisuel, des rédacteurs et des techniciens. Nous étions en mesure de faire une analyse pointue de la situation et d’argumenter d’une manière professionnelle. Cela concernait aussi les retraites et les rentes d’entreprise. Parmi nous, nous avions un camarade d’une compétence dépassant de loin notre cadre régional. Ses propositions ont été reprises au niveau national. Weiterlesen…