Un homme a attaqué un commissariat à Jouès-lès-Tours et a blessé trois policiers. L’agresseur avait à peine 20 ans et s’était il y a peu converti à l’Islam. Il a été abattu par les agents présents dans le local. Est.ce un fait divers ? Je ne le pense pas. Il est à craindre que de plus en plus d’attaques identiques auront lieu en France et en Europe. Le venin propagé par des groupements terroristes se réclamant du fondamentalisme, fait de plus en plus de ravages. Des jeunes gens désorientés, ne trouvant souvent pas une assise dans notre société, se tournent vers le radicalisme et se croient être appelés à « sauver la morale ». Il ne s’agit pas seulement de fous de Dieu. Aussi des adeptes de l’extrême-droite agissent dans ce sens, comme le démontre le procès de la NSU en Allemagne, ou des néonazis ont exécuté bon nombre de citoyens issus des milieux de l’immigration. Ne nous faisons pas d’illusion, la violence ne connaît pas une idéologie bien précise. Elle est omniprésente au sein d’une société ayant perdu ses repères. Ce qui s’est passé à Jouès-lès-Tours n’a rien à voir avec Allah. Une fois de plus l’Islam est bafoué par des hommes n’ayant aucune idée de la religion. Elle sert seulement à « légaliser » en quelque sorte des actions inhumaines. Comment se prévenir contre de tels débordements ? La tactique des terroristes consiste à individualiser l’action, à la rendre totalement imprévisible. Il n’y a guère de moyen de se prévenir contre de telles attaques. C’est une forme de guérilla urbaine où « les combattants » se confondent dans l’anonymat. Cela peut tout aussi bien être le fils de famille ou un voisin. Comme de plus en plus d’européens rejoignent les rangs de fanatiques se réclamant du Coran, il n’est pas possible de déterminer exactement qui sont ces individus. Une évolution qui représente pour nous tous un grand danger, car les actions menées sont lâches. Attaquer des gens au hasard, est une méthode efficace pour déstabiliser la démocratie. Les responsables savent très bien à quel point elle est vulnérable. Ce qu’ils veulent c’est la guerre psychologique. Se défendre contre des ombres est une utopie. Même si les forces de l’ordre entament des actions musclées, elles ne peuvent en fin de compte que démontrer leur impuissance. Les terroristes le savent. Il serait impératif de se pencher un peu plus sur les raisons d’un tel fléau. Nous savons tous que nous nous trouvons dans une situation instable. Peut-être est-ce la perte des valeurs qui nous a mené dans ce piège. Revoir les mentalités prend du temps, trop de temps pour se parer contre les attaques incessantes venant de personnages n’ayant plus rien à perdre. Il y a de quoi « d’avoir les jetons ! »

de

http://www.liberation.fr/societe/2014/12/20/un-homme-abattu-apres-avoir-agresse-un-policier-dans-un-commissariat_1167886

Pierre Mathias

Età della Pietra

Le autorità di polizia sono ben posizionate: una autorità mantiene un proprio account Twitter dal 2009 e ha già pubblicato circa 10.000 tweets. Più di un milione di seguaci corrispondono con questo account. L’altra autorità di polizia è presente su Twitter già dal 2008 e ha distribuito circa 7.500 messaggi e più di un milione di seguaci. Le autorità locali stanno emulando questo esempio. Con i cosiddetti „tweets cercarsi“, si cerca di fare luce su crimini con l´aiuto del pubblico. Fantascienza? Un pio desiderio? In Germania: sì! La rete è in gran parte terra incognita per le autorità tedesche. La lettura della pagina Web della polizia criminale federale è in un certo senso così eccitante come le abitudini del pernottamento di una mosca. Gli esempi citati sono la Spagna e gli Stati Uniti. Le autorità tedesche hanno ancora scrupoli riguardo a l’uso di Internet come nuovo mezzo. Malgrado Eduard Zimmermann ha già usato la televisione come strumento per la ricerca di criminali nel 1967: „Aktenzeichen XY“. A quel tempo anche la TV è stato un nuovo mezzo in famiglie tedesche. Insomma, di che cosa le autorità locali hanno paura?

 

Steinzeit

Die Polizeibehörden sind gut aufgestellt: Die eine Behörde hat seit 2009 einen eigenen Twitter-Account und hat seitdem rund 10.000 Tweets abgesetzt. Über eine Million Follower korrespondieren mit diesem Account. Die andere Polizeibehörde ist schon seit 2008 bei Twitter unterwegs, hat auch bereits rund 7.500 Botschaften verbreitet und rund eine Million Follower. Lokale Behörden eifern diesem Beispiel nach. Mit sogenannten „Wanted-Tweets“ versucht man, mit Hilfe der Öffentlichkeit Verbrechen aufzuklären. Science-Fiction? Wunschdenken? In Deutschland: ja! Das Netz ist zum großen Teil Terra incognita für deutsche Behörden. Die Lektüre der Web-Präsenz des Bundeskriminalamtes ist etwa so spannend wie die Übernachtungsgewohn-

heiten einer Stubenfliege. Die genannten Beispiele sind Spanien und die USA. Deutsche Behörden haben nach wie vor Bedenken bei der Nutzung des Internets als neues Medium. Dabei hat Eduard Zimmermann schon 1967 das Fernsehen als Hilfsmittel für die Fahndung genutzt: „Aktenzeichen XY“. Auch das Fernsehen war damals in deutschen Haushalten ein neues Medium. Wovor haben die hiesigen Ermittlungsbehörden eigentlich Angst?

© Thomas Dietsch

Les politiciens sont dépendants de leur cote de popularité. François Hollande a gagné 4% et se retrouve à 17%, ce qui est un résultat très médiocre pour un président de la république. Va-t-il tout faire pour que cela change ? C’est là que réside le danger pour la marche des affaires. Son rôle est de suivre une politique qu’il juge nécessaire, même si elle déplaît à une énorme majorité des Français. Il serait fatal qu’il se plie à la volonté populaire en révisant ses objectifs. Pas que je dénie à tout individu le droit de changer de cap, mais dans ce cas cela n’améliorerait pas les choses. Le surendettement reprendrait du poil de la bête. Une fois de plus une illusion de bien-être primerait et ceci au détriment des générations futures. Les mesures prises sont nécessaires même si elles sont très impopulaires. Un laxisme financier précipiterait fatalement le pays à court terme dans un précipice. François Hollande le sait et c’est ce qui rend le personnage si tragique. Qu’on le veuille ou non, c’est un bouc émissaire. Du point de vue électoral un sacrifice ! Il est très probable qu’en 2017 il passera à la trappe pour laisser place à un populisme de mauvais aloi, quel que soit le vainqueur. Les citoyens réclament qu’on les chouchoute. Ils attendent des gouvernements successifs des miracles que personne ne peut garantir. Mais pour gagner des élections la démagogie est de mise. Les candidats feront des promesses qu’ils ne pourront pas tenir. Le but :rassurer tous ceux qui se rendent aux urnes. Leur promettre qu’ils pourront améliorer leur quotidien sans faire les efforts nécessaires. L‘ État-providence sera à nouveau d’actualité. La mentalité d’assistés reprendra probablement à le dessus. Tous ceux qui esquisseront de telles perspectives auront des cotes de popularité supérieures à celles du Président. C’est le côté pervers de la politique. Pour tous ceux qui veulent reprendre les rennes du pouvoir, la tentation sera grande de raconter des chimères. Qu’on le veuille ou non, ce sont les aléas de la démocratie. Il faut que chacun de nous ait une certaines maturité pour pouvoir l’assumer personnellement. Je pense que notre époque, marquée par le matérialisme, n’incite aucun de nous à faire des sacrifices. Comme on le sait tous ceux qui les préconisent ne sont pas en odeur de sainteté. François Hollande vit le calvaire parce qu’il a hérité d’un laxisme latent, celui qui consiste à repousser les problèmes et d’employer la méthode Coué. L’embêtant c’est qu’elle n’a plus aucun effet ! Mais celui qui n’en fait pas usage perd sa popularité. C’est le destin d’un chef d’État conscient de ses responsabilités.

pm

http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/21/popularite-hollande-remonte-de-4-points-a-17-valls-baisse-de-2-points-a-35_1168125

Pierre Mathias

Butchers

These days the terrorist group „Islamic State“, briefly: IS, is the talk of the town. Apart from them, there are the Taliban, who recently committed crimes in Pakistan and Boko Haram in Nigeria, known for kidnapping, rape and forced marriage of girls. Three criminal organizations intenting what? The introduction of an alleged theocracy, as measured by the Qur´an. In one point they unfortunately succeeded: by misusing the Qur´an in form of Islamism they have sown distrust towards Islam and Muslims around the world. We know that this is wrong! Islam and Islamism have nothing to do with each other! What is so dangerous about these groups, shooting and kidnapping children, beheading innocents? This is far away from bravery. Jürgen Todenhöfer had the opportunity to speak with members of the IS, got acquainted with the local circumstances. He says that the number of IS-fighters is increasing by fifty persons daily, mainly from Europe, in only one house. Moreover he claims that the West has not anything to oppose this terrorist militia. Our best educated soldiers want to live, the local criminals die for their faith. We’ll see what future brings. One thing is certain: Terror is in no one’s interest, and of course not in the interest of God!

Schlächter

Die Tage ist die Terrorgruppe „Islamischer Staat“, kurz: IS, in aller Munde. Neben Ihnen gibt es noch die Taliban, die kürzlich in Pakistan Verbrechen begingen und Boko Haram in Nigeria, bekannt durch Entführung, Vergewaltigung und Zwangsverheiratung von Mädchen. Drei Verbrecherorganisationen, die was wollen? Die Einführung eines angeblichen Gottesstaates, gemessen am Koran. Eines ist Ihnen leider gelungen: Durch den Missbrauch des Koran in Form von Islamismus haben sie Misstrauen gegen den Islam und Muslime in aller Welt gesät. Wir wissen: zu Unrecht! Islam und Islamismus haben nichts miteinander zu tun! Was ist so gefährlich an diesen Gruppierungen, die Kinder erschießen und entführen, Unschuldige köpfen? Von Tapferkeit ist dies weit entfernt. Jürgen Todenhöfer hatte die Gelegenheit, mit Mitgliedern der IS zu sprechen, lernte die Verhältnisse vor Ort kennen. Er sagt, der IS liefen täglich in nur einem Haus fünfzig Kämpfer, vorwiegend aus Europa, zu. Er behauptet außerdem, der Westen habe der Terrormiliz nichts entgegenzusetzen. Unsere bestausgebildetsten Soldaten wollen leben, die dortigen Verbrecher sterben für ihren Glauben. Wir werden sehen, was die Zeit bringt. Eines ist sicher: Terror ist in niemands Sinne, erst recht nicht im Sinne Gottes!

© Thomas Dietsch

C’est un phénomène qu’il est possible d’observer aussi dans d’autres pays : quand l’extrême-droite est au pouvoir dans des municipalités, il s’avère que ce sont très souvent de mauvais gestionnaires. Il en est de même lorsqu’ils ont – comme c’est parfois le cas en Allemagne – un groupe parlementaire dans des Länder. Leurs députés se distinguent par leurs intrigues. Le résultat : une guerre fratricide qui aboutit à la rupture. Quelles conclusions peut-on en tirer ? Il est plus facile d’élever la voix lorsqu’on n’a pas de responsabilités. Casser du sucre lorsqu’on se trouve en retrait est commode. Mais malgré ces faits peu reluisants, les électeurs n’en tiennent pas trop compte. Beaucoup d’entre-eux croient que Marine Le Pen les débarrassera de leurs ennuis d’un coup de baguette magique. C’est déconcertant ! Lorsqu’on lit le programme économique du FN, on se croit chez Alice au pays aux merveilles. Les idées émises précipiteront la France dans une crise bien plus profonde que c’est la cas actuellement. L’isolation préconisée et l’instauration de nouvelles frontières sont une aberration dans un système qui se base sur la mondialisation. Il est possible de l’approuver ou pas, mais c’est un fait objectif. La France contre le reste du monde ! J’en rirais si le danger n’étais pas sur le pas de la porte. L’exemple de la Russie devrait réfléchir. Les sanctions économiques dues au conflit ukrainien déstabilisent un pays pourtant riche en matières premières. Qu’en serait-il dans un territoire qui en serait dépourvus ? Ce n’est pas avec les bas de laines ou les magots cachés sous les matelas qu’une nation toute entière pourra survivre. On voit ce que cela donne en Corée du Nord ! Tout cela démontre à quel point la bêtise a pris le dessus. Des politiciens avides de pouvoir attisent la haine pour arriver à leurs fins, peu importe le résultat. C’est la clef de voûte du populisme. Mais lorsqu’il s’agit de gouverner, l’échec est programmé. C’est ce qui est en train de se passer en Hongrie. Je ne comprends pas que des citoyens prônant la liberté et l’indépendance puissent réagir de la sorte. Ils devraient savoir que dans l’isolation ils se rendraient encore plus vulnérables. Ce n’est que dans la solidarité qu’il sera possible de vaincre les difficultés. L’initiative de relance de l’UE chiffré à plus de 300 milliards d’euros va dans cette direction. Si la France suivait les recommandations du FN, elle ne toucherait plus un Kopeck. Il s’en suivrait une disette ! Je demande pas aux gens d’aimer l’Europe, mais je pense qu’il serait essentiel qu’ils ouvrent enfin les yeux. Marine le Pen est une championne de la démagogie, il faudrait qu’ils en prennent conscience !

 pm

http://www.liberation.fr/politiques/2014/12/19/extreme-droite-le-retour-de-flamme_1167535

Pierre Mathias

Il est connu qu’un ours blessé peut être très dangereux pour tous ceux qui l’approchent. La Russie de Vladimir Poutine boite dangereusement. La dégringolade du rouble est d’actualité. La monnaie perd chaque jour ses plumes entraînant le pays dans la récession. De plus en plus de citoyens n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois. En plus des sanctions de la communauté internationale, le prix du pétrole chute. Pour les chefs de l’UE un casse-tête. D’un côté ils veulent exercer une pression sur Moscou à cause de l’Ukraine, de l’autre ils se rendent parfaitement compte que les mesures appliquées pourraient avoir un effet de boomerang. La raison pour laquelle Angela Merkel et François Hollande ne veulent en aucun cas rompre le contact avec Vladimir Poutine. Tout en essayant à lui faire appliquer enfin le traité de Minsk, ils seraient prêts à assouplir les sanctions. Ils se rendent bien compte que l’Europe sans la Russie serait un retour à la guerre froide. Une situation que personne ne peut souhaiter. Comme on le voit les dirigeants sont dans l’embarras. Il est à craindre que le Kremlin ne se plie pas aux exigences des occidentaux. Céder, dans l’optique du Président, serait perdre la face. Une grande majorité du peuple russe se sentirait déshonoré. Plutôt endurer la disette ! Tout a été fait pour attiser le nationalisme. Ceux qui croient que les revers économiques provoqueront la chute de Vladimir Poutine peuvent à mon avis attendre longtemps. Depuis la chute de Berlin, la Russie a connu bien des revers. Elle est passé d’une puissance mondiale à un pays assisté. La fierté de ses habitants en a pris un sacré coup. Passer pour un parent pauvre à qui on fait l’aumône est pour une grande majorité des gens insupportable. Mieux mourir et garder son honneur que de céder « à un chantage ». La chancelière est tout à fait consciente de cet état d’esprit. Il rentre dans la droite ligne de l’âme russe. Comme la littérature russe le démontre, les gens sont passionnés, irrationnels, peu pragmatiques. Ils réagissent souvent d’une manière émotionnelle. C’est ce qui rend si difficile la politique actuelle. Le processus qui s’est engagé est presque irréversible. Son issue est imprévisible. Un blocus plus sévère ne pourrait qu’attiser la situation. Un ours blessé n’a plus rien à perdre. Pour se défendre il attaquera. C’est le danger qui nous guette. Je crains qu’avec un appel à la raison on n’ira pas plus loin. Que faire ? Machine arrière ? Non, cette option serait fatale pour l’UE. Le statut quo ? Il est à craindre que l’immobilisme paralyse de plus en plus le continent. Une mauvaise option pour tous les acteurs, en particulier pour le peuple russe qui doit payer la casse.

pm

08_3214.htmlhttp://www.lemonde.fr/europe/article/2014/12/19/l-europe-partagee-sur-l-attitude-a-adopter-face-a-la-russie_45435

Pierre Mathias

Il était temps ! Enfin une perspective de rapprochement. Barak Obama et Raoul Castro ont décidé d’entamer une révision des relations diplomatiques entre les deux pays. Cela ne veut pas dire que cela débouchera sur la levée de l’embargo en vigueur depuis 1961. Le Congrès doit en décidé et comme nous le savons la majorité républicaine n’est probablement pas encore acquise à faire ce grand pas. Mais le fait que les deux présidents se parlent est positif. Serait-ce la fin des relents de la guerre froide ? À part la Corée du Nord, l’histoire glaciale de l’après-guerre semble s’être estompée. Il est vrai que depuis la chute du mur der Berlin il n’y avait plus de quoi de maintenir les tensions. Mais il est difficile d’inverser la vapeur. Le souvenir du blocus de Cuba reste encore ancrée dans les esprits. La menace soviétique a été perçue comme un acte ayant pour but de détruire tout un système, celui de la démocratie. Que Fidel Castro s’y soit prêté a été considéré comme un crime-lès-majesté. Une super puissance contre un nain ! Cet exemple démontre à quel point la psychologie peut être effective. Le fait que des intrus s’infiltrent avec leurs missiles dans la zone-gardée des États Unis, était une gifle. Une blessure d’amour propre qui a eu ses effets jusqu’à aujourd’hui. Cinquante trois ans de tensions, d’injures de part et d’autre. Celui qui en a pâti est le peuple cubain. La misère est encore grande, l’infrastructure dans un état déplorable malgré l’ouverture sur l’Europe. Le tourisme est devenu un pilier économique important, mais il ne peut pas effacer les effets pervers de l’embargo. Il est souhaitable que le dialogue s’instaure à nouveau. Barak Obama, sachant qu’il n’a plus que peu de temps à passer à la Maison Blanche, semble être libéré des contraintes imposées par un Congrès qui lui est dans sa majorité hostile. Il peut enfin poser les jalons de sa politique, même s’il n’arrivera pas à finaliser bien des projets. Que ce soit le problème de l’immigration en passant par la sauvegarde du climat pour arriver enfin à la reconnaissance de Cuba, il n’a rien à perdre. Il est regrettable que de telles mesures n’aient pas été prises tant que les démocrates avaient la majorité. Mieux vaut tard que jamais. Ce qui se passe aujourd’hui est un pas dans la bonne direction. La preuve que des tabous ne doivent pas perdurer. Je souhaite dans ce contexte que les USA reconnaissent par exemple l’État Palestinien et pratiquent enfin une politique d’ouverture. Elle ne peut se passer que par la négociation.Dans une époque perturbée comme nous la connaissons, c’est le seul moyen d’éviter la guerre ! Mais on en est loin !

 pm

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/17/le-plus-ancien-embargo-vit-il-ses-dernieres-heures_4542291_3222.html

Pierre Mathias

Sospetto Generale

Presa di ostaggi in un caffè a Sydney. Il reo: un predicatore sedicente dall’Iran di circa 50 anni. Le reti sociali sono pieni di commenti. L’Islam ha la colpa! Ancora una volta tutto era prevedibile, si lo già sapevo sempre, etc. Il colpevole sembra trovato. Si ha l’impressione che il criminale non è il colpevole, ma una religione. È condannato in generale, la fede è la causa. La questione è stata risolta. Tra le persone di fede musulmana regna da allora la paura. Non hanno più il coraggio di andare giù nella strada, non in un autobus o la metropolitana, anche se il governo australiano ha assicurato credibile che si trattasse di un singolo criminale. Ma non tutti i blogger pensano così. Su twitter, letto nella Frankfurter Allgemeine Zeitung, si trova una campagna: per esempio, una donna offre il suo aiuto a persone che hanno paura nella atmosfera eccitata. Se qualcuno non si sentiva sicuro da solo, ha scritto, lo accompagna di buon grado in viaggio nell’autobus. Dovremmo prendere esempio. Dare un nome al colpevole, in luogo di sospetto e condanna generale. Coraggio invece di soluzione superficiale dei problemi, semplicemente seguendo il motto: Abbiamo cancellato quel problema.

Generalverdacht

Geiselnahme in einem Café in Sydney. Täter: ein selbst ernannter Prediger aus dem Iran, circa 50 Jahre alt. Die sozialen Netzwerke sind voll von Kommentaren. Der Islam ist schuld! Es war mal wieder alles vorherzusehen, man wusste es schon immer, usw. Der Schuldige scheint gefunden. Man gewinnt den Eindruck, dass nicht der Verbrecher der Täter ist, sondern eine Religion. Es wird pauschal verurteilt, die Glaubensrichtung ist die Ursache. Die Sache ist abgehakt. Unter Menschen muslimischen Glaubens herrscht seitdem Angst. Man traut sich nicht mehr auf die Straße, nicht mehr in einen Bus oder die U-Bahn, obwohl die australische Regierung glaubhaft versichert, es handele sich um einen Einzeltäter. Aber nicht alle Blogger denken so. Auf twitter, nachzulesen in der Frankfurter Allgemeine Zeitung, gibt es eine Kampagne: Zum Beispiel eine Frau bietet für Menschen, die in der aufgeheizten Stimmung Angst haben, ihre Hilfe an. Wenn sich jemand alleine nicht sicher fühle, schrieb sie, dann begleite sie denjenigen gerne bei der Fahrt im Bus. Wir sollten uns ein Beispiel nehmen. Benennung der Täter statt Generalverdacht und Pauschalverurteilung. Zivilcourage statt oberflächliche Lösung der Probleme, bloß um sie abzuhaken.

© Thomas Dietsch