Theresa May ne peut pas parler de victoire. Plus d’un tiers des députés de son groupe parlementaire ont voté contre elle, soit 117 voix contre 200, qui lui étaient favorables. Dans d’autres conditions elle aurait dû prendre son chapeau. Mais le Brexit a une marche à suivre hors normes. Elle a perdu ainsi tout espoir d’avoir une majorité aux Communes dans l’état actuel des choses. La raison pour laquelle elle s’est décidée de reporter la votation du texte, qu’elle avait négocié avec l’UE, au 21 janvier. C’est à dire à la dernière minute. C’est un coup de poker qui peut mettre tout son pays dans l’embarra, ce qui est peu dire. Elle espère jusque-là pouvoir infléchir Bruxelles sur certains point, mais jusqu’à présent elle a reçu une fin de non-recevoir. Les 27 refusent de nouvelles négociations, mais seraient prêts à accepter quelques éclaircissements sur des points bien précis comme la question irlandaise. Ni moins, ni plus. Theresa May ne peut pas espérer une ouverture de ce coté.là. Elle espère pouvoir convaincre les députés qu’un Brexit dur, serait une catastrophe, qu’il entraînerait le pays dans la précarité. Des milliers sinon des millions d’emplois seraient en jeu, la bourse plongerait dans un précipice. La Grande-Bretagne mettrait des années pour retrouver une santé, ce qui ne présage rien de bon pour les jeunes. Une des raisons pour laquelle ils sont résolument contre le divorce, car ils savent très bien que ce sont eux qui paieraient la facture. Un prix horriblement dur à avaler. Ils voudraient que le gouvernement accepte d’appeler à nouveau les citoyens aux urnes, pour leur demander si dans les conditions actuelles, ils trouvent encore bien de quitter l’UE. D’après les sondages, les opposants au Brexit n’ont qu’une courte majorité. Rien n’est moins sûr que le oui à l’UE l’emporte. Une fois de plus je trouve incroyable qu’une nation entière plonge ainsi dans le malheur. C’est une attitude suicidaire, qui ne présage rien de bon, pour le Royaume Uni et pour l’UE. Mais il est inutile de revenir en arrière. Weiterlesen

Une fois de plus le Brexit est au centre de mes préoccupations. Au congrès du Parti Conservateur, un grand nombre de militants ne trouvent rien de mieux que de démonter Theresa May, sans vouloir pour autant qu’elle lâche les rennes du pouvoir. Qui voudrait se retrouver à la tête d’un gouvernement dans une telle situation ? Ben Johnson, la forte gueule, mais il est peu probable que les délégués soient enclins à faire le forcing. Ils sont bien trop loyaux pour être frondeurs, sachant bien que ce sera au parlement que les comptes se régleront. Dans la situation actuelle cela signifierait le renversement de Teresa May, étant donné qu’elle ne réussira pas à faire passer son plan, qui consiste de maintenir son pays dans les accords passés avec l’UE, dans les domaines économiques et agricoles. Elle irait dans ces domaines-là jusqu’à accepter la mainmise de Bruxelles. C’est justement cela que les tenants du Brexit veulent éviter, considérant que cela serait un acte de traîtrise. À leurs yeux le Royaume Uni serait complètement dépendant de l’UE et soumis à un chantage constant. Seule la libre circulation des personnes serait vraiment entravée, ce que la Conseil européen réuni à Salzbourg a rejeté. Jusqu’au mois de novembre Madame May devra soumettre un autre plan et faire de nouvelles concessions. Elle sera encore plus acculée au mur dans son parti. Les Travaillistes, quant à eux, ne la soutiendront pas. Ils veulent que presque tout reste comme jusqu’à présent tout en quittant l’Union Européenne. J’aurais besoin d’explications. Weiterlesen

Theresa May ne semble pas avoir obtenu la majorité absolue à l’heure actuelle. Même si les Conservateurs ont gagné les élections, ils ont perdu des plumes. On est loin de l’avance de 20% sur le Labour de Jeremy Corbyn. Les travaillistes n’ont pas été inhumés comme on le prévoyait, loin de là. Ils ont un nombre de sièges accru à la chambre basse et pourront exercer une certaine pression sur la premier-ministre, à la condition qu’elle ne soit pas remplacée. Ce sont les jeunes, qui dans leur majorité ont voté à gauche, car Madame May semblait être assez insensible aux soucis sociaux qui ébranlent la nation. Son seul argument : avoir une position forte au cours des négociations avec Bruxelles, n’a pas été pour beaucoup pas une motivation. Vient s’ajouter le rôle qu’elle joua lorsqu’elle avait été ministre de l’intérieur. Pour des raisons économiques elle a renvoyé près de 20.000 policiers, ce qui fait aujourd’hui tache en mettant de tels faits en parallèle avec les attentats de ces dernières semaines. Je ne sais pas pourquoi elle n’aborda pas les questions qui inquiètent le peuple dans son ensemble. Elle était tout au long de la campagne glaciale, comme si le désarroi des uns et des autres ne la regardait pas, tout le contraire de Jeremy Corbyn. Ce dernier jouit d’empathie, parce qu’il évoqua les problèmes sociaux sans vouloir les escamoter. Pas de mutisme de sa part. Et vient s’ajouter le Brexit. Je pense que beaucoup de citoyens viennent de prendre conscience ce que cela peut avoir comme tombées sur leur quotidien. La nation toute entière se trouve dans l’expectative et ne sait pas ce que sera son avenir. La stabilité tant escomptée risque de faire les frais. Weiterlesen