Le président a jeté l’éponge. Il ne pouvait pas faire autrement vu les sondages négatifs et le refus affiché au sein de son propre parti. Je ne sais pas quelle mouche l’a piqué lorsque dans le livre écrit pas deux journalistes du Monde, il a bafoué ses plus fidèles collaborateurs comme Jean-Marc Ayrault par exemple. C’était infâme et ressemblait à un règlement de comptes d’un homme en train de sombrer. Pourquoi un tel manque de dignité ? Était-ce une forme de suicide de sa part ? De la grogne de ne pas trouver l’adhésion nécessaire auprès de ses proches ? Ces interviews ont causé au PS un tort considérable. Maintenant il ne reste plus rien d’autre à faire que de réduire la casse. Il est illusoire de croire qu’une femme ou un homme providence puisse inverser la vapeur. La seule chose du domaine du possible est de se rassembler afin d’éviter une débâcle sanglante. Manuel Valls se croit préposé à jouer le rôle d’un timonier dans la tempête. Pour l’instant je ne sais pas comment il se conduira en tant que leader. Comme premier-ministre, qu’on le veuille ou non, il était à la traîne du Château. Toutes décisions étaient prises avant tout par son locataire, comme la constitution le veut. Pour se rendre compte de l’autonomie d’un chef de gouvernement, il serait bon de jeter un regard en arrière, lorsque François Fillon occupait ce poste. Il devait à ses dépends jouer le rôle d’un chien couché. Nicolas Sarkozy le considérait comme un larbin qui avait à se plier à ses ordres. Vu sous cet angle ce job est redoutable car il confère à son détenteur pour ainsi dire aucune marge de manœuvre. C’est maintenant que les candidats de la primaire à gauche pourront se profiler, montrer leurs compétences de chef d’État. Et la gauche dans tout cela ? Il serait grand temps qu’elle se redéfinisse et fasse tout d’abord un bilan avant d’esquisser une stratégie. Weiterlesen…

Une fois de plus une initiative de paix au Proche-Orient. Jean-Marc Ayrault est aujourd’hui en Israël et demain en Palestine, où il essayera de convaincre les belligérants qu’une conférence à Paris, dont la date est encore ouverte, serait une bonne chose. Mais le hic dans tout cela, est le fait que Benjamin Netanyahou y est opposé. Tant qu’il sera au pouvoir, il n’est pas à prévoir qu’il y aura des négociations. Et ceci malgré un remaniement ministériel qui aurait pour but d’instituer une nouvelle coalition. Pour l’instant il est dépendant des partis conservateurs religieux, qui empêchent toute ouverture. Lorsque les dirigeants se cabrent à ce point, il peut paraître vain de prendre des mesures pouvant promouvoir la paix. Mais ne rien tenter serait encore plus néfaste. L’échiquier mondial a évolué, Le monde ne se compose plus de deux blocs, qui à eux seuls peuvent régir la planète. Les petits chefs prennent de plus en plus de poids, ce qui n’arrange pas les choses. Ils ont tout loisir pour faire enrayer la machine. Le régionalisme prend de plus en plus d’importance, malheureusement aussi un nationalisme de mauvais aloi. On se resserre de plus en plus autour de son clocher, tout en voulant ignorer ce qui se passe autour. L’égoïsme prend de plus en plus de poids, ce qui n’arrange évidemment pas les choses. Les protagonistes oublient alors à quel point ils sont dépendants les uns des autres. Toute notre vie est comme un engrenage. Si une pièce est défectueuse, la panne est au programme. En ce qui concerne le conflit autour de Jérusalem, je ne peux que constater que les esprits s’échauffent de plus en plus. La politique coloniale d’Israël est un frein massif à toute ouverture. C’est de la provocation ! Il en est de même du mur, qui a pour but de barrer la route au terrorisme palestinien. Les esprits sont chauffés à bloc et aucunement prêts à laisser échapper de la vapeur. Weiterlesen…

Je donne raison à Jean-Marc Ayrault, qui dans une interview donnée au Monde, réclame le prélèvement des impôts sur le revenu à la source. Une pratique appliquée depuis très longtemps en Allemagne et qui fonctionne bien. L’avantage d’une telle pratique est d’éviter un surendettement des particuliers et de leur donner une idée réaliste des sommes dont ils peuvent disposer. Je ne comprends pas les réticences qui s’élèvent contre une telle pratique. Elle est simple, efficace et transparente. En fin de compte ne viennent que s’ajouter les taxes sur la fortune. Une simplification s’impose. Nous nous trouvons actuellement dans une jungle, qui nous cache plus ou moins la réalité. Je suis aussi d’avis qu’une baisse des impôts s’impose pour faire redémarrer une économie qui bat toujours encore de l’aile. Même si les chiffres du chômage sont restés relativement stables, une percée n’est pas encore perceptible. Sans investissements majeurs, l’économie ne trouvera pas son second souffle. Il faut donc pour y arriver donner aux ménages plus de marge de manœuvre, leur permettant de dépenser plus. Une fois de plus le marché intérieur est déterminant pour la marche de l’économie. Weiterlesen…