Une fois de plus une initiative de paix au Proche-Orient. Jean-Marc Ayrault est aujourd’hui en Israël et demain en Palestine, où il essayera de convaincre les belligérants qu’une conférence à Paris, dont la date est encore ouverte, serait une bonne chose. Mais le hic dans tout cela, est le fait que Benjamin Netanyahou y est opposé. Tant qu’il sera au pouvoir, il n’est pas à prévoir qu’il y aura des négociations. Et ceci malgré un remaniement ministériel qui aurait pour but d’instituer une nouvelle coalition. Pour l’instant il est dépendant des partis conservateurs religieux, qui empêchent toute ouverture. Lorsque les dirigeants se cabrent à ce point, il peut paraître vain de prendre des mesures pouvant promouvoir la paix. Mais ne rien tenter serait encore plus néfaste. L’échiquier mondial a évolué, Le monde ne se compose plus de deux blocs, qui à eux seuls peuvent régir la planète. Les petits chefs prennent de plus en plus de poids, ce qui n’arrange pas les choses. Ils ont tout loisir pour faire enrayer la machine. Le régionalisme prend de plus en plus d’importance, malheureusement aussi un nationalisme de mauvais aloi. On se resserre de plus en plus autour de son clocher, tout en voulant ignorer ce qui se passe autour. L’égoïsme prend de plus en plus de poids, ce qui n’arrange évidemment pas les choses. Les protagonistes oublient alors à quel point ils sont dépendants les uns des autres. Toute notre vie est comme un engrenage. Si une pièce est défectueuse, la panne est au programme. En ce qui concerne le conflit autour de Jérusalem, je ne peux que constater que les esprits s’échauffent de plus en plus. La politique coloniale d’Israël est un frein massif à toute ouverture. C’est de la provocation ! Il en est de même du mur, qui a pour but de barrer la route au terrorisme palestinien. Les esprits sont chauffés à bloc et aucunement prêts à laisser échapper de la vapeur.

L’armée israélienne réagit souvent d’une manière immodérée, provoquant ainsi des réactions désespérées de la part de leurs victimes. Comment ignorer de tels faits ? C’est là qu’on peut constater que la dialectique de la paix, comme l’envisage le gouvernement français est un essai désespérer de réunir autour d’une table des adversaires irréductibles, qui en fait ne veulent pas entendre parler de trêve. Il est malheureusement à prévoir qu’une fois de plus le tout s’enlisera dans un bourbier plus ou moins immonde. Mais même s’il pouvait y avoir une amorce d’accord, les groupuscules terroristes feraient tout pour saboter un tel processus. Cela démontre que depuis longtemps tout ceux qui se considèrent comme étant puissants, battent de l’aile. La guerre civile en Syrie en est un exemple. Il est malheureusement à prévoir que la conférence de Genève ne serve qu’à mettre en place une trêve ayant pour but pour les parties en cause de se régénérer. Malgré tout j’approuve le pas de Jean-Marc Ayrault. Si on n’essaye plus rien, ce n’est pas non plus la solution. La dialectique de la paix, même si elle ne sert pas à grand chose, ne peut pas se tarir. Il faut discuter, mais à quel prix ! Je pense que tant que certaines personnes sont aux commandes c’est du temps plus ou moins perdu. Le départ de Monsieur Netanyahou arrangerait les choses !

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/05/13/proche-orient-israel-critique-l-initiative-francaise-paris-pret-a-retarder-sa-conference_4919493_3218.html

Pierre Mathias

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