Lors d’une interview qu’a donné Emmanuel Macron à TF1 hier du porte-avion De Gaulle, il a déploré que le peuple français avait des rapports tendus avec le pouvoir. C’est un phénomène qui n’est pas de hier. Les dirigeants d’un pays sont obligés d’anticiper, sinon ils ne rempliraient pas leur rôle. Dans le cas qui nous préoccupe, il s’agit de la taxe carbone, qui doit être prélevée sur le diesel. Comme je l’ai déjà évoqué une mesure nécessaire pour préserver l’atmosphère. Je suis tout à fait contre les blocages du 17 novembre, même si je peux comprendre le désarroi de beaucoup d’automobilistes, mais je suis obligé de déclarer haut et fort que l’écologie doit avoir la priorité. Je l’ai déjà écrit ces derniers jours. Dans ce cas-là le président prend une décision juste, même si elle est tout à fait impopulaire. Il ne pouvait pas faire autrement, sinon il n’aurait pas été responsable. Mettre ainsi un dirigeant au pilori, est une épreuve qu’il doit assumer, il le fait. Il ne s’agit pas dans ce cas-là d’amadouer le public, mais bel et bien d’assurer l’avenir de l’humanité. Les habitants du département de l’Aude savent bien ce qu’il en est, que les causes du réchauffement de la planète sont terribles, qu’elles entraînent la mort de bien des gens, ce qui est bien pire qu’une augmentation du carburant. Pour tous ceux qui doivent effectuer des navettes entre leur domicile et leur lieu de travail, il y aura des compensations, ce qui est à mon avis une mesure allant dans le bon sens. Mais je me permets de me poser une question fondamentale. Je suis étonné que personne ne manifeste contre les péages autoroutiers qui sont à mon avis exorbitants. Ne vaudrait-il pas mieux plaider pour une vignette comme cela se fait dans d’autre pays européens. Dans bien des cas les investissements ont été couverts. Dans un tel cas il faudrait tout au moins baisser les prix. Non, je ne peux pas accepter de tels abus. Revenons à la colère des Français contre l’Élysée. Elle est à mon avis complètement incompréhensible. Si je ne me trompe pas ils ont voté pour le changement, pour des réformes qui étaient depuis la nuit des temps indispensables. Weiterlesen

LesE ministres de l’environnement ont tranché, d’ici 2030 il devra avoir une réduction des émissions de CO2 de 35 %. Le projet ambitieux du parlement européen et de la France de le réduire de 40 % n’a pas eu l’aval de l’Allemagne. Elle qui prétend que le taux de 30 % était le seul, à son avis, possible afin de ne pas mettre en danger l’emploi dans l’industrie automobile, a dû céder. « Le Monde » parle d’une victoire néfaste de la République Fédérale, « Le Spiegel » quant à lui de défaite. Il est intéressant de voir que l’appréciation de cette décision est bien différente d’un pays à l’autre. Après 13 heures d’âpres négociations, les 28 représentants des pays de l’UE se sont mis d’accord. À partir de 2020 l’industrie devra apporter les modifications nécessaires pour arriver 10 ans plus tard à ce but. Pour les camionnettes le taux sera de 30 % de moins. Il est évident qu’après le coup de semonce du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, le GIEC, déclarant presque impossible de maintenir le réchauffement de la planète à 1,5 degré jusqu’à la fin du siècle, il ne fallait pas aller à contre-sens. Ce n’est qu’en appliquant des mesures draconiennes qu’il serait possible de maintenir le cap, mais personne n’y croit plus. Tous progrès, aussi modestes soient-il, sont donc les bienvenus. Comment évaluer la décision prise au Luxembourg ? L’Autriche ainsi que les pays du Visegrad, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Bulgarie et la Roumanie, auraient voulu comme l’Allemagne, qu’on fixe la cote à 30 %. Ces pays craignaient que le coût d’achat de ces nouveaux véhicules soit trop cher, vu les conditions salariales de ses ressortissants. La France, la Suède, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, Malte, la Slovénie ont plaidé pour 40 %. Une fois de plus la pomme a été tranchée en deux. Weiterlesen

C’est la meilleure ! Donald Trump a accusé la République Fédérale d’être dépendante de la Russie de ce cher Vladimir Poutine, car l’Allemagne a construit avec lui un pipeline pouvant acheminer le gaz liquide en Europe occidentale et ceci avec des efforts limités. Il y aurait de quoi sourir, mais Madame Merkel est trop classe pour s’amuser au dépend d’un handicapé mental. Sa sortie de hier à Bruxelles, au cours de la tenue de la session annuelle de l’OTAN à Bruxelles, était digne du vent de folie qui souffle sans faiblir sur tout le continent. Il en faut du sens de l’humour, pour en prendre acte. Je ne vais pas vous raconter d’histoires belges ou bien, ceci pour s’évader un peu :

« Comment fait-on pour faire entrer 12 Belges dans une 2 chevaux ?
– On jette une frite à l’intérieur.

Et vlan, il n’y aura pas eu besoin de frite pour nous faire comprendre que Trump divague complètement. Il n’a aucun complexe de traîner la Chancelière dans de la boue. Peut-être prétendra-t-il qu’elle fait le trottoir, pour combler ses fins de mois difficiles. Mais malgré l’absurdité de ses dires, il a été assez véridique au sujet des rapports entre les Européens avec la Russie actuelle, qui malgré toutes les critiques que nous pouvons lui porter, n’a rien de comparable avec ce pays au temps de l’Union Soviétique. Avant tout le rideau de fer n’existe plus. Il n’y a plus de régimes complètements différents l’un par rapport à l’autre. À la moindre erreur de Monsieur Trump lors de sa rencontre à Helsinki avec le maître du Kremlin le 16 juillet, cela pourrait « barder ». Sera-t-il dans un état d’euphorie l’enjoignant à faire des concessions sur toute la ligne, encourageant l’Allemagne d’effectuer un rapprochement avec Moscou ? Bien possible ! Aussi que d’ici peu l’OTAN implose. Le président cherche à ramener plus d’argent dans ses escarcelles. Pour défendre ces mollusques d’Européens contre le méchant loup qu’est Poutine. Il veut que les pays de l’UE consacre au moins 2 % du PNB aux armées. Je pense qu’avec l’attitude scandaleuse que Donald Trump a eu envers Angela Merkel, il serait peut-être bon d’envoyer l’OTAN en l’air ainsi que ce dernier, des Mohicans qui commence à nous faire suer. Lorsque le président dit qu’il entretient d’excellents rapports avec Angela Merkel, cela frise la démence. Et tout ceci en augmentant encore les taxes douanières envers la Chine. C’est là qu’on voit toute la démesure de la démarche, s’il y en a une, de ce charmant Monsieur qui tient absolument à jouer à la roulette russe. Nous nous trouvons en plein dans l’irrationalisme russe… à celui d’Alexandre Pouchkine. À propos encore une blague belge ?

« Pourquoi les Belges ont-ils de gros nez ? Parce qu’ils ont des gros doigts. »

Je pense qu’il serait mieux de se raconter les dernières histoires belges que se se creuser les méninges à cause de l’Alliance atlantique, qui semble avoir rendu son âme il y a quelques temps.

« Pourquoi les Belges ne mangent pas de cornichon? Car ils n’arrivent pas a rentré la tête dans le bocal! ».

pm

https://www.lemonde.fr/international/article/2018/07/11/le-partage-des-depenses-de-defense-au-c-ur-du-sommet-de-l-otan_5329620_3210.html