Le voyage de Donald Trump en Chine, est du pain-bénit pour Xi Jinping, le président et chef du parti communiste. Par rapport à ses diatribes pendant sa campagne électorale, le locataire de la Maison Blanche semble avoir révisé complètement son attitude. Il a découvert quel marché pouvait être cette nation en plein développement. Au lieu de tirer à boulet rouge sur Pékin, il se montre « tout doux », amical, prêt à coopérer avec les Chinois. Ce n’est pas sans raisons que ces derniers déclarent qu’il est une bienfait pour eux. Nous avons donc affaire à Saint Donald, l’homme-providence. Pour l’Union Européenne cette opération de charme est plutôt inquiétante. Si les deux pays unissent leurs forces, il faudra montrer sacrément beaucoup d’imagination afin que notre business ne batte pas de l’aile. Et pour tous ceux qui luttent contre ce président, ce qui se passe actuellement n’est pas encourageant, loin de là, d’autant plus s’il réussit à créer des jobs. Rien n’est gagné d’avance, les amis ! Que faire dans une telle situation ? Il serait temps que l’Europe arrive enfin à surmonter ses problèmes et qu’elle développe ses capacités économiques. Autrement nous risquons une fois de plus de boire la tasse.

En particulier l’Allemagne qui connaît actuellement des chiffres en hausse concernant les exportations, devrait s’inquiéter un peu plus, que cela a été le cas jusqu’alors. Ce n’est pas avec la coalition qui se négocie actuellement, qu’elle pourra apporter des réponses claires en ce qui concerne l’avenir, les avis des potentiels partenaires étant trop différents. Elle devrait jouer à fond la carte européenne, mais ce n’est pas avec une mentalité d’épicier qu’on y arrivera. Je crains qu’on est entrain de perdre beaucoup de temps, car il faudrait agir rapidement. Pour pouvoir réaliser le plan Macron en ce qui concerne l’UE, il a besoin d’un soutien inconditionnel des la République Fédérale, ce que je ne vois pas encore actuellement. Il est difficile de demander plus de solidarité à un peuple, qui contribue aujourd’hui majoritairement au budget de l’Europe. Les gens ont peur d’être pris pour les dindons de la farce et se rebiffent lorsqu’il est question de plus de souplesse. Mais au cas, où une alliance entre les USA et la Chine verrait le jour, il faudra tirer la sonnette d’alarme et sauter enfin par dessus de son ombre. Si nous ne voulons pas être dépassés, il faudra que des joint-ventures ou des reprises comme celle d’Opel par Peugeot, deviennent monnaie-courante. Il s’agira d’unir ses forces, indépendamment des querelles de clochers afin d’être compétitif. On ne pourra pas se complaire dans une situation comme nous la connaissons aujourd’hui, où chacun veut tirer la couverture à lui. Mais cela ne veut pas dire que des stars-up soient écartées de cette stratégie. Au contraire, ce sera à de petites entreprises de développer de nouveaux produits, qui pourront être un jour à la pointe du progrès. Mais pour réussir ce pari il faudrait augmenter considérablement les budgets de la recherche. Il a été aussi question de coopérations entre les entreprises de pointes de Silicon Valley avec des maisons européennes. Il serait temps de s’y mettre. J’espère que nous pourrons ainsi diminuer les menaces économiques qui nous guettent. Bons baiser de Pékin !

pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/11/09/visite-a-pekin-donald-trump-est-un-cadeau-inoui-pour-la-chine_5212783_3210.html

Pierre Mathias

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