Le cow-boy a fait son entrée avec son cheval dans le saloon qu’est la grande salle de conférences des Nations Unies à New York. Il a tiré son colt de sa ceinture et à tiré en l’air. C’est lucky Donald, le justicier à la main de fer, qui n’a peur de rien et qui tout au long des journées fanfaronne. Autour de lui des balafrés, des filles de joie et une profusion de whisky. America first ! Il monte sur une table et harangue les éleveurs qui se trouvent là afin de pouvoir discuter calmement de leur ranch, du bétail et du climat qui leur redonne du fil à retordre. Lucky Donald n’en a rien à foutre. Il est là parce que il aimerait donner une raclée à ce petit gros qu’est le triste Sire Kim, un emmerdeur fini qui aimerait faire le carton parmi les rangs des paladins de Lucky ! Je pourrais continuer d’écrire de telles insanités, mais elles reproduisent bien ce qui s’est passé cet après-midi à l’Assemblée générale des Nations Unies. Le discours de Donald Trump a une fois de plus démontré à quel point ce président est primitif. Au lieu de passer outre les menaces de Kim Jong-Un, il se laisse provoquer par un mini-potentat qui n’est qu’une Fata Morgana. Le rapport de forces est ridicule. Cela me rappelle mon enfance, lorsque dans le préau de l’école j’ai été menacé par un ado qui portait un coup de poing américain. Son éducateur, car c’était un fils de milliardaire, l’incitait à me rouer de coups. Mais contrairement à Kim Jong-Un je ne l’avais pas provoqué. Je ne sais pas ce que je ressentirais si j’étais Américain. Je crois que j’aurais honte que mon chef d’État manque tellement de souveraineté. Il est en train de ruiner ce qui reste d’honneur à ce grand pays. Son rôle aurait été de mettre à sa place en deux mots le dictateur Nord-Coréen et de passer à un autre sujet. Je pense que la bêtise est un vrai danger car elle est imprévisible.

Je trouve Kim abjecte, mais c’est lui faire trop d’honneur que de perdre trop de salive en l’attaquant de cette manière. Un peu de tenue Monsieur Trump ! Ce n’est pas en érigeant des murs, des camps et des prisons qu’il protégera les biens pensants. Il fait au contraire office de fossoyeur des valeurs qui ont été depuis Abraham Lincoln celles des USA. Un pays certes avec toutes ses contradictions, mais qui savait aussi être généreux. Je n’oublierais jamais les sacrifices que ses citoyens ont fait, nous permettant de nous débarrasser du monstre qu’était Hitler et ses sbires. Emmanuel Macron est monté peu de temps après à la tribune et a fait un discours qui devrait rassembler une grande majorité de pays. Il n’a pas mâché ses mots par rapports aux harangues vengeresses de Donald Trump. Le ton était mesuré mais très stricte à la fois. Il a exprimé sa distance face à de telles diatribes et répété que pour lui il n’était pas question de renégocier les accords de Paris. Le réchauffement climatique est une priorité absolue pour notre survie. Il l’a dit au moment, où l’ouragan Maria est entrain de tout balayer sur son passage dans les Antilles. Il atteindra probablement aussi les USA. Mais le cow-boy qu’est Lucky Donald ne veut pas qu’il soit dit, qu’il portera une part de responsabilité en ce qui concerne les États du Sud de son pays. Lorsque Emmanuel Macron a dit que l’Assemblé générale était une bonne opportunité d’être à l’écoute, même de ses adversaires, Trump a dû faire la sourde oreille. Qu’attendre d’autre ?

pm

http://www.lemonde.fr/international/video/2017/09/19/emmanuel-macron-prononce-son-premier-discours-a-l-onu_5188041_3210.html

Pierre Mathias

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