Le voilà à la porte du saloon revolver au poing ! Pour impressionner la galerie quelques coups de feu en l’air. Puis, comme tout le monde s’est réfugié sous les tables. L’occasion pour lui de faire rouler ses mécaniques. Il se donne évidement un air martial afin de bien jouer son rôle. Puis il menace son petit copain Kim de tous les maux de la terre. Pour seule réponse le gosse lui fait le pied de nez! Plus ce dernier le provoque, plus le grand Donald trépigne des pieds ! Il se sent tout à fait dans son élément et se perd dans ses menaces. L’arsenal nucléaire des USA est désamorcé et il suffit d’appuyer sur un bouton pour déclencher un feu d’artifice. C’est bien cela qui le fait jouir, ce guignol ! Comme moi Trump doit aimer les westerns, mais contrairement à ma personne il les prends au sérieux. Aimerait-il entrer dans le rôle du grand justicier. D’un Robin des bois voulant entraîner tous les pleins de soupe dans son sillage en jouant au tout puissant. Ne faut-il pas les conquérir en se faisant passer pour un enfant terrible, ne reculant devant strictement rien. Même pas devant un désastre à l’échelle mondiale. Ce qui se passe actuellement à Washington en ce concerne la Corée du Nord est parfaitement ridicule. Au lieu d’ignorer les diatribes insensées du petit Kim, il tombe dans son panneau. Croit-il vraiment que ses bombinettes atteindront demain l’île de Guam ? La technologie concernant la défense nucléaire ou les missiles à moyenne et longue portée est-elle en mesure de provoquer la grande surprise ? David contre Goliath, le rêve des plus faibles de pouvoir s’affirmer un jour. Ces vénérables messieurs ont-ils pensé à Hiroshima et à Nagasaki? C’est d’antan plus étrange que plus d’une dizaine de milliers de Coréens ont été les victimes de little boy. C’étaient des travailleurs forcés qui ont subi cette hécatombe nucléaire. Mais ces messieurs ont l’air de s’en foutre royalement, car ils ne pensent qu’à leur gloire. Et elle passe forcément par des prouesses militaires.

On pourrait laisser faire, mais c’est que dans ce genre de jeu qu’il peut y avoir un accident. Il suffit qu’un commandant veuille jouer au shérif et déjà tout se met en branle. Et ceci dans les deux camps. Vous allez peut-être pas me croire, mais cela m’énerve d’écrire à ce sujet, mais je ne peux pas tout de même ignorer ce qui fait la une des journaux ? Peut-être ferais-je mieux d’écrire un papier sur les éleveurs de lapins. Probablement auraient-ils plus de jugeote que ces autocrates en herbe. L’entourage de Donald Trump essaie de calmer le jeu, mais comme il y a parmi lui un certain nombre de généraux, leur qualité première n’est pas la diplomatie. Je me demande bien si d’autres conseiller ne poussent pas le président à agir de manière inconsidérée. D’en faire un agent provocateur. Je pense à l’intellectuel d’extrême-droite Stephen Bannon, qui connaît probablement bien le Crépuscule des Dieux de Richard Wagner. Ces milieux extrémistes jouent souvent sur l’idéologie du tout ou du rien. Ils partent du principe que seule l’apocalypse peut générer ensuite une nouvelle société. Que cette dernière a besoin de sombrer dans le désespoir pour s’endurcir. C’est une des idées maîtresse du fascisme. Un conflit sanglant entrerait dans cette logique. Pour ce faire il faut un exécutant naïf comme Donald Trump. Il ne remarque même pas qu’il est manipulé. C’est là que réside le danger !

pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/11/paroles-dures-et-scenarios-catastrophe_5171155_3210.html

Pierre Mathias

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