Une vache à lait qui économise, n’est pas forcément sympathique pour tous ceux qui espèrent que l’État les soutiendra financièrement. Le budget 2018 a le devoir d’abaisser la dette, sans pour autant mettre en panne des secteurs importants pour la relance économique. Il y a la volonté de baisser les charges des entreprises, tout en économisant près de 15 milliards. Puis il faut cajoler les contribuables, afin qu’ils restent de bonne humeur. Au bout du compte tout le monde est de l’avis que c’est aux autres de serrer les cordons de la bourse. L’élaboration d’un budget n’est pas une sinécure. Il faut vraiment avoir le don d’un équilibriste pour arriver sans trop de dommages au bout du trajet qui a été fixé. Mon but n’est pas d’entrer dans les détails de ce qui a été décidé, mais plutôt d’évoquer une marche à suivre. Nous nous trouvons dans une période très précaire, où chaque pays est forcé de dépenser plus d’argent pour la défense, des sommes qui manquent cruellement dans d’autres domaines, mais qui sont inévitables. Le seul secteur de l’économie qui en profite est l’industrie de l’armement. Du point de vue de l’éthique, c’est contestable. Il est évident que lorsqu’on se penche sur un budget, quelque soit le pays, on s’aperçoit qu’une nation à elle seule n’est plus en mesure de couvrir tous les frais. Le discours qu’Emmanuel Macron a tenu à la Sorbonne m’a fait bien comprendre qu’il était de l’intérêt de tous les pays-membres de l’UE, de rationaliser leurs dépenses en mettant sur pied des projets communs. Ceci serait utile dans le domaine de la défense et de la lutte contre le terrorisme. Cela voudrait dire que chacun devrait tenir compte des intérêts de ses partenaires. En investissant dans une armée européenne, il serait possible de mieux cadrer les dépenses en ce qui concerne l’armement, en passant des commandes communes, où les frais pourraient être réduits en ne modifiant pas tous les modèles, par orgueil national. Weiterlesen…

L’OPEC a décidé de réduire le pompage du brut afin que le prix du baril augmente. De 33,24 millions de barils la production devrait passer à 32,5. Une réduction minime qui n’entraînera pas une augmentation immodérée des prix dans les stations services. La crise économique a changé les comportements. Il y a eu réellement des progrès par rapport au gaspillage d’énergie qui jusqu’alors était de mise. Les moteurs brûlent moins d’essence, les immeubles sont mieux isolés. Cela représente une baisse des dépenses d’énergie. Il ne faut pas non plus oublier que des millions de personnes ont dû réduire leur train de vie à cause des restrictions économiques. Il y a aussi le fait que les USA produisent de plus en plus de pétrole provenant du schiste bitumeux. Une pratique écologiquement contestable, mais le fait est que le marché en est submergé. Il faudra que les membres de l‘ OPEC continuent à se serrer la ceinture. Mais il faut aussi voir le revers de la médaille. Pour que la relance puisse se faire il faut générer des ressources. Il serait mieux que cela ne soit pas aux dépends de l’écologie. Je pense malgré tout que l’exploitation des matières premières est de l’argent facile qui ne peut pas être un gage d’avenir. Mais le travail coûte. Tant que les taux d’intérêts seront à zéro, les investisseurs potentiels que sont les banques, seront de plus en plus restrictifs lorsqu’il s’agit de prêter de l’argent. Il est évident que le cours du brut joue un rôle en ce qui concerne une insécurité globale des transferts financiers. Weiterlesen…

Comme employé en Allemagne, les impôts m’ont toujours été prélevés à la source. C’était pour moi un poids en moins. Je savais que je ne devais pas mettre de l’argent de côté pour mes prestations professionnelles. J’observe avec intérêt ce qui se passe depuis hier après la décision du conseil des ministres de l’introduire dès 2018. Afin d’expliquer le système allemand, voilà en détail comment cela se passe. L’employeur vire chaque mois le taux imposé des revenus du travail. Normalement cela varie peu. À la fin de l’année, je recevais le décompte exact des sommes payées aux caisses de l’État. Il y est tenu compte des cotisations maladies et de retraites ainsi que le montant de l’assurance-chômage. Des sommes déductibles. Ce contre-rendu est soumis au fisc, ainsi que les autres revenus tels ceux du capital ou de l’immobilier afin qu’ils soient pris en compte. Un décompte final de cette déclaration est fait. Le montant total des impôts est calculé et imposé. Pour ce reste à payer, il est possible de virer des mensualité. Le montant se base sur la déclaration de l’année précédente. Le conjoint est soumis à un taux plus élevé. L’équilibre familial est ainsi rétabli. En ce qui concerne la discrétion, les entreprises ou les administrations employant les personnes concernées ne sont pas mises au courant du surplus imposable. Cela ne concerne que le contribuable. Lorsque il y a des blocages financiers tels que des dettes, il est possible de retarder le paiement des impôts supplémentaires, pas ceux issus du labeur. Dans ce domaine il y a sûrement une entrave par rapport à la liberté de gérer soi-même ses virements. Si mes renseignements sont bons, c’est un point critiqué du projet de loi. Mais les avantages dépassent de loin ces inconvénients. Pour l’État c’est une certitude de pouvoir encaisser telles ou telles sommes. Il est pour lui plus facile de gérer le budget, sachant que ces revenus sont sûrs, si les entreprises se tiennent aux règles. Weiterlesen…