D’après des nouvelles statistiques, 30.000 djihadistes étrangers se sont rendus en Irak et en Syrie pour rejoindre les rangs de l’EI. Des jeunes gens prêts à se sacrifier pour une cause pour eux plutôt abstraite. Elle a pour beaucoup d’entre-eux rien à voir avec leur origine ou la croyance de leurs familles. Comment expliquer ce phénomène ? Peut-être une espèce de suicide collectif ? Probablement une réponse à une société qu’ils considèrent comme étant dégénérée et qui à leurs yeux doit être anéantie. Une démarche à première vue irrationnelle, mais qui a pourtant une certaine logique. Est-ce le Coran qui les amène à devenir des meurtriers ? Ils voudraient le nous faire croire, mais ce n’est pas le cas. Mais il y a un phénomène général : celui de la recherche d’une certaine spiritualité. Ce n’est pas sans raison que l’ésotérisme gagne de plus en plus d’adhérents, que les philosophies orientales prennent souvent le relais de nos religions. C’est la preuve que le matérialisme ne suffit pas à satisfaire beaucoup de jeunes. Il y a aussi la volonté de servir à quelque chose, de ne pas faire partie d’un troupeau de moutons qui se plient aux lois du capitalisme. Ils ont la volonté de nager à contre-courant. En soit un réflexe sain, tant qu’il n’inclut pas le crime. Mourir pour une cause, une parole qui depuis des générations est synonyme de sacrifice. La volonté d’apporter la rédemption par la violence, est pourtant une utopie. Que ce soit l’inquisition ou toute autres idéologies, cela va toujours à contre-courant de l’éthique. Les raisons philosophiques, aussi erronées soient-elles, s’estampent rapidement pour laisser place à l’arbitraire. L’horreur devient une fin en soi. Weiterlesen…