Trois mosquées en Californie ont reçu des lettres de menaces, où il était question que Donald Trump ferait l’affaire des croyants, comme l’avait fait Hitler avec les juifs. En 2015 les attaques haineuses contre l’Islam ont augmenté de 67% aux États-Unis. Après les propos du futur président contre les pratiquants, il était à craindre que le mouvement d’intolérance prenne cette dimension. Pour les racistes et tous ceux qui agissent de manière discriminatoire, de telles affirmations leur ont donné l’impression qu’en attaquant lâchement les lieux de prières, ils avaient le feu vert du chef de l’État. Ce dernier a fait l’amalgame entre la pratique d’une religion et le terrorisme islamique. Ce manque de nuance est une action orchestrée, qui amènera immanquablement de la violence. Dans la tête des criminels qui sont prêts à tuer, c’est en quelque sorte la légalisation de la haine. Un phénomène qui se répète sous toutes les dictatures. Adolf Hitler avait cautionner la nuit de cristal du 9 novembre 1938, donnant ainsi le feu vert à la destruction des synagogues. Les hordes « de braves citoyens » avaient ainsi l’impression d’agir légalement. Il n’y a eu pour ainsi dire pas de poursuites judiciaires. Au cas où Donald Trump ne condamne pas de telles pratiques menées soit-disant en son nom, les mêmes réflexes que sous le régime nazi risquent de prendre de l’ampleur aux USA. Il serait dans ce cas tout à fait légitime de parler d’un État félon. À l’instant où j’écris ce texte il n’y a pas encore eu une condamnation de la part de Donald Trump. J’ose espérer qu’elle viendra à temps pour calmer les esprits. Il est déconcertant que l’histoire se répète constamment lorsqu’il s’agit d’exclusion. Weiterlesen…

Il est 5 heures 40. J’attends avec impatience les résultats des primaires américaines en Californie. Même si Hillary Clinton a une majorité de voix au congrès des Démocrates qui nommera le candidat officiel, il semble être nécessaire pour elle qu’elle remporte l’État le plus peuplé des USA. Dans la bataille qui l’attend, toutes victoires ont leur poids. Je ne sais pas trop si Bernie Sanders est conscient de cet enjeu. Il n’en va plus d’un défi personnel. Il faut absolument resserrer les rangs. C’est la raison pour laquelle Barak Obama se lance dans la mêlée. Il veut soutenir de tout son poids Madame Clinton. Il est indispensable de le faire afin qu’elle puisse garder ses chances par rapport à Donald Trump. Il est évident que ce dernier veut glaner des voix auprès de tous ceux qui ont soutenu Sanders. Il a déclaré qu’il les accueillerait les bras ouverts. Aussi absurde que cela puisse paraître, il n’est pas dit qu’il n’ait pas un certain succès. Croit-il que le fait de se rouler dans de la farine puisse le rendre plus crédible ? 5 heures 51. Pas de nouvelles de Californie. Les deux candidats se trouvent d’après les sondages tête-à-tête. Personne ne peut pour l’instant prédire le verdict des urnes. Cet État connu pour son libéralisme pourrait bien être tenté de plébisciter un système de société social-démocrate. Il en va d’une répartition plus juste des ressources. Peut-être un réflexe humaniste venant d’une gauche-caviar, qui ne connaît pas personnellement les affres de la précarité ? Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, je préfère les options politiques de Bernie Sanders, mais me déclare avant tout partisan de l’épouse de l’ex-président. Cela pour des raisons stratégiques. Je pense que les américains ne sont pas prêts à cautionner des idées gauchistes venant de l’Europe. Weiterlesen…