Pour plus de clarté : je suis partisan du mariage pour tous. Je considère que chacun doit être libre de choisir de quelle manière il veut vivre. C’est la raison pour laquelle je ne vais pas remettre en question ce qui aujourd’hui est devenu une normalité. Mais je veux tout de même essayer de comprendre les raisons pour lesquelles des milliers de manifestants défilent dans les rues de Paris et ailleurs. Quelle est pour moi la signification du mariage ? En premier lieu la création d’une famille avec des enfants à l’appui. Si cela ne devait pas être le but, je me demande bien pourquoi il faut absolument se marier ? Un très grand nombre de personnes vivent en parfaite harmonie sans avoir dit « oui » à Monsieur ou Madame le Maire et ceci souvent avec des enfants. Il n’est pas obligatoire de faire valider son amour par qui que ce soit. En ce qui concerne le GPA j’ai malgré un peu de peine à l’accepter, même si bien des exemples sont positifs. Je pense qu’une femme ne peu pas être une gare de triage où on entrepose ses spermes. Elle est et restera la mère quoi qu’en en dise. Le commerce autour de cette pratique m’est plus que désagréable. J’ai beaucoup de compréhension que des couples homosexuels veulent pouvoir vivre comme des hétéros. C’est absolument légitime et devrait leur être accordé. Je dois avouer que le GPA me pose bien des problèmes. Serais-je intolérant ? J’essaie de ne pas dissocier l’éthique de la pratique, mais j’ai l’impression d’aboutir dans un cul de sac. La logique veut que les homosexuels aient droit au mêmes privilèges que les autres. J’y souscris complètement. Dans ce cas je dois accepter le GPA mais je n’y arrive pas. Ce n’est pas une question de gauche ou de droite, c’est l’instinct qui parle au plus profond de moi-même. Suis-je devenu intolérant ? Je suis forcé de me poser la question.

 pm

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/10/05/la-manif-pour-tous-a-nouveau-dans-la-rue_4500742_3224.html

Pierre Mathias

Lorsque des jeunes rejoignent les troupes du Califat, il y a de quoi se poser des questions. Il en est de même pour ceux qui s’enthousiasme pour l’extrême-droite. Ce n’est pas un hasard. Il faut croire que notre société repue ne leur offre plus d’idéaux. Le matérialisme ne pourra jamais remplacer l’idéologie. C’est une erreur de croire que ces dérives ont pour seule raison le chômage ou le manque de perspectives. Bien des Salafistes ont fait des études et sont issus de familles souvent aisées. Bien sûr il y a aussi ceux qui ne trouvent pas d’assises, qui ont derrière eux une carrière de dealer ou de proxénète. En ce qui concerne le national-socialisme, la démarche n’est pas si différente. C’est avant tout la colère qui est le moteur de leur fanatisme. Ils condamnent les uns et les autres leurs parents, tous ceux qui à leurs yeux vivent dans le péché. Est-ce la seule explication ? Il y a probablement aussi l’ennui qui joue un rôle. En s’engageant dans des groupuscules extrémistes, ils ont l’impression de vivre une aventure, comme cela a été le cas pour Bonny and Clyde qui se sont mis en marge de la société en laissant derrière eux une traînée de sang. Mais il y a aussi autre chose. L’idéologie dévastatrice est comme une drogue. Elle éveille des sentiments que personne ose dévoiler. L’attrait du crime et du sang est ancrée chez beaucoup d’entre-nous. Lorsque on justifie ces actes par la religion ou la politique, il n’y a plus de garde-fous. Ce n’est pas sans raison qu’Hitler a inventé des rites pour fanatiser les foules. De braves citoyens se sont transformés en monstres et n’ont pas hésité d’organiser des pogroms. Ils avaient l’aval du Führer. Il en est de même pour l’IS. Les dirigeants ont manipulé le Coran. Ceux qui s’engagent croient le faire pour Allah. Ne se sont-ils pas aperçu qu’ils servent Satan ?

pm

http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2014/10/04/helene-17-ans-de-la-crise-d-adolescence-a-l-islam-integriste_4500047_3224.html

Pierre Mathias

Carla Bruni-Sarkozy dit non au harcèlement à l’école. Je trouve cela très louable, mais il serait aussi bien de lutter contre les contraintes psychologiques au travail ou dans le milieu familial. Plus que jamais les gens sont soumis à des injustices, au viol de leur jardin secret. Il n’est pas étonnant que les dépressions prennent de plus en plus de place dans notre société. Lorsque des employés ou des ouvriers vivent sous la menace d’être congédiés, la peur de tout perdre prend le dessus. Nous savons où cela peut mener. Bien des couples se séparent, l’alcool ou les drogues prennent le dessus. Et dans tout cela le sort tragique des enfants. Madame Bruni-Sarkozy n’évoque pas cela. Elle dépeint l’école comme un endroit où la liberté devrait être prioritaire. Elle ne parle pas du mobing sur internet, n’évoque pas les suicides d’enfants discriminés, traînés dans la boue. Elle semble aussi ignorer les contraintes des programmes scolaires ou le caractère souvent autoritaire des profs. La vision qu’elle a de l’école est plutôt idyllique. Se met-elle dans la peau d’un gosse qui vit dans un milieu parental des plus tendu ? Où la violence fait partie du quotidien ? Tant que les familles vivent dans l’angoisse du lendemain, il ne peut pas y avoir de quiétude. Le terreau est infesté par l’injustice qui règne dans les banlieues par exemple. Pas étonnant que l’agressivité est le seul exutoire. Non, l’ex first Lady n’est pas allé au fond du problème. Comment le ferait-elle en 90′ ? Peut-être de tels spots sont très médiatiques, mais il devraient avoir plus de substance. C’est parfaitement possible ! Il aurait peut-être été mieux de montrer une cour de récréation. Ce qu’on peut y observer est plus évocateur qu’un discours bien policé. Carla devrait y réfléchir. Le poids des images est plus convaincant qu’une belle frimousse. Malgré tout, elle a bien fait d’intervenir.

 pm

http://next.liberation.fr/next/2014/10/03/carla-dit-noooon_1114018

Pierre Mathias

Le parlement à Ankara a décidé d’envoyer des troupes combattre l’État Islamique. Ils rejoignent ainsi la coalition dirigée par les USA. Je trouve cette décision bonne tout en réfléchissant aux conséquences. En entrant en Syrie, les Turcs pourraient repartir à la conquête du Proche Orient comme cela a été le cas dans le passé. Il serait inconscient d’ignorer les répercussions géopolitiques d’un tel engagement. Les Kurdes ne sont pas sans raison plutôt secoués par une telle décision. L’espoir de créer un État libre, s’amenuise de plus en plus. À eux seuls ils n’ont pas pu enrayer la marche meurtrière des Djihadistes. Ils sont mieux équipés et disposent d’une troupe expérimentée. Ces prochaines semaines on pourra mesurer à quel point l’armée turque est efficace ou non. Il y a aussi un autre facteur qui joue un rôle important. Si le territoire turc était attaqué, l’OTAN devrait intervenir. Chaque membre jouit d’une clause de soutien militaire en cas d’agression. Il se peut que dans de telles conditions l’idée d’un nouvel empire ottoman ne soit plus une utopie. Et ceci avec l’aide des USA. Laissez-moi divaguer. Je pense que Washington ne verrait pas d’un mauvais œil qu’une nation amie joue le rôle de gendarme. Ceci pour ne plus se mouiller directement. Une tentation dans des temps difficiles pour les États Unis. La population est très réticente en ce qui concerne un nouvel engagement militaire. Et l’Europe ? Elle devrait se positionner mais ne le fait pas. Il serait fatal qu’elle ignore les enjeux politiques. Il est bien possible qu’une redistribution territoriale ait lieu. C’est ce qui m’inquiète. De telles manœuvres ont toujours eu des lendemains peu enchanteurs. Mais aujourd’hui nous n’avons pas le choix. Nous avons été court-circuités par les fous de Dieu. C’est plus qu’inquiétant.

 pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/10/02/le-parlement-turc-debat-sur-une-intervention-contre-l-ei_4498916_3210.html

Pierre Mathias

 

Non, je n’ai pas eu d’inspiration pour le titre de cet article. Lorsque je vois les chiffres que le Ministre des finances nous a présentés mercredi, je ne peux que me gratter le peu de cheveux qui me restent. Il essaie de faire des économies et ceci dans des domaines où il faudrait absolument investir comme l’écologie. Même dans des budgets jusqu’à présent sacrés, le crayon rouge ne fait pas halte. À la Sécurité sociale, 21 milliards d’économies sont prévues en 2015. Tous ces efforts sont du bricolage tant que les rentrées fiscales stagnent ou baissent. L’économie ne parvient pas à démarrer, à décoller. C’est ceci qui est le plus inquiétant. Toutes les mesures afin de réduire les charges des patrons ne semblent pas être effectives. C’est comme si l’industrie n’y croyait plus. On est loin de l’élan d’après-guerre ! Une époque où il a fallu tout reconstruire. Je pense que le mental est pour beaucoup dans la crise que nous vivons aujourd’hui. Il y a aussi la tendance de chercher de nouveaux prophètes qui en un tour de main referaient redémarrer la machine. Il y a qu’à lire le programme du FN pour se rendre compte que nous nous trouvons tous au bord du précipice. Nous n’avons pas encore compris que c’est à nous de reprendre les choses en main, que la politique ne peut qu’être le reflet de la nation toute entière. J’ai mal en voyant ce qui se passe. Lorsqu’il n’y a plus de sous, il est inutile de revendiquer quoi que ce soit et de se lamenter que tout va mal. L’attitude des pilotes d’Air France reflète exactement dans quel marasme nous nous trouvons. N’ont-ils pas encore compris, que tout part à la dérive, que le passé est caduque ? Que de nouvelles données régissent le quotidien et elles sont à la baisse. Pauvre France !

pm

http://www.liberation.fr/economie/2014/10/01/budget-2015-l-etat-serre-la-ceinture_1112306

Pierre Mathias

Les créateurs de la maison de mode allemande Talbot Runhof ont fait défiler à Paris des mannequins portant des robes avec Vladimir Poutine en effigie. De la pub gratuite présentée devant un parquet plus que sophistiqué. Est-ce un honneur pour la capitale mondiale de la haute couture ? La liberté d’expression étant pour moi sacrée, je ne vais pas élever ma voix contre un tel gadget. En tout les cas il a fait tilt. Toute la presse en parle. Je me pose la question si derrière cette action il ne se passe pas plus. J’étais aujourd’hui dans la salle d’attente de mon médecin, l’occasion de feuilleté de vieilles revues. Dans l’une d’elles il y avait la photo de Poutine dans son cadre privé. Il vit dans une opulence « nouveau-riche » et ceci aux frais du peuple, qui ne mange pas toujours à sa faim. Il n’y a pas que des milliardaires en Russie. Le reporteur ne manque pas de dire que « ce pauvre homme » ne gagne que 100.000 € par an. En lisant le commentaire, on apprend qu’il dispose probablement d’une fortune de 50 Milliards. Si c’était le cas, il y aurait de quoi secouer la tête. En portant Vladimir Poutine sur sa poitrine, il serait opportun de se poser quelques questions au sujet de l’homme. Plane-t-il entre ciel et terre ? A-t-il oublié qu’il a grandi dans la pauvreté ? Peut-il s’imaginer qu’un tel luxe peut être une provocation pour tous ceux qui se battent pour vivre ? Ne ferait-il pas bien de revenir à la case départ ? Les designers de la maison de mode devraient tenir compte de l’opinion de bien des opposants. Je trouve de toute manière déplacé de porter des politiciens sur ses fringues. Les affiches suffisent, n’est-ce pas ?

pm

http://next.liberation.fr/mode/2014/09/30/en-attendant-le-reste-poutine-envahit-les-podiums_1111746

Pierre Mathias

Sans nouvelles mesures d’économies, le déficit de la sécurité sociale atteindrait la somme mirifique de 14,7 milliards. Le problème qui nous touche tous en Occident est le vieillissement de la population. Ce phénomène génère automatiquement des frais supplémentaires. Les retraités payant moins de cotisations, le trou ne peut être comblé. Il y a aussi l’attitude parfois frivole de certains praticiens qui au moindre rhume prescrivent des antibiotiques. Lorsque je suis assis dans une salle d’attente j’ai l’impression que tous ceux qui se rendent chez le médecin attendent de lui une médication exagérée. Celui qui ne le fait pas est considéré comme inefficace. Dans de telles conditions il est parfaitement impossible de faire des économies. Le seul moyen est un appel à la raison. Je crains que cela ne serve à rien. On veut tout avoir et rien payer ! Ce qui est impossible dans un magasin devrait l’être aussi dans un cabinet médical. Et c’est ici que le bât blesse ! Nous croyons que les assurances ont l’obligation de tout payer et ceci sans broncher. Je pense que chaque citoyen devrait se poser la question de savoir si une telle débauche de soins, lui apportera un peu plus de santé. Je me permets d’en douter. Que faire alors ? Envoyer la facture aux intéressés ? Non, cela ne doit pas être fait. Pourquoi ? Nous aurions de nouveau une médecine à deux vitesses, où les riches seraient mieux soignés. Si nous voulons garder l’acquis social qu’est la Sécu, il faut faire tout pour réduire les dépenses. C’est aussi un appel à tous les thérapeutes. À eux de faire des propositions pour travailler d’une manière plus effective, de rationaliser leurs activités. Ce n’est que comme cela qu’il sera possible de sauver notre couverture social. À bon entendeur !

pm

http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/09/29/la-securite-sociale-aggrave-son-deficit-en-2015_4496363_1651302.html

Pierre Mathias

L’ébola n’est pas seulement une terrible épidémie, il tue le progrès, freine la croissance. Pauvre Afrique ! Une fois de plus les plus démunis doivent payer les frais. C’est profondément injuste. Nous nous trouvons dans un engrenage terrible qui laisse que peu d’espoir à un dénouement positif de ce fléau. Les conditions d’hygiène déplorables sont dues à la pauvreté. L’eau est souillée, la promiscuité insupportable. Il n’y a guère de moyens de mettre en quarantaine les personnes atteintes du virus. Où se trouvent-elles ? Dans la rue où elles meurent sans aide, mettant en danger tous ceux qui les abordent. La prolifération se répand comme de la poudre. Et nous ? Nous sommes plutôt démunis. Ce ne sont pas les 3000 soldats américains qui stopperont cette catastrophe. Ce qui se passe en Afrique devrait nous faire réfléchir. Nous avons affaire à un continent sinistré qui ne peut plus se remettre de lui même. Tout d’abord le Sida et maintenant l’ébola. C’est parfaitement insupportable. Que faire ? Il faut donner une chance à ces populations. La lutte contre l’analphabétisme est la première priorité. Le développement économique et civique passe par là. Puis il y aurait la lutte contre les spéculateurs qui dévastent toutes initiatives de la part des autochtones. Je pense en particulier aux Chinois, qui n’ont aucuns scrupules à ruiner les pays où ils se sont incrustés. Ils sont entrain de tuer l’Afrique et s’en lavent les mains. Ce n’est qu’en donnant plus d’autodétermination qu’il sera possible aux citoyens de sortir de l’ornière dans laquelle ils se trouvent. Il y a de quoi être dégoûté. Pour lutter efficacement contre de telles maladies, il faut revoir toute l’aide apportée aux pays concernés. Revoir les structures, reconstruire une économie jusqu’alors vouée qu’aux intérêts des riches. Je crains malheureusement que ce sont des vœux pieux. Rien ne changera. Tant que nous ne serons pas directement concerné, nous éviterons d’y regarder de trop près. Ne me parlez surtout pas de charité. Seul le sauve-qui-peut est une réalité.

 pm

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/27/ebola-le-fmi-augmente-son-aide-aux-pays-touches-par-le-virus_4495316_3244.html

Pierre Mathias