La semaine dernière, Claude Bartolone, le président de l’Assemblée Nationale, a émis le vœux que François Hollande se représente aux prochaines présidentielles et ceci avec l’appui des forces de gauche et des écologistes. J’ai des doutes que Jean-Luc Mélanchon soit prêt à se laisser embringuer dans une démarche à première vue suicidaire. La méthode Coué a certes ses qualités, mais elle ne devrait pas rendre aveugle. Ne nous faisons pas d’illusion . Il est à craindre que le peuple de France envoie aux calendes grecques tous ceux qu’il rend responsable pour les misères qu’il endure actuellement. Les critiques sont souvent injustes, mais elles sont tenaces. Ce sont toujours les dirigeants, quelle que soit leur couleur politique, qui essuient les plâtres. Les mesures que le Président a été forcé de prendre, sont sensées. Sans sacrifices il n’est pas possible de redresser une situation précaire. Les quotas en prennent un sacré coup de fouet. Dans de telles conditions une réélection est illusoire, comme François Hollande l’a personnellement fait remarquer. Je doute fort qu’en deux ans et demi il puisse redresser l’économie, restreindre le chômage. Tout se ligue contre lui : la mentalité des citoyens espérant toujours qu’un gouvernement puisse d’un coup de baguette magique le délivrer du marasme, l’attitude de Madame Merkel qui n’est pas prête à lâcher du leste en ce qui concerne la dette, l’essoufflement de l’essor économique européen. Claude Bartolone se doit d’être solidaire. Je n’attend rien d’autre de lui. Mais je trouve qu’il serait grand temps que le PS se pose la question où il se trouve, la raison pourquoi la machine a pu s’enrayer et ceci sans essayer de se défiler. Ce n’est pas toujours la faute des autres. Une démarche au combien douloureuse. Personne ne veut avouer volontiers un échec. Mais avant tout il serait indispensable de se poser la question du rôle de la gauche dans une société qui n’a qu’une chose en tête : adorer le veau d’or en espérant ainsi jouir d’une manne inespérée. L’égoïsme a remplacé la solidarité. Un « sauve qui peut » s’instaure de plus en plus dans les têtes. Et la gauche ? Elle est plutôt désemparée.

 pm

Pierre Mathias

Qu’est-ce qui mène des jeunes gens à se transformer en bourreaux ? Je pense à tous ceux qui se sont fourvoyés dans la République Islamique. Souvent des personnes sans histoire, des individus qui ne feraient pas du mal à une mouche, à en croire leurs familles. Font-ils un amalgame entre la violence et la liberté ? Donner la mort, est-ce pour eux une manière de s’affirmer ? Ce phénomène remonte à la nuit des temps. La preuve que l’éducation ne peut en aucun cas remplacer l’instinct. Comme « bête de proie » l’homme redevient rapidement une machine à tuer, comme le Nazisme l’a prouvé. Nous nous trouvons dans un cas de figure identique en ce qui concerne les personnes concernées. La fanatisme y est pour beaucoup, mais il n’y a pas que cela. Peut-être est-ce aussi une manière pour eux de surmonter leurs complexes. Lorsqu’on étudie certaines biographies, on s’aperçoit que ce sont souvent des jeunes qui n’ont pas trouvé d’assise, qui ont le sentiment de vivre dans un échec continuel. Mais la réflexion ne devrait pas s’arrêter là. Le bourreaux ont probablement le sentiment de lutter ainsi contre la décadence du monde occidental. Dans un système pervers comme celui du califat, ils ont la certitude d’être bien encadré, de retrouver des « valeurs traditionnelles ». Ils ont le sentiment de se régénérer dans la violence collective, parce ce qu’elle est d’après eux voulue par Dieu. Dans notre histoire nous avons vécu des cas similaires. Brûler des sorcières sur des bûchés n’est pas faire acte de chrétienté, mais ces actes ont été expliqués par la volonté de « purifier » la société. Je suis sûr que c’est aussi le cas en Syrie et en Irak. Des fous qui ont perdu tout entendement sont à l‘œuvre. Eux aussi se prennent pour des justes ayant comme mission de répandre leurs idées par la terreur. Si l’homme n’est pas en mesure d’accepter « la pureté », il faut la lui imposer. Nous pouvons imaginer dans quel état de peur vive les populations. « Serais-je la prochaine victime ? » Un peu comme les juifs « attendant » la visite de la Gestapo au petit matin. Tout cela m’inspire qu’une chose : de l’horreur. Comment a-t-on pu à nouveau en arriver là ?

 pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/19/etat-islamique-chaque-pays-cherche-ses-bourreaux_1146322

Pierre Mathias

Les prospectus et les vidéos de grands trusts comme Shell ont de quoi nous faire jubiler lorsqu’il est question du développement durable. Il y question des grands efforts apportés par eux pour sauver notre planète, pour la rendre plus propre. L’énergie renouvelable se trouve au centre de leurs préoccupations, c’est le message qu’ils veulent faire passer. La réalité est tout autre. Apôtres de l’argent rapide, ils ne veulent pas renoncer à se bourrer les poches. Peu importe les dommages qu’ils causent. Et si nous avons le malheur de protester, ils nous présente une note salée, où les frais causés par une révolution énergétique sont notés. Il est clair que le consommateur paiera. On peut alors se poser la question pourquoi il y a une telle résistance de la part des multinationales à entreprendre les mesures nécessaires pour freiner le réchauffement de la planète ? Elles veulent gagner sur tous les plans et se remplir de plus en plus les poches. Si elles le disaient franchement, je pourrais encore l’accepter d’une certaine manière. Mais leur pub mensongère me met hors de moi. Faut-il attendre l’effondrement complet de notre climat pour que les responsables comprennent qu’il faut absolument changer de cap. Mais ils sont insensibles face aux catastrophes naturelles qu’ils engendrent indirectement. Les quotas boursiers semblent les intéresser plus que les inondations ou les villes dévastées par des ouragans. Il y a de quoi désespérer. Et leurs clients dont je fais partie ? On ferme les yeux en espérant passer inaperçue. Comme tous les autres automobilistes, je râle quand le prix de la benzine à la pompe augmente. Mais aussi quant le courant électrique pèse de plus en plus sur mon porte-monnaie. S’il n’y a pas pressions de notre côté, je vois mal comment l’attitude des Shell et compagnie pourrait changer. On en est loin ! Qui serait d’accord de vendre sa voiture ou de vivre dans le froid ? Nous sommes les enfants d’un système qui encourage les rapaces. Pour se « faire une bonne conscience », nous descendons dans la rue pour protester contre tous ceux qui à nos yeux seraient les responsables. Nous oublions que nous le sommes aussi. Par commodité la plupart d’entre nous ne changera pas d’attitude. Et les générations futures ? Qu’elles se débrouillent avec « la merde » que nous lui avons légué. Les morts ne peuvent pas voir le dommage qu’ils ont causé. Heureusement !

pm

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2014/11/18/shell-gdf-suez-et-samsung-cancres-du-developpement-durable/

Pierre Mathias

L’extrême-droite au parlement européen a déposé une motion de censure contre Jean-Claude Juncker. Elle lui reproche d’avoir fait cause commune avec le milieu de la haute finance et de l’avoir avantagée fiscalement. Dans les faits il y a du vrai dans ce qu’elle prétend. Mais malgré cela je me sens mal à l’aise d’apporter une certaine caution à ces moralisateurs, apôtres du populisme. Ils prétendent avoir les mains propres ; je n’en crois pas un traître mot. Avec leurs slogans anticapitalistes ils veulent nous faire croire que seul l’intérêt des citoyens joue le principal rôle pour eux. Et beaucoup de ces derniers gobent de tels mensonges. Mais il y a dans toute cette démarche une chose sûre : toute cette affaire nuit à l’Europe. De plus en plus de personnes s’en détournent en prétendant qu’ils ne veulent pas faire cause commune avec ce panier à crabes. L’extrême-droite attise le feu en espérant ainsi gagner des points. Et ceci malgré les avertissements des politiciens issus de partis plus modérés. Décidément le peuple est aveugle ! Il a de la peine à accepter que les options proposées par l’extrême-droite mènent tout droit au fiasco économique. Vouloir dynamiter l’UE serait un désastre. De même que de quitter la zone Euro. L’isolationnisme est une garantie pour l’effondrement complet de l’économie. Lorsqu’on lit le programme de Madame Le Pen, on s’aperçoit rapidement qu’elle ignore les règles de la globalisation. Je ne suis pas forcément un partisan inconditionnel de ce système mondial, mais je suis assez lucide pour me rendre compte qu’il est impossible de faire marche-arrière. Revenons à la motion de censure. Elle est démocratiquement totalement légitime. Je pense que le Président de la Commission s’en tirera correctement, mais le dommage médiatique autour de cette affaire demeurera. Il en va de la crédibilité de l’UE. Pour inverser la vapeur, seule la transparence peut aider. Je ne sais pas si les responsables à Bruxelles en sont conscients et désirent vraiment que nous les citoyens regardions dans leurs cartes ? Jean-Paul Juncker doit prendre des mesures radicales s’il veut sauver sa peau. Il sera obligé de tout faire pour éradiquer la fuite fiscale. Y arrivera-t-il ? Cela dépendra des chefs d’États de l’Union. Mais eux aussi ne sont pas innocents. Depuis très longtemps ils connaissent ces pratiques félonnes et n’ont rien fait pour y remédier !

pm

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/11/18/motion-de-censure-au-parlement-europeen-contre-la-commission-juncker_4525553_3214.html

Pierre Mathias

Un journaliste a le devoir de capter l’actualité et de l’analyser. Au rythme où vont les choses, il n’est pas étonnant qu’il soit souvent dépassé. Parfois j’ai de la peine à supporter toutes ces horreurs auxquelles nous sommes confrontés. Je ressens alors le besoin de réfléchir plus profondément au rôle que nous jouons sur cette planète. C’est la raison pour laquelle je me replonge dans la philosophie. En compagnie de Descartes, de Montaigne et de Pascal j’essaie de m’y retrouver. Je suis ébahi par la modernité de leurs écrits, comme ceux de la Grèce antique. Ce qui me frappe, c’est la pauvreté d’esprit à laquelle nous somme confrontés quotidiennement. J’ai l’impression que beaucoup de choses vont à la dérive parce que nos politiciens ne prennent plus le temps de méditer. Ils courent d’une séance à l’autre ; passent un grande partie de leur temps dans les avions. Si nous voulons éviter un désastre planétaire, il serait temps d’accorder plus d’attention à la réflexion. L’impression prévaut qu’ils se sont détachés des hommes et qu’ils nagent dans un monde fait d’illusions. Un monde où l’orgueil joue le premier rôle. C’est flagrant dans le conflit ukrainien. Personne ne veut lâcher du lest. Cela ne veut pas dire céder sous une pression quelconque mais de bien jauger les moyens à employer. Lorsqu’ils prétendent que la paix leur tient à cœur, il serait opportun de lui donner une chance. Ils ne peuvent qu’y arriver en replaçant l’homme dans son contexte et de tenir compte de ses besoins, de ses angoisses et de ses espérances. Sans un recours à la philosophie, une telle démarche serait vaine. Chacun de nous est indéfiniment grand et petit à la fois. Mais une chose est sûre, nous sommes nés avec une âme, quelle que soit sa définition. Nous ne pouvons pas être neutre, ni dans le bien, ni dans le mal. Nos sentiments sont souvent dictés par notre instinct et c’est là que nos agissements sont irrationnels. Je suis certes irrité par l’intransigeance d’un Poutine et son incapacité de trouver un compromis. Mais je suis aussi désemparé de voir la pauvreté des déclarations de nos dirigeants. Bien sûr il y a toujours le spectre de Munich qui nous hante, mais est-ce une raison de ne pas tenir compte de notre intérêt général ? Il se résume en un mot : paix. On ne peut pas d’un côté empêcher les armes de parler et de l’autre menacer son adversaire avec l’effondrement de son économie. Toute personne sensée sait que cela mènera à la guerre ! Lorsque la disette s’instaure, le violence gagne du terrain. Logique !

pm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_politique

Pierre Mathias

Pour un homme croyant comme moi, une déclaration provocatrice. Lorsque la religion se mêle de la politique quotidienne, elle engendre des drames. L’attentat contre une synagogue à Jérusalem a fait six victimes : cinq juifs, deux musulmans. Et cela ne s’arrêtera pas là. Il est désespérant de voir à quel point les religions monothéistes s’entre-déchirent. N’avons-nous pas le même Dieu ? Tout ne repose pas sur l’Ancien Testament ? Théologiquement l’histoire des religions est parsemée de tueries, de viols. Pourtant les écritures préconisent tout autre chose. C’est-là que la nature de l’homme présente son vrai visage. Comme un rapace il cherche à faire valoir ses droits matériels ou politiques. Mais il va un pas plus loin que le monde animal en essayant à l’aide d’une philosophie dénaturée de justifier sa violence. Il est évident que dans le cas qui nous concerne, l’État Hébreux répondra par la force à cet attentat. Ce qui amènera une réplique de la part du Hamas. La preuve que l’engrenage de l’horreur ne s’arrêtera pas là. La Guerre de Trente ans a vu son terme, parce que l’Europe toute entière a été dévastée. Faut-il en arriver là ? Les religions, au lieu de calmer le jeu, attisent les flammes. Les crimes de l’État Islamique en sont une preuve. Ce qui se passe-là n’est pas du domaine de la raison. Tout homme politique éclairé sait parfaitement que cela ne peut être que du court terme. Le but recherché par les djihadistes ne pourra pas être réalisé dans ces conditions. N’aurait-il pas pour but de donner au Coran toute sa valeur ? On en est loin ! Cela ne peut pas se passer à l’aide de la terreur. La plupart des fous de Dieu ne connaissent pas les écritures et semblent être à côté de la plaque. Leur religion est la violence, le meurtre légalisé. Une telle attitude est une constante dans l’histoire des religions. Ce qui s’est passé pendant les Croisades ou sous l’Inquisition n’a rien de très charitable. Nous sommes à des lieues de l’évangile lorsque des sorcières ont été brûlées sur des bûchés. C’est aussi horrible que d’égorger des femmes, des enfants et des hommes. Tout en critiquant de manière véhémente ce qui se passe en Syrie et en Irak, il ne s’agirait pas d’oublier que la Chrétienté a laissé une trace sanglante au cours de l’histoire. Les religions retrouveront seulement leurs droits, lorsqu’elles placeront l’éthique au premier plan. On en est loin !

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/18/attaque-dans-une-synagogue-de-jerusalem_4524963_3218.html

Pierre Mathias

Deux Français sont impliqués dans le meurtre d’une vingtaine de Syrien et d’un Américain. Ils ont probablement décapité quelque victimes. Des jeunes issus de familles bien de chez nous ! À un moment donné ils se sont intéressés à l’Islam, ce qui n’a rien de répréhensible, au contraire. Ce n’est probablement pas la lecture du Coran qui les a édifiés, bien plus l’attrait de se mettre en marge d’une société qu’ils rejettent. Il se sont transformés en parias, pour assouvir les complexes qui les animent. Dans un certains sens on peut suivre leur raisonnement. Ils sont les enfants d’une société repue, fixée à leurs yeux uniquement sur le matérialisme. Mais de là à devenir des monstres il y a une marge. Ce phénomène n’est pas nouveau. Au temps du nazisme l’horreur est devenue collective, bien plus encore : elle a été légalisée. Il n’en va pas différemment dans le califat. Les impures, les incroyants et toutes personnes ne remplissant pas les critères des salafistes, doivent être éliminées. Pour eux ce sont des parasites ! Lorsqu’un jeune militant se retrouve dans une telle ambiance, il est aisé de le manipuler. Ce qui normalement est un crime contre la religion, trouve sa légitimité lorsqu’il est question d’un sacrifice pour la bonne cause. Heinrich Himmler a loué ses assassins en leur disant que l’élimination de millions de juifs, de tziganes, d’homosexuels était une mesure d’hygiène pour le salut des générations futures. « Vous vous dévouez pour la bonne cause ! » Il en est probablement de même en Syrie et en Irak, mais avec une différence fondamentale. Le Nazisme a été bâti sur des fondations pourries, où seule la violence entre en considération. Ce n’est aucunement le cas de l’Islam, qui dans ses livres saints préconise le respects des hommes, des femmes et des enfants. Tu ne tueras point ! Comme c’est d’ailleurs le cas dans les trois religions monothéistes. Quel égarement, quel gâchis, quelle abomination ! Les jeunes ne remarquent-ils pas qu’ils bafouent ainsi des valeurs fondamentales, sans lesquelles il ne peut y avoir de Dieu? Sont-ils encore en mesure de réfléchir ou sont-ils devenus des machines à tuer ? C’était le cas des SS à Auschwitz. Un régime félon a ainsi réussi à salir toute une nation en rendant ses habitants aveugles. Si c’est cela la liberté, il n’y a plus qu’à abdiquer. Je suis parfaitement en mesure de comprendre la colère, mais si elle s’abat sur des innocents, je la hais ! Il y a vraiment de quoi être dégoûté !

pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/11/17/ouverture-d-une-enquete-sur-les-agissements-de-deux-francais-bourreaux-presumes-de-l-ei_4524919_3210.html

Pierre Mathias

On peut concevoir qu’un homme a besoin de son sommeil pour mettre de l’ordre dans ses idées. Était-ce le cas de Vladimir Poutine à son départ d’Australie ? On peut en douter. Le fait est que la communauté internationale est au bout de son latin. La crise ukrainienne paralyse toutes initiatives diplomatiques. La question se pose de savoir si le Kremlin a une stratégie expansionniste. Si c’était le cas comme Angela Merkel semble le prétendre, il faudrait revoir sa copie. Il est clair qu’on ne pourra rien régler par des moyens militaires. Personne en occident envisage une telle option. Ce serait mettre à feu et à sang tout un continent et aboutirait à l’anéantissement de tout notre ordre démocratique. Le maître du Kremlin sait bien que nous avons les poignets liés et que nous n’interviendrons pas. Il est par contre possible de renforcer les sanctions économiques. Mais soyons clairs : nous en serons aussi les victimes. En Allemagne plus de 300 000 emplois sont menacés. Mais aussi Poutine se trouve dans un cul-de-sac. Le rouble est en pleine plongée, l’industrie bât de l’aile malgré les chiffres flatteurs qu’il évoque. Au bout du compte le peuple paiera les frais. Aura-t-il le ressort de se révolter contre une politique vouée à l’échec ? J’ai des doutes. Tant qu’en Russie le système hégémonique régnera, les gens courberont l’échine face au pouvoir. Ce qui se passe actuellement est peu effectif pour l’avenir. Aussi réfléchi que Vladimir Poutine se présente dans les médias, aussi peu consistant sont ses visions. Il reprend les vieux thèmes et a de ce fait aucune vue d’avenir. Au lieu de se creuser la tête comment il pourrait mettre les ressources humaines et énergétiques en valeur, il joue au tsar, sans s’apercevoir que la cause pour laquelle il se bât ne lui rapportera guère de dividendes. C’est du court terme ! Mais dans une telle situation, il faut absolument que nous trouvions une porte de sortie. Cet état de doit pas perdurer ! Au lieu d’envisager une expansion de notre sphère d’influence, il serait plus raisonnable de voir de quelle manière nous pourrions intégrer la Russie. Mais ceci sans la blesser. Rien ne va plus ? Facile à dire mais pas une option pour l’avenir.

pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/16/poutine-a-vite-quitte-brisbane-par-besoin-de-sommeil_1143993

Pierre Mathias