La gauche de la gauche a manifesté contre les mesures d’austérité émises par François Hollande et son gouvernement. « Nous ne les avons pas élu pour cela ! ». Ils font comme si les mesures d’économies étaient une partie de plaisir pour les responsables, qu’ils n’avaient qu’attendu cela pour se délecter. N’ont-ils pas encore enregistré dans quel marasme se trouve le pays ? Voudraient-ils encore jouir de mânes miraculeuses, leur assurant encore un peu plus de bien-être et ceci sans trop se casser la tête ? Travailler moins de 35 heures par semaine en touchant évidemment un plein salaire ? Veulent-ils obliger les patrons à courber l’échine en les menaçant de grèves continues ? N’ont-ils pas remarqué que l’outil industriel se trouve au bord du gouffre, qu’il n’y a presque plus rien à prendre ? Je sais, l’austérité n’est pas du gâteau, mais je trouve – même comme homme de gauche – ces revendications hors propos. Ne ferait-on pas mieux de préconiser des efforts ? De faire comprendre au peuple de France qu’il n’y a pas d’alternatives ? Ce discours m’irrite, plus encore il me fâche. Monsieur Mélanchon et ses amis pratiquent ici la démagogie. Ils essaient de nous faire croire qu’il y a partout des trésors cachés. Il y en a de moins en moins. L’époque de la chaussette de laine est révolue, car les gains se sont rétrécis comme une peau de chagrin. Il n’y a plus rien à prendre ! N’ont-ils pas vu les chiffres du chômage ? Ils parlent d’activer la relance. Je leur donne dans ce cas très précis raison, mais pour que cela se fasse, il faut que les gens aient de quoi dépenser. Bien sûr il y a l’attitude rigide de Mme Merkel qui n’arrange guère les choses. Ce n’est que dans le cadre de l’UE qu’il faut prendre les premières mesures. Ce n’est pas une nation à elle seule qui pourra inverser la vapeur. La preuve nous la vivons chaque jour. Comment réactiver des segments entiers de l’économie avec un budget rogné ? C’est impossible ! Au lieu de râler, la gauche de la gauche devrait nous expliquer comment d’une part réduire la dette, de l’autre de donner un coup de fouet à l’industrie ? Aurait-elle une baguette magique pour transformer en un instant le pays en un paradis ? À d’autres !

 pm

http://www.liberation.fr/societe/2014/11/15/la-gauche-de-la-gauche-manifeste-contre-l-austerite-valls_1143754

Pierre Mathias

Une fois de plus la conférence du G20 de Brisbane sera dominée par des événements actuels comme le conflit en Ukraine. Un menu pantagruélique pour une rencontre de deux jours. Vladimir Poutine a donné le la en envoyant ses navires de guerre naviguer près des côtes de l’Australie. Le bras de fer avec l’occident ne fera que de continuer et il n’en sortira aucun résultat tangible. Il est bon de se parler, mais qu’en est-il lorsque on s’achemine dans un dialogue de sourds ? Les deux parties en cause se trouvent dans une situation embarrassante. Elles savent parfaitement que la guerre pourrait mettre le feu au poudre et que le danger d’un conflit généralisé ne peut pas être écarté dans une telle hypothèse. Il faut donc éviter tout ce qui pourrait envenimer la situation, mais ceci sans pour autant donner l’impression de capituler. Un exercice pour le moins périlleux. Et la diplomatie : elle devra probablement mettre le cap sur un statu quo. Pour épater la galerie, les pays de l’Otan et de l’UE décideront de mettre en place de nouvelles mesures de boycott qui ne seront appliquées qu’avec parcimonie. La peur d’un chaos énergétique y jouera un rôle évident. Alors que faire ? Éviter de casser plus de porcelaine, mais allez dire cela à des éléphants déchaînés. Dans un tel contexte les conversations à quatre yeux ne rapporteront rien de neuf, que la volonté de ne pas rompre le dialogue, un dialogue impossible à mettre en marche. Et tout cela lorsqu’il y aurait autre chose à débattre à Brisbane. Je crains que la régularisation de l’économie mondiale, que l’élaboration de nouvelles règles fiscales à l’échelle mondiale et le climat fassent les frais. Le G20 aurait le rôle de mettre en place des stratégies, non pas d’essayer de régler des conflits régionaux. Que l’on veuille ou non, l’Ukraine en est un. Il faudrait que les pays s’aperçoivent enfin que sans une feuille de route, rien ne pourra évoluer. Se mettre en tête, comme les populistes le préconisent, de fermer tout simplement les frontières et de vivre en autarcie est un leurre, plus de la dynamite. Nous sommes tous dépendant les uns des autres. Il serait temps qu’on le sache ! Et l’Ukraine ? Il faudrait que les protagonistes s’assoient autour d’une table et en débattent pour trouver un compromis. Une chose est dorénavant claire : tout le monde y laissera des plumes !

pm

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/11/15/g20-croissance-poutine-et-climat-au-menu-de-hollande_4524046_823448.html

Pierre Mathias

La FIFA n’a vraiment pas peur du ridicule. Pour prouver qu’elle n’est pas corrompue en ce qui concerne l’attribution des championnats du monde de foot en Russie et au Qatar, elle a institué une commission d’éthique, qui sert de blanchisserie à cette vénérable institution. Les experts qui ont effectué les recherches sont payés par elle, ce qui garantit une très grande neutralité. Dans un tel contexte il n’est pas étonnant que dans le rapport final il soit déclaré que tout s’est déroulé dans la stricte légalité. Ce qui n’est pas de l’avis d’un des membres de ce cénacle. Une farce dont on pourrait rire, si cette affaire n’était pas représentative pour la décadence des mœurs en ce début du 21ème siècle. Ce procédé est une gifle pour toutes personnes éprises de justice. Non, ce qui s’est passé à Zurich n’est pas une bagatelle. Le football touche d’innombrables amateurs et devrait servir d’exemple. La FIFA devrait être, du point de vue moral, d’une grande intégrité. En procédant de la sorte, elle discrédite non seulement un sport mais aussi les règles de fair-play. Pour l’audit elle aurait dû faire appel à une commission neutre, détachée complètement de son infrastructure. Elle ne l’a pas fait et se trouve actuellement dans une situation désastreuse. Qu’elle ne se plaigne pas que beaucoup de gens la discréditent. Si le sport agit de cette manière, comment attendre des miracles des jeunes qui le pratiquent ? Ils ne sont pas dupes et voient par quels moyens on cherche à préserver le business. Ce qui se passe est assez honteux, mais reflète bien notre société actuelle, qui piétine de plus en plus des règles qui devraient nous être sacrées. Dans de telles conditions il n’est pas étonnant que plus en plus de citoyens se détournent du système dit démocratique et essaient de faire appel à des maîtres sorciers pour qu’ils nettoient au plus vite l’écurie d’augias. La FIFA est un exemple parmi d’autres, où une frange privilégiée de la société essaie de sauver ses deniers. Ce n’est vraiment pas l’exemple qu’il faut montrer aux générations futures. L’attribution du Mondial au Qatar a toujours senti le roussi. Il n’en va pas du sport mais avant tout du porte-monnaie de certains fonctionnaires. Pour tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, un affront.

 pm

http://www.lemonde.fr/football/article/2014/11/13/la-fifa-blanchit-le-qatar-des-accusations-de-corruption_4523214_1616938.html

Pierre Mathias

Lorsque je lis que 85% des frappes aériennes contre l’État Islamique ont été réalisées par les USA, je me sens mal à l’aise. Pourquoi ? J’ai de la peine à admettre la passivité des nations arabes, qui devraient être en premier lieu concernées par les horreurs commises contre les populations civiles par les Islamistes. J’ai le sentiment qu’il y a un double langage, que personne ne veut trop se mouiller par crainte d’être un jour la cible de leur fanatisme. Une faiblesse qui pourrait leur être fatale. Les responsables ne remarquent-ils pas que les agissements des soi-disant justes remettent en question les lois du Coran ? L’indignation des autorités religieuses, quelle que que soit leur tendance, est pour le moins frileuse. À nouveau les État-Unis doivent jouer les gendarmes du monde. L’occasion de les désavouer en prétendant qu’ils n’ont que des visées impérialistes en tête. Par le passé je n’ai pas toujours cautionné leurs actions, mais dans ce cas bien précis, que reste-t-il d’autre à faire ? Est-il admissible que des femmes, des enfants et des vieillards soient massacrés comme c’est le cas dans les territoires occupés par l’EI ? Qui se prévaut de l’humanisme ne peut pas détourner son regard en ce qui concerne ce drame. Je suis aussi de l’avis des stratèges qui prétendent que sans un accroissement considérable des forces armées sur le terrain, on viendra difficilement à bout de cette invasion. Il serait bien entendu souhaitable que les appels à la raison et que la diplomatie prennent le dessus. Malheureusement ce n’est pas possible avec « les fous de Dieu ». Seule la haine fait entendre sa voix. Au 17ème siècle l’Europe a connu une telle situation lors de la Guerre de Trente ans. Faudra-t-il attendre que tous les protagonistes soient à un tel point épuisés, qu’ils jettent l’éponge ? Parler de pragmatisme dans un tel contexte peut paraître pervers, mais ce serait probablement la seule solution. Dans l’état actuel de la situation il ne peut qu’y avoir des perdants mais allez faire admettre cela aux belligérants. Où faut-il en venir pour que la raison reprenne enfin le dessus ? Est-il nécessaire de tuer encore des centaines de milliers d’innocents pour y arriver ? Je le crains !

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/13/les-etats-unis-ont-realise-85-des-frappes-contre-l-etat-islamique_4522654_3218.html

Pierre Mathias

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/11/13/les-etats-unis-ont-realise-85-des-frappes-contre-l-etat-islamique_4522654_3218.html

Il est toujours opportun de relire ses classiques des dizaines d’années plus tard. Nous avons bien potassé les Provinciales de Blaise Pascal (1656), mais étais-je en mesure d’en comprendre la portée ? Depuis quelques jours je me suis replongé dans les lettres et en suis plus qu’ébahi. Le débat entre les Jansénistes et les Jésuites est d’une actualité rare. Il est question du dogme, de l’interprétation de l’Écriture, de préceptes moraux. Deux mondes différents s’affrontent. L’un tout en compromis vis-à-vis du pouvoir, l’autre à la recherche de la vérité. Pascal nous fait entrevoir la violence qui éclatera effectivement deux ans après sa mort et qui conduira à des meurtres. Tout en replaçant ce chef d‘œuvre dans son contexte historique, je ne peux pas m’empêcher de le mettre en parallèle avec ce qui se passe aujourd’hui dans l’Islam. D’un côté il y a ceux qui veulent placer le Coran dans le monde d’aujourd’hui, de l’autre les traditionalistes qui se transforment de plus en plus en fondamentalistes. Deux interprétations tout à fait différentes du livre saint. Cela peut déboucher sur l’État Islamique comme nous le constatons malheureusement aujourd’hui. Les parties en causes sont absolument inconciliables. Chacune se sert des versets qui appuient leurs agissements. Il est vrai que l’interprétation du Coran n’est pas une mince affaire, il en est de même pour la Bible. Les situations politiques de l’époque y jouent constamment un rôle important. Il n’est pas étonnant qu’il y a beaucoup de contradictions. Les Provinciales démontrent d’une manière extraordinaire où cela peut mener : à la répression. J’ai malheureusement l’impression que l’histoire se répète. Une fois de plus la religion démontre à quel point elle peut être impitoyable quand il s’agit de lutter pour le pouvoir. La solidarité et la tolérance sont constamment bafouées. Au 17ème siècle l’Europe était encore en plein désarroi. Les traces que la Guerre de Trente Ans (1618-1648) a laissé derrière elle, étaient atroces. Tout un continent en ruine. Je crains que nous sommes à nouveau dans une situation identique, celle de l’autodestruction. Et comme nous le pouvons le constater, un tel conflit n’engendre que des perdants. La réforme n’a pas pu être enrayée, au contraire. Allez expliquer cela à des personnes guidées par la haine ! Une chose est claire : ceux qui se prennent pour des justes, n’hésitent pas à tuer pour ce qu’ils considèrent comme étant la vérité. Ce sont les enseignements que nous devrions en tirer.

pm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Provinciales

Pierre Mathias

C’est un secret de polichinelle que la Grande Bretagne ne regarde que sur son nombril en parlant de l’Europe Les déclarations de David Cameron concernant un adieu à l’UE vont dans ce sens. On peut partir du principe que ce sera bientôt chose faite, une erreur de taille à mes yeux. L’histoire n’y est pas étrangère. Le plupart des Anglais n’ont pas compris que le temps glorieux de l’Empire n’est plus qu’un spectre du passé. Ils n’ont pas hésité à brader leur industrie au profit des spéculateurs de la City. Pour l’instant ce jeu semble leur donner raison, mais pour combien de temps encore ? Un pays qui ne produit pour ainsi dire plus, est de plus en plus dépendant des marchés. L’indépendance dont le gouvernement britannique parle, n’est qu’un leurre. Il est complètement à la solde des financiers et comme on le sait, ils n’hésitent pas à « sacrifier leurs amis » pour se remplir les poches. Pauvre Royaume Uni, le réveil sera des plus durs ! Il est facile de taper sur Bruxelles, mais il serait honnête de parler aussi des avantages que les membres en tirent. Monsieur Cameron en est loin ! Il s’est mis à la tête des populistes et espère en profiter. Pas très glorieux ! Malheureusement l’Europe ne montre pas l’exemple. Tant que Jean-Claude Juncker se trouve mêlé à « des affaires plus ou moins reluisantes », il est difficile d’argumenter. Les citoyens anglais en prennent note avec une certaine satisfaction, mais oublient que leurs politiciens ne sont pas des agneaux, au contraire. Que dire dans un tel contexte ? Je pense que seuls les arguments pragmatiques pourront sauver l’UE. Ce n’est pas une union d’amour, mais un club où chaque nation essaie de s’accorder avec les autres pour développer son économie. Tant que ce rouage coince, l’enthousiasme ne peu pas être dithyrambique, au contraire. Il faudra revoir la copie en ce qui concerne les initiatives communautaires. D’accuser la Grande Bretagne de vouloir faire cavalier seul est une chose, mais de ne pas prendre en considération nos erreurs une autre. Il faut absolument que nous nous réveillions avant que tout s’écroule. Revenir à l’Europe de la guerre de trente ans ne serait pas très ravigotant, n’est-ce pas?

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/11/11/david-cameron-ne-veut-pas-rester-coute-que-coute-dans-l-ue_4521545_3214.html

Pierre Mathias

Plus de 80% des 1 649 239 Catalans qui se sont rendus aux urnes ont dit oui à l’indépendance. Comme je l’avais déjà écrit au sujet de l’Écosse, mes sentiments sont plus que mitigés. J’ai peur que l’Europe se transforme en un grand foutoir et soit encore plus difficile à gouverner. Jusqu’où une telle tendance régionaliste ira-t-elle ? Il n’est pas exclu que ce mouvement s’accélérera. Que ce soit les Basques, les Bretons ou les Corses, il n’y a pas de raisons que cela ne continue pas. La Catalogne est une locomotive économique et pourrait dans les conditions actuelles parfaitement s’en sortir. Ce ne serait pas le cas d’autres régions. Mais il n’y a pas que cela. Je crains que les fossés ethniques s’approfondissent et génèrent la haine. Nous avons pu constater ce phénomène dans l’ex-Jougoslavie. Ce serait un germe néfaste pour la paix sur le continent. Aussi compréhensible que puisse être les vœux des Catalans, je ne peux pas m’empêcher de voir les nuages noirs à l’horizon. Comme alternative je proposerais plutôt un régime fédéral comme en Allemagne, où tous les Länder ont une forte dose d’autogestion et de liberté. Il serait même possible d’étendre encore les prérogatives sans pour autant entre-déchirer la maison Europe. Mais retournons à Barcelone. Quel seraient les conséquences d’une sécession pour l’Espagne ? Il est à craindre que ce serait une catastrophe à tous les niveaux. Le pays est déjà sinistré, il sombrerait dans la catastrophe. Et cela serait aussi une tare terrible pour une Catalogne libre. Je ne sais pas si les gens qui ont dit oui y ont pensé ? Mais peut-être y aurait-il une autre alternative : l‘ Europe des régions. Les nations comme nous les connaissons actuellement feraient place à de plus petites unités. Une utopie ! Qui dit que celles-ci ne continueraient pas à se morceler ? L’esprit de clocher deviendrait omniprésent, ce qui signifierait que la tolérance se réduirait à une peau de chagrin. Non, ce n’est définitivement pas la solution. Mais dans toutes ces démarches une chose est claire : l’UE perd de plus en plus de poids. Elle n’a pas réussi à s’installer dans les cœurs des citoyens. Elle gêne plutôt. Tout cela m’inquiète pour les générations futures. Les tentions entre les peuples augmenteront et pourraient générer des conflits. C’est bien triste !

pm

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/11/10/plus-de-80-de-votants-favorables-a-l-independance-de-la-catalogne_4520923_3214.html

Pierre Mathias

Les combats font à nouveau rage à Donetsk et à Makiivka. L’artillerie lourde est en action. Les autorités ukrainiennes déplorent depuis quelques jours que des unités en provenance de la Russie sont entrées sur leur territoire. Michael Gorbatchev n’a pas tort lorsqu’il parle d’une nouvelle guerre froide. Les puissances occidentales ont profité de la faiblesse de la Russie pour affermir leur suprématie. Pour tout peuple fier de ses prérogatives un tel agissement ne peut que déboucher sur des hostilités. L‘ Ukraine n’est qu’une manière d’exprimer une frustration. C’est une tentative de se reprendre en main. Je déplore que 25 ans après la chute de Berlin il y ait eu un tel manque de sensibilité de part et d’autre. Au lieu de débattre des problèmes existants et des revendications justifiées ou non, on essaie de régler sur le terrain un conflit en grande partie psychologique. Celui d’un complexe d’infériorité. Vladimir Poutine est un exemple significatif. Pour masquer son insécurité il joue à l’homme musclé qui aborde personnellement tous les obstacles avec bravoure. Les photographies dites privées en sont un témoignage. De la propagande ! Intelligent comme il est, il sait parfaitement où son pays se trouve : dans un marasme économique très grave. Que ce soit la Russie des Tsars ou celle du Comité Central, il était avant tout question de faire illusion. On ne parle pas sans raison des villages de Potemkin. Des attrapes ! Bien sûr derrière tout cela se cache une armée, mais dans quel état de vétusté est-elle vraiment ? Le conflit en Ukraine ne peut pas donner la juste mesure de sa force de frappe. Mais ne sombrons pas dans la folie des grandeurs. Nous ne sommes pas prêts à aborder un conflit majeur. Lorsqu’on voit dans quel état est l’armée allemande par exemple, on peut se poser des questions. Bien des unités ne peuvent pas être opérationnelles par manque de matériel, ou par des pannes incessantes. La seule issue est une fois de plus la négociation. C’est une solution pas forcément adéquate pour certains stratèges, mais le pragmatisme devrait l’emporter. Dans un tel cas il y aurait forcément une victime et ce serait l‘ Ukraine. Une fois de plus le plus faible doit essuyer les cartons, mais l’intérêt général devrait avoir la priorité. Serait-ce une capitulation ? En quelque sorte oui !

pm

http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/11/09/ukraine-l-osce-tres-inquiete-de-la-presence-de-chars-dans-l-est_4520795_3214.html

Pierre Mathias