Il y a 25 ans que les citoyens de l’ex-RDA se sont précipités un soir de novembre aux points de passage à Berlin. Ce qui a été au début une bévue lors d’une conférence de presse, a précipité les événements. Ce qui s’est amorcé en Hongrie et à Prague, a trouvé son apothéose avec la fin de la guerre froide en Allemagne. Comme par miracle les frontières se sont écroulées. Les habitants ont enfin trouvé leur liberté. Lorsqu’il est question du 9 novembre 1989, il ne faut jamais oublié que beaucoup de citoyens n’ont connu que la dictature et la peur d’être poursuivis par les dites forces de sécurité. Le principal acquis de cet événement a été de pouvoir enfin se mouvoir à sa guise. La question qui se pose 25 ans plus tard est de savoir ce qui a marqué l’Allemagne depuis ce jour mémorable ? Bien sûr il y a encore des nostalgiques, mais contrairement au temps de la répression, ils peuvent s’exprimer comme bon leur semble. Pas de Stasi pouvant les interner au nom de la raison d’État. Bien entendu il y des disparités, mais le fossé se comble de plus en plus. Il était diablement profond avant la chute du mur. Les traces que le régime a laissé ne sont pas tout à fait effacées. Il y a toujours des complexes vis-à-vis des frères et des sœurs de l’occident. Le matérialisme joue dans ce contexte un rôle évident. Beaucoup d’Allemands de l’Est ont le sentiment d’avoir échoué et l’ont transmis à leurs enfants. Des sentiments d’infériorité qui ne favorisent pas toujours la cohabitation. Mais dans l’ensemble je crois que le citoyens des deux bords peuvent être satisfaits par les résultats obtenus. Il ne faut pas oublier que l’ex-RDA se trouvait dans un gouffre économique. Un pari presque impossible à gagner. Il y a 25 ans j’émettais l’avis qu’une réunification ne pouvait être réalisée qu’avec le temps. Aujourd’hui je pense autrement. Il était juste de battre le fer pendant qu’il était chaud. Le travail réalisé est considérable. La République Fédérale fonctionne bien, ce qui est étonnant lorsqu’on analyse le passé. La chute d’un mur a permis à l’Europe de prendre son essor, mais la partie est loin d’être gagnée. Sans un compromis avec la Russie nous risquons de nous retrouver au point de départ. Il serait bon d’y penser !

pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/11/08/l-allemagne-reunifiee-vraiment_1139090

Pierre Mathias

Comment pourrait-il en être autrement. Un perdant ne peut pas d’un coup de baguette magique inverser une situation qui se détériore de plus en plus. François Hollande n’a pas la vie facile. Tous ses espoirs se sont effondrés. L’économie bât de l’aile. Les conséquences : le chômage, une baisse du pouvoir d’achat, le blues ! Il a beau bien parler, il ne réussit pas à mettre en marche la relance. Il lui manque le charisme pour faire avaler les pilules amères de la récession à un peuple habitué à vivre au-dessus de ses moyens. Les citoyens sont-ils prêts à se sacrifier pour le bien de la France ? On peut en douter. C’est le drame que vit le Président. Au plus bas dans les sondages de popularité, il ne peut même pas prendre son chapeau et dire adieu. Ce serait un suicide collectif. L’extrême-droite en profiterait. Non, il devrait réussir l’impossible et inverser la situation. Dans les conditions actuelles ce pari me semble impossible. Son intervention à la télévision ne pouvait être que du réchauffé. Que peut-il promettre de plus lorsque les caisses de l’État sont vides ? Peut-être que du vent ? Tout homme de gauche est forcé d’être pragmatique. Nous sommes loin des rêves, de l’utopie d’une société plus juste. C’est à un rafistolage que nous assistons. Lorsque une brèche est colmatée, de nouvelles fuites se déclarent dans un édifice qui manque à tout moment de s’effondrer. Je serais le dernier à imputer toutes ces misères à François Hollande. Il a hérité en grande partie cette misère et doit jouer aujourd’hui au bouc émissaire. Il est de ce fait une figure tragique. Un être qui sait qu’il va tomber dans la trappe et qui ne peut rien faire pour éviter cette chute. Parfois je me demande comment il peut supporter ce fardeau ? Ce qui est étonnant dans cette tragédie est de voir que le protagoniste principal ne perd pas le moral. Il garde son humour lorsqu’il déclare qu’avec 12% de soutien, les conditions pour une réélection ne sont pas au beau fixe. Ressentir de la pité pour cet homme acculé serait le plonger encore un peu plus dans l’horreur. Peut-on admirer son attitude face au destin ? Je ne sais pas trop ce que je dois penser. En tout cas je trouverais lâche de l’accabler encore plus. Mais il n’en va pas de lui. Il est à craindre que la France ne se remette que difficilement de cette situation. Fera-t-elle appel à Zorro ? Je ne l’espère pas !

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/06/les-annonces-de-francois-hollande-un-air-de-deja-vu_4519904_4355770.html

Pierre Mathias

Comme prévu Barak Obama n’a plus une majorité qui lui est favorable au congrès. Cela devra fatalement amener des compromis, qui ne peuvent qu’être déstabilisateurs. Dans la situation dans laquelle se trouve le monde, ce n’est pas un gage de sécurité. Une administration paralysée ne peut donner que des signes de faiblesses. Non, il n’y a pas lieu de se réjouir quelque soit son opinion politique. Le monde occidental fait face à des défis auxquels seules des réponses fortes peuvent faire évoluer la situation. Que ce soit la lutte contre l’extrémisme islamique ou l’économie. Dans de telles conditions la machine risque de caler. Le Président a peut être donné des signes de lassitude. Avec les attaques incessantes des Républicains cela peut être compréhensible. Mais il devrait se reprendre en main. Il n’a plus rien à perdre et devrait tout tenter pour faire entendre sa voix. Il est clair que les deux dernières années d’un mandat ne sont pas très motivantes. Lorsqu’on sait qu’il n’y aura pas de rallonge, on se complaît probablement dans une sorte de fatalisme. Mais mettre la clef sous le paillasson ne serait pas une solution très glorieuse. Si Barak Obama a la volonté d’avoir une place dans l’histoire, il doit malgré une certaine paralyse doubler d’énergie. Tout cela pose des questions. N’y a t-il pas un vice de forme dans le système électoral américain ? Ne vaudrait-il pas mieux voter tous les quatre ans pour la chambre des représentants et le sénat ? Ne serait-il pas préférable d’avoir une majorité stable au Capitole? Les dernières années ont démontré que des décisions de première urgence n’avaient pas pu être prises parce qu’il y avait obstruction au parlement. On était près d’un infarctus financier. Cela ne peut pas être de l’intérêt de la nation toute entière. Où le bât blesse c’est qu’on a affaire à un système qui est ni franchement présidentiel, ni tout à fait parlementaire. Dans de telles conditions la stabilité est compromise. Avec une Europe en pleine turbulence, une tel climat a de quoi inquiéter.

pm

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/11/05/les-republicains-a-la-conquete-du-senat-americain_4518181_3222.html

Pierre Mathias

Quand cet article paraîtra, les résultats des élections aux États-Unis seront connus. Probablement Barak Obama devra affronter un sénat qui lui sera hostile. Mais ma démarche actuelle n’est pas de commenter les résultats, plutôt de me poser la question comment des politiciens peuvent affronter les crises économiques. Souvent elles ne sont pas le résultat de leurs erreurs, mais de celles de leurs prédécesseurs. Lorsque le Président a pris les rennes du pouvoir, il a hérité un « gouffre budgétaire ». Rééquilibrer les finances dans un pays, où les impôts sont considérés comme un crime-lès-majesté, cela tient de la haute voltige. Puis il y a eu la crise de 2008 qui a manqué de faire tout basculer. Sans l’aide de l’État, General Motors aurait dû jeter l’éponge. Barak Obama a bien agi. Il a aussi réussi à redresser la situation bancaire qui battait de l’aile. Les électeurs n’ont tiennent pas compte. Mais crier à l’injustice ne sert à rien. Les milieux conservateurs lui reprochent d’avoir mis sur pied une assurance-maladie pour tous. De bons chrétiens sont de l’avis que chacun doit pourvoir à ses besoins. Et s’ils crèvent, c’est de leur faute ! On n’aime décidément pas les pauvres dans ce pays où les liftiers peuvent devenir milliardaires ! Mais sans justice sociale l’essor économique ne peut pas avoir lieu. Le monde des finances ne semble pas l’avoir compris. Et comme le peuple est à l’écoute des plus nantis, il ne peut et ne veut pas comprendre une démarche qui nous paraît – à nous européens – plus que logique. Pour une frange importante de la population Barak Obama représente le type même du joueur de poker, qui met en péril les deniers publics. Le Président n’a pas réussi à convaincre les électeurs qu’un revirement de la politique sociale est un gage pour l’avenir. Il ne suffit pas de dire simplement « Yes, I can ! », il faut beaucoup de pédagogie pour faire évoluer la situation. Je crains qu’on en soit très éloigné.

pm

http://www.lemonde.fr/international/visuel/2014/10/29/le-senat-un-casse-tete-pour-la-barack-obama_4514593_3210.html

Pierre Mathias

Des milliers de manifestants ont exprimé leur colère face à la prise de pouvoir du colonel Isaac Zida au Burkina Faso. C’est grâce au peuple que le président Blaise Compaoré a fui en Côte d’Ivoire. Les uns on fait le boulot, les autres ont récolté les fruits de cette révolte. Un scénario connu, qui a fait ses preuves dans d’autres pays du continent africain. Lorsque le nouvel homme fort déclare qu’il va tout mettre en œuvre pour organiser des élections honnêtes, cela peut être exact mais j’ai de la peine à y croire. Encore moins lorsqu’il déclare que le pouvoir ne l’intéresse pas. Ce qui rend la situation encore plus opaque est le fait que l’opposition n’a pas pu se mettre d’accord sur un leader. Cela crée de la confusion, ce qui n’est pas un atout pour diriger un pays. La démocratie à l’africaine pose certains problèmes. Le premier d’entre eux est la mauvaise répartition ethnique des pays. Les forces coloniales n’ont n’en pas tenu compte et ont créé des nations à la carte et ceci à coup de règles. Des populations, sans liens affectifs, étaient forcées de s’entendre. Cela ne pouvait en aucun cas marcher. La cause d’incessantes violences. Les armées ont dans un tel contexte souvent jouer un rôle à première vue modérateur. Tant qu’il faudra recourir aux armées, l’autodétermination ne pourra jamais s’instaurer. Le mouvement né à Ouagadougou ne pourra pas perdurer dans de telles conditions. Est-ce la preuve que seuls des régimes autoritaires peuvent gouverner en Afrique ? Dans le chaos qui règne actuellement sur le continent noir, ce serait pour beaucoup la première option. Je ne peux pas l’accepter ! Et ceci même en reconnaissant que seul un gouvernement fort puisse faire face au marasme actuel. Si les militaires étaient capables de démontrer qu’ils éradiquent la corruption et la gabegie, je serais plus clément. Mais ce n’est pas le cas. Il faudra observer avec des yeux de lynx ce qui se passera au Burkina Faso. Si j’en crois la constitution, des élections libres devraient être organisées dans les trois prochains mois. C’est écrit sur un papier, mais qui en tiendra compte ? L’armée ? Vu de l’Europe ce scénario est difficile à envisager. On ne peut qu’espérer se tromper. Et si c’était le cas, il serait envisageable que l’Afrique vive son printemps, même si on est au mois de novembre. En tout cas il faut laisser ses chances aux insurgés, qui ont eu le courage de faire barrage contre le totalitarisme.

 pm

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/11/02/burkina-faso-le-regime-de-transition-assoit-son-pouvoir_4516681_3212.html

Pierre Mathias

La paysanne pakistanaise Asia Bibi a été condamnée à mort parce qu’elle avait offert un verre d’eau à deux sœurs avec qui elle travaillait. Et cela de la part d’une chrétienne ! On l’accuse d’avoir voulu souiller l’âme des deux femmes. Depuis 4 ans cette mère de cinq enfants subit la torture. En Iran Reyhaneh Jabbari a été pendue sans que le tribunal se soit donné la peine de connaître la réalité. Y a-t-il eu une tentative de viol ? Était-ce de la légitime-défense ? Le fait est que dans ces pays la vie d’une femme ne compte pas pour beaucoup. Elles ne sont là que pour enfanter. Et l’école ? Les fanatiques aimeraient leur en interdire l’accès. Certains imams jouent un rôle qui à mes yeux ne correspond en aucune manière avec le Coran. Le Prophète respectait les femmes. Une mère ne peut pas être mis au pilori. C’est elle qui donne la vie ! Ce que nous observons là fait partie du paganisme. Rien à voir avec la religion. Ce sont des lois édictées par des machos, qui veulent ainsi s’imposer. Mais si on avait le malheur de dire du mal de leurs mères, ils vous arracheraient les yeux. Dans tout cela il n’y a aucune logique, que de la violence. Je trouve insupportable qu’on s’en prenne à des êtres sans défense. Cela me rappelle la chasse aux sorcières qui partait d’un même sentiment. Ces événements tragiques devraient nous rappeler que nous devons constamment lutter pour l’égalité. Que notre société aussi est vulnérable dès l’instant où l’anarchie ou le totalitarisme prennent le dessus. Ce qui se passe dans certains pays musulmans, n’est pas exclu chez nous. Raser le crâne de quelques femmes en plein public est aussi un acte vil, malgré ce qu’elles ont commis. Traîner des gens dans la boue me procure un malaise, même si je condamne leur agissement. Non, la vengeance est un fruit amer qu’il faut écarter. Toute personne a le droit à d’être écoutée. Je m’insurge contre de telles pratiques et me demande parfois dans quel monde nous vivons. Lorsque j’observe ce qui se passe autour de moi, je ne sais pas quel sens donner au mot « justice » ? Je pense qu’on la galvaude d’une manière irresponsable. Une chose est néanmoins certaine : les plus faibles n’ont rien à attendre. Les femmes en font partie !

pm

http://www.liberation.fr/monde/2014/10/31/asia-et-reyhaney-symboles-de-l-oppression-des-femmes-en-pays-islamique_1132798

Pierre Mathias

Il y a des nouvelles qu’on ne devrait pas considérer comme une bagatelle. Je veux parler du survol de sept centrales atomiques par des drones. Il est inquiétant d’apprendre que personne ne sait exactement qui sont les auteurs de cette action. C’est la preuve que tout discours sécurisant fait partie des chimères. Qu’adviendrait-il si des charges explosives étaient larguées ? Je n’ose pas y penser. Pour les fanatiques qui veulent refaire le monde en « détruisant le mal » – celui de la société occidentale – une telle option n’est pas à écarter. Dans un tel contexte il est indispensable de mettre le plus rapidement possible un dispositif anti-drones en place. C’est là que tout observateur averti peut constater à quel point nous sommes vulnérables. Je sais, il est impossible de contrecarrer partout les menaces qui nous guettent. Mais en ce qui concerne le nucléaire, je trouve cette passivité inconcevable. L’EDF aurait dû depuis longtemps avertir les autorités. Mais nous savons malheureusement que seule la loi de l’argent compte, ne surtout pas mettre en danger les profits. Les déclarations faites dans les médias reflètent d’une manière évidente le désarroi provoqué par cette action. Les réponses ne me plaisent pas ! La preuve que la sécurité n’est pas garantie. La catastrophe au Japon aurait dû nous ouvrir les yeux. Pour tous ceux qui croient que nous sommes invulnérables un crime de lès-majesté. Nos centrales sont les plus sûres de la planète ! Si les conséquences n’étaient pas si tragiques, j’en attraperais le fou-rire. La réalité nous démontre que c’est du bla-bla-bla ! Dans ce sens j’espère que cet incident ouvrira les yeux des responsables. C’est leur devoir. Je ne suis pas un partisan du nucléaire, tout au moins tant qu’il représente un réel danger. L’engouement qu’il rencontre en France est celui d’un joueur de roulette. Rien ne va plus ! Mais dans ce cas bien précis il ne s’agit pas de pertes d’argent. La vie est constamment en danger. On ne peut qu’espérer que le survol des drones ait été une bravade. Le sera-t-il toujours ? Les terroristes ne cachent pas que le nucléaire pourrait-être pour eux une cible. Ne représente-t-il pas le progrès de notre société industrielle ? Du monde des finances ?

pm

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/10/30/comment-fonctionne-un-dispositif-antidrones_4515062_4408996.html

Pierre Mathias

Le premier novembre est une occasion d’honorer les morts tués au combat. Depuis 2001 plus de 200 soldats. C’est le prix de l’engagement de la France à l’étranger. De l’Afghanistan au Mali, la lutte contre le fanatisme islamique a laissé des blessures qui ne se refermeront pas de si tôt. Aurait-on pu éviter une telle catastrophe ? Est-il légitime de défendre notre civilisation à des milliers de kilomètres de l’Europe ? Je pense que nous n’avons pas le choix. Fermer les yeux sur l’injustice, sur l’horreur qu’engendre le fanatisme serait vil, plus encore lâche. Il ne fait pas de doute que le terrorisme pourrait se répandre encore plus rapidement si on le laissait faire. Nos villes sont menacées, nos idéaux aussi. On peut évidemment se poser la question de savoir si les méthodes employées sont les bonnes. Mais il n’y a pas d’alternatives. Le pacifisme est dans ces cas bien précis pas la réponse à donner. Ceux que nous combattons sont sourds par rapport à la raison. Seule la violence compte pour eux, comme celle de l’armée de l’état islamique. Que voulez-vous dire aux tortionnaires ? À tous ceux qui bafouent les droits élémentaires de l’homme ? Malheureusement seules les armes peuvent les faire reculer. Mais il ne faut pas se leurrer. C’est un échec complet des valeurs humanitaires issues du siècle des lumières. Dès que l’homme est livré à lui-même, il devient vite un paria. Les écritures ne peuvent pas le faire fléchir. Pire encore, il les manipule, les interprète de telle façon qu’elles justifient sa violence. Et ceux qui s’opposent à ce cercle infernal paient parfois de leur vie leur engagement pour la démocratie, pour la liberté. C’est la raison pour laquelle je veux les honorer. Le sergent-chef Thomas Dupuy est mort au nord du Mali le 29 octobre pour éviter que les hordes islamiques continuent leur massacre. Il est mort pour préserver la population locale contre l’injuste, pour donner aux femmes les mêmes chances qu’aux hommes, pour éviter que les lois dites coraniques étouffent toute individualité. Je m’incline devant lui.

pm

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/30/quatre-soldats-francais-tues-a-l-etranger-en-2014-plus-de-200-depuis-2001_4515623_4355770.html

Pierre Mathias