Un journaliste a le devoir de capter l’actualité et de l’analyser. Au rythme où vont les choses, il n’est pas étonnant qu’il soit souvent dépassé. Parfois j’ai de la peine à supporter toutes ces horreurs auxquelles nous sommes confrontés. Je ressens alors le besoin de réfléchir plus profondément au rôle que nous jouons sur cette planète. C’est la raison pour laquelle je me replonge dans la philosophie. En compagnie de Descartes, de Montaigne et de Pascal j’essaie de m’y retrouver. Je suis ébahi par la modernité de leurs écrits, comme ceux de la Grèce antique. Ce qui me frappe, c’est la pauvreté d’esprit à laquelle nous somme confrontés quotidiennement. J’ai l’impression que beaucoup de choses vont à la dérive parce que nos politiciens ne prennent plus le temps de méditer. Ils courent d’une séance à l’autre ; passent un grande partie de leur temps dans les avions. Si nous voulons éviter un désastre planétaire, il serait temps d’accorder plus d’attention à la réflexion. L’impression prévaut qu’ils se sont détachés des hommes et qu’ils nagent dans un monde fait d’illusions. Un monde où l’orgueil joue le premier rôle. C’est flagrant dans le conflit ukrainien. Personne ne veut lâcher du lest. Cela ne veut pas dire céder sous une pression quelconque mais de bien jauger les moyens à employer. Lorsqu’ils prétendent que la paix leur tient à cœur, il serait opportun de lui donner une chance. Ils ne peuvent qu’y arriver en replaçant l’homme dans son contexte et de tenir compte de ses besoins, de ses angoisses et de ses espérances. Sans un recours à la philosophie, une telle démarche serait vaine. Chacun de nous est indéfiniment grand et petit à la fois. Mais une chose est sûre, nous sommes nés avec une âme, quelle que soit sa définition. Nous ne pouvons pas être neutre, ni dans le bien, ni dans le mal. Nos sentiments sont souvent dictés par notre instinct et c’est là que nos agissements sont irrationnels. Je suis certes irrité par l’intransigeance d’un Poutine et son incapacité de trouver un compromis. Mais je suis aussi désemparé de voir la pauvreté des déclarations de nos dirigeants. Bien sûr il y a toujours le spectre de Munich qui nous hante, mais est-ce une raison de ne pas tenir compte de notre intérêt général ? Il se résume en un mot : paix. On ne peut pas d’un côté empêcher les armes de parler et de l’autre menacer son adversaire avec l’effondrement de son économie. Toute personne sensée sait que cela mènera à la guerre ! Lorsque la disette s’instaure, le violence gagne du terrain. Logique !

pm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philosophie_politique

Pierre Mathias

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