La peur qu’un mouvement d’extrême-droite s’accapare de la rue est palpable en Allemagne. Le mouvement Pegida ne regroupe pas que des néonazis, mais son message est, si on le prend sous la loupe, raciste et xénophobe. Et ceci à l’ombre des commémorations de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz le 27 janvier 1944 par l’armée rouge. Ce que nous vivons en Europe depuis le début de l’année est pénible à supporter. Que ce soit l’attentat de Charlie hebdo, la crise ukrainienne avec ses victimes quotidiennes ou la montée du populisme en UE., il y a de quoi ressentir un profond malaise. Sommes-nous les spectateurs d’une nouvelle marche vers l’enfer ? Comme on le sait on ne peut pas l’arrêter. Est-ce notre fatalité ? Weiterlesen

Alexis Tsipras est le grand vainqueur des élections en Grèce. Dès maintenant il sera forcé de mettre sous clef sa démagogie électorale et de revenir à la réalité. Il ne pourra pas d’un seul coup de baguette magique inverser la vapeur. Il dépend lui aussi des milieux financiers internationaux et de l’UE. Il sera fatalement obligé de mettre de l’eau dans son vin, ce qui risquera de décevoir certains de ses partisans. Mener une campagne est une chose, gouverner une autre ! Il doit indéniablement sa victoire à l’incompétence des partis traditionnels et à la corruption menée par ces derniers. Il devra éviter d’avoir un jour le même comportement. Il faut respecter le verdict des urnes, mais il faut aussi faire une analyse de ce qui s’est passé. Il ne fait aucun doute que la politique menée par Madame Merkel a échoué en ce concerne l’Europe. Weiterlesen

La gauche radicale grecque a gagné hier soir les élections. Alexis Tsipras devra maintenant démontrer que son programme financier et économique n’est pas une chimère. Mais pour qu’il ait une once de succès, il est dépendant de la solidarité des pays de la zone euro. Qu’il le veuille ou non, le nouveau premier sera obligé de faire des concessions. Pour qu’il y ait une relance, il doit donner un coup de fouet aux exportations. Pour que cela soit possible il sera obligé de créer un nouvel outil industriel. On ne peut pas mettre du beurre dans les épinards en ne vendant que des olives, du vin ou du fromage de brebis. Ce n’est pas en tournant les dos au rétablissement budgétaire de l’État que le Syriza incitera les investisseurs à placé leur argent en Grèce.

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Depuis le terrible attentat du début janvier, la France jouit de plus de considération à l’étranger. Tout le monde est d’accord pour dire que le Président et son Premier Ministre ont géré la crise d’une manière très effective. Même dans un domaine où on n’attendait pas beaucoup d’indulgence, celui de l’économie, il y a un revirement d’ambiance. À Davos les chefs d’entreprises présents ont constaté que les interlocuteurs venant de l’étranger étaient d’accord d’investir en France. Ils ont même loué le génie créateur des responsables de l’industrie. Peu à peu les mesures prises pour assurer d’une part la relance, de l’autre pour réformer des structures contra-productives, trouvent un écho favorable.

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La décision de BCE de racheter des actifs est à première vue un bon moyen de freiner la déflation et de relancer l’économie. Mais à condition que les banques jouent le jeu et accordent plus facilement des crédits. Le feront-ils ? Une question que seule une voyante peut élucider en fixant son regard sur une boule de cristal. Mario Draghi a pris de grands risques en débloquant 60 milliards d’euros par mois et ceci jusqu’en 2016. Il le sait ! Mais c’est aussi un constat d’échec de la politique financière et économique pratiquée depuis quelques années par Madame Merkel. Les réformes qu’elle exige dans certains pays ont certes été amorcées, mais pourront-elles être menées à bien ? Weiterlesen

Les barrages érigés par les routiers peuvent paralyser toute la France, mettre à mal l’économie. Cette vague de protestations dépasse de loin ce qu’on peut attendre du droit de grève. Tout en trouvant justifié de revendiquer plus de salaire, je me demande s’il est légitime de prendre en otage toute une économie ? Le dommage occasionné est disproportionné par rapport au conflit dont il est question. Au risque de passer pour un réactionnaire je n’approuve pas les barrages qui sont érigés sur les grands axes et qui empêchent les non-grévistes à se rendre à leur travail. Nous avons vécu le même phénomène avec la grève des cheminots en Allemagne. Ce n’est pas en s’attaquant à l’industrie toute entière que la relance pourra avoir lieu. Et pourtant en tant que syndicaliste je ne peux pas m’opposer au débrayage de certains collègues s’ils se sentent lésés. Je ne me sens pas à l’aise en écrivant ces lignes, mais il serait lâche de ne pas aborder un problème qui prend de plus en plus d’ampleur, celui, nommons le par son nom, d’un chantage qui touche de plus en plus la population toute entière. Une poignée de grévistes est en mesure d’engendrer un chaos qui nuit à tous. Je suis parfaitement au courant que c’est souvent le seul moyen d’obtenir gain de cause, mais n’y-a-t-il pas l’intérêt général qui devrait toujours primer ? Je n’aurais pas d’objections que les routiers laissent leurs camions au garage ; ce serait parfaitement légitime, mais je revendique le droit de me déplacer. Quelque soit la raison, je trouve inadmissible de me priver de mon droit élémentaire de mobilité. Ce genre d’actions devient de plus en plus courant. Dans le système que nous connaissons aujourd’hui, un grain de sable peut tout remettre en question. Dans un tel contexte il est indispensable que les partenaires sociaux négocient au plus vite. Je trouve l’absence des patrons lors des négociations salariales parfaitement déplacée. J’irais encore plus loin : c’est une atteinte à l’éthique civique que tout citoyen doit respecter. N’avons-nous pas assez de problèmes ? Pouvons-nous accepter qu’il y ait de plus en plus de chômeurs ? L’action des routiers peut mettre en danger l’emploi. Tous ceux qui nous empêchent de passer devraient y réfléchir. Mais on en est loin ! Tant que patrons et ouvriers se regardent comme des chien de faïence, la situation économique n’évoluera pas dans le bon sens. Il serait temps d’abattre certains préjugés de part et d’autre, de se considérer comme de vrais partenaires étant en mesure à se mettre autour d’une table pour parler des problèmes existants. Mais cela demandera de grands efforts. Je pense que la participation à la marche économique de l’entreprise et l’accès à des primes en cas de succès serait un pas dans la bonne direction. De tels exemples existent mais ils devraient être généralisés. La grève la plus justifiée ne sert à rien si elle provoque des dépôts de bilans. Une occasion de revoir sa copie ! Un petit conseil venant du syndicaliste réactionnaire que je suis !

pm

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/21/les-routiers-menacent-finalement-de-durcir-la-greve_4560066_3234.html

Pierre Mathias

Lorsque les militants Pegida font des déclarations, ils se font passer pour de simples citoyens qui veulent défendre leurs valeurs, celles de l’occident chrétien. Loin d’eux tous liens avec les crânes rasés ! C’est ce qu’ils veulent nous faire comprendre. N’ont-ils pas remarqué que des casseurs nostalgiques de l’hitlérisme défilent avec eux ? Ont-ils élevé leur voix après le meurtre d’un requérant d’asile musulman près de Dresde ? Peut-être, mais je n’en ai pas pris note. Que la secrétaire générale du SPD, Yasmin Fahimi, reçoive des lettres anonymes racistes, ne semble pas les gêner trop. Ce sont des gens respectables, comme ceux qui ont hissé le führer au pouvoir ! Et maintenant les dirigeants du Pegida ressentent le besoin d’entrer dans un dialogue avec les partis politiques. Les sociaux-démocrates n’ont pas sauté de joie ! S’ils ne veulent pas se désavouer ils doivent refuser tous liens qui pourraient apporter une légitimité à ce mouvement xénophobe. Mais il est malheureusement impossible de les ignorer, ce qui serait légitime. Ces nostalgiques ont réussi à faire depuis des semaines la une des journaux ! La seule réponse est la rue. Des milliers d’opposants à leurs idées se retrouvent tous les lundi afin de les contrecarrer. Combien de temps cela durera-t-il ? Ce phénomène doit être pris très au sérieux. Il est une aubaine pour les islamistes qui n’ont qu’un but : semer la discorde en Europe. En menaçant d’exécuter un responsable du Pegida, ils propagent la peur. La police a interdit toute marche ce lundi à Dresde. Ces braves citoyens ne voient-ils pas qu’ils font le jeu des terroristes ? Qu’ils suivent une démarche idéologique qui est identique à la leur, sans pour autant perpétrer des attentats ? Mais sous le couvert de l’honorabilité ils donnent du vent en poupe aux casseurs néonazis. Bien sûr, il y de quoi se poser des questions ? La guerre que nous déclarée l’État islamique ou Al Quaida ne peut pas nous laisser indifférents. Mais répliquer par la violence et la discrimination ne feraient qu’attiser la braise. Il est évident que des réponses doivent être apportées à l’échelle européenne, mais elles doivent se démarquer par rapport à l’intolérance. Il n’est pas naïf de croire au droit de l’homme, au respect mutuel. C’est la seule voie que peut suivre la démocratie. Le Pegida par contre est un terreau pour l’esprit totalitaire. Les néonazis l’ont bien compris, la raison pour laquelle ils noyautent ce mouvement. Et ce seront eux qui dicteront en fin de compte la marche des événements. Leur démarche est identique à celles de ceux qui sèment la peur en Irak et en Syrie. Leur société ne serait guère différente que celle « des fous de Dieu ». Mais aller expliquer cela à de soi-disant braves citoyens ? Ils ne sont peut-être pas d’extrême-droite, mais par leurs agissements ils l’encourage. Du beau boulot !

pm

http://www.liberation.fr/monde/2015/01/19/plus-de-10-000-allemands-dans-la-rue-pour-dire-non-a-l-islamophobie_1184275

Pierre Mathias

Comment renverser la vapeur en ce qui concerne l’économie ? Suffit-il de se serrer les coudes et de croire en un avenir meilleur ? François Hollande est bien conscient que les prochains mois ne seront pas du gâteau. Les lois du marché sont impitoyables. Elles ne laissent pas aux protagonistes le moindre répit. Dans un tel contexte l’embellie des sondages présidentiels ne peut qu’être de courte durée. Le Président en est bien conscient. La politique subit les lois des places financières ; ses moyens sont limités. C’est une réalité amère à avaler. Tout discours trop optimiste est remis en question par les chiffres. Ces derniers ne mentent pas ! Y a-il des moyens de sortir de l’ornière ? Je crois que oui ! Si le peuple montre la même détermination que lors des marches historiques du dimanche du 11 janvier, il se peut que les choses bougent. Facile à dire, mais comment s’y prendre ? Je préconise que chaque région de France fasse tout d’abord un état des lieux en faisant participer toute la population et ceci sans exception. Il s’agirait de définir où sont les déficits et ce qu’il y aurait lieu de faire pour les amoindrir. Des comités esquisseraient alors des plans pour l’avenir et ceci au niveau des communes. Ceux-ci seraient alors présentés aux politiques avec le mandat de les réaliser. Ce serait en quelque sorte un système d’initiatives populaires au niveau le plus bas. La démonstration que chaque citoyen est responsable de son propre destin et de celui de ses voisins. Lorsque j’observe ce qui se passe dans le village où j’ai une résidence secondaire, je m’aperçois que les ressources existantes sont loin d’être prises en considération. Qu’avec des moyens limités il serait possible de faire des progrès. Je pense qu’une économie de proximité aurait des retombées à l’échelle nationale et européenne. Des synergies dépassant de loin les frontières politiques pourraient s’instaurer. Ce serait un pas dans la direction de la démocratie directe. Cela obligerait chacun à réfléchir et à quitter le statut d’un assisté. Comme je l’ai déjà écrit dans un article, l’industrie doit se réinventer. Pour y arriver elle doit être portée par un élan créateur. Et celui ne peut que voir le jour au sein de la population. Si François Hollande agissait dans ce sens, il changerait de fond en comble la société existante. Responsabiliser les citoyens est à mes yeux le seul moyen de sortir du marasme dans lequel nous nous trouvons. Déléguer les décisions au sommet de l’État n’est pas très efficace, comme nous le constatons. Je pense que la France est parfaitement capable de supporter plus de démocratie. Elle implique plus de responsabilités individuelles, ce qui ne peut qu’être un signe de maturité. Le temps des grands manitous et magiciens est définitivement révolu. Notre destin nous appartient. Faisons en sorte d’en être conscient !

pm

http://www.liberation.fr/politiques/2015/01/18/hollande-a-la-recherche-d-un-nouvel-equilibre_1183229

Pierre Mathias