Le parlement à Ankara a décidé d’envoyer des troupes combattre l’État Islamique. Ils rejoignent ainsi la coalition dirigée par les USA. Je trouve cette décision bonne tout en réfléchissant aux conséquences. En entrant en Syrie, les Turcs pourraient repartir à la conquête du Proche Orient comme cela a été le cas dans le passé. Il serait inconscient d’ignorer les répercussions géopolitiques d’un tel engagement. Les Kurdes ne sont pas sans raison plutôt secoués par une telle décision. L’espoir de créer un État libre, s’amenuise de plus en plus. À eux seuls ils n’ont pas pu enrayer la marche meurtrière des Djihadistes. Ils sont mieux équipés et disposent d’une troupe expérimentée. Ces prochaines semaines on pourra mesurer à quel point l’armée turque est efficace ou non. Il y a aussi un autre facteur qui joue un rôle important. Si le territoire turc était attaqué, l’OTAN devrait intervenir. Chaque membre jouit d’une clause de soutien militaire en cas d’agression. Il se peut que dans de telles conditions l’idée d’un nouvel empire ottoman ne soit plus une utopie. Et ceci avec l’aide des USA. Laissez-moi divaguer. Je pense que Washington ne verrait pas d’un mauvais œil qu’une nation amie joue le rôle de gendarme. Ceci pour ne plus se mouiller directement. Une tentation dans des temps difficiles pour les États Unis. La population est très réticente en ce qui concerne un nouvel engagement militaire. Et l’Europe ? Elle devrait se positionner mais ne le fait pas. Il serait fatal qu’elle ignore les enjeux politiques. Il est bien possible qu’une redistribution territoriale ait lieu. C’est ce qui m’inquiète. De telles manœuvres ont toujours eu des lendemains peu enchanteurs. Mais aujourd’hui nous n’avons pas le choix. Nous avons été court-circuités par les fous de Dieu. C’est plus qu’inquiétant.

 pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/10/02/le-parlement-turc-debat-sur-une-intervention-contre-l-ei_4498916_3210.html

Pierre Mathias

 

Non, je n’ai pas eu d’inspiration pour le titre de cet article. Lorsque je vois les chiffres que le Ministre des finances nous a présentés mercredi, je ne peux que me gratter le peu de cheveux qui me restent. Il essaie de faire des économies et ceci dans des domaines où il faudrait absolument investir comme l’écologie. Même dans des budgets jusqu’à présent sacrés, le crayon rouge ne fait pas halte. À la Sécurité sociale, 21 milliards d’économies sont prévues en 2015. Tous ces efforts sont du bricolage tant que les rentrées fiscales stagnent ou baissent. L’économie ne parvient pas à démarrer, à décoller. C’est ceci qui est le plus inquiétant. Toutes les mesures afin de réduire les charges des patrons ne semblent pas être effectives. C’est comme si l’industrie n’y croyait plus. On est loin de l’élan d’après-guerre ! Une époque où il a fallu tout reconstruire. Je pense que le mental est pour beaucoup dans la crise que nous vivons aujourd’hui. Il y a aussi la tendance de chercher de nouveaux prophètes qui en un tour de main referaient redémarrer la machine. Il y a qu’à lire le programme du FN pour se rendre compte que nous nous trouvons tous au bord du précipice. Nous n’avons pas encore compris que c’est à nous de reprendre les choses en main, que la politique ne peut qu’être le reflet de la nation toute entière. J’ai mal en voyant ce qui se passe. Lorsqu’il n’y a plus de sous, il est inutile de revendiquer quoi que ce soit et de se lamenter que tout va mal. L’attitude des pilotes d’Air France reflète exactement dans quel marasme nous nous trouvons. N’ont-ils pas encore compris, que tout part à la dérive, que le passé est caduque ? Que de nouvelles données régissent le quotidien et elles sont à la baisse. Pauvre France !

pm

http://www.liberation.fr/economie/2014/10/01/budget-2015-l-etat-serre-la-ceinture_1112306

Pierre Mathias

Les créateurs de la maison de mode allemande Talbot Runhof ont fait défiler à Paris des mannequins portant des robes avec Vladimir Poutine en effigie. De la pub gratuite présentée devant un parquet plus que sophistiqué. Est-ce un honneur pour la capitale mondiale de la haute couture ? La liberté d’expression étant pour moi sacrée, je ne vais pas élever ma voix contre un tel gadget. En tout les cas il a fait tilt. Toute la presse en parle. Je me pose la question si derrière cette action il ne se passe pas plus. J’étais aujourd’hui dans la salle d’attente de mon médecin, l’occasion de feuilleté de vieilles revues. Dans l’une d’elles il y avait la photo de Poutine dans son cadre privé. Il vit dans une opulence « nouveau-riche » et ceci aux frais du peuple, qui ne mange pas toujours à sa faim. Il n’y a pas que des milliardaires en Russie. Le reporteur ne manque pas de dire que « ce pauvre homme » ne gagne que 100.000 € par an. En lisant le commentaire, on apprend qu’il dispose probablement d’une fortune de 50 Milliards. Si c’était le cas, il y aurait de quoi secouer la tête. En portant Vladimir Poutine sur sa poitrine, il serait opportun de se poser quelques questions au sujet de l’homme. Plane-t-il entre ciel et terre ? A-t-il oublié qu’il a grandi dans la pauvreté ? Peut-il s’imaginer qu’un tel luxe peut être une provocation pour tous ceux qui se battent pour vivre ? Ne ferait-il pas bien de revenir à la case départ ? Les designers de la maison de mode devraient tenir compte de l’opinion de bien des opposants. Je trouve de toute manière déplacé de porter des politiciens sur ses fringues. Les affiches suffisent, n’est-ce pas ?

pm

http://next.liberation.fr/mode/2014/09/30/en-attendant-le-reste-poutine-envahit-les-podiums_1111746

Pierre Mathias

Sans nouvelles mesures d’économies, le déficit de la sécurité sociale atteindrait la somme mirifique de 14,7 milliards. Le problème qui nous touche tous en Occident est le vieillissement de la population. Ce phénomène génère automatiquement des frais supplémentaires. Les retraités payant moins de cotisations, le trou ne peut être comblé. Il y a aussi l’attitude parfois frivole de certains praticiens qui au moindre rhume prescrivent des antibiotiques. Lorsque je suis assis dans une salle d’attente j’ai l’impression que tous ceux qui se rendent chez le médecin attendent de lui une médication exagérée. Celui qui ne le fait pas est considéré comme inefficace. Dans de telles conditions il est parfaitement impossible de faire des économies. Le seul moyen est un appel à la raison. Je crains que cela ne serve à rien. On veut tout avoir et rien payer ! Ce qui est impossible dans un magasin devrait l’être aussi dans un cabinet médical. Et c’est ici que le bât blesse ! Nous croyons que les assurances ont l’obligation de tout payer et ceci sans broncher. Je pense que chaque citoyen devrait se poser la question de savoir si une telle débauche de soins, lui apportera un peu plus de santé. Je me permets d’en douter. Que faire alors ? Envoyer la facture aux intéressés ? Non, cela ne doit pas être fait. Pourquoi ? Nous aurions de nouveau une médecine à deux vitesses, où les riches seraient mieux soignés. Si nous voulons garder l’acquis social qu’est la Sécu, il faut faire tout pour réduire les dépenses. C’est aussi un appel à tous les thérapeutes. À eux de faire des propositions pour travailler d’une manière plus effective, de rationaliser leurs activités. Ce n’est que comme cela qu’il sera possible de sauver notre couverture social. À bon entendeur !

pm

http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/09/29/la-securite-sociale-aggrave-son-deficit-en-2015_4496363_1651302.html

Pierre Mathias

L’ébola n’est pas seulement une terrible épidémie, il tue le progrès, freine la croissance. Pauvre Afrique ! Une fois de plus les plus démunis doivent payer les frais. C’est profondément injuste. Nous nous trouvons dans un engrenage terrible qui laisse que peu d’espoir à un dénouement positif de ce fléau. Les conditions d’hygiène déplorables sont dues à la pauvreté. L’eau est souillée, la promiscuité insupportable. Il n’y a guère de moyens de mettre en quarantaine les personnes atteintes du virus. Où se trouvent-elles ? Dans la rue où elles meurent sans aide, mettant en danger tous ceux qui les abordent. La prolifération se répand comme de la poudre. Et nous ? Nous sommes plutôt démunis. Ce ne sont pas les 3000 soldats américains qui stopperont cette catastrophe. Ce qui se passe en Afrique devrait nous faire réfléchir. Nous avons affaire à un continent sinistré qui ne peut plus se remettre de lui même. Tout d’abord le Sida et maintenant l’ébola. C’est parfaitement insupportable. Que faire ? Il faut donner une chance à ces populations. La lutte contre l’analphabétisme est la première priorité. Le développement économique et civique passe par là. Puis il y aurait la lutte contre les spéculateurs qui dévastent toutes initiatives de la part des autochtones. Je pense en particulier aux Chinois, qui n’ont aucuns scrupules à ruiner les pays où ils se sont incrustés. Ils sont entrain de tuer l’Afrique et s’en lavent les mains. Ce n’est qu’en donnant plus d’autodétermination qu’il sera possible aux citoyens de sortir de l’ornière dans laquelle ils se trouvent. Il y a de quoi être dégoûté. Pour lutter efficacement contre de telles maladies, il faut revoir toute l’aide apportée aux pays concernés. Revoir les structures, reconstruire une économie jusqu’alors vouée qu’aux intérêts des riches. Je crains malheureusement que ce sont des vœux pieux. Rien ne changera. Tant que nous ne serons pas directement concerné, nous éviterons d’y regarder de trop près. Ne me parlez surtout pas de charité. Seul le sauve-qui-peut est une réalité.

 pm

http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/27/ebola-le-fmi-augmente-son-aide-aux-pays-touches-par-le-virus_4495316_3244.html

Pierre Mathias

Lorsque les journalistes parlent de l’État Islamique, ils font en quelque sorte de la pub pour le terrorisme. Ils ont beau le fustiger sous toutes ses formes, mais rien y fait : il est plus présent que jamais. Une chose est claire, les djihadistes sont passés maîtres de la communication. Leur but est de nous faire peur, ce qu’ils ont parfaitement réussi. Ils veulent que dans la rue nous nous retournions constamment. N’y a-t-il pas un terroriste dans la foule ? Ne va-t-il pas jeter une grenade ou se faire sauter ? Leur stratégie meurtrière s’étendra à l’Europe et aux États Unis. Nous devons malheureusement nous attendre à des attentats. Le rôle de la presse est d’en faire part, de nous maintenir éveillé. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas parler d’une menace locale. C’est ce qui justifie l’intervention de l’Occident en Irak et en Syrie. D’autant plus que certains fous de Dieu viennent de chez nous. Leur philosophie, s’il y en a une, est le totalitarisme, l’exclusion, le génocide. Une fois de plus la guerre de trente ans nous a rattrapée. Plus question de progrès, de tolérance. De bas instincts reviennent à la surface et empoissonnent le quotidien. Oui, c’est une guerre ! Pas des combats épisodiques. Je pense que ces événements dépassent de loin ce que nous avons vécu depuis 1945. L’idéologie est un fléau qui ne part pas du pragmatisme. Il engendre le fanatisme dans ce qu’il a de plus vil. Il rend mauvais des gens, qui jusqu’alors vivaient en toute légalité. Il rend aveugle. Revenons à la question de quelle manière en parler. Les journalistes doivent relater ce qu’ils observent, condamner une attitude inhumaine. C’est leur rôle. Évidemment ils rendent public les atrocités. En les commentant ils aident en quelque sorte ce régime à se faire connaître, éveillent la peur. C’est le but voulu. Mais comment faire autrement ? Se taire ? Ce n’est pas possible. Je ne vois pas d’autre solution que de parler de l’État Islamique. Il existe malheureusement. En se mettant la tête dans le sable, on résoudra rien !

 pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/26/etat-d-urgence_4494770_3218.html

Pierre Mathias

Le low cost n’est pas du goût des pilotes. Ils craignent avec raison que Transavia France leur offre des conditions salariales et de travail en chute libre par rapport aux acquis qu’ils ont aujourd’hui. L’aviation est en proie à des prix dumpings. Le prix des billets est modique par rapport à hier. S’ils acceptent le compromis, il est à craindre que toute la compagnie réajustera les salaires à la baisse. Humainement l’attitude des grévistes est compréhensible ; économiquement c’est un suicide. Dans la conjoncture actuelle, les sociétés comme Easy Jet ou Ryanair sont en pleine expansion. Elles arrivent de plus en plus à grignoter des parts de marché. Même le monde du business est visé, ce qui pour une compagnie comme Air France est une catastrophe. Il suffit de mettre moins de sièges dans un compartiment et offrir des drinks et un lunch pour que l’affaire soit bouclée et ceci à plus bas prix. Je ne sais pas si les pilotes ont compris ce qui se passe actuellement. Ils risquent de tuer la poule aux œufs d’or. Même si leurs hauts revenus sont justifiés, ils se trouvent à la pointe de la pyramide. En agissant de la sorte, ils mettent en danger le personnel au sol et celui des cabines. Des milliers de familles pourraient être concernées. C’est en outre du poison pour l’économie française. S’en rendent-ils compte ? Je les trouve peu solidaire. Malgré tout cela on ne peut pas leur interdire d’agir de la sorte. Faire grève est un droit élémentaire de la démocratie. J’espère qu’ils reviendront sur leur décision de continuer leur mouvement. Le gouvernement quant à lui ne pouvait pas céder. Il soutient à fond la direction, qui a fait de grandes concessions en se retirant du projet Transavia Europe.

pm

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/09/26/air-france-les-pilotes-grevistes-toujours-mobilises_4494744_3234.html

Pierre Mathias

Une fois de plus bien des personnes sont tentées de faire l’amalgame entre une religion et un mouvement terroriste. N’ont-il pas compris que l’agissement des djihadistes n’a rien à voir avec le Coran. Faut-il le répéter chaque jour ? Ce qui se passe ici n’est pas comparable avec l’attitude de l’église luthérienne allemande, qui était légaliste au temps du troisième Reich. Pour des raisons d’opportunisme elle s’était mise au diapason avec le régime hitlérien. Cela n’a pas été le cas de l’autre mouvance protestante, d’où étaient issus les martyres de la résistance. En ce qui concerne la majeure partie des musulmans, ils condamnent unilatéralement les horreurs commises par le deahs. Ils y voient un affront contre Allah et le prophète. Il est néanmoins de la plus grande importance que la solidarité entre les religions soit la plus active. Je salue toutes manifestations communes où chaque citoyen devrait se sentir concerné. L‘ État Islamique doit savoir qu’il s’isole de plus en plus, que la communauté internationale rejette son fanatisme sanguinaire. Il faut que cela provienne d’une profonde conviction. C’est bien là qu’il y a le problème. L’occident n’a presque plus d’idéaux à proposer. Le matérialisme et l’argent jouent malgré la crise économique les premiers violons. Les fous de Dieu croient pouvoir y faire face en imposant par la violence une morale cousue de fil blanc. Pour faire face au capitalisme bien des jeunes pensent que seul l’extrémisme pourra les délivrer, les émanciper de l’exclusion. C’est une utopie. L’argent corrompt tout autant leurs dirigeants. Leur seul but est le pouvoir. Les djihadistes n’ont-ils pas compris que les émirs se bourrent les poches à leurs dépends ? Peut-être, mais ils ne peuvent plus faire marche arrière. Ce qui se passe là est à des années lumières de l’Islam.

 pm

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/09/25/pourquoi-les-musulmans-devraient-prendre-position-apres-la-mort-d-herve-gourdel_4494554_3224.html

 Pierre Mathias