Le plus vieux job du monde, que l’on veuille ou non, est la prostitution. Paris accueille son premier festival ayant comme sujet le travail du sexe. Tous ceux qui critiquent notamment les femmes qui vendent leur corps à des clients en manque, devraient se dire qu’il faut être à deux pour que cela fonctionne. Les hommes sont aussi concernés car sans eux le business ne pourrait pas fonctionner. De même sur les trottoirs, réservés à l’homosexualité. Quel est mon sentiment à ce sujet ? Tout d’abord il m’en va de l’honneur des femmes, tant qu’elles ne sont pas forcées par des proxénètes à se prêter à de telles pratiques, je leur accorde le droit de se prostituer. Il y a certes l’attrait de gagner de l’argent relativement facile, mais parfois aussi le besoin d’assouvir des désirs corporels, que le couple ne peut pas donner. Il faut faire une différence entre la sexualité et les sentiments amoureux. Je conçois que cela est difficile. La fidélité, comme l’entend la civilisation judéo-chrétienne, ignore souvent le corps, qu’elle considère comme un élément essentiel du péché, une entrave à l’élévation divine. Des religions souvent asexuées ne tenant pas compte des instincts dont sont pourvus les hommes. Vouloir les obliger à la virginité ou à considérer toutes approches intimes comme étant réservées uniquement à la procréation, c’est méconnaître des besoins essentiels, qui pour la plus par d’entre-nous font partie de notre instinct. Je veux parler de l’attirance sexuelle, sans laquelle l’amour serait plus ou moins tronqué.

Le Cantique des cantiques, un chef d’œuvre de sensualité, démontre que l’ancien Testament n’ignore pas les sentiments physiques des croyants. Un des plus beau texte célébrant l’amour. Il démontre qu’il peut y avoir symbiose entre l’attrait du corps et la spiritualité. Ce n’est pas un sujet tabou, comme bien des pères de l’Église ont voulu faire passer. Au contraire, cela peut être une offrande, un chant célébrant l’humanité de Dieu, qui nous a créé ainsi. Des êtres pouvant faire preuve à la fois de la plus grande sensibilité et d’une violence, qui viole les règles élémentaires de l’amour. Et nous revoilà dans la prostitution. Sous quel aspect peut-on la considérer ? Je pense que de proférer des interdits c’est méconnaître la psychologie des êtres humains. Des êtres en manque de sexualité sont un danger pour ceux ou celles qui se trouvent sur leur chemin. La pédophilie le prouve. Même si je trouve l’argument un peu erroné, que le trottoir ou le bordel peuvent éviter des viols, ils peuvent être dans certains cas des éléments stabilisateurs. Mais de vouloir justifier ainsi la prostitution me semble un peu simpliste. Je la considérerais plutôt comme étant profondément ancrée en nous. Je pense à tous ces mariages qui sont conclus pour des raisons matérielles et je n’y vois pas une grande différence par rapport à la vente de son corps. Je trouve une telle attitude tout aussi répréhensible que ce qui se passe dans nos villes, souvent aux abords des gare. C’est aussi de la prostitution qu’on le veuille ou non, même si de tels liens sont agréés par les églises. La raison pour laquelle j’enjoindrais les bien-pensants à revoir leur copie, lorsqu’ils mettent les femmes et les hommes qui vendent leur corps, au pilori.

pm

https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/11/02/paris-accueille-son-premier-festival-consacre-au-travail-du-sexe_5377837_3224.html

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