Si je ne prenais pas au sérieux mon métier de journaliste, je ne parlerais pas de cette nouvelle de la nuit, qu’est l’interview qu’a donnée Donald Trump à Reuter à la Maison Blanche. Il s’est agi de la politique étrangère. Il n’a que rabâché ce qu’on savait déjà. Malgré les négociations qui seront menées cette semaine avec la Chine, dans le but d’un rapprochement entre les deux pays, il laisse entrevoir aucun progrès en ce qui concerne la guerre commerciale. C’est un bras-de-fer qui mettra un certain temps à se régler. Personne ne veut perdre la face. Mais au bout du compte, je ne peux que m’imaginer qu’il y aura un accord et celui pourrait faire mal à l’UE. Il faudra que les Européens avale une couleuvre, sinon…. Mon instinct me souffle à l’oreille, qu’un tel deal pourrait nous mettre au pied du mur. En ce concerne l’UE, d’après le compte-rendu de la discussion avec Reuter, il n’en a été que question marginalement. Je pense qu’il exigera des corrections en sa faveur. Mais cette fois-ci pas des paroles musclées. L’accord avec Jean-Claude Junker semble tenir pour l’instant. Mais je n’ai guère de doutes, qu’il le remettra en question si cela peut lui apporter des avantages. Affaire à suivre.

En ce qui concerne la Turquie. Le pasteur Andrew Brunson a passé vingt mois de détention avant d’être assigné à résidence au mois de juillet. Accusé de terrorisme par la justice turque, il encourt une peine très lourde à la suite d’un procès plus ou moins bidon. Donald Trump justifie les meures douanières qu’il a prises pour des raisons humanitaires. Il rappelle qu’il était intervenu auprès d’Israël pour la libération d’une ressortissante turque. « J’ai fait sortir cette personne pour lui. J’attends de lui qu’il laisse cet homme tout à fait innocent et merveilleux, un grand-père et un grand chrétien, sortir de Turquie. » De croire que Recep Tayyip Erdogan revienne sur sa décision de résister contre les USA serait illusoire. Il ne veut pas perdre la face. « Je pense que ce que fait la Turquie, c’est très triste. Je pense qu’ils font une terrible erreur. Il n’y aura pas de concessions » Ceci pour les mesures commerciales qui accélèrent encore la crise monétaire de la Turquie. Les deux hommes ont-ils réfléchi que cela pourrait sonner le glas de l’Otan avec toutes les conséquences parallèles que cela pourrait engendrer ? En fin de compte il n’y aurait que des perdants. En passant il a évoqué sa grande sympathie pour le Président Kim Jong-Un qu’il rencontrerait sûrement à nouveau. « J’ai de très bonnes relations personnelles avec le président Kim, et je pense que c’est ce qui fait tenir les choses » Et nous voilà chez Vladimir Poutine. Il a réitéré que sa rencontre à Helsinki avait été constructive. « Nous avons parlé d’Israël, de la Syrie, de l’Ukraine », détaille-t-il, précisant avoir « mentionné la Crimée, comme toujours quand je parle de l’Ukraine ». Puis lorsqu’il a été question de la levée des sanctions :  Je n’envisage pas de le faire », a ajouté le président américain. « Je l’envisagerai seulement s’ils font quelque chose qui est bon pour nous. (…) Il y a beaucoup de bonnes choses que nous pouvons faire l’un pour l’autre. La Syrie, l’Ukraine, plein d’autres choses… » Mais ne nous faisons pas d’illusion, pour qu’il y ait rapprochement, il devra faire un pas en direction de Téhéran. Un sujet tabou !

pm

https://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2018/08/21/trump-discute-de-sa-politique-internationale-dans-un-grand-entretien_5344366_4853715.html

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