D’après Monsieur Trump, l’Allemagne et la Chine représentent un plus grand danger que la Russie de Vladimir Poutine. Cet homme qui veut se donner des airs de macho est en fait très peu sûr de lui. Il voit partout des complots contre lui. C’est la raison pour laquelle il fustige la presse dans son ensemble, ce qui le rend ridicule. Et lorsqu’il essaye de donner des arguments, ses données sont erronées comme c’était le cas au sujet des incidents de Suède qui n’ont pas eu lieu. Et lorsqu’il parle de la cohésion de son gouvernement, nous nous trouvons en pleine contradiction. Le vice-président qui est en voyage en Europe a déclaré l’attachement de Donald Trump à l’Otan ainsi que son respect pour l’UE, avec qui les USA veulent continuer à avoir des liens privilégiés. Mike Pence dit exactement le contraire de ce que déclare son patron. Il n’est pas étonnant que ses interlocuteurs ne sautent pas encore de joie. En ce qui concerne l’Allemagne, la diplomatie américaine ferait bien de faire très attention à ce qui se dit. Elle a toujours été loyale envers les États-Unis, mais n’a pas été toujours soumise comme l’attendait à l’époque la Maison Blanche. Gerhard Schröder a dit non à la guerre en Irak et il a gardé jusqu’à ce jour raison. Depuis ce pays n’a pas cessé de se développer. Le commerce extérieur de la République Fédérale a été et est encore un grand succès. Je pense qu’il y a de la jalousie chez ce descendant de l’Allemagne qu’est Donald Trump. Il ne peut que constater qu’une nation qui était à genoux à la fin de la guerre, a pu rattraper d’une manière extraordinaire le terrain perdu. Du vaincu elle est devenue la gagnante, sans pour autant sombrer dans l’arrogance. Il ne fait aucun doute que l’économie américaine aurait de quoi apprendre de cette nation, qui ne se laisse pas aller. Je pense déceler dans l’attitude de Trump au sujet de l’Allemagne des complexes d’infériorité.

Sa gouvernance jusqu’à présent a été chaotique, peut-être névrosée. Et qu’en serait-il, si la Grande-Bretagne ne le recevait pas avec verve, comme un homme imbu de lui-même le prévoit. Il y a de la grogne au Royaume-Unis ce qui devrait lui faire ombrage. N’a-t-il pas dit qu’il considérait le Brexit comme une initiative extraordinaire du peuple anglais. Et voilà le peuple qu’il louait ne désire pas dérouler le tapis rouge pour le recevoir. La reine ne fera rien pour le blesser car elle est trop bien élevée, mais je peux m’imaginer ce qu’elle pense de sa manière de se conduire. Les dorures dont il s’entoure ne changeront rien à son éducation. Passons ! Il n’y a malheureusement pas de quoi rire, car ce président nous donnera du fil à retordre. Comme cela a été le cas dans l’histoire du monde, des personnes psychiquement fragiles comme lui, ne se laissent pas facilement déboulonner. Lorsqu’il s’agit du pouvoir, ils ont de la suite dans les idées et vont parfois jusqu’au bout de leur folies. Si Donald Trump était le chef d’une république bananière, il suffirait d’attendre que la caravane passe. Mais il est à la tête d’un pays des plus puissants de la planète. Toutes initiatives peuvent prendre la forme d’un séisme et détruire tout sur leur passage. Il faudra que l’UE en tienne compte et se conduise avec beaucoup de doigté. Pas si facile que ça avec un Trump à la barre !

pm

http://www.lemonde.fr/donald-trump/article/2017/02/20/john-mccain-s-est-impose-comme-le-contradicteur-de-trump-sur-la-politique-etrangere_5082606_4853715.html

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