Lorsque des jeunes rejoignent les troupes du Califat, il y a de quoi se poser des questions. Il en est de même pour ceux qui s’enthousiasme pour l’extrême-droite. Ce n’est pas un hasard. Il faut croire que notre société repue ne leur offre plus d’idéaux. Le matérialisme ne pourra jamais remplacer l’idéologie. C’est une erreur de croire que ces dérives ont pour seule raison le chômage ou le manque de perspectives. Bien des Salafistes ont fait des études et sont issus de familles souvent aisées. Bien sûr il y a aussi ceux qui ne trouvent pas d’assises, qui ont derrière eux une carrière de dealer ou de proxénète. En ce qui concerne le national-socialisme, la démarche n’est pas si différente. C’est avant tout la colère qui est le moteur de leur fanatisme. Ils condamnent les uns et les autres leurs parents, tous ceux qui à leurs yeux vivent dans le péché. Est-ce la seule explication ? Il y a probablement aussi l’ennui qui joue un rôle. En s’engageant dans des groupuscules extrémistes, ils ont l’impression de vivre une aventure, comme cela a été le cas pour Bonny and Clyde qui se sont mis en marge de la société en laissant derrière eux une traînée de sang. Mais il y a aussi autre chose. L’idéologie dévastatrice est comme une drogue. Elle éveille des sentiments que personne ose dévoiler. L’attrait du crime et du sang est ancrée chez beaucoup d’entre-nous. Lorsque on justifie ces actes par la religion ou la politique, il n’y a plus de garde-fous. Ce n’est pas sans raison qu’Hitler a inventé des rites pour fanatiser les foules. De braves citoyens se sont transformés en monstres et n’ont pas hésité d’organiser des pogroms. Ils avaient l’aval du Führer. Il en est de même pour l’IS. Les dirigeants ont manipulé le Coran. Ceux qui s’engagent croient le faire pour Allah. Ne se sont-ils pas aperçu qu’ils servent Satan ?

pm

http://www.lemonde.fr/societe/visuel/2014/10/04/helene-17-ans-de-la-crise-d-adolescence-a-l-islam-integriste_4500047_3224.html

Pierre Mathias

Crociate

Campagne militari al nome della croce, la croce di Cristo. Questi erano gli azioni militari dell’Occidente diretto verso la Terra Santa. L´Oriente dovrebbero essere esenti dai „infedeli“. Gerusalemme dovrebbe essere una città puramente cristiana. Infedeli, allora i musulmani, devono essere uccisi. Oggi sappiamo che queste guerre non sono state superate in ipocrisia. Aspetti strategici e gli obiettivi economici sono stati la vera ragione di queste marce. Nell´anno 1095 si aveva messo in cammino per la prima volta. Sotto il manto della religione. Il libro sacro, la Bibbia, servito come „cava“; cosa aveva legittimato un’azione militare, era stato citato, preso fuori dal contesto. E ‚finalmente si aveva bisogno di una legittimazione. Quando penso a oggi, le azioni dello Stato Islamico, di IS, questo mi ricorda di quel tempo. Tutti i crimini, decapitazioni, la violenza. Oggi essi hanno abusato il Corano come „cava“, giustificano l’oppressione delle donne e altre fedi con la religione. Sì, è giusto che il mondo va in guerra contro questi criminali. Nessuna religione, né l’islam né il cristianesimo, contiene una chiamata a uccidere il prossimo. No, la pace è l’obiettivo. Tutto il resto è un abuso!

Kreuzzüge

Züge im Namen des Kreuzes, des Kreuzes Christi. Das waren diese Militäraktionen, die das Abendland gegen das Heilige Land richtete. Das Morgenland sollte von den „Ungläubigen“ befreit werden. Jerusalem sollte eine rein christliche Stadt werden. Ungläubige, damals Muselmanen, sollten getötet werden. Heute wissen wir, dass diese Kriege an Scheinheiligkeit nicht zu übertreffen waren. Strategische Aspekte und wirtschaftliche Ziele waren der eigentliche Anlass für diese Aufmärsche. Im Jahr 1095 zog man damals zum ersten Mal los. Unter dem Deckmantel der Religion. Das heilige Buch, die Bibel, diente als „Steinbruch“; was für die Militäraktion passte, wurde zitiert, aus dem Textzusammenhang gerissen. Man brauchte schließlich eine Legitimation. Wenn ich an heute denke, die Aktionen des Islamischen Staates IS, erinnert mich das an damals. All die Verbrechen, Enthauptungen, die Gewalt. Heute missbraucht man den Koran als „Steinbruch“, rechtfertigt Unterdrückung von Frauen und Andersgläubigen mit Religion. Ja, es ist richtig, dass die Welt gegen diese Verbrecher zu Felde zieht. Keine Religion, weder Islam noch Christentum, enthält eine Aufforderung, den Nächsten zu töten. Nein, der Frieden ist deren Ziel. Alles andere ist Missbrauch!

© Thomas Dietsch

Carla Bruni-Sarkozy dit non au harcèlement à l’école. Je trouve cela très louable, mais il serait aussi bien de lutter contre les contraintes psychologiques au travail ou dans le milieu familial. Plus que jamais les gens sont soumis à des injustices, au viol de leur jardin secret. Il n’est pas étonnant que les dépressions prennent de plus en plus de place dans notre société. Lorsque des employés ou des ouvriers vivent sous la menace d’être congédiés, la peur de tout perdre prend le dessus. Nous savons où cela peut mener. Bien des couples se séparent, l’alcool ou les drogues prennent le dessus. Et dans tout cela le sort tragique des enfants. Madame Bruni-Sarkozy n’évoque pas cela. Elle dépeint l’école comme un endroit où la liberté devrait être prioritaire. Elle ne parle pas du mobing sur internet, n’évoque pas les suicides d’enfants discriminés, traînés dans la boue. Elle semble aussi ignorer les contraintes des programmes scolaires ou le caractère souvent autoritaire des profs. La vision qu’elle a de l’école est plutôt idyllique. Se met-elle dans la peau d’un gosse qui vit dans un milieu parental des plus tendu ? Où la violence fait partie du quotidien ? Tant que les familles vivent dans l’angoisse du lendemain, il ne peut pas y avoir de quiétude. Le terreau est infesté par l’injustice qui règne dans les banlieues par exemple. Pas étonnant que l’agressivité est le seul exutoire. Non, l’ex first Lady n’est pas allé au fond du problème. Comment le ferait-elle en 90′ ? Peut-être de tels spots sont très médiatiques, mais il devraient avoir plus de substance. C’est parfaitement possible ! Il aurait peut-être été mieux de montrer une cour de récréation. Ce qu’on peut y observer est plus évocateur qu’un discours bien policé. Carla devrait y réfléchir. Le poids des images est plus convaincant qu’une belle frimousse. Malgré tout, elle a bien fait d’intervenir.

 pm

http://next.liberation.fr/next/2014/10/03/carla-dit-noooon_1114018

Pierre Mathias

Le parlement à Ankara a décidé d’envoyer des troupes combattre l’État Islamique. Ils rejoignent ainsi la coalition dirigée par les USA. Je trouve cette décision bonne tout en réfléchissant aux conséquences. En entrant en Syrie, les Turcs pourraient repartir à la conquête du Proche Orient comme cela a été le cas dans le passé. Il serait inconscient d’ignorer les répercussions géopolitiques d’un tel engagement. Les Kurdes ne sont pas sans raison plutôt secoués par une telle décision. L’espoir de créer un État libre, s’amenuise de plus en plus. À eux seuls ils n’ont pas pu enrayer la marche meurtrière des Djihadistes. Ils sont mieux équipés et disposent d’une troupe expérimentée. Ces prochaines semaines on pourra mesurer à quel point l’armée turque est efficace ou non. Il y a aussi un autre facteur qui joue un rôle important. Si le territoire turc était attaqué, l’OTAN devrait intervenir. Chaque membre jouit d’une clause de soutien militaire en cas d’agression. Il se peut que dans de telles conditions l’idée d’un nouvel empire ottoman ne soit plus une utopie. Et ceci avec l’aide des USA. Laissez-moi divaguer. Je pense que Washington ne verrait pas d’un mauvais œil qu’une nation amie joue le rôle de gendarme. Ceci pour ne plus se mouiller directement. Une tentation dans des temps difficiles pour les États Unis. La population est très réticente en ce qui concerne un nouvel engagement militaire. Et l’Europe ? Elle devrait se positionner mais ne le fait pas. Il serait fatal qu’elle ignore les enjeux politiques. Il est bien possible qu’une redistribution territoriale ait lieu. C’est ce qui m’inquiète. De telles manœuvres ont toujours eu des lendemains peu enchanteurs. Mais aujourd’hui nous n’avons pas le choix. Nous avons été court-circuités par les fous de Dieu. C’est plus qu’inquiétant.

 pm

http://www.lemonde.fr/international/article/2014/10/02/le-parlement-turc-debat-sur-une-intervention-contre-l-ei_4498916_3210.html

Pierre Mathias

 

China in fear

In the Frankfurter Allgemeine Zeitung you can read that China is in fear. In Hong Kong thousands of democratically minded students are protesting. The government takes full action against the protesters. Due to the British Empire and the following period Hong Kong is still accustomed to Western and therefore democratic standards. It is not expected that China will be able to change this completely in future. One has fear in Chinese government. Democracy is seen as a kind of virus that could spread over the whole People’s Republic. That’s why they fight it from the very beginning. The fear of democracy is stronger than that of the masses of people. But future will show it: the will of a people for freedom and self-determination can not be suppressed permanently. It is only a matter of time.

China in Angst

In der Frankfurter Allgemeine Zeitung liest man, dass in China die Angst umgeht. In Hongkong protestieren Tausende demokratisch gesinnter Studenten. Die Regierung geht wieder mit aller Härte vor. Hongkong ist aus der Nachfolgezeit des Britischen Empire nach wie vor westliche, damit demokratische Maßstäbe gewohnt. Es steht nicht zu erwarten, dass China dies je vollkommen ändern können wird. Man hat in der chinesischen Regierung Angst. Demokratie wird als eine Art Virus betrachtet, der auf die Volksrepublik übergreifen könnte. Deswegen bekämpft man ihn von Anfang an. Die Angst vor Demokratie ist größer als vor den Menschenmassen. Aber die Zukunft wird es zeigen: Den Willen eines Volkes nach Freiheit und Selbstbestimmung kann man nicht dauerhaft unterdrücken. Das ist nur eine Frage der Zeit.

© Thomas Dietsch

Non, je n’ai pas eu d’inspiration pour le titre de cet article. Lorsque je vois les chiffres que le Ministre des finances nous a présentés mercredi, je ne peux que me gratter le peu de cheveux qui me restent. Il essaie de faire des économies et ceci dans des domaines où il faudrait absolument investir comme l’écologie. Même dans des budgets jusqu’à présent sacrés, le crayon rouge ne fait pas halte. À la Sécurité sociale, 21 milliards d’économies sont prévues en 2015. Tous ces efforts sont du bricolage tant que les rentrées fiscales stagnent ou baissent. L’économie ne parvient pas à démarrer, à décoller. C’est ceci qui est le plus inquiétant. Toutes les mesures afin de réduire les charges des patrons ne semblent pas être effectives. C’est comme si l’industrie n’y croyait plus. On est loin de l’élan d’après-guerre ! Une époque où il a fallu tout reconstruire. Je pense que le mental est pour beaucoup dans la crise que nous vivons aujourd’hui. Il y a aussi la tendance de chercher de nouveaux prophètes qui en un tour de main referaient redémarrer la machine. Il y a qu’à lire le programme du FN pour se rendre compte que nous nous trouvons tous au bord du précipice. Nous n’avons pas encore compris que c’est à nous de reprendre les choses en main, que la politique ne peut qu’être le reflet de la nation toute entière. J’ai mal en voyant ce qui se passe. Lorsqu’il n’y a plus de sous, il est inutile de revendiquer quoi que ce soit et de se lamenter que tout va mal. L’attitude des pilotes d’Air France reflète exactement dans quel marasme nous nous trouvons. N’ont-ils pas encore compris, que tout part à la dérive, que le passé est caduque ? Que de nouvelles données régissent le quotidien et elles sont à la baisse. Pauvre France !

pm

http://www.liberation.fr/economie/2014/10/01/budget-2015-l-etat-serre-la-ceinture_1112306

Pierre Mathias

Les créateurs de la maison de mode allemande Talbot Runhof ont fait défiler à Paris des mannequins portant des robes avec Vladimir Poutine en effigie. De la pub gratuite présentée devant un parquet plus que sophistiqué. Est-ce un honneur pour la capitale mondiale de la haute couture ? La liberté d’expression étant pour moi sacrée, je ne vais pas élever ma voix contre un tel gadget. En tout les cas il a fait tilt. Toute la presse en parle. Je me pose la question si derrière cette action il ne se passe pas plus. J’étais aujourd’hui dans la salle d’attente de mon médecin, l’occasion de feuilleté de vieilles revues. Dans l’une d’elles il y avait la photo de Poutine dans son cadre privé. Il vit dans une opulence « nouveau-riche » et ceci aux frais du peuple, qui ne mange pas toujours à sa faim. Il n’y a pas que des milliardaires en Russie. Le reporteur ne manque pas de dire que « ce pauvre homme » ne gagne que 100.000 € par an. En lisant le commentaire, on apprend qu’il dispose probablement d’une fortune de 50 Milliards. Si c’était le cas, il y aurait de quoi secouer la tête. En portant Vladimir Poutine sur sa poitrine, il serait opportun de se poser quelques questions au sujet de l’homme. Plane-t-il entre ciel et terre ? A-t-il oublié qu’il a grandi dans la pauvreté ? Peut-il s’imaginer qu’un tel luxe peut être une provocation pour tous ceux qui se battent pour vivre ? Ne ferait-il pas bien de revenir à la case départ ? Les designers de la maison de mode devraient tenir compte de l’opinion de bien des opposants. Je trouve de toute manière déplacé de porter des politiciens sur ses fringues. Les affiches suffisent, n’est-ce pas ?

pm

http://next.liberation.fr/mode/2014/09/30/en-attendant-le-reste-poutine-envahit-les-podiums_1111746

Pierre Mathias

Sans nouvelles mesures d’économies, le déficit de la sécurité sociale atteindrait la somme mirifique de 14,7 milliards. Le problème qui nous touche tous en Occident est le vieillissement de la population. Ce phénomène génère automatiquement des frais supplémentaires. Les retraités payant moins de cotisations, le trou ne peut être comblé. Il y a aussi l’attitude parfois frivole de certains praticiens qui au moindre rhume prescrivent des antibiotiques. Lorsque je suis assis dans une salle d’attente j’ai l’impression que tous ceux qui se rendent chez le médecin attendent de lui une médication exagérée. Celui qui ne le fait pas est considéré comme inefficace. Dans de telles conditions il est parfaitement impossible de faire des économies. Le seul moyen est un appel à la raison. Je crains que cela ne serve à rien. On veut tout avoir et rien payer ! Ce qui est impossible dans un magasin devrait l’être aussi dans un cabinet médical. Et c’est ici que le bât blesse ! Nous croyons que les assurances ont l’obligation de tout payer et ceci sans broncher. Je pense que chaque citoyen devrait se poser la question de savoir si une telle débauche de soins, lui apportera un peu plus de santé. Je me permets d’en douter. Que faire alors ? Envoyer la facture aux intéressés ? Non, cela ne doit pas être fait. Pourquoi ? Nous aurions de nouveau une médecine à deux vitesses, où les riches seraient mieux soignés. Si nous voulons garder l’acquis social qu’est la Sécu, il faut faire tout pour réduire les dépenses. C’est aussi un appel à tous les thérapeutes. À eux de faire des propositions pour travailler d’une manière plus effective, de rationaliser leurs activités. Ce n’est que comme cela qu’il sera possible de sauver notre couverture social. À bon entendeur !

pm

http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/09/29/la-securite-sociale-aggrave-son-deficit-en-2015_4496363_1651302.html

Pierre Mathias