Ce n’est pas qu’aux USA que bons nombres de policiers sont racistes. Le pourcentage est identique à celui de la population en général. Mais il y a une différence : les agents sont armés et peuvent intervenir légalement d’une « manière musclée ». La vidéo tournée à New York est choquante. De surcroît qu’un jury ait déclaré qu’il n’y avait pas lieu d’entamer une enquête judiciaire. Devant nos yeux un homme corpulent est littéralement étranglé par un policier. Au lieu de lâcher prise, il s’acharne sur lui. De telles images démontrent qu’il y a citoyen et citoyen. Un blanc aurait probablement subi un autre traitement et serait encore en vie. À Phoenix, Arizona, Rumain Brisbon, un afro-américain de 34 ans a été abattu car les agents se sentaient menacés. Au lieu de trouver un revolver, ils n’ont découvert qu’une boîte de comprimés. Il était évidemment « bronzé » ! Est-ce à nouveau une preuve de racisme ? Je le pense. Un relent du passé ? Non, il est plus actuel que jamais. Cela doit nous faire réfléchir. J’ai aussi été témoin de propos discriminatoires en France et en Suisse. Le tutoiement est de mise lorsqu’il s’agit de personnes dites marginales. Je condamne cette attitude car elle est discriminatoire et encourage la violence. C’est la preuve que pour certains éléments des forces de l’ordre, la société se divise en deux. D’un côté « les gentils », des gens à leurs yeux corrects. Comme par hasard ce sont presque toujours des blancs. De l’autre côté, « les mauvais », presque toujours des citoyens issus de l’immigration. Et ceux-ci ne méritent à leurs yeux que la ratonnade ou le lynchage. Tout cela démontre l’aspect vil de l’être humain. Je pense que la police ferait bien de se remettre en question. Ce n’est pas à elle de faire justice. Et si c’était le cas, tout notre système serait une farce. À l’Est de l’Allemagne elle ferme souvent les yeux lorsque des gens de couleurs sont attaqués par des néonazis. Je trouve que ce serait notre rôle à tous de veiller à plus de tolérance. N’oublions jamais quel rôle elle a pris dans l’histoire lorsqu’une dictature était au pouvoir. C’est elle qui instaura la peur. Il ne sert à rien de condamner les horreurs de l’EI si on laisse passer chez nous de tels agissements. « Tu ne tueras point ! ». Les événements aux États-Unis prouvent le contraire. L’uniforme semble leur donner le droit de vie ou de mort. Et la justice ? Une fois de plus elle démontre qu’elle est un farce. De quoi vomir !

pm

 http://www.liberation.fr/monde/2014/12/05/bavures-new-york-s-attaque-a-sa-police_1157802

Pierre Mathias

La France dépasse avec 4,3% de déficit de loin la règle d’or des 3% édictée par la Commission Européenne. En mars 2015 on espère atteindre les 4,1%. Même si le gouvernement rabotait par ci et par là quelques prestations, cela ne servirait qu’à une chose : provoquer encore plus de précarité. La situation est comparable à celle d’une famille, où la décision a été prise de faire plus d’économies. Dans un premier temps cela peut coller, mais un jour il arrive dans la boîte aux lettres des factures qu’on avait oubliées ou un flash sur l’autoroute. Cela suffit pour déstabiliser tout le plan d’économie. Dans le cas d’un coup dur il manque tout simplement les réserves. Un observateur attentif remarquera assez rapidement que c’est du côté des recettes que le bât blesse. Si les rentrées d’argent s’amenuisent de plus en plus, il ne peut pas avoir de miracles. Il en est de même pour la France, où le marché s’épuise. Je souscris entièrement à une politique de relance au niveau européen. Il faut absolument réinvestir au lieu de remplir de ducats d’or des chaussettes de laine et les cacher sous le matelas. Mais la confiance s’est évaporée. Les partenaires sociaux se tirent dans les pattes au lieu de réfléchir par quels moyens sortir de l’ornière. Je suis bien sûr d’avis qu’il ne faut pas vivre au dessus de ses moyens. Mais des investissements pour remettre sur pied l’outil industriel ne sont pas comparables avec des visites dans des clubs de nuit. C’est de l’argent bien placé. C’est dans une situation comme celle que nous vivons actuellement, qu’il faudrait faire quelques dettes. Mais la règle d’or l’interdit. Heureusement que Jean-Paul Juncker envisage de dépenser plus de 300 milliards d’euros pour donner un coup de fouet à un continent qui en a bien besoin. Je crains que cela déplaise à Madame Merkel qui réagit comme une mère de famille timorée. A-t-elle compris que ce n’est pas qu’en économisant qu’il sera possible de stabiliser les pays à court d’argent. En ce qui concerne la France elle ne pourra que s’en sortir si elle remet en question toutes les infrastructures étatiques et privées. Les résultats escomptés se feront attendre. Mais sans une telle réforme, le pays tout entier risque de péricliter. C’est la raison pour laquelle je ne trouve pas tragique que le budget ne corresponde pas aux souhaits de Bruxelles. La raison pour laquelle l’UE se doit d’être plus flexible.

pm

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/12/04/budget-les-erreurs-de-la-commission-dans-sa-lutte-contre-les-idees-recues_4532623_4355770.html

Pierre Mathias

Pierre Gattaz a beau vouloir calmer les esprits, mais le scénario est toujours le même: le fossé est toujours aussi profond entre le patronat et les travailleurs. Le président du Medef ne pourra pas inverser une situation qui dure depuis l’époque de l’industrialisation au 19ème siècle. C’est un mal qui cause un tort considérable à la France. Une telle attitude des partenaires sociaux ne peut que déboucher sur la régression économique et sur un déclin social. Les tensions contre le gouvernement n’apportent rien. Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, attise la braise et appelle ses troupes à manifester. Il oublie que les chefs d’entreprises doivent bénéficier jusqu’en 2017 de 41 milliards de réductions des charges et des impôts. Mais dans l’atmosphère actuelle il paraît être vain d’appeler les troupes à la raison. Le pacte de solidarité n’apporte pour l’instant pas les résultats escomptés. Ne nous faisons pas d’illusions : le dégraissage est de mise. Il est plus facile de congédier des travailleurs que de trouver des solutions adéquates pour tous les intéressés. C’est du court terme ! Si le pouvoir d’achat baisse de plus en plus, il sera impossible de faire redémarrer les affaires. N’oublions pas que les PME en particulier sont plus dépendantes du marché intérieur que les multinationales. Il serait très urgent de changer le fusil d’épaule. Il est trop aisé d’imputer tous les maux à la gauche. Je pense que la crise est en partie due à des mentalités datant de la nuit des temps. Mais que faire pour faire évoluer un état d’esprit qui ressemble à la gangrène ? On ne peut pas rejeter les plus démunis, les acculer à la disette. Je suis tout à fait conscient que le système social est en train de vaciller, parce que beaucoup « d’ayant-droits » se sont résignés et ne cherchent plus un gagne-pain. Il y a un grand nombre d’assistés, ce qui pèse de plus en plus. Je pense que les patrons et les syndicats devraient se remettre en question. Lorsque la misère est au seuil de la maison, toutes luttes dogmatiques sont de mauvais aloi. À l’encontre de l’Allemagne où patrons et travailleurs cherchent depuis des décennies des compromis, personne n’est prêt ici à enterrer la hache de guerre. Le miracle économique de la République Fédérale repose en très grande partie sur le consensus. Lorsque les caisses sont vides, il ne sert à rien de revendiquer de plus en plus. Il faut garder la tête froide et trouver des solutions valables pour tout le monde. Pierre Gattaz y arrivera-t-il ? Il faut l’espérer.

pm

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/12/03/pierre-gattaz-cherche-a-faire-redescendre-la-pression-avec-le-gouvernement_4533761_823448.html

Pierre Mathias

Il Rublo

Il rublo non rotola più . La Russia ha la peggiore crisi monetaria dal 1998. Le sanzioni imposte dall’Occidente fanno effetto, hanno colpito l’economia russa molto duro. Un popolo sta soffrendo, il governo rimane testardo. Immagini si svegliano dell’invasione americana nel 1983 nel stato caraibico di Grenada. Nel mezzo della guerra fredda, gli americani mostrano la forza militare. Si „libera“ il piccolo stato dal male. In quanto alla politica interna non stava bene per gli americani a causa della corsa agli armamenti. Si ha focalizzato l’attenzione sulla politica estera. Questo non è diverso oggi, solo che questa volta è la Russia. Tra l´altro la marina russa si mostra sulla costa orientale di Stati Uniti, Australia e il canale della Manica. Con poche eccezioni c’era nessuna violazione delle frontiere degli stati menzionati. Anche un passaggio di forze navali russe nel canale della Manica non è straordinario. È nuova che essi lì tengono manovre. „Siamo qui e siamo forti!“ è il messaggio. E questi „messaggi“ costano centinaia di migliaia, addirittura milioni di rubli. Denaro che avrebbe urgente bisogno per cose più importanti nel bilancio dello stato russo. Presunzione a spese del popolo. La guerra come strumento di politica è fuori moda. Un modo di pensare retrivo diventa costoso. E adattare la nostra economia alle esigenze del 21 ° secolo costerà molto di più. . Quindi, cerchiamo di salvare al punto giusto!

 

Der Rubel

Der Rubel rollt nicht mehr. Russland hat die schlimmste Währungskrise seit 1998. Die durch den Westen verhängten Sanktionen zeigen Wirkung, treffen die russische Wirtschaft sehr hart. Ein Volk leidet, die Regierung bleibt stur. Bilder der Invasion der USA 1983 im Karibikstaat Grenada werden wach. Mitten im Kalten Krieg zeigen die Amerikaner militärische Stärke. Man „befreit“ den kleinen Staat vom Bösen. Innenpolitisch ging es den Amerikanern aufgrund des damaligen Wettrüstens nicht gut. Man lenkte die Aufmerksamkeit auf die Außenpolitik. Das ist heute nicht anders, nur dieses Mal ist es Russland. Unter anderem die russische Marine zeigt sich vor der Ostküste der USA, vor Australien und im Ärmelkanal. Bis auf wenige Ausnahmen kam es zu keiner Verletzung der Grenzen der jeweiligen Staaten. Auch ein Passieren von russischen Marineschiffen im Ärmelkanal ist nichts Außergewöhnliches. Neu ist, dass man dort Manöver abhält. „Wir sind hier und wir sind stark!“ lautet die Botschaft. Und diese „Botschaften“ kosten Hunderttausende, wenn nicht gar Millionen an Rubel. Geld, das im russischen Staatshaushalt dringend benötigt würde für wichtigere Dinge. Protzerei auf Kosten des Volkes. Krieg als Mittel der Politik ist out. Rückständiges Denken kostet viel Geld. Und die Anpassung unserer Wirtschaft an die Erfordernisse des 21. Jahrhunderts kostet noch viel mehr. Also, lasst uns am richtigen Punkt sparen!

 

© Thomas Dietsch

Pour la première fois depuis 2010 le prix du baril est passé sous les 70 dollars. C’est l’aspect économique de la crise du pétrole. Une des raisons est la fracturation du schiste aux USA qui gonfle la production mondiale. 9,5 millions de barils sont prévus pour l’année 2015. Le consommateur peut profiter de cette situation, mais seulement à court terme. Les dommages occasionnés par la fracturation hydraulique sont considérables. Des régions entières sont sinistrées. Mais il y plus. La tentation de brûler plus d’essence ne favorise pas la sauvegarde du climat. Nous galvaudons ce qui nous reste de la nature pour des raisons de commodité. Bien sûr, la régression du commerce du brut est aussi due à la crise financière. Je pense pour ma part, que cela sera de courte durée. Dans de telles conditions la baisse du prix nous coûtera très cher. L’égoïsme qui nous caractérise n’incite pas à l’optimisme. L‘ Arabie Saoudite a refusé de baisser sa production. Les pays de l’OPEC sont plus divisés que jamais. Et nous ? Pour ne plus être dépendant de certains potentats, nous avons recourt à des méthodes que les écologistes réprouvent avec raison. Le schiste n’est pas une forme d’énergie renouvelable, on en est loin. Et pourtant c’est dans de nouvelles méthodes compatibles avec notre environnement que nous pourrons gagner le défi. Aussi dans une réduction des besoins quotidiens en développant des outils fonctionnant avec un minimum d’énergie ou en isolant de manière systématique les maisons. Brûler du brut pour se chauffer est une aberration. La chute libre du pétrole n’encourage pas la recherche. À quoi bon se creuser les méninges si l’utilisation des matières fossiles est plus avantageuse ? Il est malheureux que seul le commerce décide de notre avenir. Comme nous le savons, un gain immédiat aura toujours la priorité. Il ne sert à rien de prouver que la facture pour les générations avenirs sera bien plus élevée si nous continuons de la sorte. Après nous le déluge ! Une position plus qu’inquiétante. N’avons-nous pas les premiers signes de ce que pourrait être notre planète d’ici peu ? Faut-il encore plus d’inondations, de tornades dévastatrices ? Il faut croire que oui. De telles catastrophes, que nous nommons encore naturelles, ne touchent que ceux qui sont directement concernés. Les autre s’en foutent et comme c’est la majorité rien ne changera. « Et si nous faisions un tour en voiture ? Comme cela, pour se faire plaisir. » Le prix à la pompe y incite.

pm

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/12/02/trois-graphiques-pour-comprendre-la-baisse-des-cours-du-petrole_4532793_4355770.html

Pierre Mathias

Jusqu’à ce jour 135 pays reconnaissent l’État Palestinien. Après la Suède, l’Assemblée Nationale envisage, comme c’est le cas en Grande-Bretagne, d’encourager François Hollande et son gouvernement à prendre une telle initiative. Un pas essentiel pour tous ceux qui souhaitent que la justice soit enfin faite après des décennies d’occupation. Ce serait un pas dans la bonne direction, mais il ne réglera pas une situation qui empire de plus en plus. En empiétant de plus en plus le territoire palestinien en construisant des colonies juives, Israël veut instaurer des faits accomplis. Une nation sans territoire homogène ne peut pas survivre, telle est la tactique. Une reconnaissance sans pression de la communauté internationale, serait sans effet. Le temps presse ! Que faire dans une telle situation ? Une condamnation de l’état hébreux aux nations unies est devenue de la routine. Le premier ministre ne se laissera pas intimider tant qu’il n’y aura pas de mesures concrètes comme des sanctions économiques. Les USA et l’Allemagne refuseront d’une manière véhémente d’entrer dans un scénario semblable à celui qui est appliqué contre la Russie de Vladimir Poutine. L’histoire douloureuse des juifs y est pour beaucoup. C’est absolument compréhensible, mais est-ce une raison de fermer les yeux face à des abus qui attisent que le feu ? Il faut dire que la position des nations occidentales ne sont pas couronnées de gloire. Il n’y a jamais eu une volonté affichée de faire évoluer le climat politique dans le bon sens. Sans compromis de la part d’Israël rien ne peut se faire. Même si le gouvernement prenait la décision de remettre les enclaves à la Palestine, je ne vois pas comment il serait possible de forcer les colons à quitter les maisons qu’ils occupent ? Une telle mesure déstabiliserait complètement le pays. C’est le produit d’une politique inacceptable qui a créé des tensions intolérables. Dans une tel cas il ne sert à rien de négocier sans sanctions. Nous nous trouvons dans un cul-de-sac où il n’y aura que des perdants. Je pense que l’état hébreux se complaît dans le statu quo. Mais à long terme cela ne pourra que déboucher sur une catastrophe. Je suis personnellement sidéré, que les dirigeants israéliens soient aveugles à ce point et que la majorité des citoyens soutiennent une telle démarche. Il serait temps qu’un peu plus de tolérance s’instaure et que les problèmes territoriaux soient réglés en faveur de la Palestine. Les colonies doivent être évacuées… On en est loin!

pm

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/10/14/quels-pays-reconnaissent-un-etat-palestinien_4505810_4355770.html

Pierre Mathias

Marine Le Pen répète à qui veut l’entendre, que l’Europe ne doit plus se soumettre à la volonté des USA. C’est la raison pour laquelle elle plaide pour une coopération très étroite avec la Russie de Vladimir Poutine. Ce dernier a bien pris note de cette initiative et la soutient en envoyant le week-end dernier des émissaires à un congrès du FN. C’est de sa part une reconnaissance tacite de ce parti d’extrême-droite. En agissant ainsi, le maître du Kremlin sait parfaitement bien qu’il est en train de dynamiter l’UE. Tout au moins cela pourrait être sa volonté si on le laisse faire. Ce qui se passe ici est très inquiétant. Des relents du passé reviennent à la surface et ne prédisent rien de bon. Et nous ? Il nous manque de nouveaux arguments pour enrayer ce processus qui pourrait nous être fatal. L’idée d’une telle Europe ne date pas de hier. De Gaulle en parlait déjà. Au lieu de considérer la Russie comme un adversaire, voir même un ennemi, l’intention est de l’insérer dans notre société. On en est loin. Dans l’état actuel des choses, nous perdrions la face si entérinait l’annexion de la Crimée afin de calmer les ardeurs hégémoniques du grand ours. Ce serait faire acte de capitulation. Madame Le Pen n’en a rien à faire. Elle sait parfaitement qu’elle provoque tous ceux qui refusent la prédominance de la violence. En agissant ainsi elle flatte tous les anticapitalistes, tous ceux qui ne supportent plus les pressions issues de Washington. Elle parle d’une Europe des nations indépendantes, libre à elles de décider de leur destin. Bien sûr cela implique la mort de l’Euro, des frontières rigides et une politique de rejet face à l’immigration. On serait très loin de la tolérance, du respect mutuel. Le « phénomène russe » n’est pas une première en France. Rappelons.nous que certains communistes ou socialistes ont rejoint les rangs de l’extrême-droite et en sont devenus, pour deux d’entre-eux, des dirigeants. Je ne veux pas placer le FN dans un tel contexte, mais je suis obligé d’y réfléchir. Vladimir Poutine sait parfaitement ce qu’il fait. La montée du populisme ne lui est pas étranger. N’en fait-il pas aussi partie ? Je vois dans cette évolution un grand danger pour l’UE. On n’est pas si loin d’une implosion. Ses conséquences seraient tragiques. Les citoyens feraient bien de réfléchir qu’il y des limites qu’il ne faut pas franchir. J’en appelle au bon sens.

pm

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/11/30/marine-le-pen-nous-sommes-les-seuls-garants-de-la-republique_4531718_823448.html

Pierre Mathias

Subject

From a blog by Marco Herack in the „Frankfurter Allgemeine Zeitung“:
„By pressure to perform a norm is created, which means that the individual is destroying its own “Self” in order to fulfill these expectations.“ The blog actually dealt with gender issues. I´d like to start it a little different: Are we a society of individuals? Yes, as modern people?! I tell you: No! Under democratic conditions we live with standards like in imperial times. „Be a good child!“. This sentence is uttered countless times daily nowadays. That´s education. Ok! Where does this lead to? To responsible citizens and competent workers. In contrast, worded as a deliberate provocation: To steerable subjects and obedient workers. Yes, concerning our inner attitude we still haven´t grown out of the Empire. From an early age man is conditioned always to analyze if his behavior in front of others is „decent“. It’s not about what „I“ want to do but what „others“ expect me to do. That´s the way how a good subject, excuse me, citizen is behaving. And so we continue to search for new role models and our „ego“. Accompanied by secessions from the Church and political apathy. I´m telling nonsense?! At your home everything is different? You are going to have a baby? A girl? The nursery is already prepared? What an elegant pink wallpaper! Well, then …

 

Untertan

Aus einem Blog von Marco Herack in der „Frankfurter Allgemeine Zeitung“:

„Durch den Druck der Erwartungen wird eine Norm geschaffen, die dazu führt, dass das Individuum sein „Ich“ zerstört, um diese Erwartungen erfüllen zu können“. In dem Blog ging es eigentlich um die Genderproblematik. Ich möchte es anders angehen: Sind wir eine Gesellschaft von Individuen? Ja, als moderne Menschen?! Ich sage: Nein! In unseren demokratischen Verhältnissen leben wir mit Normen wie zu Kaisers Zeiten. „Das tut ein braves Kind nicht!“. Dieser Satz fällt heute tägliche unzählige Male. Das ist Erziehung. Gut! Wo führt das hin? Zu mündigen Staatsbürgern und kompetenten Arbeitnehmern. Anders, einmal provokant ausgedrückt: Zu lenkbaren Untertanen und gehorsamen Arbeiter. Ja, von unserer inneren Einstellung her sind wir der Kaiserzeit nicht entwachsen. Der Mensch wird von Kindesbeinen an so konditioniert, dass er immer hinterfragt, ob sein Verhalten vor anderen „anständig“ ist. Es geht nicht darum, was „ich“ will, sondern was die „Anderen“ von mir erwarten. Ein guter Untertan, Entschuldigung: Staatsbürger bzw. Staatsbürgerin tut das. Und so suchen wir weiter, nach Leitbildern und unserem „Ich“. Begleitet von Kirchenaustritten und Politikverdrossenheit. Ich erzähle Unsinn?! Bei Ihnen ist alles anders? Sie erwarten gerade ein Kind? Ein Mädchen? Das Kinderzimmer wird schon vorbereitet? Chice rosa Tapete? Na, dann …

© Thomas Dietsch