Cette année je n’ai pas de peine à supporter la chaleur. Pourvu que cela dure. Je la préfère au froid, mais je sais aussi quels méfaits elle peut entraîner avec les feux de forêts. À deux reprises j’ai été pris par les flammes. La première fois c’était dans la région de Grasse, où nous étions en vacances ma femme et moi. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais je me sentais attiré par le feu. Au lieu de rester loin de l’incendie, je me suis décidé de me rendre en voiture près du drame. Sur la petite route de campagne, je fus tout à coup pris au piège. De toute part l’enfer. Si je n’avais pas réagi, je ne serais pas en mesure des décennies plus tard d’écrire cet article. Je mis les gaz et traversai à toute vitesse le rempart de feu qui se dressait devant nous. C’est lorsque je me retrouvai dans une zone non boisée que je me rendis compte à quel point cela avait été de la folie. Le deuxième incendie que je vécus directement, a été dans un village de Corse lors d’un tournage. Le village, où je me trouvais était comme pris dans un étau. Inutile de vouloir le quitter. Nous profitions pour tourner ce qui s’y passait. Les pins calcinés en quelque seconde, la fumée qui se propageait dans les rues. Les regards angoissés des habitants, la lutte presque vaine des pompiers pour sauver ce qu’il y avait encore à sauver. Quelle désolation. Je dois penser à la Grèce, où il y a eu jusqu’à présent 82 victimes. Je suis malheureusement sûr que ce nombre augmentera. Une fois de plus ce drame a été causé par la faute des hommes. Un grand nombre de villas, de cabanons ont été construits au noir, dans des zones non compatibles, sans infrastructure. Souvent des rues en terre battue qui aboutissent dans des culs-de-sac. Des pièges mortels pour tous ceux qui veulent s’échapper. Un phénomène malheureusement courant autour de la Méditerranée. Weiterlesen

Je pourrais parler ce soir d’Emmanuel Macron, de la folie des Catalans, de notre cher ami Poutine ou du magnifique, du sublime Donald, mais ce soir j’ai d’autres chats à fouetter, je vais parler de sexualité. « Mais pourquoi Pierre ? » Parce que tout le monde le fait lorsqu’il n’a pas d’autres sujets en tête. Et si nous nous détendions un peu, cela ne ferait pas de mal ! « Mais attention, tu te fourvoies sur un terrain mouvant ! ». Oui tu as raison lorsque tout le monde parle de harcèlement, ce n’est peut-être pas prudent ! À en croire les journaux tout le monde aurait été une fois ou l’autre attouché, baisé, pénétré ! On est loin de mai 68, où il n’était que question d’amour libre. Au point, où les Verts allemands ne voyaient aucun mal à ce que des adultes et des enfants aient des rapports sexuels entre eux. Ont-ils pris référence à la Grèce antique ? Maintenant ils s’en mordent les doigts. Eux aussi ont pris conscience de la monstruosité de tels viols ! Parlez de consentement mutuel, comme ils l’avaient fait, était un des mensonges des plus vils ! Ceci au nom de la liberté. Adieu les communes, où des gourous aux regards de jouisseurs garnissaient d’ésotérisme leurs propos pour assouvir leurs envies de voyeurs. Des psychologues qui voyaient dans la débauche des vertus thérapeutiques. Et maintenant, casse coup ! Un regard doux porté sur une inconnue peut vous causer de terribles ennuis. C’est peut-être la raison pour laquelle dans le métro, tout le monde à les yeux rivés sur son smartphone. De plus en plus de personnes vivent en vase-clos. On est entré dans une société pour qui la fausse pudeur est devenue une arme redoutable. Si on veut se débarrasser de quelqu’un, il n’y a qu’à l’accuser d’avoir quitté le chemin aseptique de la morale. Et j’en passe… Weiterlesen