Je pourrais parler ce soir d’Emmanuel Macron, de la folie des Catalans, de notre cher ami Poutine ou du magnifique, du sublime Donald, mais ce soir j’ai d’autres chats à fouetter, je vais parler de sexualité. « Mais pourquoi Pierre ? » Parce que tout le monde le fait lorsqu’il n’a pas d’autres sujets en tête. Et si nous nous détendions un peu, cela ne ferait pas de mal ! « Mais attention, tu te fourvoies sur un terrain mouvant ! ». Oui tu as raison lorsque tout le monde parle de harcèlement, ce n’est peut-être pas prudent ! À en croire les journaux tout le monde aurait été une fois ou l’autre attouché, baisé, pénétré ! On est loin de mai 68, où il n’était que question d’amour libre. Au point, où les Verts allemands ne voyaient aucun mal à ce que des adultes et des enfants aient des rapports sexuels entre eux. Ont-ils pris référence à la Grèce antique ? Maintenant ils s’en mordent les doigts. Eux aussi ont pris conscience de la monstruosité de tels viols ! Parlez de consentement mutuel, comme ils l’avaient fait, était un des mensonges des plus vils ! Ceci au nom de la liberté. Adieu les communes, où des gourous aux regards de jouisseurs garnissaient d’ésotérisme leurs propos pour assouvir leurs envies de voyeurs. Des psychologues qui voyaient dans la débauche des vertus thérapeutiques. Et maintenant, casse coup ! Un regard doux porté sur une inconnue peut vous causer de terribles ennuis. C’est peut-être la raison pour laquelle dans le métro, tout le monde à les yeux rivés sur son smartphone. De plus en plus de personnes vivent en vase-clos. On est entré dans une société pour qui la fausse pudeur est devenue une arme redoutable. Si on veut se débarrasser de quelqu’un, il n’y a qu’à l’accuser d’avoir quitté le chemin aseptique de la morale. Et j’en passe…

Oui, vous l’avez bien compris, je dénonce une campagne qui a pour but de nous neutraliser, d’attiser notre peur. Au bout du compte il risque de n’avoir plus que des complexés, des êtres paralysés par la crainte d’être mis au pilori. Croyez-moi, je condamne tout harcèlement, lorsqu’il est réel. Je n’accepte pas que l’amour puisse être fait sans consentement mutuel. Lorsqu’on touche des enfants, j’en suis malade… Dans ces cas-là la police puis la justice doivent sévir. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Mais je condamne aussi des gens qui échafaudent des légendes. Ne voient-ils pas que les rapports entre les êtres humains de détériorent de plus en plus en pratiquant la suspicion ? Dans un univers, où tout le monde s’entre-déchire, chacun de nous a besoin d’un peu de chaleur et ce n’est que l’amour qui peut nous l’apporter. Laisser de la terre brûlée derrière nous en ce qui concerne les sentiments intimes, détruit tout ! Oui il y a un grand nombre de violeurs, de malades mentaux, mais il y a bien plus des gens bien qui aimeraient donner. Mais si on leur enlève encore cela, nous tombons dans les abîmes. Ne serait-il pas mieux de parler quelque fois du beau ? D’un paradis où l’amour charnel n’est pas un péché mais une bénédiction, notre planche de salut ? C’est la raison pour laquelle je n’ai rien écrit ce soir sur Emmanuel Macron, sur la folie des Catalans, sur notre cher ami Poutine ou sur notre magnifique, notre sublime Donald, mais ce soir j’ai d’autres à fouetter comme vous avez pu vous apercevoir…

pm

http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/10/29/sexualite-problemes-d-hommes-problemes-de-femmes_5207435_4497916.html

Pierre Mathias

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