L‘ Allemagne fête la victoire de l’équipe nationale au Brésil. Ses footballeurs ont comblé tous les espoirs. Au lendemain de cet événement, beaucoup de citoyens ont la gueule de bois. L’occasion pour moi de me poser quelques questions. Sans aucun doute le sport a également une signification politique. Il peut motiver les gens. C’est ce que les Brésiliens auraient attendu de leur équipe. Vu sous cet aspect, cela peut représenter un certain danger. Ce n’est pas parce que des athlètes marquent des buts, que la nation est en bonne forme. Même si les joueurs des Favelas avaient gravi les marches du podium, la misère n’en serait pas pour autant éradiquée. Pour les Allemands il en est autrement. Ils allient à cette victoire à un esprit d’efficacité, au « made in Germany ». Une image de marque qui se trouve à leurs yeux représentée par le football. Ce n’est pas sans raison que Madame Merkel se rend souvent aux matchs. L’occasion pour elle de se donner un coup d’adrénaline qui dépasse de loin le cadre sportif. L’esprit de lutte est le message qui doit être transmis. Mais jetons un regard dans le passé. En 2010 l’Espagne a gagné la coupe. La situation économique s’en est pas vue améliorée. La preuve qu’il est hasardeux de mélanger les genres. Ce qui reste, c’est l’enthousiasme pour un sport à vocation populaire.

 pm

http://www.lemonde.fr/coupe-du-monde/article/2014/07/14/la-gazette-du-mondial-et-a-la-fin_4456526_1616627.html

Pierre Mathias

La haine est un phénomène qu’il est impossible de bannir de la politique. Mais lorsqu’elle devient collective comme c’est le cas actuellement à Gaza et en Israël, c’est de la dynamite. Elle empêche tous compromis, tout accord. La violence fait place à la raison et incite à l’irrationnel. Tout le monde sait que toutes solutions militaires sont obsolètes, qu’elles provoquent des réponses musclées. La spirale guerrière ne peut que déboucher sur des ruines. Ce n’est que lorsque tout le monde est complètement épuisé, que la population civile est plus ou moins anéantie, que des discussions peuvent être envisagées. Dans le cas qui nous concerne, le virus est si profondément ancré chez chaque individu, que cela ne peut que déboucher sur un cessé le feu, pas sur un règlement définitif. Ne nous faisons pas d’illusion, la création de l’État hébreux repose sur une injustice. Pour se dédommager des atrocités commises pendant la dernière guerre mondiale, les alliés ont consentis de donner une patrie aux juifs qui ont survécu les camps, mais cela au détriment des Palestiniens. Ce ne sont pas eux, qui ont fait des sacrifices, mais la population autochtone. Que cette dernière ressent un sentiment de haine envers ceux qui l’ont spoliés est assez légitime. D’un autre côté il était normal de dédommager les juifs. Mais pas au détriment de personnes qui ne sont pas à l’origine du génocide. Tant que cela ne sera pas réglé, la tuerie ne verra pas de fin.

pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/13/combats-armes-entre-le-hamas-et-un-commando-israelien_4456219_3218.html

 

Pierre Mathias

L’Allemagne est en émoi, depuis qu’il est de plus en plus évident que les États-Unis espionnent les politiciens et le monde économique. La chancelière n’a pas été épargnée, ce qui est considéré comme un crime lès majesté. L’affaire NSA menace de jeter un grand froid en ce qui concerne les relations bilatérales. Pour ma part je trouve ces faits inamicaux, mais ne suis pas du tout surpris. Il faut être naïf de croire qu’il puisse en être autrement. Tout ça soi-disant à cause de la lutte contre le terrorisme. À d’autres ! La République Fédérale a pris un grand poids depuis la dernière guerre mondiale. Elle est une grand puissance industrielle, qui domine dans bien des pays le marché. L’exportation joue un rôle de taille et est le moteur de la croissance. Il n’est pas étonnant que pour une puissance telle que les USA, ce phénomène est gênant. Un pays que les américains ont soutenu économiquement se permet de s’émanciper ! C’est pour eux une gifle, un manque de reconnaissance. Aussi pénible que cela puisse paraître, c’est pour l’Allemagne l’occasion de s’affirmer, de montrer plus de personnalité.

 pm

http://www.lefigaro.fr/international/2014/07/04/01003-20140704ARTFIG00378-un-nouveau-scandale-d-espionnage-secoue-l-allemagne.php

Pierre Mathias

La défaite de l’équipe du Brésil face à l’Allemagne est en premier lieu un désastre psychologique. Les joueurs ont été mis sous pression. On a dû leur dire que tout l’avenir d’un pays dépendait d’une victoire dimanche prochain. Il ne faut pas oublier les émeutes qui ont secoué le Brésil. Un cri contre la misère, contre le laxisme de l’État concernant une infrastructure déficiente. Les milliards qui ont été dépensés pour la Coupe du monde, auraient pu être investis ailleurs. Aucune plus-value pour les défavorisés ! La seule motivation pour eux aurait été une victoire de l’équipe nationale. Et les footballeurs ? On a dû leurs seriner que tout échec aurait des conséquences incalculable. La pression a dû être insupportable et les a littéralement paralysé. Au lieu de voir un jeu reflétant la joie de vivre, les spectateurs n’ont pu que constater que l’équipe était paralysée. Les nerfs étaient à fleur de peau. Beaucoup de larmes, constamment des appels à Dieu. L’échec était programmé. Une leçon pour tous ceux qui préconisent la manière forte pour atteindre un objectif.

pm

 http://coupedumonde.blog.lemonde.fr/2014/07/09/ils-vont-en-mettre-dix-les-allemands-ils-ont-pas-de-coeur/

Je suis syndicaliste. mais j’ai de la peine à comprendre les organisations ouvrières lorsqu’elles boycottent des négociations qui devraient donner un élan à l’économie. Nous nous trouvons dans une situation d’urgence. Si nous ne réussissons pas à donner un coup de fouet à l’industrie et aux finances, il y aura de plus en plus de faillites, de chômeurs et finalement de précarité. Contrairement à ce qui se passe en Allemagne, où le DGB est associé depuis la fin de la guerre à la marche du pays, les syndicats français restent fidèles à leur attitude d’arrière-garde combattante. Au lieu de tenter une expérience qui consiste à créer un avenir plus juste, ils revendiquent des hausses de salaires que personne ne peut payer. Du côté patronal ce n’est pas mieux. L’époque des maîtres de forges est définitivement révolue, mais un grand nombre de patrons semblent l’ignorer. Cette situation est à mes yeux insupportable, car elle mène tout droit à la catastrophe. Je sais, les compromis sont souvent boiteux, mais il n’y a pas d’autres solutions que de s’entendre. Ce qui se passe actuellement est la démonstration du mal français. Il ne sert à rien de se lamenter, il faut agir ! Le gouvernement à lui seul n’y arrivera jamais. C’est aux citoyens de se cracher dans les mains et de se mettre à la tâche. Nous en sommes loin. Il est plus facile de se lamenter que d’agir pour le bien de la nation et de ses habitants.

pm

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/07/07/dialogue-social-la-fin-de-la-lune-de-miel_4452742_4355770.html

Pierre Mathias

 

 

Le chef de l’Etat islamique (EI), Abou Bakr Al-Baghdadi a donné l’ordre aux croyants de lui obéir. Depuis quelques semaines ses adhérents n’hésitent pas à laisser un bain de sang derrière eux. Les chiites sont les principales victimes. Une fois de plus l’Islam s’entre-déchire. Ce qui se passe actuellement ne correspond pas aux lois du Coran. « Tu ne tueras pas ! ». Comme dans les autres religions monothéistes, le meurtre est le plus grand péché. Mais il y est aussi question du combat contre les infidèles. Un combat pour la foi, qui n’implique pas obligatoirement la violence physique. Lorsque des enfants, des femmes et des vieillards sont tués, je suis scandalisé. Je n’arrive pas à comprendre cette guerre fratricide, qui au bout du compte ne peut qu’affaiblir l’Islam. Quels sont les arguments d’Abou Bakr Al-Baghdadi ? Je pense qu’il serait temps que les théologiens réinterprètent le Coran, en particulier en ce qui concerne la guerre sainte. C’est un combat intérieur que chacun devrait mener pour se définir face à la parole de Dieu. Tant que l’Islam ne se distance pas plus radicalement du terrorisme, il risque de perdre pied, ce que je trouverais regrettable. Sans aucun doute c’est une grande religion, aussi porteuse de tolérance, ce que la plupart d’entre-nous ignorent. Il est grand temps d’arrêter ces tueries, qui n’ont qu’un but : la prise de pouvoir politique. Ce qui se passe me rappelle la guerre de 30 ans, au bout de laquelle il n’y eut que perdants.

 pm

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/05/le-chef-de-l-etat-islamique-ordonne-aux-musulmans-de-lui-obeir_4451740_3218.html

 

Pierre Mathias

Lorsque un pays passe par une grave crise, comme c’est le cas actuellement en France, le football peut servir de baume pour soigner les plaies. C’est ce que je me suis dit hier soir en regardant le match contre l’Allemagne. J’aurais souhaité que les bleus empochent une victoire afin de provoquer un regain de motivation, un élan rénovateur prouvant que la nation est loin d’avoir abdiqué. Cela peut paraître simpliste, mais le moindre espoir est nécessaire pour remonter la pente. Le sport est un atout psychologique de grande envergure. Aussi la démonstration qu’une équipe multiculturelle est en mesure de représenter le pays. La preuve que l’intégration n’est pas un vain mot. Il faut être reconnaissant à Didier Deschamps d’avoir su redonner à son équipe une identité. Une identité dont la France a le plus grand besoin. Si l’équipe avait marqué le premier but, elle aurait eu des chances d’aller en demi-finale. Le tout ne tenait qu’à un fil. Quelle leçon en retirer ? Ce n’est qu’en retroussant les manches que la France sortira de son marasme. Un effort de tous les jours, certes aussi jalonné d’obstacles à surmonter. Le match a démontré qu’il est possible de garder la tête haute, même si le résultat n’est pas encore celui qu’on aurait escompté.

 pm

Pierre Mathias

http://coupedumonde.blog.lemonde.fr/2014/07/05/ah-la-ca-fait-mal-on-sest-fait-empapaoutes/

 

Vos toilettes sont bouchées ! Il n’a a pas d’autre solution que de faire venir le plombier. Dès que le travail est fait, il vous donne la facture. Elle est souvent assez salée. Il ne vous viendrait pas à l’idée de lui dire : « Monsieur, votre métier vous fait tant plaisir, qu’il serait indécent de demander quoi que ce soit ! » Autrement chez les artistes, où ce genre de remarques sont de mises. C’est parfaitement scandaleux à quel point le travail de création est dévalué dans notre société. Rien contre les plombiers qui ont leur raison d’être, comme les comédiens, les musiciens, les écrivains et les chercheurs. Tout ce beau monde, dont nous faisons partie, doit se nourrir, avoir un toit sur la tête et s’habiller. Dans ce contexte-là je ne peux que soutenir l’action des intermittents du spectacle au festival d’Avignon. Le but est de faire comprendre aux citoyens que la culture est un bien fondamental pour une société. Qu’elle est la vitrine d’un pays et qu’elle contribue aussi à l’expansion. Pour l’économie elle est une image de marque, qui se vend bien à l’étranger. Contrairement à ce qu’on croit, elle génère indirectement des profits. D’où la nécessité de défendre ce patrimoine contre tous ceux qui prétendent que les arts sont parfaitement inutiles.

 Pm

http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/07/04/festival-d-avignon-les-deux-spectacles-d-ouverture-annules_4451058_3246.html

 Pierre Mathias