Le remaniement gouvernemental a un relent libéral. Le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron, vient de la banque Rothschild. Un homme des finances. Pourra-t-il pour autant redonner une impulsion à la France ? Contrairement à Arnaud Montebourg, il connaît les rouages de l’économie. Cela implique forcément une dose plus élevée de libéralisme, ce qui n’est pas du goût de bien des socialistes. Pour relancer notre outil industriel, nous serons forcé de donner plus de liberté aux entreprises. Ne nous faisons pas d’illusion, cela ira forcément au détriment des travailleurs. Mais que faire d’autre ? Le chômage est une peste qu’il faut à tout prix éradiquer. Sans travail, il n’y a que des assistés. Non, nous n’avons pas le choix. Depuis hier le grand rêve d’une société plus égalitaire n’est plus qu’une relique du passé. Le événements nous dépassent. Ce n’est que dans des périodes de croissance qu’il est possible de faire du social. Non, il n’a a plus rien à distribuer. Faire avaler cette pilule amère au peuple, sera le rôle du président. Il devra faire comprendre aux Français qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Je ne l’envie pas !
Kategorie: Pierre´s Meinungen
Que faire quand les caisses sont vides ?
Quand les caisses sont vides, il n’y a rien à dépenser à moins de s’endetter plus. C’est ce que veut éviter à tout prix François Hollande. Arnaud Montebourg suit une toute autre logique. Il veut que l’austérité fasse place à une politique de relance. Sans aucun doute une possibilité, mais la France est dans un état tel de déclin économique, que toute tentative de ce genre n’aurait qu’un résultat : remplir les poches d’entreprises étrangères. Ne se rend-t-il pas compte qu’il faut rénover à tout prix l’outil industriel pour le rendre compétitif ? Même si la situation actuelle nous semble désespérée, il serait faux de changer d’option. La tentation serait grande de le faire, mais ce serait de la folie. La continuité est de mise pour retrouver la confiance sur les marchés financiers. François Hollande a raison de procéder à un remaniement ministériel. Toutes dissonances ne peut qu’amener la gabegie. Je suis d’avis qu’il a agit juste et qu’il serait opportun de faire entrer dans le nouveau gouvernement des personnes compétentes dans le domaine économique. Montebourg n’a pas compris que la France n’a pas le choix. Il quitte le bateau dans un moment crucial. Cela ne le rend pas plus crédible.
pm
L’immigration à l’italienne
En une semaine 3500 personnes, principalement des syriens et érythréens, ont été sauvées dans le canal de Sicile. 18 cadavres ont été découverts dans un canot de sauvetage. Ce scénario se répète chaque semaine au Sud de l’Italie. Le flot des réfugiés ne s’arrête pas. Pour l’Europe un problème de taille qui devrait être réglé. Mais par où commencer ? De bons apôtres préconisent qu’il faut à tout prix améliorer les conditions de vie dans leurs pays respectifs. C’est malheureusement une utopie. Personne ne peut reprocher à des immigrants de quitter l’enfer de la Syrie par exemple. Tant que le régime y sévit, rien ne changera. Il en est de même des territoires sous l’occupation de l’État islamique. Plutôt prendre le risque de sombrer dans la mer, que d’être soumis au totalitarisme et ses effets pervers. Ne réagirait-on pas de même si nous étions à leur place ? Mais la situation ne peut pas durer. L‘ Europe est forcée de prendre des dispositions. Refluer ces malheureux ? Mais où iraient-ils ? Les recevoir sans contraintes ? Ce n’est pas non plus possible. Nos capacités sont arrivées à une limite qui ne peut pas être dépassés. Faire la différence entre migrants économiques et politiques ? Souvent ces deux aspects sont fortement imbriqués. Mais une chose est clair, il faut que l’UE prenne des dispositions communes. L‘ Italie n’est plus en mesure de résorber le nombre des réfugiés. Ces derniers doivent être répartis dans toute l’Union. Dès que la situation le permettra, il faudra les inciter à repartir chez eux, ceci sans contraintes de notre part.
pm
Un casse-tête pour Merkel
Comment condamner l’attitude des russes en ce qui concerne l’Ukraine, sans pour autant blesser trop Vladimir Poutine ? Pas une mince affaire. La chancelière sait à quel point il est nécessaire d’intégrer « le grand empire » dans un contexte européen. C’est la raison pour laquelle elle préconise la voie diplomatique et rejette les propos musclés de Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l’Otan. Il n’est pas question pour elle d’employer les armes. Je l’approuve entièrement mais comment arriver à un résultat tangible sans employer la méthode forte ? Poutine se trouve actuellement dans une situation favorable. Il n’a qu’à attendre. Pour les occidentaux il en est autrement. Par l’annexion de la Crimée ils ont déjà perdu la face. Ils doivent tout faire pour enrayer ce processus, mais ils ont les mains liées. Ce n’est pas en palabrant qu’on fera reculer les forces armées des deux côtés. Les intérêts en jeu sont trop élevés. Les dirigeants russes veulent corriger les « erreurs du passé ». Il s’agit de ramener au bercail les Républiques qui ont quitté le bateau après la chute du mur der Berlin. Le président sait qu’une grande majorité de ses concitoyens le soutient dans cette odyssée. C’est de la dynamite. Angela Merkel en est bien consciente et ne fera rien pour rompre l’équilibre fragile qui règne jusqu’à ce jour. Comme il est dans ses habitudes, elle emploiera un langage crypté afin d’éviter que les portes se ferment. Gardons la tête froide !
pm
Meurtre!
Qu’aurait dit Mohammed après le meurtre horrible du journaliste américain James Foley par les jihadistes de l’État islamique ? Aurait-il cautionné les images prises lors de son « exécution » ? Égorger un être humain n’a rien de commun avec les préceptes moraux du Coran. C’est tout simplement lâche de s’attaquer ainsi à un individu livré à lui-même. Les jihadistes ne remarquent-ils pas qu’ils se mette idéologiquement à contre-faux des principes qu’ils veulent imposer à des populations entières ? Ce qui s’instaure actuellement est un régime de terreur, ni plus, ni moins. Cela n’a plus rien à voir avec la religion ou la politique. Peut-on justifier la haine qui anime les dirigeants du Califat ? Il est clair que beaucoup de musulmans ont été malmenés pour leur croyance, qu’ils ont été en proie au dédain. Leur situation sociale est dans bien des pays plus que précaire. Bien des raisons de ressentir de la colère, mais cela ne justifie en aucune manière le meurtre perpétré contre James Foley. Je ne pense pas qu’il puisse avoir un accord entre l’occident et l’État islamique tant que la violence régnera. Le phénomène qui se dessine actuellement est bien plus grave que les menaces d’Al Qaida. Pourquoi ? Parce qu’une partie des Sunnites soutiennent ce mouvement. Le fondamentalisme est un fléau qui nous concerne tous. Nous n’avons pas de leçons à donner ! N’oublions pas que le Nazisme à ravagé une grande partie de l’Europe et ceci pour propager la bonne nouvelle. Il n’était pas question de religion, mais la démarche est la même. Si nous n’intervenons pas rapidement, un génocide ne pourra pas être évité.
pm
Une épidémie sans frontières
L‘ Afrique du Sud ferme ses frontières à tous les ressortissants venant des pays, où le virus de l’Ebola sévit. Seul le Nigeria – malgré trois décès – n’est pas sur la liste noire. Il y a de quoi paniquer. Cette épidémie ne pouvant pas être soignée, il faut attendre qu’elle s’arrête d’elle même. Une sombre perspective ! Cela implique que l’opinion publique accepte qu’il y ait un grand nombre de victimes, étant impuissante de trouver un remède adéquat pour enrayer cette catastrophe. Cela me rappelle tout ce que j’ai lu sur la grande peste. Un paradoxe dans une époque où la technologie nous donne l’impression de tout pouvoir maîtriser. Les spécialistes reviennent à des méthodes ancestrales. Elles consistent à enfermer les malades dans des ghettos, à les mettre en quarantaine ou attendre tout simplement qu’ils meurent. Au bout du compte, seules les prières peuvent aider. Cela démontre que l’homme n’est pas en mesure de tout maîtriser. Il en va de même pour d’autres maladies incurables. Ce qui m’attriste le plus est de constater que l’Afrique, un continent martyre à mes yeux, est de nouveau concerné. C’est profondément injuste. Mais ni l’Europe, ni les USA devraient se croire épargnés. L’Ebola ne fait pas de différence raciale et sociale, le virus est profondément démocratique ! Ce n’est pas une consolation, plutôt le constat de notre impuissance.
pm
Le dérapage
Personne n’est en mesure aujourd’hui de prévoir l’avenir. Ce sont les événements qui dictent la marche des choses. Les programmes élaborés par les partis ressemblent à des usines à gaz. Les politiciens perdent de plus en plus la face car ils sont dans l’incapacité de tenir leurs promesses. François Hollande en est la preuve. L’interview qu’il a donné au monde est réaliste, mais démontre dans quelle situation précaire il se trouve. Cela ne présage rien de bon ! L’homme providence n’existe plus. Peut-être est-ce un bien. L’histoire a démontré ce que « les sauveurs » peuvent apporter. Souvent des catastrophes ! Mais entre ça et un manque total d’espoir il y a une marge. Je suis resterai toujours un homme de gauche, mais je ne suis pas aveugle. Je connais les difficultés dans lesquelles se trouve le président et ne l’envie pas. Je crains qu’il soit trop tard pour changer de cap. Il n’arrive malheureusement plus à convaincre, même si ces initiatives sont valables. Il ne passe plus la rampe, ce que je trouve très regrettable. De l’eau sur le moulin des démagogues de droite. Sans aucun doute le populisme infectera l’atmosphère ces prochaines années. Non, nous n’avons pas besoin d’un nouveau Pétain !
pm
Ne surtout pas perdre la face !
Ce ne sont pas toujours des considérations stratégiques qui provoquent des conflits. Les tirs de mortiers font de nouveau la loi à Gaza. Ceci après une attaque de missiles sur Israël. La riposte était programmée, entraînant derrière elle haine et désespoir. Le Hamas sait parfaitement bien que l’ennemi ne laisserait rien passer. Dans un tel contexte je ne vois pas trop comment les acteurs de cette tragédie pourraient se retrouver autour d’une table pour chercher des solutions. Personne ne voudra bouger d’un millimètre de peur de perdre la face. Ont-ils oublié que seule la paix pourra permettre aux uns et aux autres de vivre correctement. Je ne vais pas aller aussi loin de parler d’harmonie, mais tout au moins d’une coexistence qui pourrait un jour déboucher sur des relations identiques à celles de la France et de l’Allemagne. Là aussi il a fallu que des centaines de milliers de soldats et de civilistes y laissent leur peau. Le prix était horriblement élevé. Il a fallu des dizaines d’années pour que ces deux peuples comprennent que la guerre est un cul-de-sac. Faudra-t-il en arriver là ? Il serait opportun que les deux belligérants jette un regard sur l’histoire et en tirent leur leçon.
pm
