Lorsque Donald Trump lance des diatribes contre des gens de couleur, il le fait par opportunisme politique. Une méthode que les nazis avaient bien rodé en pratiquant l’antisémitisme. Les électeurs qu’il veut atteindre sont des blancs modestes, ayant peur de perdre leurs prérogatives, celles de leurs ancêtres venant de l’Europe pour tenter leur chance en Amérique. Ceux qui avaient l’espoir d’y faire fortune et qui n’y sont pas arrivés. Souvent des êtres frustrés, vivant à deux pas de la déchéance économique, comme bien des ouvriers de l’industrie automobile à Détroit et dans la région des grands lacs, qui craignent à tous moments que les entreprises dans lesquels ils travaillent puissent péricliter. Il est relativement facile de leur faire croire, que l’immigration des hispaniques ou des noirs leur cause du tort. Des migrants qui sont prêts à travailler pour un salaire de misère. Les méthodes sont toujours les mêmes, celle d’attiser la haine comme l’a fait Joseph Goebbels. Celle de faire comprendre au petit peuple qu’une ethnie leur vole le pain dont ils ont droit. Assaillent leurs femmes… Le plus fidèle collaborateur d’Adolf Hitler a utilisé tout le répertoire de la provocation pour arriver à ses fins. Donald Trump n’a pas de scrupules d’utiliser de telles méthodes, ce qui est d’autant plus étonnant qu’une de ses filles a épousé un Juif orthodoxe et qu’elle s’est convertie au judaïsme.

Mais cet homme n’est pas une contradiction près. En lançant ses attaques contre les gens de couleur, il risque gros. Il pose les jalons pour des pogroms, ce qui pourrait déclencher une guerre civile et ceci seulement dans le but de rester au pouvoir. Pour preuves, les attaques contre Elijah Cummings, élu démocrate du Maryland. Le député de Baltimore a été traîné dans la boue par Donald Trump : « Le district de Cummings est un désordre dégoûtant, infesté de rats et autres rongeurs. S’il passait plus de temps à Baltimore, il pourrait peut-être aider à nettoyer cet endroit très dangereux et sale. » Joe Biden, l’ancien vice-président lui a répondu  séance-tenante en jugeant « odieux » de « s’en prendre de cette façon à [M. Cummings] et aux gens de Baltimore ». « Vous avez prouvé une fois de plus que vous n’étiez pas à la hauteur de la fonction. Un président doit tirer le pays vers le haut. Pas le déchirer » Et puis la réponse qu’on pouvait s’attendre du président : « Ces tweets n’étaient PAS racistes. Il n’y a pas une once de racisme en moi ! » Après les attaques proférées contre quatre députées démocrates de la chambre des Représentants, de quoi sourire, si la situation n’était pas aussi grave. Ilhan Omar, fille de réfugiés somaliens élue au Congrès en 2018, qu’il voudrait renvoyer dans son pays d’origine, est la preuve de sa haine raciale. Des réactions bien plus rationnelles qu’on pourrait le croire. D’ici 2050 les blancs ne seront plus majoritaires aux USA. Ils perdront de plus en plus d’influence. Ce qui se passe-là est un dernier rebond, contre la logique de la démographie. C’est la raison pour laquelle il veut ériger un mur, attaquer les gens de couleurs en voulant propager l’apartheid. C’est une équation qu’il ne pourra pas résoudre. Ce ne sera plus qu’une question de temps, que les autres ethnies gagnent de l’influence. Donald Trump joue avec le feu en attisant la braise de la sécession. Il sera à l’origine du déclin des États-Unis.

pm

https://www.nouvelobs.com/editos-et-chroniques/20190729.OBS16524/le-racisme-moteur-politique-de-donald-trump.html

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